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    Yellowstone et Grand Teton

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    San Francisco et la Californie du Nord

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    La Hayden Valley est une vallée située au cœur du parc national de Yellowstone, entre le lac Yellowstone au sud et le Grand Canyon de Yellowstone au nord-est. La rivière qui a donné son nom au parc quitte le lac pour traverser la vallée du sud au nord avant de s'engouffrer dans le canyon, que nous visiterons une autre fois.

    La Hayden Valley est avec la Lamar Valley un des deux endroits du parc où l'on est à peu près sûr de rencontrer des Bisons d'Amérique (Bison bison) en été, souvent en grand nombre, même s'il n'est pas rare d'en voir ailleurs dans le parc.

    La vallée n'est traversée que par une seule route, qui relient entre eux d'autres points d'intérêts du parc, aussi il n'est pas rare qu'il y ait des embouteillages, surtout que les visiteurs sont nombreux à s'arrêter pour observer les Bisons. Ces bouchons d'un type un peu particulier sont appelés ici "Bison jam". L'heure de pointe est probablement le milieu de matinée.

    Les Bisons de Hayden Valley

     

    Les Bisons de Hayden Valley

     

    Les Bisons de Hayden Valley

     

    L'été est une saison très intéressante pour observer les Bisons (c'est aussi la seule saison où la route qui traverse la Hayden Valley est ouverte, en général de mai à septembre, les dates pouvant varier suivant la météo). Les femelles Bisons mettent bas en avril-mai, en été ont peut donc voir de jeunes veaux de quelques mois. Et comme la gestation chez le Bison dure neuf mois (comme chez la vache domestique) les mois de juillet et août correspondent à la période des accouplements. Mâles comme femelles sont alors assez nerveux, les mâles dominants chassent leurs rivaux, se battent pour s'assurer la prédominance sur les femelles, grattent le sol, se roulent par terre…

    Les Bisons de Hayden Valley

     

    Les Bisons de Hayden Valley

     

    Les Bisons de Hayden Valley

     

    Les Bisons de Hayden Valley

     

    On ne le répétera jamais assez : on ne sort pas de son véhicule pour approcher les Bisons de plus près, on reste à plus de 25 m des animaux même des petits veaux, on ne tente pas de les caresser ! En effet même s'ils paraissent paisibles, les Bisons sont des animaux sauvages, dont les réactions sont imprévisibles (et comme je l'ai écrit plus haut l'été est une saison où ils sont assez émotifs). Un Bison peut courir 3 fois plus vite qu'un humain. Le Bison adulte pèse de 500 à 600 kg pour les femelles et de 800 à 1100 kg pour les mâles. Chaque année, des touristes sont victimes d'accident parfois mortel à cause de leur imprudence et de leur bêtise. Ne gâchez pas vos vacances, profitez de la faune sauvage depuis votre véhicule !

    Les Bisons de Hayden Valley

     

    Les Bisons de Hayden Valley

     

    Les Bisons de Hayden Valley

     

    Le parc de Yellowstone héberge actuellement le plus grand troupeau de Bisons d'Amérique : lors du dénombrement de l'été 2020 ils étaient plus de 4600. La présence du Bison à Yellowstone est continue depuis la préhistoire. Au XXe siècle, le parc a joué un grand rôle dans la préservation de l'espèce, qui était au bord de l'extinction à la fin du siècle précédent. Ici ils ont conservés un comportement sauvage, ils sont libres de leur mouvement et l'importance du troupeau leur garantit des interactions sociales naturelles. Les seuls prédateurs des Bisons sont les Loups et les Grizzlis.

    Les Bisons de Hayden Valley

     

    Les Bisons de Hayden Valley

     

    Les Bisons de Hayden Valley

     

    Les Bisons ne sont pas les seuls animaux que l'on peut observer à Hayden Valley. Ci-dessous un Cerf mulet (Odocoileus hemionus), que l'on avait aussi rencontré dans ce coin là si ma mémoire est bonne.
     

    Les Bisons de Hayden Valley

     

    Les Bisons de Hayden Valley

     

    Dans le prochain épisode, nous continuerons la route vers le nord, jusqu'au Grand Canyon de Yellowstone. A bientôt pour la suite du voyage !


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    Le parc national de Yellowstone, situé au nord-ouest de l'état du Wyoming, a été créé en 1872. C'est le plus ancien parc national du monde. Nous y avons passé 4 jours en 2010 avec nos enfants, et 2 jours en 2018. Nous espérons pouvoir y retourner en particulier pour y observer la faune !

    Yellowstone est situé à l'emplacement d'un supervolcan, endormi depuis sa dernière éruption il y a 640 000 ans. Cependant l'activité géothermique y est toujours importante. Il pourrait bien se réveiller un de ces jours. Yellowstone regroupe la plus grande concentration de geysers au monde, ainsi que de nombreuses sources chaudes et autres curiosités géologiques.

    Nous commençons la visite par le plus célèbre de tous les geysers, Old Faithful. Ici le spectacle est assuré : le geyser jaillit en moyenne toutes les 88 minutes (les intervalles constatés sont de 45 à 125 minutes). La colonne d'eau peut atteindre de 32 à 56 m de haut. S'il y a trop de monde à votre arrivée, attendez l'éruption, et quand les spectateurs commencent à quitter les bancs du premiers rangs, installez-vous pour la prochaine représentation.
     

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    Si vous êtes en avance pour le spectacle, n'ayez pas peur de vous ennuyer : la première partie est assurée par de charmants rongeurs, appelés Spermophiles à manteau doré (Callospermophilus lateralis), une espèce que nous avons aussi rencontrée à Crater Lake dans l'Oregon.

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    A l'opposé des rangées de bancs destinés aux spectateurs, un sentier permet d'observer Old Faithful de plus loin, sans la foule, cela peut être intéressant en ces périodes de distanciation sociale. En chemin, on peut observer d'autres curiosités, comme la piscine bouillonnante de Chinese Spring ou celle plus calme de Blue Star Spring, en forme d'étoile.

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    A côté de cette effervescence géothermique, la Firehole River coule paisiblement entre les conifères. Le contraste est saisissant, bien plus qu'en Islande, car là bas les paysages sont dénudés et sans arbres.

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    Le point de vue nord sur Old Faithful est aussi bien gardé, cette fois par une version géante d'écureuil, puisqu'il s'agit d'une Marmotte à ventre jaune (Marmota flaviventris). C'est la même espèce de marmotte que celle que nous avons vu au Parc National de Grand Teton lors de notre randonnée dans les environs de Jenny Lake. 

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    Dès la création du parc de Yellowstone, les visiteurs ont commencé à affluer à Old Faithful. Un village avec hôtels, restaurants, visitor center s'est très vite développé. Le secteur est bien aménagé, avec des sentiers et des passerelles en bois permettant d'approcher en toute sécurité bien d'autres curiosités, qu'il serait dommage de laisser de côté une fois que l'on a assisté à l'éruption d'Old Faithful. Il est impératif de rester sur les sentiers et passerelles, en effet les piscines, geysers et fumeroles peuvent être brûlants, acides ou parfois les deux. Je vous conseille de prévoir une bonne demi-journée pour explorer à pied ce secteur de Old Faithful. Toutes les photos ci-dessous ont été prise au cours de cette promenade au cœur d'Upper Geyser Basin, la zone du parc la plus riche en geysers.

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    Je n'ai pas retrouvé les noms des différentes piscines et geyser, sauf celui-ci-dessous, nommé Giant Geyser. L'activité de ce geyser est très irrégulière : certaines années il peut connaître quelques dizaines d'éruption (28 en 2018, 54 en 2007) alors que d'autres années il y en a très peu voire aucune comme en 2020. Lors des éruptions, la colonne d'eau de Giant Geyser peut atteindre 76 m de haut. Même quand il n'est pas en activité, son cône de 3 m de haut, constitué de geyserite, émet des fumerolles et des éclaboussures. La geyserite est une pierre qui se forme dans les zones volcaniques où circule de l'eau chaude riche en silice, donc tout particulièrement dans les geysers.

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    Le retour au parking de Old Faithful, très fréquenté par les Grands Corbeaux, se fait par un chemin stabilisé, accessible aux personnes à mobilité réduite et aux poussettes, à partir duquel on peut aussi observer les principales curiosités du secteur. 

    Dans le prochain article, nous partirons en direction de la Hayden Valley pour voir une autre attraction majeure de Yellowstone, je vous laisse deviner laquelle.


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    Le Parc National de Grand Teton dans l'état du Wyoming est en quelque sorte le petit frère de Yellowstone. Situé immédiatement au sud de ce dernier, on le visite pour sa nature sauvage, ses montagnes, ses lacs. Pour les geysers et les immenses troupeaux de bisons il faudra par contre aller jusqu'à Yellowstone. Coupler les 2 parcs dans un même voyage est une très bonne idée. Lors de notre voyage en famille dans l'ouest américain, en 2010, nous n'avons passé que 2 jours à Grand Teton ce qui est totalement insuffisant à mon sens.

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Plusieurs solutions se présentent au voyageur pour venir à Grand Teton. Jusqu'en 2020 il y avait des vols direct Paris-Salt Lake City, je ne sais pas si ce sera toujours le cas lorsque les frontières rouvriront. Une fois à Salt Lake City, on peut soit louer une voiture (compter une bonne journée de route pour monter jusqu'au parc de Grand Teton) ou prendre un vol intérieur jusqu'à Jackson Hole, une petite ville de type "Far West" située juste au sud du parc. Si on commence par Yellowstone, on peut arriver via l'aéroport de Bozeman dans le Montana (desservi par des vols en provenance de Minneapolis en particulier). Pour notre part, nous sommes arrivé en voiture, en provenance de Denver, car nous avions profité de ce voyage pour rendre visite à ma sœur qui vit dans la capitale du Colorado.

    En arrivant de l'est du Wyoming, on est tout de suite frappé par la majesté des montagnes qui domine la région. C'est probablement par là qu'arrivèrent les explorateurs canadiens qui nommèrent ces montagnes "Les Trois Tétons", au début du XIXe siècle. Le nom français est resté comme dans bien des endroits aux Etats-Unis.

     

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Les grands mammifères sont une des attractions de Grand Teton : ci-dessous nos premiers Bisons (Bison bison), aperçu au sud du parc, en revenant de Jackson Hole. Les bisons fréquentent les grandes étendues herbeuses y compris les zones semi-arides. Ils ne s'aventurent en général pas trop en altitude. Au bord des lacs, dans les zones plus humides ou marécageuses, on peut rencontrer des Élans, une espèce que j'aimerais tant revoir car, autant à Grand Teton en 2010 que dans le Montana en 2018, les apparitions du plus grand cervidé du monde furent tellement furtives que nous n'avons pas de photo.
     

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Le parc propose plusieurs choix d'hébergement allant du camping au lodge avec ses cottages au bord d'un lac. Je vous recommande si votre budget le permet le Jackson Lake Lodge, idéalement situé au bord du lac du même nom. La salle du restaurant bénéficie d'une vue époustouflante sur le lac et les montagnes. Même si vous loger au camping ou dans un motel à Jackson Hole, vous pouvez venir y dîner, cela restera un souvenir inoubliable.

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Le Parc National de Grand Teton

     

    L'avantage de loger au cœur des parcs nationaux (même s'il faut souvent s'y prendre un an à l'avance pour réserver) c'est que l'on fait des rencontres sympathiques dès le réveil. Ici un petit écureuil qui joue à cache-cache. Je pense qu'il s'agit d'un Écureuil roux américain (Tamasciurus hudsonicus), à ne pas confondre avec l'Écureuil roux d'Europe.

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Sur les pelouses, c'est le bien connu Merle d'Amérique (Turdus migratorius) qui nous souhaite la bienvenue et un agréable petit déjeuner. C'est probablement la première fois que l'on rencontrait cet oiseau, un des plus commun aux Etats-Unis.

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Le parc national de Grand Teton est un paradis pour les randonneurs. Par manque de temps, nous n'en avons fait que deux. La première, c'était du côté de Colter Bay, un peu au nord de Jackson Lake Lodge. C'est une randonnée sur terrain assez plat, avec de nombreuses vues sur le Jackson Lake, les montagnes et des plans d'eau plus petits. On y a fait quelques observations intéressantes de la faune, dont ce Quiscale de Brewer (Euphagus cyanocephalus) mâle qui nous a accueillis au départ du circuit, et d'autres animaux que nous n'avons vu que de loin (Grues du Canada, Grand Héron, Cerf Mulet, Bernaches du Canada…).

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Au détour d'un sentier, sur un petit plan d'eau, nous faisons la connaissance avec une maman Fuligule à tête rouge (Aythya americana) et ses petits canetons. Le Fuligule à tête rouge est l'équivalent américain du Fuligule milouin que nous connaissons en Europe. Le mâle a la tête et le cou d'un beau roux vif, la poitrine gris foncé et le reste du corps gris plus clair. Le contraste entre les couleurs est cependant moins important que chez le Fuligule milouin. Le Fuligule à tête rouge a la tête plus ronde que son homologue européen. Pour identifier la femelle, au plumage beaucoup plus terne, il faut se plonger dans un bon guide d'identification !

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Après avoir passé 4 jours à explorer le parc de Yellowstone, nous sommes repassé par celui de Grand Teton, afin de rejoindre Salt Lake City puis les parcs du sud de l'Utah. Cette fois nous avons choisi une randonnée près de Jenny Lake, un lac plus plus petit et plus au sud que Jackson Lake. Le parcours était plus accidenté (mais tout à fait adapté à des marcheurs occasionnels y compris des enfants), essentiellement en forêt. Le manque de visibilité dû aux arbres a deux conséquences : moins de photos de paysage, et risque accru de rencontrer un ours. Nous sommes en effet au pays des ours : les deux espèces, l'Ours noir et le Grizzli, sont présentes à Grand Teton comme à Yellowstone. Les précautions anti-ours sont donc de mise : transporter sa nourriture dans un contenant étanche, de même que les déchets alimentaires, randonner en faisant du bruit, surtout dans les zones sans visibilité, porter sur soi une "bombe anti-ours" (sorte de répulsif à base de poivre), et en cas de rencontre, rester à plus de 100 m d'un ours.

    Finalement, nous n'avons observé que des animaux plus inoffensifs : des Cerfs mulets (Odocoileus hemionus) - voir ci-dessous, une femelle de Tétras sombre, un Grand Corbeau en vol...

    Le Parc National de Grand Teton

     

    J'ai gardé la plus belle rencontre pour la fin : une Marmotte à ventre jaune (Marmota flaviventris) faisait le guet sur un rocher, en contrebas du sentier. Cette espèce de marmotte vit dans les zones sub-alpines de l'ouest des Etats-Unis et du Canada. Plus au nord, elle est remplacée par la Marmotte des rocheuses.
     

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Nous avions le projet de retourner à Grand Teton, pour y passer une semaine, afin de profiter d'une partie de ses 310 km de sentiers de randonnée, de ses paysages grandioses, et y observer la faune sauvage, mais un certain virus en a décidé autrement…

    En attendant, je vous propose de continuer à visiter virtuellement les parcs de l'Ouest américain. Rendez-vous prochainement à Yellowstone !


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    On pense souvent qu'en ville, le nombre d'espèces d'oiseaux que l'on peut observer tient sur les doigts de la main. Dans les articles précédents, je vous ai déjà montré une dizaine d'espèces vues à Central Park en moins de trois après-midi. D'après le site eBird, la plupart de ces espèces sont observées pratiquement tous les jours de l'année à New-York (et ce qui est appréciable, c'est que ce ne sont pas les mêmes que dans les villes européennes). La question qui se pose alors est la suivante : est-ce possible lors d'un court séjour dans une ville d'observer des espèces moins communes voire rares ? La réponse est oui, à condition bien sûr de passer pas mal de temps dans les espaces verts.

    Avant de retourner à Central Park à la recherche de nouvelles espèces d'oiseaux moins communes ou moins faciles à observer, je vous propose de monter au sommet du Rockefeller Center, pour voir le parc d'en haut. C'est un des plus beaux points de vue sur Manhattan, d'un côté Central Park, de l'autre l'Empire State Building. Je dois dire que je n'en ait pas profité autant que mes filles, j'ai le vertige ! Là-haut, une exposition explique aux visiteurs la construction des premiers gratte-ciels (les ouvriers eux ne devaient pas avoir peur du vide).

    A la recherche du Tohi à flancs roux

     

    A la recherche du Tohi à flancs roux

     

    Redescendons maintenant sur terre, direction Central Park et plus spécialement le secteur nommé The Ramble, le coin très prisés des ornithologues, où je vous ai déjà amené. Avant de découvrir de nouveaux oiseaux, voici un mammifère certes moins facile à observer que les écureuils, mais tout aussi attachant : le Raton laveur (Procyon lotor). C'est un animal plutôt nocturne, il faut avoir de la chance pour l'apercevoir en plein jour !

    A la recherche du Tohi à flancs roux

     

    Place maintenant aux oiseaux. La Mésange bicolore (Baeolophus bicolor) est assez commune mais comme toutes les mésanges elle est petite et ne tiens pas en place. Son coloris gris souris n'aide pas non plus à la repérer, cependant quand on y arrive on remarque que c'est un oiseau très mignon. Malheureusement je n'ai pas de meilleure photo que celle ci-dessous.

    A la recherche du Tohi à flancs roux

     

    Ce jour là, dans le secteur boisé de The Ramble, là où l'on trouve les mangeoires installées par les habitués, un ornithologue local discutait avec un ami au téléphone d'un oiseau qu'il recherchait visiblement depuis un moment, un Tohi à flancs roux (Pipilo erythrophthalmus). Je savais vaguement à quoi ressemblait l'oiseau, pour avoir vu brièvement son cousin le Tohi tacheté lors de notre voyage dans l'Ouest en 2010. Alors évidemment lorsqu'il s'est posé quelques secondes devant moi, me laissant juste le temps de déclencher, j'ai su que la chance était de mon côté ce jour là ! Le Tohi à flanc roux est apparenté aux Bruants du Nouveau Monde, comme les autres Tohis. En général un peu plus grands que les Bruants, leur taille est proche de celle de l'Etourneau sansonnet. Le Tohi à flancs roux s'observe dans la moitié est des Etats-Unis, alors que le Tohi tâcheté (très semblable mais au plumage moucheté de blanc sur les ailes) occupe les régions de l'ouest.

    A la recherche du Tohi à flancs roux

     

    Après cette rencontre aussi inespérée qu'inattendue, revenons à un oiseau plus commun : le Roselin familier (Haemorhous mexicanus). C'est le Roselin le plus commun des 3 espèces que l'on peut rencontrer en Amérique du Nord, mais pas toujours le plus facile à identifier car les couleurs vives du mâle varient du jaune au rouge foncé en passant par l'orange suivant les individus. Il porte bien son qualificatif de familier : il fréquente assidument les mangeoires et s'est bien adapté à la vie en ville, que ce soit dans les zones pavillonnaires ou dans les parcs urbains.

    A la recherche du Tohi à flancs roux

     

    Alors que le jour commençait à baisser, et que je m'apprêtais à quitter la zone, j'ai fait une autre jolie rencontre, d'un oiseau qui n'est visible à New York qu'à la belle saison. En effet, cette petite grive, nommée Grive fauve (Catharus fuscescens), passe l'hiver en Amérique du Sud. Je lui trouve un petit air de Rougegorge, vous ne trouvez pas ?

    A la recherche du Tohi à flancs roux

     

    Alors que les ombres s'allongeaient, et que seuls les gratte-ciels étaient encore éclairés par le soleil, je me dirigeais vers la sortie du parc. C'est à ce moment là que mon attention fut attirée par des cris d'Etourneaux sansonnet qui visiblement étaient dans un état de grande panique !  

    A la recherche du Tohi à flancs roux

     

    C'est grâce à eux que j'ai fait ma dernière observation de la journée, une des plus impressionnante : j'avais bien aperçu les jours précédents des Buses à queue rousse (Buteo jamaicensis) en vol mais sans arriver à les prendre en photo. La Buse à queue rousse est un peu l'équivalent nord-américain de notre Buse variable, à la différence qu'elle ne dédaigne pas la vie urbaine. Celle-ci venait de capturer un Etourneau sansonnet pour l'apéro, d'où la panique chez ses congénères qui avaient eu un peu plus de chance que lui. J'ai pu assister à la dégustation et faire quelques clichés intéressants malgré le manque de lumière !

    A la recherche du Tohi à flancs roux

     

    A la recherche du Tohi à flancs roux

     

    A la recherche du Tohi à flancs roux

     

    Autour de Central Park se dressent de très beau immeubles, certains assez anciens, d'autres plus modernes. C'est ici que l'on trouve les plus beaux appartements de New-York, et surtout les plus chers : en effet, avoir un appartement avec vue sur Central Park, c'est un peu comme avoir un appartement avec vue sur la Tour Eiffel.

    A la recherche du Tohi à flancs roux

     

    A la recherche du Tohi à flancs roux

     

    A la recherche du Tohi à flancs roux

     

    Avant de partir, voici un dernier oiseau, lui aussi emblématique de l'avifaune Nord-Américaine : le Carouge à épaulettes (Red-winged Blackbird). Cet oiseau bruyant, agressif et querelleur ne passe pas inaperçu lorsqu'il chante en exhibant ses épaulettes rouges et jaunes. On n'ira quand même pas jusqu'à suggérer qu'il nous rappelle un peu le 45e président des Etats-Unis !

    A la recherche du Tohi à flancs roux

     

    Ici s'achève cette série sur New-York, Central Park et ses oiseaux. J'espère qu'elle vous aura donné envie d'aller explorer par vous même la "Grosse Pomme", bien sûr quand les restrictions de voyage actuelles seront levées ! En tout cas, personnellement ça m'a donné envie d'y retourner.


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    Vous ne connaissez pas les oiseaux d'Amérique du Nord ? Vous souhaitez observer rapidement et facilement de nouvelles espèces ? Profitez d'un court séjour à New-York pour découvrir quelques un des plus beaux oiseaux de l'est des Etats-Unis, simplement lors d'une promenade à Central Park !

    Pour plus d'efficacité dans votre prospection, je vous conseille de vous rapprocher du milieu du parc, après Bow Bridge, et de suivre les habitués équipés de tenue de camouflage, de longue vue et d'appareil photo avec téléobjectif. Et oui dans les pays anglo-saxons personne ne vous regardera de travers si vous vous promenez dans un parc urbain en tenue de safari !

    Voici donc quelques très beaux oiseaux que vous pourrez découvrir assez facilement à Central Park, car ce sont des espèces plutôt communes, très colorées ou peu farouches.

    Le Cardinal rouge (Cardinalis cardinalis) est un passereau de taille moyenne, légèrement plus petit que notre Merle noir. Le plumage du mâle est très voyant, c'est le moins que l'on puisse dire, surtout de face. La tête, tout le dessous et le bec sont d'un rouge vermillon très lumineux, alors que la zone entourant le bec et les yeux est d'un noir profond, le contraste parfait ! Le tout est surmonté d'une huppe du même rouge que la tête. Le dos et les ailes sont d'une couleur moins vive, un rouge plus terne teinté de gris. La femelle est plus discrète mais aussi très jolie : le plumage brun-gris n'est rehaussé de nuance rouge qu'au niveau de la huppe, des ailes et de la queue. Seul le bec est du même rouge vermillon que celui du mâle. Vous l'aurez compris c'est l'un de mes oiseaux préférés parmi ceux d'outre-Atlantique !

    Les plus beaux oiseaux de Central Park

     

    Les plus beaux oiseaux de Central Park

     

    Les plus beaux oiseaux de Central Park

     

    Les plus beaux oiseaux de Central Park

     

    Le Pic à ventre roux (Melanerpes carolinus) est un pic très commun dans la moitié est des Etats-Unis. Sédentaire, on peut le croiser toute l'année à Central Park y compris dans les zones du parc très fréquentées, pour peu qu'il y ait des arbres. C'est un pic de taille moyenne, comme notre Pic épeiche mais peut-être un peu plus menu. Fort mal nommé autant en français qu'en anglais, ce n'est pas son ventre vaguement roux au niveau du croupion qui frappe au premier abord, mais sa belle calotte rouge vif (plus étendue chez le mâle) et ses ailes finement striées de noir et blanc. En ce début mai 2013, les préparatifs pour la nidification avaient visiblement commencé !

    Les plus beaux oiseaux de Central Park

     

    Les plus beaux oiseaux de Central Park

     

    Les plus beaux oiseaux de Central Park

     

    La Tourterelle triste (Zenaida macroura) a un plumage plus discret que les autres oiseaux présentés ici. Mais comme elle est commune et peu farouche, j'ai décidé de l'inclure dans la série. La Tourterelle triste est la tourterelle classique de l'Amérique du Nord (même si elle est maintenant concurrencée par une espèce invasive venue d'Europe, la Tourterelle turque). On trouve la Tourterelle triste sur tout le territoire des Etats-Unis, au sud du Canada, au Mexique et aux Grandes Antilles. En hiver les populations les plus septentrionales migrent en Amérique centrale. La Tourterelle triste ressemble à la Tourterelle turque pour la coloration générale du plumage, par contre elle n'a pas de collier. Ses yeux sont bordés d'un cercle oculaire bleu clair.

    Les plus beaux oiseaux de Central Park

     

    Les plus beaux oiseaux de Central Park

     

    Les plus beaux oiseaux de Central Park

     

    Le Geai bleu (Cyanocitta cristata), dernier de la série, se bat avec le Cardinal rouge pour la première marche du podium de mon classement des plus beaux oiseaux de l'est des Etats-Unis, vous comprendrez facilement en le voyant. Ce geai est légèrement plus petit que notre Geai des chênes. En ville et dans les jardins c'est un oiseau peu farouche, qui vient facilement aux mangeoires et en profite bien vu son gabarit par rapport aux petits passereaux. Ses motifs bleus sur le dessus, les ailes et la queue sont absolument magnifiques. Le dessous gris clair réhaussé d'un collier noir est plus discret. Dans l'ouest de l'Amérique du Nord, le Geai bleu est remplacé par le Geai de Steller, que nous avons rencontré à Portland et au Parc National du Mont Rainier.

    Les plus beaux oiseaux de Central Park

     

    Les plus beaux oiseaux de Central Park

     

    Les plus beaux oiseaux de Central Park

     

    Les plus beaux oiseaux de Central Park

     

    Les plus beaux oiseaux de Central Park

     

    Les plus beaux oiseaux de Central Park

     

    Dans le prochain et dernier épisode consacré à la ville de New-York et à la faune de Central Park, nous découvrirons quelques espèces plus rares et plus discrètes.

    En attendant, vous pouvez indiquer en commentaires vos oiseaux nord-américains préférés, que vous les ayez découvert ici ou ailleurs !


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