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    L'automne voit arriver dans nos jardins de nombreux oiseaux que l'on ne voit pas habituellement : Grives mauvis, Mésanges noire, Grosbec casse-noyaux ... pour ne citer que quelques uns.

    Le Roitelet triple-bandeau (Regulus ignicapilla) en fait partie. En Picardie, il est est nicheur surtout dans les forêts de l'Oise et de l'Aisne (Compiègne, Retz, Saint-Gobain et Saint-Michel), contrairement à son cousin le Roitelet huppé que l'on trouve aussi nicheur dans les parcs et jardin, de préférence lorsqu'ils sont plantés de résineux.  

    Les observations de Roitelet triple-bandeau en dehors des forêts concernent essentiellement des individus en migration. Dans notre refuge (grand parc arboré) on l'observe surtout à l'automne et au printemps, pratiquement chaque année.

    Les 3 premières photos ci-dessous ont été prises dans notre vénérable pommier, un après-midi d'octobre 2013. J'ai noté seulement 2 observations automnales de l'espèce chez nous : le 6 octobre 2013 et le 15 septembre 2017. Sur ces photos, on voit bien le sourcil blanc qui différencie le Roitelet triple-bandeau du Roitelet huppé.

    Roitelet triple-bandeau

     

    Roitelet triple-bandeau

     

    Roitelet triple-bandeau

     

    Les observations au printemps sont plus fréquentes : mars-avril 2014, mars 2015, 2016 et 2017. Les photos ci-dessous ont été prises le 26 mars dernier dans notre bouleau pleureur, qui heureusement n'avait pas encore de feuille. Beaucoup de photos sont parties à la poubelle, car les roitelets ont la bougeotte et les conditions de lumière en fin d'après-midi étaient difficiles. La huppe dressée aux nuances orangées font penser qu'il s'agit d'un mâle.

    Roitelet triple-bandeau

     

    Roitelet triple-bandeau

     

    Roitelet triple-bandeau

     

    Roitelet triple-bandeau

     

    Je vous souhaite un bon dimanche malgré la météo, plein de belles observations. N'oubliez pas de remplir vos mangeoires (conseils ici : Il fait froid, remplissez les mangeoires !), en plus d'aider les oiseaux à passer la mauvaise saison vous aurez peut-être l'occasion d'y voir des espèces inhabituelles (chez nous ce matin un Grosbec casse-noyaux, et à l'instant un Épervier - bon lui ne mange pas les graines mais plutôt les convives).


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    Coincé entre Basse-Terre et Grande-Terre, la baie du Grand-Cul-de-Sac-Marin est le plus grand lagon des Petites Antilles. Bordé côté mer par une barrière de corail et coté terre par des mangroves et des marécages, c'est un véritable paradis pour la faune marine et pour les oiseaux. Plusieurs possibilités s'offre au visiteur pour le découvrir : excursion en bateau à moteur, balade en kayak ... Conseillés par nos hôtesses du Jardin des Colibris, nous avons choisi l'excursion proposée par Alex de Passion Bleu Caraïbe, à la demi-journée. Très bon choix que je recommande !

    Nous arrivons en fin de matinée sur le port de Sainte-Rose, départ de l'excursion. La météo n'est pas au beau fixe, mais normalement la sortie n'est pas annulée. Les Pélicans bruns (Pelecanus occidentalis) attendent tranquillement le retour des pêcheurs sur le port. Ils ne sont absolument pas farouches. Quelques Frégates superbes (Fregata magnificens) parcourent le ciel au dessus des quais. Comme nous avons un peu de temps avant l'heure du départ, nous allons déjeuner chez Mamie Geneviève, sur la place principale de Sainte-Rose : cuisine simple et copieuse, bon marché, service rapide et dans la bonne humeur ! Pour accéder à la place à pied depuis le port, on traverse le pittoresque cimetière qui surplombe la mer.

    Pélican brun - Sainte Rose

     

    Pélican brun - Sainte Rose

     

    Pélican brun - Sainte Rose

     

    Puis c'est l'heure de l'embarquement. Nous somme une dizaine à monter à bord avec Alex, qui fournit masque et tuba à ceux qui ne sont pas équipés. Le bateau comprend un compartiment étanche où l'on peut ranger le matériel photo pendant les trajets entre les différents sites. Prévoir maillot de bain, serviette et coupe-vent suivant la météo.

    Alex nous amène en premier dans la mangrove, où il nous explique les caractéristiques de cet écosystème si particulier et la nécessité de le protéger. Nous apprenons des tas de choses passionnantes sur les palétuviers rouges, les concombres de mer, les requins, le rôle protecteur de la mangrove contre les cyclones etc. Alex est une mine d'informations sur le sujet et sait sensibiliser son public sans l'ennuyer ni le culpabiliser.

    Après s'être assuré que nous sommes devenus incollables sur le palétuvier rouge, Alex nous emmène visiter les magnifiques îlets du lagon. Nous commençons par l'Îlet la Biche, un petit coin de paradis où subsiste une cabane de pêcheur. Des groupes de touristes viennent y partager des barbecues les pieds dans l'eau. Quelques mini-mangroves tentent d'y pousser. Tandis que certains recherchent éponges et oursins, nous repérons quelques Tournepierres à collier (Arenaria interpres) posés sur les tables du barbecue et sur les racines des palétuviers.

    Tournepierre à collier - Îlet la Biche

     

    Tournepierre à collier - Îlet la Biche

     

    Tournepierre à collier - Îlet la Biche

     

    Tournepierre à collier - Îlet la Biche

     

    Tournepierre à collier - Îlet la Biche

     

    Tournepierre à collier - Îlet la Biche

     

    Mini mangrove - Ilet la Biche

     

    Le deuxième îlet, c'est l'Îlet Caret. Sur les brochures touristiques, il apparaît encore souvent avec ses palmiers posés sur le sable blanc. Mais lorsque nous y sommes passé, il n'y avait plus que de la végétation rase. Ces îlets sont très fragiles, ils changent fréquemment de forme avec la houle. La fréquentation touristique n'arrange sans doute pas les choses, mais d'un autre côté cela permet de les faire connaître et donc de mieux les protéger. Ici l'eau est plus profonde et c'est un peu périlleux d'atteindre l'îlet avec l'appareil photo. Comme à la Biche, des Tournepierres à collier vaquent à leurs occupations. Une Sterne royale (Thalasseus maximus) prend la pose sur une structure en bois échouée près de l'îlet. Sur le rivage, quelques Bécasseaux sanderling (Calidris alba) font la course avec les vagues ou se cachent dans le sable.

    Tournepierre à collier - Îlet Caret

     

    Sterne royale - Île Caret

     

    Sterne royale - Îlet Caret

     

    Becasseau sanderling - Îlet Caret

     

    Becasseau sanderling - Îlet Caret

     

    Becasseau sanderling - Îlet Caret

     

    Becasseau sanderling - Îlet Caret

     

    Becasseau sanderling - Îlet Caret

     

    Les étapes suivantes sont consacrées à l'observation de la faune sous-marine, à la barrière de corail et à l'épave. Pas très courageux, nous sommes restés la plupart du temps sur le bateau pendant que d'autres passagers plongeaient dans l'aquarium d'Alex.

    Ici se termine la première partie de l'excursion, dans un prochain article nous irons à l'Île aux oiseaux et à l'Îlet Blanc.


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    Le Rat brun ou Surmulot (Rattus norvegicus) vit depuis bien longtemps dans les égouts de Paris et il n'est pas inhabituel pour les noctambules d'en rencontrer quelques uns dans les rues.

    Rats de ville à Notre-Dame de Paris

     

    Rats de ville à Notre-Dame de Paris

     

    Mais depuis quelques mois les promeneurs observent un phénomène jusque-là exceptionnel : les rats sont de plus en plus visibles en journée et ont colonisé parcs et squares, pillant les poubelles, creusant des terriers dans les massifs et les pelouses.

    Pourquoi ce changement ? Plusieurs explications sont avancées : premièrement, dans certains quartiers, des travaux en sous-sol perturberaient les rats qui remonteraient en surface à la recherche d'habitats plus calmes, mais ce n'est probablement pas la cause principale. C'est plutôt l'augmentation des déchets alimentaires facilement accessibles qui rend les jardins attractifs. Certains évoquent la récente mode des pique-niques en bord de Seine et dans les parcs ; on peut aussi parler des poubelles "vigie pirate" constituées de simple sac plastique suspendu, des parcs ouverts toutes la nuit ... des usagers qui jettent leur déchet n'importe où, et certainement d'une gestion plus laxiste du ramassage des ordures dans la capitale depuis quelques années.

    Rats de ville à Notre-Dame de Paris

     

    Rats de ville à Notre-Dame de Paris

     

    Rats de ville à Notre-Dame de Paris

     

    La mairie de Paris, alertée par certains habitants, par des agents municipaux et par des élus, tente un plan d'éradication par piégeage et fermeture d'espaces verts ... dépensant des sommes astronomiques pour des résultats semblent-ils médiocres. Affecter ces sommes au nettoyage des parcs et des rues seraient probablement plus judicieux ... en effet seule la diminution de la nourriture disponible entraîne une moindre reproduction des rats (comme des pigeons d'ailleurs). Surtout que les rats dans Paris nous rendent un service inestimable : on sait peu que sans eux les égouts de la capitale ne pourraient fonctionner correctement ! 

    Quant aux promeneurs et aux touristes croisés dans les parcs fréquentés par les rats, je n'ai remarqué que 3 types de réactions : curiosité, amusement et indifférence. On est bien loin de la psychose qui semble ne toucher que les services de la mairie. 

    Le respect de quelques règles élémentaires pourraient pourtant permettre la cohabitation pacifique des citadins avec la faune des villes : ne pas nourrir les animaux, ramasser ses déchets, les mettre dans les poubelles ou mieux les ramener chez soi ou à l'hôtel si on est en vacances, surtout quand les poubelles sont déjà pleines.

    Pour poursuivre sur le sujet, je vous conseille la lecture de cet article : Rats, pigeons, lapins... Ces animaux dont les villes ne veulent plus.

    Toutes les photos du présent article ont été prises dans les massifs qui bordent le Parvis de Notre-Dame, en fin d'après-midi, à quelques mètres des touristes, un jour de septembre de cette année ... 
     

    Rats de ville à Notre-Dame de Paris

     

    Rats de ville à Notre-Dame de Paris

     

    Rats de ville à Notre-Dame de Paris

     

    A part les rats, les pigeons et quelques moineaux présents sur les lieux, j'ai pu observer le même jour quelques Étourneaux sansonnets (Sturnus vulgaris) qui eux aussi profitent des restes de nourriture laissés par les promeneurs.

    Etourneau sansonnet - Notre-Dame de Paris

     

    Etourneau sansonnet - Notre-Dame de Paris

     

    Etourneau sansonnet - Notre-Dame de Paris

     

    N'oubliez pas, lors de vos promenades, que ce soit en ville ou dans la nature, ramassez vos déchets, et ne nourrissez pas les animaux sauvages.


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    De retour au Jardin des Colibris voici une série consacrée au Sporophile rougegorge (Loxigilla noctis), appelé aux Antilles Père-noir ou tout simplement Rougegorge. Ce petit passereau granivore est en quelque sorte le Moineau domestique local, toujours présent sur la table du petit-déjeuner ou dans votre cuisine, à chercher des miettes de nourriture. Il n'hésite pas à entamer les fruits posés sur le plan de travail, un conseil rangez vos provisions à l'abri, même s'il ne risque pas de tout manger vu sa taille.

    C'est le mâle qui donne son nom à l'espèce, que ce soit en Français ou en Créole : presque entièrement noir (d'où Père-noir), sa gorge est rousse, de même que le dessous de la queue. Une petite tâche de même couleur rousse orne l'avant de l'oeil. La femelle est gris-brun clair, avec des nuances rousses à la tête, aux ailes et sous la queue.

    Dans la nature, il vit en forêt, y compris en altitude et dans les mangroves. Très commun en Guadeloupe et Martinique, c'est impossible de le rater lors d'un séjour là bas. Animation garantie dès le café du matin.

    Sporophile rougegorge - Jardin des colibris

     

    Sporophile rougegorge - Jardin des colibris

     

    Sporophile rougegorge - Jardin des colibris

     

    Sporophile rougegorge - Jardin des colibris

     

    Sporophile rougegorge - Jardin des colibris

     

    Sporophile rougegorge - Jardin des colibris

     

    Sporophile rougegorge

     

    Sporophile rougegorge

     

    Sporophile rougegorge

     

    En attendant la fiche Oiseaux.net voici les fiches de l'espèce sur les sites antillais Amazona-Guadeloupe et Birds & Co - Les Oiseaux de Martinique :

    http://www.amazona-guadeloupe.com/sporophile-rougegorge.html

    http://www.sosdom.lautre.net/Oiseaux/Passeriformes/Lox_Noc/LoxNoc_00Txt.htm 

    A bientôt pour la suite du séjour.


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    Île Saint-Louis, un de mes coins préférés quand je suis à Paris, fin août de cette année. C'est la rentrée, les Cygnes tuberculés me semblent bien plus nombreux qu'au printemps, presque une dizaine. Je décide d'aller faire une petite série de photos mais je ne suis pas très satisfaite du résultat, les cygnes sont entassés les uns derrière les autres ... trop près, trop gros. C'est à ce moment là que mon œil est attiré par un petit oiseau qui parcourt frénétiquement la berge. Non ce n'est pas une Bergeronnette des ruisseaux, habituée des lieux, mais un Chevalier guignette (Actitis hypoleucos), petit limicole de la taille d'une bergeronnette justement.

    D'après l'Atlas des oiseaux nicheurs de Paris, paru en 2010, le Chevalier guignette est le seul limicole observé régulièrement à Paris lors de ses haltes migratoires. Ses apparitions sont loin de provoquer l'effervescence que l'on a connu avec l'Avocette élégante qui avait passé la journée du 19 mars 2015 sur la même île Saint Louis.

    J'avais déjà observé le Chevalier Guignette à l'Île Saint Louis plusieurs fois mais seulement lors de la migration pré-nuptiale autour de la mi-mai. Cet oiseau niche dans l'arctique à la fin du printemps, et commence à rejoindre ses quartiers d'hiver au milieu de l'été dès que les jeunes sont élevés. Plutôt solitaire, on l'observe à l'unité, par paire ou en petit groupe.

    Les photos ci-dessous ont été prises les 29 et 30 août dernier. Il s'agit probablement du même individu d'un jour sur l'autre mais rien n'est sûr. 

    Chevalier guignette - Île Saint Louis

     

    Chevalier guignette - Île Saint Louis

     

    Chevalier guignette - Île Saint Louis

     

    Chevalier guignette - Île Saint Louis

     

    Chevalier guignette - Île Saint Louis

     

    Chevalier guignette - Île Saint Louis

     

    Chevalier guignette - Île Saint Louis

     

    Chevalier guignette - Île Saint Louis

     

    Chevalier guignette - Île Saint Louis

     

    Chevalier guignette - Île Saint Louis

     

    Chevalier guignette en halte migratoire

     

    Après quelques jours passés à se reposer et à déguster les délicieux crustacés des bords de Seine, les Chevaliers guignettes s'en sont allés rejoindre l'Afrique et l'automne est arrivé. Les Cygnes eux sont encore là, il faudra que j'y retourne.


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