• Etats-Unis

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    L'avifaune du continent américain recèle quelques spécificités que l'on ne retrouve nulle part ailleurs, comme les Colibris. Parmi les passereaux, on peut citer entre autres familles strictement américaines, les Parulines et les Tyrannidés.

    La famille des Parulines, aussi appelées "Fauvettes du Nouveau-Monde" à cause de leur allure rappelant nos fauvettes, comprend plus d'une centaine d'espèces, réparties du nord au sud de l'Amérique. Rien que dans l'ouest de l'Amérique du Nord (c'est à dire à l'Ouest des Montagnes Rocheuses) on peut rencontrer jusqu'à une quarantaine d'espèces de Paruline. Il faut s'armer de patience pour les observer et les photographier, car comme les Fauvettes et Pouillots européens elles ne tiennent pas en place. Vient ensuite le moment de l'identification, et ce n'est pas plus simple : le plumage de la plupart des Parulines mélange les couleurs jaune, grise, verdâtre, avec parfois du blanc et du noir. Pour les mâles on s'en sort relativement facilement avec un bon guide de terrain, mais l'affaire se corse lorsque l'on rencontre des juvéniles ou des femelles.

    Lorsque l'on se trouve dans un Parc National comme ici à Crater Lake, on peut aussi se procurer la checklist des oiseaux du Parc (ça marche aussi pour les mammifères et d'autres familles d'êtres vivants). Ceci permet de limiter la liste des espèces à examiner en priorité. Pour Crater Lake, la Checklist mentionne 8 espèces de Paruline.

    La plus abondante se nomme "Yellow-rumped Warbler" en anglais, nous l'avons effectivement observée (et nous la reverrons plus tard dans le Washington). Je retrouve facilement l'espèce illustrée dans mon guide, Field Guide to the Birds of Western North America, où 2 sous-espèces sont présentées, la première "Audubon's Warbler" reconnaissable à sa gorge jaune, et la 2ème "Myrtle Warbler", qui elle a la gorge blanche. Là où ça se corse, c'est que depuis les ornithologues ont séparé l'espèce en deux espèces distinctes ! En gardant les noms des sous-espèces en anglais, mais pas en français, ça serait trop simple. Bref, pour celle qui nous occupe, il s'agit, vous l'aurez vu sur les photos grâce à sa gorge jaune, de la première espèce, la Paruline d'Audubon (Setophaga auduboni). Le mâle est assez facile à identifier.

    Paruline d'Audubon - Crater Lake

     

    Paruline d'Audubon - Crater Lake

     

    Pour les juvéniles par contre, j'ai lamentablement séché avant de demander de l'aide à Jean du site Oiseaux.net. En effet leur premier plumage ne présente pas encore les marques jaunes caractéristique des adultes (à la gorge, sous les ailes, au croupion et sur la calotte), ils sont juste gris !

    Paruline d'Audubon - Crater Lake

     

    Paruline d'Audubon - Crater Lake

     

    Voici maintenant la 2ème espèce de Paruline que nous avons observée à Crater Lake. D'après mon guide, il s'agit d'une femelle immature pouvant appartenir à 3 espèces possibles. La checklist de Crater Lake permet de  restreindre les possibilités à 2 espèces. Je conclus finalement pour une Paruline à tête jaune (Setophaga occidentalis), ce qui est confirmé par l'expert d'Oiseaux.net. Dommage que l'on n'ait pas vu les adultes, ils sont vraiment très jolis !

    Paruline à tête jaune - Crater Lake

     

    Paruline à tête jaune - Crater Lake

     

    Paruline à tête jaune - Crater Lake

     

    La 3ème et dernière espèce de Paruline observée ici fait vraiment penser à un Pouillot véloce. Elle a pourtant une caractéristique qui l'en distingue : une coloration orange sur la calotte, qui lui a donné son nom en anglais (Orange-crowned Warbler). Vous ne le voyez pas sur les photos ? Ne vous inquiétez pas, cette spécificité n'est visible que chez le mâle adulte et chez certaines femelles, et encore les guides précisent que c'est "difficilement discernable sur le terrain". En français, cet oiseau se nomme Paruline verdâtre (Leiothlypis celata), ce qui est finalement plus en accord avec la réalité.

    Paruline verdâtre - Crater Lake

     

    Paruline verdâtre - Crater Lake

     

    Paruline verdâtre - Crater Lake

     

    Cependant ce ne sont pas les Parulines qui obtiennent la palme de la difficulté au niveau identification. Voici un tout petit oiseau, rencontré lors de notre randonnée à Cleetwood Cove, en descendant jusqu'au rivage de Crater Lake. Pour la famille c'est relativement facile, il s'agit d'une Moucherolle (parmi les plus petits membre de la grande famille des Tyrannidés ou Gobemouches du Nouveau-Monde). D'après la checklist du Parc, il s'agirait d'une Moucherolle des ravins. Sauf que les observations récentes sur e-bird ne mentionnent que le Moucherolle côtier à Crater Lake. Les 2 espèces sont impossibles à différencier (sauf par le chant, et encore). D'ailleurs jusqu'en 1989 il y avait une seule espèce (en anglais "Western flycatcher") ... J'ai donc à nouveau fait appel à Jean sur le forum du site Oiseaux.net, qui a demandé conseil à son correspondant outre-atlantique. Ce dernier a confirmé l'option Moucherolle côtier (Empidonax difficilis), avec l'hypothèse que la checklist du Parc se baserait sur de l'information périmée. Comme quoi, dans les cas difficile, l'avis d'un expert est toujours appréciable !

    Moucherolle côtier - Crater Lake

     

    Moucherolle côtier - Crater Lake

     

    Moucherolle côtier - Crater Lake

     

    Moucherolle côtier - Crater Lake

     

    C'est avec ce petit Moucherolle que nous allons dire au-revoir au site enchanteur de Crater Lake, pour poursuivre nos aventures un peu plus au nord.


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    L'après-midi tire à sa fin aux abords du Crater Lake Lodge. Pendant que les randonneurs retournent à leur camping ou prennent un verre sur la terrasse face à la caldeira, une marmotte fait le guet sur son rocher. Des marmottes plutôt farouches ici, nous en reverrons en mode "pot de colle" un peu plus au nord, dans l'état de Washington.

    Coucher de soleil à Crater Lake

     

    Le coucher du soleil est un moment à ne pas manquer à Crater Lake, même pour les visiteurs qui logent à Mazama Village à l'entrée du parc national (il faudra rouler de nuit pour rentrer mais le trajet se fait en moins de 20 minutes, sur une route bien entretenue). 

    Au fur et à mesure que le soleil descend sur l'horizon, les parois du cratère et les forêts de conifères se parent de couleurs irréelles. Quelques arbres morts rajoutent une touche fantastique au spectacle. On ne s'en lasse pas, même au bout de trois jours. Et cela change un peu du bleu !

    Coucher de soleil à Crater Lake

     

    Coucher de soleil à Crater Lake

     

    Coucher de soleil à Crater Lake

     

    Coucher de soleil à Crater Lake

     

    Coucher de soleil à Crater Lake

     

    Coucher de soleil à Crater Lake

     

    Coucher de soleil à Crater Lake

     

    A suivre, avant de partir plus au nord, les derniers oiseaux observés à Crater Lake. En attendant je vous souhaite un bon début de printemps, avec le soleil. N'oubliez pas de changer l'heure de votre montre ce soir ...


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    Je vous avais promis qu'on ne quitterait pas Crater Lake sans voir d'autres oiseaux, et bien en voici quelques uns. Ci-dessous 4 espèces à tendances granivores, toutes relativement communes et faciles à observer sur les bords de la caldeira.

    Le premier d'entre eux est le Junco ardoisé (Junco hyemalis), que l'on a déjà rencontré à San Francisco. Les Juncos sont apparenté aux Bruants mais s'en distinguent par leur plumage plus uni et en général non strié (du moins chez les adultes). Chez le Junco ardoisé, la difficulté réside dans l'existence de 15 sous-espèces réparties à travers toute l'Amérique du Nord, présentant un plumage dont les couleurs varient de façon importante. Ici comme à San Francisco la tête est d'un gris anthracite presque noir mais ailleurs elle sera gris-bleu. Le dos est gris, le dessous presque blanc (à San Francisco le corps avait des nuances plus brunes). Trois caractères restent quand même constants quelque soit la région : le chant, interprété à toute heure de la journée depuis un perchoir bien en vue, le bec conique et rose pâle, et les yeux très sombres.

    Junco ardoisé - Crater Lake

     

    Junco ardoisé - Crater Lake

     

    Junco ardoisé - Crater Lake

     

    Junco ardoisé - Crater Lake

     

    Les juvéniles de Junco ardoisé sont plus difficiles à identifier, ils sont gris-brun avec le dessous plus ou moins strié. Les yeux presque noir, le bec conique rose pâle et les pattes de la même couleur sont de bons indices.
     

    Junco ardoisé - Crater Lake

     

    Avec l'oiseau suivant, on reste dans la famille des Bruants. Celui-ci est un vrai Bruant américain, il s'agit du Bruant familier (Spizella passerina). Familier certes, mais très remuant et toujours dans les herbes à chercher sa nourriture. La calotte rousse qui se détache bien au dessus du large sourcil blanc, souligné par un fin trait noir au niveau de l’œil, permet d'identifier l'espèce. Le Bruant familier est un Bruant assez petit et menu, par rapport à la plupart des espèces de sa famille.

    Bruant familier - Crater Lake

     

    Juncos, Bruants, Roselins et Tarins

     

    En juillet on a la chance d'observer des juvéniles de nombreuses espèces (et aussi celle de s'arracher les cheveux à les identifier). Les jeunes Bruants familiers ont, contrairement à leurs parents, la calotte striée. Cependant le motif général de la tête reste le même que chez l'adulte, avec le sourcil clair souligné d'un léger trait foncé partant de l’œil. Le fait de les avoir observés avec un adulte aide aussi à les placer dans la bonne espèce (dernière photo, un peu fouillis mais c'est une sorte de preuve).

    Bruant familier - Crater Lake

     

    Bruant familier - Crater Lake

     

    Bruant familier - Crater Lake

     

    Dès le début de notre séjour à Crater Lake, nous avions aperçu furtivement de beaux oiseaux au plumage teinté de rouge, sans pouvoir les photographier correctement. C'est finalement lors de notre tour du lac en voiture, lors d'une pause pour photographier Wizard Island, que nous avons pu faire la connaissance du Roselin de Cassin (Haemorhous cassinii). Dans cette partie des Etats-Unis, on peut rencontrer 3 espèces de Roselins, il faut donc être prudent pour les identifications, en particulier pour les femelles et les jeunes. Pour devenir incollable sur le Roselin de Cassin et ses cousins, c'est ici : Cassin's Finch Identification, All About Birds.

    Petite note au sujet du tour de Crater Lake : nous l'avons fait dans le sens inverse des aiguilles d'une montre contrairement à ce que préconisent les guides (je n'ai toujours pas compris pourquoi, c'était très bien ainsi, on n'avait jamais le soleil de face lors des arrêts pour admirer le paysage et prendre des photos).

    Roselin de Cassin - Crater Lake

     

    Roselin de Cassin - Crater Lake

     

    Roselin de Cassin - Crater Lake

     

    Roselin de Cassin - Crater Lake

     

    Roselin de Cassin - Crater Lake

     

    L'absence de rouge chez les femelles et les juvéniles rend l'identification moins simple, évidemment, mais en comparant avec illustrations des guides ornithologiques, on y arrive. Et d'un autre côté les seuls Roselins mâles que l'on ait vus par ici étaient des Roselins de Cassin ...

    Roselin de Cassin - Crater Lake

     

    Roselin de Cassin - Crater Lake

     

    Roselin de Cassin - Crater Lake

     

    Le dernier passereau granivore de la série appartient comme les Roselins à la famille des Fringilles. Il vous rappellera peut-être un petit passereau fréquentant nos mangeoires certains hivers : le Tarin des Aulnes. Voici donc son cousin américain, au plumage plus discret, le Tarin des Pins (Spinus pinus). Contrairement à son homologue européen, mâle et femelle sont identiques. Leur signe distinctif, en plus de leur petite taille, et de leur bec conique et pointu, est le jaune présent à la base de la queue, et sur les ailes (visible surtout en vol).

    Roselin de Cassin - Crater Lake

     

    Tarin des pins

     

    Tarin des pins

     

    J'ai gardé pour la fin les oiseaux les plus difficiles à identifier et les plus discrets parmi ce que l'on a observés lors de nos 3 jours à Crater Lake. Ceux qui connaissent un peu l'avifaune américaine auront peut être deviné. Un indice : cette famille de passereaux du Nouveau Monde comprend plus d'une centaine d'espèces. A découvrir dans un prochain article.


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    Aujourd'hui je vous emmène visiter deux sites très différents, à quelques kilomètres de Crater Lake, toujours dans le Parc National du même nom. Les 2 visites sont accessibles à tous les publics, sans difficultés particulières. Pour s'y rendre, il faut partir en voiture de Rim Village, sur la route qui fait le tour du lac, en direction du sud-est (East Rim Drive, fermée en hiver). Au bout de quelques kilomètres, on arrive à une intersection, où l'on tournera à droite, sur Pinnacles Road. On continue en voiture jusqu'à un petit parking au bout de la route, d'où l'on visitera le site des Pinnacles.

    Les Pinnacles sont des structures géologiques assez étonnantes, probablement des fumerolles fossilisées mises au jour par l'érosion. Nous y sommes allés en fin d'après-midi, le vent s'était levé, d'où le manque de visibilité dû au sable en suspension dans l'air. D'un autre côté cela donnait une ambiance assez mystérieuse au site. Depuis le parking, un sentier d'environ 1 km aller-retour permet de voir de près les différentes formations géologiques, dont certaines mesurent plusieurs dizaines de mètres de haut.

    Des Pinnacles à la cascade de Plaikni

     

    Des Pinnacles à la cascade de Plaikni

     

    Des Pinnacles à la cascade de Plaikni

     

    Des Pinnacles à la cascade de Plaikni

     

    Des Pinnacles à la cascade de Plaikni

     

    Des Pinnacles à la cascade de Plaikni

     

    Des Pinnacles à la cascade de Plaikni

     

    Des Pinnacles à la cascade de Plaikni

     

    Des Pinnacles à la cascade de Plaikni

     

    Des Pinnacles à la cascade de Plaikni

     

    Du parking, on reprend ensuite la route en sens inverse, jusqu'au sentier menant à la cascade de Plaikni. Ici on change complètement de décors, on chemine dans la forêt à l'abri du soleil, jusqu'à une jolie petite cascade environnée à la belle saison de fleurs sauvages multicolores. Un parcours facile et rafraîchissant d'environ 3 km aller-retour.

    Des Pinnacles à la cascade de Plaikni

     

    Des Pinnacles à la cascade de Plaikni

     

    Des Pinnacles à la cascade de Plaikni

     

    Deux promenades fort agréables, mais la journée n'était pas finie ! En revenant vers notre véhicule, alors que mon appareil photo était déjà rangé dans le sac à dos, j'aperçois devant moi un magnifique oiseau jaune vif perché sur un morceau de bois mort. Pas d’hésitation, je prends le risque de ressortir l'appareil photo, juste le temps de déclencher et le voilà qui s'envole. Vu les conditions, la photo quoique un peu floue n'est pas si mal. L'oiseau en question se nomme en français le Tangara à tête rouge (Piranga ludoviciana), un passereau emblématique de l'Ouest de l'Amérique du Nord, que je connaissais déjà en image puisqu'il figure en bonne place sur la couverture de mon guide ornithologique, le Field Guide to the Birds of Western North America.

    Des Pinnacles à la cascade de Plaikni

     

    Ce petit Tangara me permet une transition facile vers le prochain article, où nous découvrirons d'autres oiseaux habitués des pentes de Crater Lake.


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    Bleu comme le ciel de juillet, bleu comme l'eau de Crater Lake, voici le Merlebleu azuré (Sialia currucoides), omniprésent autour du Crater Lake Lodge mais plus difficile à photographier que le Cassenoix d'Amérique car plus farouche. Les Merlebleus sont ici tranquilles, à l'abri des espèces invasives qui leur pourrissent la vie dans d'autres régions des Etats-Unis : en effet, à Crater Lake, nulle trace de Moineau domestique ni d'Etourneau sansonnet.

    Merlebleu azuré - Crater Lake

     

    Merlebleu azuré - Crater Lake

     

    Le Merlebleu azuré vit dans toutes les régions montagneuses de l'ouest des Etats-Unis. De la taille d'une petite grive, on le distingue des autres Merlebleu par l'absence de roux sur la poitrine. Le mâle arbore une belle couleur turquoise sur le dos, les ailes et la tête, tandis que le ventre est gris clair. Chez la femelle, la couleur bleue se limite à certaines plumes de la queue et des ailes, le reste du corps étant gris brun, plus clair sur le dessous.

    Merlebleu azuré - Crater Lake

     

    Merlebleu azuré - Crater Lake 

     

    Merlebleu azuré - Crater Lake

     

    Merlebleu azuré - Crater Lake

     

    Merlebleu azuré - Crater Lake

     

    Merlebleu azuré - Crater Lake

     

    Merlebleu azuré - Crater Lake

     

    Il est amusant de constater les similitudes de comportement entre les espèces bien de chez nous et celles rencontrées outre-atlantique : ici un Merlebleu prenant son bain de soleil, dans la même position que nos Merles noirs.

    Merlebleu azuré - Crater Lake

     

    Les fourmis semblent constituer une grande partie du régime alimentaire des Merlebleus à cette saison. Il faut chasser sans relâche car les petits becs affamés des jeunes fraîchement sortis du nid attendent avec impatience.

    Merlebleu azuré - Crater Lake

     

     Merlebleu azuré - Crater Lake

     

    Les juvéniles, comme chez beaucoup d'espèces de Merle, se reconnaissent à leur dessous tacheté. Au niveau couleur, ils ressemblent à la femelle : gris avec un peu de bleu à la queue.

    Merlebleu azuré - Crater Lake

     

    Merlebleu azuré - Crater Lake

     

    Merlebleu azuré - Crater Lake

     

    Nous avons fait de belles observations de scènes familiales, même si les oiseaux étaient souvent un peu loin, bien à l'abri sur les pentes du cratère, dans les zones interdites aux humains. Sur la photo ci-dessous, un petit squatteur, identifié comme un juvénile de Junco ardoisé (Junco hyemalis), s'est joint au jeune Merlebleu. A-t-il réussi à convaincre les parents Merlebleu de le nourrir ? Nous n'aurons pas la réponse.

    Merlebleu azuré - Crater Lake

     

    Merlebleu azuré - Crater Lake

     

    Merlebleu azuré - Crater Lake

     

    L'hiver venu, et les jeunes élevés, les Merlebleus azurés se regrouperont en bande et descendront à une altitude moins élevée, souvent jusqu'aux déserts du sud de la Californie et de l'Arizona. L'espèce n'est pas très fixée sur ses lieux d'hivernage, cela dépend beaucoup de la météo et des ressources en fruits et baies diverses dont elle se nourrit à la mauvaise saison.  


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