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    La première fois que nous avons observé un nid de Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus) c'était en 2010 lors d'un voyage dans l'Ouest américain avec nos 3 filles. Le nid était construit sur une plate-forme artificielle au sommet d'un poteau, quelque part entre Yellowstone et Salt Lake City, dans le sud de l'état du Wyoming. N'ayant pas identifié immédiatement l'espèce, avec les enfants on les surnomma "aigles de poteau". L'individu visible dans le nid est un jeune, reconnaissable à son œil orange.

    Le nid du Balbuzard pêcheur

     

    Le nid du Balbuzard pêcheur

     

    Le Balbuzard pêcheur est bien plus commun en Amérique du Nord qu'en Europe de l'Ouest. Lorsque nous sommes retourné aux Etats-Unis en 2018, l'espèce figurait bien sûr dans la liste de celles que nous souhaitions voir à nouveau. On peut dire que l'on a été gâté puisque nous avons pu observer plusieurs nids, même si les conditions de luminosité n'étaient pas toujours parfaites. Le mois de juillet est idéal pour ces observations, les jeunes sont déjà grands mais encore au nid. La femelle du Balbuzard pond entre 1 et 4 œufs, le plus souvent 3. 

    Le premier nid se situait en bordure de la route entre le National Bison Range et Missoula, dans le Montana, malheureusement à contre-jour et sans possibilité de se placer de l'autre côté. A nouveau, le nid est construit sur une plate-forme mise à disposition des rapaces. Il est fait de branchage mais aussi de matériaux moins naturels. Dans le nid, un adulte qui semble un peu énervé (pourtant nous sommes resté au bord de la route près de notre voiture) et deux poussins.

    La nidification des Balbuzards pêcheurs

     

    La nidification des Balbuzards pêcheurs

     

    La nidification des Balbuzards pêcheurs

     

    Quelques jours plus tard, plus au sud, dans la célèbre Lamar Valley du Parc National de Yellowstone, nous découvrons un deuxième nid, cette fois construit sur un support naturel. Un des adultes se perche non loin du parking où nous sommes rassemblés avec d'autres visiteurs pour les observer.

    La nidification des Balbuzards pêcheurs

     

    La nidification des Balbuzards pêcheurs

     

    La nidification des Balbuzards pêcheurs

     

    La nidification des Balbuzards pêcheurs

     

    Le troisième nid, observé le dernier jour de notre séjour en 2018, se trouvait lui aussi dans le Montana, entre Gardiner et Bozeman, juste au nord de Yellowstone. Là aussi, une plate-forme artificielle, plantée à l'intersection de la route et du chemin d'accès à un ranch. Un bel emplacement qui nous a donné la possibilité de faire le tour du nid pour avoir un meilleur éclairage. Les 2 parents s'activaient autour du nid, où se trouvaient 3 jeunes déjà grands.

    La nidification des Balbuzards pêcheurs

     

    La nidification des Balbuzards pêcheurs

     

    La nidification des Balbuzards pêcheurs

     

    La nidification des Balbuzards pêcheurs

     

    La nidification des Balbuzards pêcheurs

     

    La nidification des Balbuzards pêcheurs

     

    La nidification des Balbuzards pêcheurs

     

    La nidification des Balbuzards pêcheurs

     

    La nidification des Balbuzards pêcheurs

     

    Non loin de ce nid de Balbuzard pêcheur, nous observerons d'autres grands oiseaux emblématiques d'Amérique du Nord, ce sera pour le prochain article.


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    Missoula, petite ville du Montana, était une de nos étapes entre les parcs nationaux de Glacier et de Yellowstone. Avant de reprendre la route vers le Wyoming, une visite du parc de Greenough Park, situé juste au nord de l' Interstate 90, s'imposait. En effet, nous avions raté les Cincles d'Amérique dans les torrents du Parc National de Glacier, il fallait tenter ceux plus urbains de Greenough Park ! Les informations trouvées sur le net se sont avérées exactes, à peine arrivé dans le parc, au bord du torrent, nous apercevons un Cincle d'Amérique (Cinclus mexicanus)

    Ce passereau de taille moyenne est très proche de son cousin européen mieux connu par chez nous, le Cincle plongeur : c'est un oiseau rond, à queue courte, qui se nourrit essentiellement d'invertébrés aquatiques capturés en plongeant dans les eaux vives des torrents. Contrairement à son cousin européen, le Cincle d'Amérique n'a pas la gorge blanche, il est uniformément brun-gris ce qui n'aide pas à le trouver dans les galets !

    Les Cincles de Missoula

     

    Les Cincles de Missoula

     

    Les Cincles de Missoula

     

    Les Cincles de Missoula

     

    Les Cincles de Missoula

     

    Les Cincles de Missoula

     

    Les Cincles avaient fait notre bonheur, cependant Greenough Park avait d'autres surprises à nous offrir, bien agréables pour un parc urbain. Au bord du cours d'eau, un petit Tyrannidé nommé Pioui de l'Ouest (Contopus sordidulus) guette les insectes, perché sur une branche morte. 

    Les Cincles de Missoula

     

    En ville, dans ces contrées de l'Ouest américain, il n'est pas rare de croiser aussi des cervidés, comme ce jeune Cerf à queue noire (Odocoileus hemionus), qui nous accompagne au bord du Rattlesnake Creek dans notre recherche des Cincles.

    Les Cincles de Missoula

     

    On termine par un oiseau commun dans toute l'Amérique du Nord, le Roselin familier (Haemorhous mexicanus), ici un papa avec sa progéniture, occupé à rechercher des graines dans la végétation. Toujours cachés derrière une feuille, une branche etc. ils nous ont bien donné du mal pour les photographier, mais ont laissé dans nos souvenirs de belles images de vie de famille.
     

    Les Cincles de Missoula

     

    Les Cincles de Missoula

     

    Les Cincles de Missoula

    On ne peut pas quitter les Cincles sans un clin d’œil à Pascale qui nous présente régulièrement le Cincle plongeur sur son blog, merci à elle de m'avoir donné envie de découvrir son cousin d'Amérique !  


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    En ce début juillet 2020, nous avions prévu de retourner aux Etats-Unis, pour profiter des parcs de Yellowstone et de Grand Teton dans le Wyoming. Un virus en a décidé autrement. Mais comme il me reste des photos de nos précédents voyages, je vous propose d'y retourner virtuellement, pour une nouvelle série d'articles, avec dans un premier temps des photos prises dans le Montana en 2018.

    On commence par le National Bison Range (ça tombe bien, il y a des bisons, comme à Yellowstone). Cette réserve de faune sauvage se trouve à l'ouest de l'état du Montana, à environ une heure de route au nord de Missoula. Les Bisons d'Amérique (Bison bison), dont le nombre atteignait plusieurs dizaines de millions au début du XIXe siècle, tout en assurant la subsistance des Indiens des Plaines, furent totalement décimés lors de la conquête de l'Ouest dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Il en restait si peu qu'en 1908 le président Theodore Roosevelt décida la création du National Bison Range afin de préserver l'espèce. Il s'agit de la première réserve de faune sauvage créée aux Etats-Unis.

    Le refuge se visite en voiture, on grimpe d'abord dans les collines où paissent des groupes de Bisons. Il est aussi possible d'y croiser des Wapitis, et avec beaucoup de chance un Ours noir. On peut s'arrêter pour prendre des photos, mais on ne le dira jamais assez, on ne descend pas de la voiture ! Malgré son air débonnaire et ses mouvements lents, le Bison d'Amérique peut être très dangereux et charger s'il est inquiet, ou dans le cas de la femelle, si elle cherche à protéger son veau.

    National Bison Range

     

    National Bison Range

     

    En descendant dans la vallée, on rencontre d'autres mammifères herbivores, que l'on ne trouve qu'en Amérique : ce sont des Antilocapres (Antilocapra americana) aussi appelé Pronghorn. Ce mammifère de taille moyenne est le seul de sa famille, c'est une sorte d'intermédiaire entre les cervidés et les antilopes. On le reconnaît à sa robe rousse et blanche et à ses étranges cornes, beaucoup plus développées chez le mâle.

    National Bison Range

     

    National Bison Range

     

    National Bison Range

     

    National Bison Range

     

    A la fin du parcours, nous longeons une rivière. Nous avons eu la chance d'y observer une biche et son faon, appartenant à l'espèce Cerf de Virginie (Odocoileus virginianus), reconnaissables à leur queue blanche.

    National Bison Range

     

    National Bison Range

     

    Toujours au bord de la rivière, sur un perchoir d'où il chasse les insectes, un oiseau de la famille des Tyrannidés, que j'identifierai plus tard comme un Tyran tritri (Tyrannus tyrannus). Je me demande bien où les ornithologues francophones sont allés chercher ce nom, en anglais on l'appelle Eastern Kingbird. Majoritairement insectivore comme tous les Tyranniddés, c'est un visiteur d'été dans le Montana. Il passe l'hiver en Amérique du Sud, où il affectionne les lisières de forêt et abandonne son régime insectivore pour se régaler de fruits dans la canopée.

    National Bison Range

     

    Non loin la fin du circuit, un oiseau chante, perché sur un rocher, comme pour nous souhaiter bonne route. nous sommes trop loin pour l'identifier formellement, ce qui est sûr c'est qu'il est de la famille des Meadowlark ou Sturnelle en français.

    National Bison Range

    Il est temps de reprendre la route pour Missoula, où j'ai repéré un parc urbain intéressant du point de vue ornithologique. 


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    La Réserve Indienne des Blackfeet se trouve immédiatement à l'est du Parc National de Glacier. Brutalement, on quitte les Montagnes Rocheuses pour se retrouver dans les Grandes Plaines (enfin c'est encore un peu vallonné par ici). La Nation des Blackfeet est installée dans les Grandes Plaines du Montana aux Etats-Unis et de l'Alberta au Canada depuis des siècles, comme le précise leur tradition orale. Avant l'arrivée des Européens, ils vivaient essentiellement de la chasse au bison, qu'ils chassaient à pied jusqu'à l'apparition des premiers chevaux dans la région (les fameux Mustangs, descendant des chevaux apportés par les Espagnols au Mexique). De nos jours les principales sources de revenus de la réserve proviennent de l'extraction du pétrole et du gaz, et du tourisme, que la Nation Blackfeet cherche à développer. Les localités de Saint-Mary et d'East-Glacier, à l'est du Parc National, font d'ailleurs partie intégrante de la réserve. Plusieurs sites naturels de cette partie du parc sont des lieux sacrés pour la Nation Blackfeet. A l'époque où les Blackfeet chassaient le bison, les montagnes leur servaient de refuge l'hiver pour s'abriter du vent glacial des plaines. 

    La route qui va de Saint-Mary à East-Glacier en passant par Browning (capitale de la réserve) est une bonne alternative à celle plus directe qui longe la frontière du parc, car cela permet de traverser des paysages totalement différent (et cet été là, d'éviter l'attente due aux travaux sur la route que nous avions pris à l'aller). Niveau avifaune, cela nous a aussi valut quelques rencontres intéressantes.

    Plusieurs espèces de buses chassent sur les plaines. Nous verrons des Buses à queue rousse, mais surtout, dans de bonnes conditions, des Buses de Swainson (Buteo swainsoni). Comme notre Buse variable et nombreuse autres espèces de Buses, la Buse de Swainson a un plumage variable : il existe une forme claire et une forme sombre. Mieux vaut avoir un bon guide pour l'identification. L'individu en vol ci-dessous est de forme claire alors que celui posé sur un piquet est de forme sombre. La Buse de Swainson se plait dans les prairies, où elle trouve facilement ses mets préférés : petits rongeurs, écureuils terrestres, lapereaux, oiseaux, insectes etc. Quelques arbres lui sont nécessaires pour construire son nid. La Buse de Swainson est un oiseau migrateur : chaque printemps elle revient dans la moitié ouest de l'Amérique du Nord pour nicher, et quand vient l'automne elle rejoint les pampas d'Amérique du sud, même si quelques immatures passent l'hiver en Californie.

    Dans la réserve des Blackfeet

     

    Dans la réserve des Blackfeet

     

    Dans la réserve des Blackfeet

     

    On passe maintenant à la taille au-dessous : un passereau de la famille des Tyrannidés, nommé Tyran de l'Ouest (Tyrannus verticalis). C'est un joli passereau aux couleurs pastel, un peu plus petit qu'un Merle, et assez facile à observer car il se poste bien en vue sur des perchoirs d'où il chasse les insectes. Vu son régime alimentaire, il ne reste évidemment pas dans le Montana en hiver. C'est en Amérique centrale (du Mexique au Costa Rica) qu'il ira passer la mauvaise saison.

    Dans la réserve des Blackfeet

     

    Les mares et autres zones humides sont assez nombreuses le long de la route, même si bien souvent des grillages empêchent de s'approcher. Dans un de ces plans d'eau, on retrouve un limicole déjà croisé au marais d'Arcata en Californie : un Chevalier semipalmé (Tringa semipalmata).

    Dans la réserve des Blackfeet

     

    Plus loin, une roselière bordant un marécage abrite des passereaux que l'on détecte d'abord à leur bavardage incessant. Puis on aperçoit leurs têtes jaune vif qui dépassent des roseaux. De la famille des Blackbird, le Carouge à tête jaune (Xanthocephalus xanthocephalus) apprécie les zones humides situées dans les prairies, il n'est guère étonnant de le trouver par ici. C'est un oiseau grégaire, qui se nourrit principalement de végétaux (graines etc.) bien qu'il consomme aussi des insectes. Les jeunes sont en particulier nourris de libellules et de demoiselles. L'hiver, le Carouge à tête jaune quitte les Grandes Plaines pour le Mexique.

    Dans la réserve des Blackfeet

     

    Dans la réserve des Blackfeet

     

    Dans la réserve des Blackfeet

     

    Dans le prochain épisode, nous partirons à la rencontre des Bisons, toujours dans l'Etat du Montana. En attendant je vous souhaite bon courage pour la fin du confinement, faites bien attention à vous.


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    La famille Ours rencontrée entre Babb et Many Glacier avait fait notre journée, pourtant il n'était pas encore midi. Nous rejoignons le parking près du camping de Many Glacier, pour une petite randonnée sur le Swiftcurrent pass trail, armés de notre bombe au poivre au cas où. La première partie de sentier est plutôt facile et fréquentée par des familles avec enfants, on n'a pas besoin de faire nous-même du bruit. Les vues sur les montagnes alternent avec les petits lacs, où les oiseaux d'eau sont plutôt rares : sur Fishercap Lake nous verrons seulement et de loin un limicole à bec jaune et un probable Garrot d’Islande...

    Swiftcurrent pass trail

     

    Au bord du deuxième petit lac, le Redrock Lake, nous avons plus de chance, puisqu'un limicole solitaire parcours le rivage tout près de nous. Son nom de Chevalier solitaire (Tringa solitaria), qu'il porte aussi en latin et en anglais, semble convenir assez bien à son mode de vie basé sur la distanciation sociale. On le reconnait à son dos tacheté de blanc et à son cercle oculaire blanc bien visible (même à contre-jour, ils sont pénibles ces oiseaux sauvages, jamais placé comme il faut pour les photos).

    Swiftcurrent pass trail

     

    Swiftcurrent pass trail

     

    Sur un îlot au milieu du lac, des Harles bièvres se prélassent, seulement des adultes cette fois. Ce canard est un des plus courant au Parc National de Glacier. Nous poursuivons jusqu'aux Redrock falls, une série de cascades qui s'écoulent entre des roches rouges dans un environnement idyllique. L'aller-retour jusqu'aux Redrock falls fait un peu moins de 7 km.
     

    Swiftcurrent pass trail

     

    Swiftcurrent pass trail

     

    Swiftcurrent pass trail

     

    Sur le chemin du retour, nous croisons quelques mammifères locaux, certes moins impressionnant qu'un Ours, mais aussi moins dangereux. Tout d'abord une biche de Cerf de Virginie (Odocoileus virginianus), un cervidé de taille moyenne reconnaissable à sa queue blanche. Elle traverse le sentier, s'y attarde un peu... nous en profitons tandis que certains randonneurs semblent ne même pas la voir.

    Swiftcurrent pass trail

     

    Swiftcurrent pass trail

     

    Swiftcurrent pass trail

     

    Un peu plus loin, alerté par un mouvement dans un buisson, nous découvrons un minuscule rongeur occupé à son déjeuner. Après pas mal de temps passé dans les guides et sur Internet, j'ai conclu qu'il s'agit d'un Tamia mineur (Neotamias minimus), en anglais Least Chipmunk. Les Chipmunks ont toujours la tête rayée, ce qui permet de les distinguer des espèces d'Écureuils terrestres au dos rayé. Jusque là c'est assez simple, le problème étant qu'il existe plusieurs espèces de Chipmunk, qui se ressemblent toutes. Les critères de différenciation vont des rayures de la queue à la couleur de la pointe des oreilles... Celui-ci est le plus petit et le plus commun de tous. 

    Swiftcurrent pass trail

    C'est sur cette petite bouille que s'arrête la promenade pour aujourd'hui. A bientôt pour d'autres découvertes, cette fois dans la réserve des Blackfeet. 

    Portez-vous bien, courage dans quelques semaines nous pourrons nous déplacer jusqu'à 100 km de la maison ! 


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