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    Ici débute une nouvelle série d'articles sur la Guadeloupe et plus particulièrement ses oiseaux. Nous avons découvert cette île pour la première fois en mars dernier, lors d'un séjour à deux au Jardin des colibris, un ensemble de gîtes et de cases en bois nichées dans un jardin luxuriant, à quelques minutes de la mer et du village de Deshaies, sur Basse-Terre.

    Le Jardin des colibris, dont j'ai entendu parler sur Facebook grâce à ma cousine (les réseaux sociaux ont parfois du bon), a obtenu le label refuge LPO suite aux efforts réalisés pour rendre le lieu accueillant pour les oiseaux et la faune locale.

    Ici les colibris sont chez eux. On peut y observer les 3 espèces présentes en Guadeloupe : le Colibri madère, le Colibri falle-vert et le Colibri huppé.

    Le Colibri madère (Eulampis jugularis) est le plus facile à observer : c'est le plus gros des 3 (12 cm, et jusqu'à 12 g sur la balance), le plus calme (caractère très relatif pour un colibri) et certainement le plus commun dans ce secteur de Deshaies. C'est aussi un très bon client pour les mangeoires à colibri remplies d'eau sucrée. Très territorial, chaque individu a son perchoir attitré, duquel il s'élance comme une flèche lorsqu’un congénère franchit la frontière (qu'ils sont seuls à connaître) ou veut se ravitailler à la mangeoire la plus proche.

    Pour plus d'informations sur ce colibri très coloré, je vous invite à consulter sa fiche ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/colibri.madere.html.

    Colibri madère

      

    Colibri madère

     

    Colibri madère

     

    Colibri madère

     

    Colibri madère

     

    Colibri madère

     

    Colibri madère

     

    Colibri madère

     

    Le Colibri falle-vert (Eulampis holosericeus) est un proche cousin du colibri madère, à peut près de la même taille mais beaucoup plus léger :  il atteint difficilement les 8 g. Sa gorge, son dos et sa tête sont vert avec de beaux reflets métalliques. Commun dans toutes les Petites Antilles, nous en avons cependant rencontrés beaucoup moins que des colibris madère.

    Colibri falle-vert

     

    Colibri falle-vert

     

    Le Colibri huppé (Orthorhyncus cristatus) est beaucoup plus petit que les autres : 9 cm pour 4 g. Son bec est droit et assez court ce qui permet de le différencier des autres espèces, en particulier pour les femelles qui n'ont pas de huppes. Les photos ci-dessous ont été faites dans le petit bois derrière la piscine, grâce à la patience de Pascal.

    Colibri huppé

     

    Colibri huppé

     

    Colibri huppé

     

    Pour terminer ce premier article, je tiens à remercier Charlotte, Linda et Vanessa, pour leur accueil au Jardin des colibris et leurs conseils de balade en particulier ornithologique, sans oublier Jo et Bernard que je vous présenterai une prochaine fois.


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    Que seraient nos soirées d'été à la campagne sans la ronde des hirondelles au dessus de nos villages ? 

    Déjà deux à trois mois qu'elles sont revenues d'Afrique où elles passent l'hiver. Les oisillons de la première couvée sont envolés, il reste du temps pour en élever une deuxième avant le départ courant septembre.

    Deux espèces d'hirondelles se partagent l'espace dans nos villes et villages du nord de la France : l'Hirondelle rustique et l'Hirondelle de fenêtre. 

    L’Hirondelle rustique (Hirundo rustica) se distingue de l’Hirondelle de fenêtre par sa gorge rousse et sa queue prolongée par de longs filets. Elle niche en général dans les bâtiments (grange, garage, écurie etc.). Le nid est souvent construit contre une poutre et est plus ouvert que celui de l’hirondelle de fenêtre. Chez nous au refuge LPO de Grand-Rozoy, suivant les années un ou deux couples nichent dans le garage. 

    L’Hirondelle rustique, comme sa cousine l’Hirondelle de fenêtre, se nourrit exclusivement d’insectes volants (mouches, fourmis ailées, moustiques, libellules etc.). En échange de quelques salissures, les hirondelles vous assurent des soirées d’été paisibles et agissent comme un véritable insecticide gratuit et naturel.

    Les photos d'hirondelles rustique ci-dessous ont été prises dans la grange de notre précédente maison à Couvrelles (02). L'agencement de la maison  faisait que l'on passait dans cette grange plusieurs fois par jour. Les hirondelles avaient l'habitude de nous voir et n'étaient pas dérangées par nos allées et venues.
     

    Hirondelles rustiques

    De tous jeunes bébés hirondelles très affamés.

      

    Hirondelles rustiques 

    Nourrissage par un des parents.

     

    Hirondelles rustiques

    La nichée au complet quelques jours après la sortie du nid.

     

    L’Hirondelle de fenêtre (Delichon urbicum) est la deuxième espèces d’hirondelle qui utilise les bâtiments de nos villages comme support pour construire son nid. Ce sont les angles de fenêtre et de porte qui ont sa préférence. Elle se différencie de l'hirondelle rustique par l'absence de roux dans son plumage, qui est bleu-noir sur le dessus et blanc sur le dessous. En vol on peut distinguer son croupion blanc pur et l'absence de filet à la queue. Le nid est beaucoup plus fermé que celui de l'hirondelle rustique : il possède uniquement une petite ouverture qui ne laisse passer qu'une hirondelle à la fois (du coup c'est beaucoup plus difficile de compter les jeunes se trouvant dans le nid).

    L’hirondelle de fenêtre niche dans notre refuge depuis 2015. Pour l’instant il y a un seul nid, mais nous espérons que la colonie va s’agrandir. Une autre petite colonie est installée sur la mairie de Grand-Rozoy. 

    L’Hirondelle de fenêtre est la championne de la vie en collectivité et de l’entraide : les colonies peuvent compter plusieurs dizaines de nids (exemple 46 nids observés sous un toit à Limé toujours dans l'Aisne), les couples s’entraident pour construire les nids, quitte à ce que certains ne se reproduisent pas. Une fois que les jeunes savent voler, tous les soirs la famille au complet s’entasse dans le nid pour passer la nuit au chaud.

    Hirondelles de fenêtre

     Au sol, à la recherche de matériaux pour leur nid. Photo prise à Couvrelles.

     

    Hirondelle de fenêtre

    Au sein de la colonie de Limé.

     

    Hirondelle de fenêtre

    Toujours à Limé. On distingue bien le croupion blanc de l'hirondelle.

     

    Hirondelle de fenêtre

    L'unique nid de notre nouvelle colonie à Grand-Rozoy en 2015.

     

    Les hirondelles, protégées en Europe comme le plupart des passereaux, doivent malheureusement faire face à de nombreuses menaces :

    • L'agriculture intensive et l'utilisation des pesticides chimiques a fortement réduit la nourriture disponible pour les hirondelles. 

    • Les destructions de nids sous prétexte de salissures ou lors de travaux de ravalement, et la fermeture des granges et garages où les hirondelles rustiques aiment nicher rend leur reproduction plus difficile.

    • Tout cela se rajoute aux dangers de la migration et à la détérioration de certains de leurs habitats sur leur lieu d'hivernage.

     

    Pour les aider, ne détruisez pas leur nid même après leur départ pour l’Afrique, bannissez les insecticides chimiques de votre jardin, s'il fait sec aménagez une petite flaque d'eau entourée de terre pour que les hirondelles puissent trouver des matériaux de construction, ou posez des nichoirs adaptés.

    Vous vous direz peut-être que ce n'est pas grave d'enlever les nids à l'automne. C'est pourtant interdit et fort pénalisant pour les hirondelles : en effet, reconstruire un nid à partir de zéro chaque printemps demande beaucoup d'énergie et de temps aux hirondelles déjà épuisées par leur migration. Détruire les nids l'hiver revient à enlever aux hirondelles la possibilité de mener à bien plusieurs couvées durant la belle saison.

    Vous trouverez plein d'autres conseils pour cohabiter avec les hirondelles sur le site de l'association Picardie Nature :  http://www.picardie-nature.org/protection-de-la-faune-sauvage/protection-des-hirondelles/.

    En particulier ne manquez pas les 3 fiches techniques très complètes que vous pouvez imprimer et utiliser pour sensibiliser vos voisins et vos amis :

    Fiche technique n°1 : Installer des nids artificiels (et une planchette)

    Fiche technique n°2 : Fabriquer un nid "fait maison"

    Fiche technique n°3 : Astuces pour un nid contre un volet ou une fenêtre

     

    Je vous souhaite de passer un bel été avec les hirondelles.


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    Mahé est la plus grande île de l'archipel des Seychelles et aussi la plus peuplée. C'est à Mahé que se trouve la capitale du pays, Victoria (25 000 habitants), ainsi que l'aéroport international. C'est donc un passage obligé pour tous les voyageurs qui se rendent au Seychelles. 

    De notre côté nous y avons fait deux passages éclair à l'aller et au retour de notre séjour à Praslin, trop courts car Mahé regorge de site intéressant : Victoria, avec ses maisons coloniales, le Morne Seychellois, point culminant du pays à 905 m d'altitude, recouvert de forêt, et bien sûr les plages et la côte parsemée de bloc de granit.

    A l'arrivée nous sommes allé directement de l'aéroport au port afin de prendre le bateau pour Praslin. Je ne conseille vraiment pas, une journée et une nuit à Victoria histoire de se reposer du vol et d'avoir un premier aperçu du pays est à mon avis un minimum. Surtout que notre vol n'était pas direct et que nous avions fait escale à Dubaï (en 2012 il n'y avait plus de vol direct Paris-Seychelles, il y en a peut-être à nouveau).

    Ci-dessous quelques photos prises en attendant le bateau, premier aperçu de la faune aviaire locale. Des espèces que je vous ai déjà présentées dans les précédents articles de la rubrique Seychelles.

    Tournepierre à collier - Mahé

     Tournepierre à collier

     

    Foudi rouge - Mahé

    Foudi rouge

     

    Souimanga des Seychelles - Mahé

    Souimanga des Seychelles

     

    Au retour, nous sommes resté un peu plus longtemps à Mahé, et avons séjourné un après-midi et une nuit dans un hôtel au nord de l'île, au bord d'une crique nichée entre les blocs de granit, au milieu d'un jardin luxuriant. L'occasion d'observer une nouvelle espèce de pigeon que nous n'avions pas vue sur Praslin, et des Frégates sur fond de coucher du soleil (pas de photos de ces dernières par contre il faisait trop sombre).
      

    Bateau - Seychelles

    Lors de la traversée de Praslin à Mahé

     

    Martin triste - Mahé

    On retrouve les Martins tristes déjà vus à Praslin

     

    Voici donc ce fameux pigeon, affublé en français du curieux nom de Founingo rougecap (Alectroenas pulcherrimus), plus simplement en anglais "Seychelles Blue Pigeon". Les Founingo sont des pigeons que l'on trouve uniquement dans les îles de l'Océan Indien. Il en existe actuellement 3 espèces, le Founingo bleu, présent à Madagascar, le Founingo des Comores, présent aux Comores, à Mayotte et à Aldabra, et notre Founingo rougecap, endémique des îles granitiques des Seychelles. Deux autres espèces existaient et sont actuellement éteintes, respectivement à Maurice et à Rodrigues. Celui des Seychelles se caractérise essentiellement par sa zone de peau nue rouge vif autour des yeux, prolongée par des caroncules boursouflés au dessus du bec.

    Pour plus d'informations sur l'espèce, voir la fiche ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/founingo.rougecap.html

    Founingo rougecap - Mahé

     

    Founingo rougecap - Mahé

     

    Nous passons la soirée à admirer le coucher de soleil, à essayer d'apercevoir des Frégates et des Roussettes (chauve-souris géantes), et à regarder les crabes se chamailler sur les rochers. 
     

    Coucher de soleil - Mahé

     

    Crabe - Mahé

     

    Ici se termine cette série sur les Seychelles. Nous repartirons bientôt dans les îles, puisque je vous amènerai en Guadeloupe.


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    La Corneille noire (Corvus corone) bâtit en général son nid de branchage dans les arbres, comme ses cousins le Corbeau freux et la Pie bavarde. Le nid de la corneille est cependant moins imposant et plus difficile à détecter : contrairement au Corbeau freux qui construit un nid très volumineux à la cime des arbres dès le début du mois de mars, alors que les feuilles n'ont pas encore poussé, la corneille choisit une fourche plus bas dans la frondaison et construit légèrement plus tard, vers la fin mars-début avril, alors que les arbres sont souvent déjà en feuille. La Pie bavarde quand à elle construit un nid énorme et pourvu d'un toit lui aussi de branchage, avec deux entrées sur les côtés. 2016 a été une très bonne année pour la détection des nids de corneille à Paris, les feuilles des arbres ayant poussé plus tard qu'à l’accoutumée. 
     

    Nid de Corneille - Jardin des Plantes

    Nid de Corneille noire, Ménagerie du Jardin des Plantes, 6 avril 2016. 
    On aperçoit la queue de la femelle qui couve.

     

    Mais en ville, lorsque l'on vit sur les balcons et qu'on se nourrit dans les poubelles vigie-pirate, il n'est pas toujours facile de trouver des arbres appropriés pour construire un nid ...
     

    Corneilles noires - Place de Narvik

    Sur un balcon Place de Narvik.

     

    Corneille noire - Ile St Louis

    Quai de l'Île Saint Louis
    (attention cependant, les bouteilles de vodka et de bière le lundi matin sur les quais, ce n'est pas les corneilles)

     

    C'est en parcourant Paris et plus exactement une partie du 8ème arrondissement, dans le cadre de mes prospections pour l'Atlas des oiseaux nicheurs du Grand Paris que j'ai découvert un nid de Corneille assez extraordinaire, à l'abri des élagueurs de platanes qui travaillent toute l'année sans tenir compte des périodes de nidification des oiseaux. Ayant aperçu à plusieurs reprises des Pigeons colombins sur l'église Saint Augustin, ce matin de fin mai je scrutais à nouveau l'église avec les jumelles. Cette église urbaine, située au carrefour des Boulevards Haussmann et Malesherbes (pas vraiment un coin de nature sauvage), fut construite entre 1860 et 1871 dans un style éclectique, mélange de bysantin et de roman. Imposante, elle mesure plus de 100 m de long et sa coupole culmine à 80 m. Cette dernière est surmontée d'un clocheton de couleur rouge, au sommet duquel se dresse une croix dorée. Plus d'info sur Wikipedia : Église Saint-Augustin de Paris.

    Eglise Saint Augustin

     

    Nid de Corneille - Eglise Saint Augustin

     

    La croix est posée sur une sorte de boule métallique évidée, et devinez quoi, dans la boule il y a un nid ! Si vous regardez bien on voit des branchages à l'intérieur. J'ai d'abord pensé à mes amis les Pigeons colombins, qui nichent à quelques mètres de là dans le contrepoids d'une grue de chantier, mais il ne faut jamais conclure sans preuve lorsque l'on fait de la prospection naturaliste. J'ai donc attendu un peu pour voir si les propriétaires de ce logement panoramique se manifestaient.

    Nid de Corneille - Saint Augustin

     

    Nid de Corneille - Saint Augustin

     

    Et voilà qu'au bout de quelques minutes, une Corneille noire arrive, et rentre à l'intérieur de la boule. En examinant mes photos, et le déplacement des ombres à l'intérieur de la boule, j'ai conclu qu'il y avait des jeunes dans le nid. Nos amis les oiseaux n'ont pas fini de nous étonner !

     

    Nid de Corneille - Saint Augustin

     

    Nid de Corneille - Saint Augustin

     

    Je vous souhaite à tous un bel été plein de découvertes passionnantes. Si vous trouvez vous aussi des nids extraordinaires n'hésitez pas à les signaler en commentaire.

     


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    Praslin et plus spécialement Grand Anse, était notre camp de base lors de notre séjour aux Seychelles en 2012. Je vous ai déjà parlé des oiseaux et crabes de la plage ici : Crabes et limicoles sur la plage de Grand Anse. Aujourd'hui je vais vous présenter quelques oiseaux que nous avons rencontrés dans les jardins de l'hôtel et alentours, puis nous irons faire un petit tour dans la Vallée de Mai.

    Le premier, le plus petit et le plus remuant de tous est le Souimanga des Seychelles (Cinnyris dussumieri). Les Souimangas occupent la même niche écologique que les Colibris, ils se nourrissent essentiellement du nectar des fleurs. Mais les caprices (ou les hasards) de l'évolution ont fait que les Souimangas (qui vivent dans l'ancien monde : Afrique et Asie essentiellement) sont des passereaux, alors que les Colibris (présents seulement en Amérique) n'en sont pas, et sont apparentés aux Martinets.  

    Fiche info toute neuve ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/souimanga.des.seychelles.html.

    Aux Seychelles, dès qu'il y a des fleurs, on peut s'attendre à trouver des souimangas, soit le mâle, presque noir avec la gorge irisée d'un beau bleu foncé, soit la femelle, plus terne, au plumage brun-gris.

    Souimanga des Seychelles

     

    Souimanga des Seychelles

     

    Souimanga des Seychelles

     

    Souimanga des Seychelles

     

    Souimanga des Seychelles

     

    Le deuxième petit passereau que l'on voit partout dans les jardins, et qui ne passe pas inaperçu surtout lorsqu'il est revêtu de son plumage nuptial, c'est le Foudi rouge (Foudia madagascariensis), que nous avons déjà rencontré à Curieuse. En rédigeant la fiche du Souimanga des Seychelles, j'ai appris que le Foudi rouge, originaire de Madagascar, se plaisait à voler les matériaux des magnifiques nids suspendus des souimangas, sans nuire particulièrement à la reproduction de ces derniers heureusement.

    La fiche du Foudi rouge : http://www.oiseaux.net/oiseaux/foudi.rouge.html.

    Foudi rouge - Praslin

     

    Foudi rouge - Praslin

     

    Foudi rouge - Praslin

     

    Dans la série des oiseaux introduits, on remarque rapidement un autre oiseau très commun et très visible (même sur la plage), il s'agit du Martin triste (Acridotheres tristis). Originaire d'Asie, il a été introduit volontairement à Madagascar et à Maurice pour lutter contre les criquets. Actuellement on le trouve aussi en Afrique du Sud, en Australie et même en Turquie (voir Istanbul, ses monuments, ses oiseaux, ses chats ...). C'est depuis Maurice que le Martin triste est arrivé aux Seychelles, probablement dès le 18ème siècle, d'abord à Mahé, d'où il a conquis les autres îles granitiques. Assez agressif et opportuniste, il pose problème sur les îles où vit le Shama des Seychelles, espèce endémique que nous avons pu observer à Cousin.

    Pour en savoir plus sur l'espèce : http://www.oiseaux.net/oiseaux/martin.triste.html.

    Martin triste - Praslin

     

    Martin triste - Praslin

     

    Avant de partir en forêt, voici un dernier oiseau fréquemment rencontré dans les jardins de l'hôtel, la Géopélie zébrée (Geopelia striata), sorte de très petite tourterelle que je vous ai déjà présentée dans l'article sur Curieuse. Peu farouches et très amusantes, les Géopélies ont fait notre bonheur lors des moments de repos à l’hôtel.

    Plus d'infos ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/geopelie.zebree.html.

    Géopélie zébrée - Praslin

     

    Pour terminer cette petite série sur les oiseaux de l'île de Praslin, je vous emmène visiter une forêt très spéciale, la Vallée de Mai, située au centre de l'île. La végétation de cette forêt est essentiellement constituée de coco de mer, un arbre mythique dont le fruit est la graine la plus grosse du monde. Arrivée à maturité, la noix du coco de mer prend une forme suggestive qui fait qu'on la nomme aussi "coco fesse". Le nom coco de mer a lui une origine historique : les premiers fruits de cet arbre observés par les européens l'ont été aux Maldives, sur les côtes de l'Inde et du Sri Lanka ou encore flottant sur l'Océan Indien. Les explorateurs pensaient alors que ce fruit mystérieux venait d'arbres poussant au fond de la mer ... Le coco de mer existe à l'état sauvage seulement sur les îles de Curieuse et de Praslin, la Vallée de Mai abritant la plus forte concentration de ces arbres. C'est pour cette raison que la Vallée de Mai a été classée en 1983 au Patrimoine Mondial de l'Unesco. Pour en savoir plus sur le cocotier de mer c'est ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Cocotier_de_mer.

     

    Coco de mer - Vallée de Mai

    Quelques cocos de mer immatures.

     

    Lors de notre visite de la Vallée de Mai, nous avons vainement recherché l'oiseau endémique du lieu, le Perroquet noir des Seychelles (de son vrai nom Vasa des Seychelles). Mais cette quête nous a permis de faire la connaissance d'une autre espèce, le Bulbul merle (Hypsipetes crassirostris), un passereau de la taille d'un merle justement, et aussi sombre que le perroquet noir. Contrairement à d'autres espèces, ce bulbul endémique des îles granitiques des Seychelles n'a pas souffert de l'arrivée de l'homme et reste commun en milieu forestier sur Mahé, Praslin, La Digue et Silhouette.

    Fiche info que j'ai rédigée il y a déjà pas mal de temps ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/bulbul.merle.html.

    Bulbul merle - Vallée de Mai

     

    Bulbul merle - Vallée de Mai

     

    Bulbul merle - Vallée de Mai

     

    Dans le prochain et dernier article de cette série sur les Seychelles, je vous présenterai quelques oiseaux de l'île de Mahé. 


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