• Camargue

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    Parfois en photo animalière on a juste de la chance : de la lumière, un cadre idyllique, pas un poil de vent, et des oiseaux beaux et élégants comme des danseuses de ballets, tout de rose vêtus (bon certains ont un peu forcé sur le maquillage quand même). Photos prises à la mi-janvier au Parc Ornithologique du Pont de Gau en Camargue.

    Le miroir aux Flamants

     

    Le miroir aux Flamants

     

    Le miroir aux Flamants

     

    Le miroir aux Flamants

     

    Le miroir aux Flamants

     

    Le miroir aux Flamants

     

    Le miroir aux Flamants

     

    jJe vous dis à bientôt pour une dernière série sur les Flamants roses. En attendant profitez bien du soleil ça ne durera peut-être pas.

     

     


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    Ce qui est extraordinaire avec les Flamants roses (Phoenicopterus roseus) du Pont de Gau en Camargue, c'est qu'en une seule journée on arrive à faire une variété presque infinie de photos. Pour les portraits la difficulté consiste à isoler un Flamant parmi la multitude, mais vu le nombre d'oiseaux et les différents plans d'eau plus ou moins bondés c'est tout à fait surmontable. Le Flamant met plusieurs années à acquérir son plumage et son bec rose, les individus gris ou gris-rosâtre que vous verrez dans la série ci-dessous n'ont pas encore atteint l'âge adulte. Outre leur bec à la forme unique, les Flamants ont les yeux jaunes, ce qui leur donne un regard tout à fait spécial ...

    Portraits de Flamants roses

     

    Portraits de Flamants roses

     

    Portraits de Flamants roses

     

    Portraits de Flamants roses

     

    Portraits de Flamants roses

     

    Portraits de Flamants roses

     

    Portraits de Flamants roses

     

    Portraits de Flamants roses

     

    Portraits de Flamants roses

     

    Portraits de Flamants roses

     

    Portraits de Flamants roses

     

    Portraits de Flamants roses

     

    Portraits de Flamants roses

     

    Toutes les photos de cet article ont été prises à la mi-janvier au Parc ornithologique du Pont de Gau. Les Flamants sont des oiseaux vraiment craquants, si vous n'y êtes jamais allé faites-le ça vaut le déplacement. Un peu d'exotisme sans quitter notre pays, que demander de plus ?


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    La Camargue, avec ses étangs et ses zones humides, abrite outre les Flamants roses une multitudes d'autres espèces. En voici quelques unes, observée au Parc ornithologique du Pont de Gau et pour les dernières, ailleurs en Camargue.

    Le long des sentiers les plus proches de l'accueil du Parc Ornithologique, là où se concentrent les Flamants, on trouve aussi d'autres espèces communes et peu farouches. Il y a bien sûr les Hérons dont je vous ai parlé ici : Hérons au Pont de Gau, mais aussi des Canards colverts (Anas platyrhynchos), des Foulques macroules (Fulica atra) et des Gallinules poules d'eau, des Goélands leucophées (Larus michahellis)... Dans les buissons qui bordent les sentiers, beaucoup de Moineaux domestiques.

    Canard colvert - Pont de Gau

    Les canards colverts sont déjà en couple à la mi-janvier

     

    Foulque macroule - Pont de Gau

    Une Foulque macroule, qui diffère de la Gallinule poule d'eau par sa taille plus grande et par son bec blanc surmonté d'une plaque frontale de même couleur.

     

    Goélands leucophées - Pont de Gau

    Deux goélands leucophées, avec au fond un flamant rose.

     

    Goélands leucophées - Pont de Gau

    On voit bien les pattes jaunes vifs des Goélands leucophées, critère qui permet de les distinguer des Goélands argentés (ces derniers ont les pattes rosâtres)

     

    Les sentiers les plus proches de l'accueil du parc forment une boucle, dont on se contentera si l'on dispose de peu temps, ou si l'on est accompagné d'enfants, car c'est là que les oiseaux sont les plus faciles à observer. Cependant il serait dommage de laisser de côté l'autre partie, le marais de Ginès, situé après une grande passerelle, plus sauvage, à la faune plus discrète mais différente.

    Au niveau de la passerelle, un Grand cormoran (Phalacrocorax carbo) nous survole, alors que nous venons d'identifier difficilement des Bruants des roseaux posés dans un buisson, à bonne distance du sentier.

    Grand cormoran - Pont de Gau

     

    Dès la passerelle franchie, nous avons la surprise d'apercevoir des Avocettes élégantes (Recurvirostra avosetta), que l'on verra à nouveau depuis le dernier observatoire du sentier. Sur le plan d'eau, des Cygnes tuberculés, au bord, une Cigogne blanche, et surtout de nombreux canards de très petite taille que l'on identifiera comme des Sarcelles d'hiver.

    Avocette élégante - Pont de Gau

     

    Avocette élégante - Pont de Gau

     

    En faisant le tour du marais, on longe le grand étang de Ginès, qui nous est parfois caché par la végétation. Peu d'oiseaux sur cet étang, mais une jolie surprise : un petit grèbe en plumage hivernal, qui flotte comme un bouchon entre ses fréquents plongeons. Le jeu pour le prendre en photo consiste à deviner à quel endroit il réapparaîtra après chaque session sous l'eau. Après vérification dans le Guide Ornitho il s'agit d'un Grèbe à cou noir (Podiceps nigricollis).

    Grèbe à cou noir - Pont de Gau

     

    Grèbe à cou noir - Pont de Gau

     

    L'endroit à ne pas manquer dans cette deuxième partie de circuit, c'est le dernier observatoire, situé au bout d'un sentier qui nous amène au cœur du plan d'eau. C'est là que l'on pourra voir d'assez près les Sarcelles d'hiver (Anas crecca) aperçues plus tôt. La Sarcelle d'hiver est le plus petit canard européen, elle ne pèse que 250 à 400 g. Ci-dessous un mâle et une femelle.

    Sarcelle d'hiver - Pont de Gau

     

    Sarcelle d'hiver - Pont de Gau

     

    Tout près de l'observatoire, un Chevalier guignette (Actitis hypoleucos), espèce que je connais assez bien pour avoir la chance de l'observer régulièrement en halte migratoire à Paris, voir ici : Chevalier guignette en halte migratoire.

    Chevalier guignette - Pont de Gau

     

    En face de l'observatoire, un îlot dénudé héberge des Choucas des tours plutôt bruyants, mais aussi, si l'on veut bien regarder attentivement, d'autres espèces d'oiseaux comme les 3 Bécassines des marais (Gallinago gallinago) ci-dessous. La photo n'est pas extraordinaire mais je vous la présente quand même car c'est la première fois que j'arrive à immortaliser cette espèce en photo. 

    Bécassines des marais - Pont de Gau

     

    Quittons maintenant les oiseaux pour une autre espèce omniprésente au Pont de Gau : le Ragondin (Myocastor coypus), que l'on peut facilement approcher à moins d'un mètre lorsqu'il se nourrit dans la végétation ou les buissons. Une belle occasion d'admirer ce sympathique rongeur.

    Ragondin - Pont de Gau

     

    Ragondin - Pont de Gau

     

    Comme vous avez pu le voir, le jour où nous étions au Parc ornithologique du Pont de Gau, nous avons eu un temps magnifique. Ce ne fut pas le cas le lendemain. Après une marche sous la pluie vers l'étang de Vacarès, nous partons pour Aigues-Mortes en voiture tout en scrutant les rizières qui défilent de part et d'autre de la chaussée. A cette saison, il est fréquent d'y apercevoir des Grues cendrées (Grus grus) en hivernage, nous aurons cette chance. Photos prises de loin sans quitter la voiture, avec une très mauvaise lumière.

    Grues cendrées - Camargue

     

    Grues cendrées - Camargue

     

    Grues cendrées - Camargue

     

    Avant d'arriver à Aigues-Mortes, sur les conseils d'Agnès, nous faisons un petit détour par la Tour Carbonnière, une tour médiévale plantée au milieu des marais. La météo maussade, les pins parasols, les quelques flamants roses qui se reflètent dans les eaux saumâtres donnent à ce lieu une atmosphère mystérieuse.

    Aigues-Mortes, un dimanche pluvieux de janvier, n'est pas un site très animé. En faisant le tour des remparts, cependant, j'ai l'opportunité de photographier une nouvelle espèce, le Pipit farlouse (Anthus pratensis). Ils sont quelques uns à explorer les flaques d'eau laissées par la pluie sur les étendues d'herbe qui bordent les fortifications côté étang. 

    Pipit farlouse - Aigues mortes

     

    Ici se termine ce petit panorama d'oiseaux et de mammifères de Camargue. Tous n'y sont pas, ce sera l'occasion d'y retourner.


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    Les Flamants roses (Phoenicopterus roseus) ont un régime alimentaire très particulier : ils se nourrissent d'invertébrés (majoritairement des crustacés) vivant dans la vase des eaux saumâtres. Les graines, plantes aquatiques et débris végétaux présents dans l'eau sont également consommés. Les 6 espèces de flamants, qui constituent la famille des Phoenicoptéridés, possèdent un bec à la forme unique chez les oiseaux, qui leur permet de filtrer l'eau et la vase pour capturer les minuscules proies qui constituent leur menu. La technique est au point mais prend beaucoup de temps : les flamants passent la majeure partie de la journée à se nourrir.

    Les Flamants roses passent à table

     

    Les pigments des minuscules crevettes ingérées en grande quantité par les flamants leur donnent cette magnifique robe de couleur rose,  qu'ils n'hésitent pas à salir pour accéder à la nourriture.

    Les Flamants roses passent à table

     

    Les Flamants roses passent à table

     

    Pour filtrer l'eau, le bec du flamant, dont l'intérieur est garni de sorte de peignes, est tenu à l'envers, la pointe vers l'arrière.  Le flamant aspire l'eau et la vase, puis la rejette ne gardant que les crustacés retenus par les peignes. Le principe se rapproche des fanons des Baleines.

    Les Flamants roses à table

     

    Les Flamants roses à table

     

    Les Flamants roses à table

     

    Les Flamants roses à table

     

    Les Flamants roses à table

     

    Les Flamants roses à table

     

    Toutes les photos de cet article ont été prises au Parc Ornithologique du Pont de Gau, à la mi-janvier de cette année. 


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    Au Parc Ornithologique du Pont de Gau, il n'y a pas que des Flamants roses. On peut aussi y observer très facilement plusieurs espèces de Hérons, qui trouvent ici des espaces spécialement aménagés pour faciliter leur nidification.

    Comme pour les flamants, le mois de janvier est le début de la période de reproduction pour les hérons. Les Aigrettes garzettes (Egretta garzetta) ont revêtu leur plumage nuptial qu'elles utilisent pour impressionner leur futur(e) partenaire mais aussi les voisins trop entreprenants. Chacun son nid après tout, même si on niche en colonie les uns sur les autres !

    Aigrette garzette - Pont de Gau

     

    Aigrette garzette - Pont de Gau

     

    Plus discret, un Bihoreau gris (Nycticorax nycticorax) se repose sur les buissons à l'entrée des sentiers. C'est la première fois que j'observe ce héron plutôt nocturne en France. Aux Etats-Unis par contre j'ai eu l'occasion de l'observer même en ville : à Denver (Colorado) il niche en colonie mixte au City Park, en compagnie d'Aigrettes neigeuses et de Cormorans à aigrette, alors qu'à New York on peut le croiser au bord des plans d'eau de Central Park.
     

    Bihoreau gris - Pont de Gau

     

    Les Hérons cendrés (Ardea cinerea) sont eux aussi en train de préparer le nid douillet de leur future progéniture. C'est Monsieur qui part à la recherche de branchages adéquats, et les apporte à Madame qui réalise l'agencement du nid. Une visite du parc au printemps doit aussi être fort sympathique, les nids étant assez proches des sentiers pour pouvoir observer les jeunes hérons.

    Héron cendré - Pont de Gau

     

    Héron cendre - Pont de Gau

     

    Héron cendré - Pont de Gau

     

    On rencontre aussi des Hérons garde-boeufs (Bubulcus ibis), petit héron blanc très commun dans la région, souvent observé près des troupeaux de chevaux et de taureaux camarguais. 

    Héron garde-boeufs - Pont de Gau

     

    Héron garde-boeufs - Pont de Gau

     

    A la fin du circuit, en arrivant près des bâtiments d'accueil, nous observons à nouveau les Aigrettes garzettes et Hérons garde-bœufs qui paradent et se chamaillent. A l'arrière du groupe se tient un oiseau blanc à l'allure un peu étrange pour un héron : il s'agit d'un Ibis sacré (Threskiornis aethiopicus), espèce originaire d'Afrique mais acclimatée dans plusieurs régions de France (sud Bretagne, Camargue). Des individus échappés de zoo se sont facilement adaptés dans notre pays et sont souvent considérés comme "invasifs", même si l'Ibis sacré est aussi un grand prédateur d'une autre espèce invasive des milieux humides, l'écrevisse de Louisiane. Par contre nous n'avons pas eu la chance d'observer le cousin autochtone de l'Ibis sacré, l'Ibis falcinelle, dont la présence en Camargue s'est fortement développée ces dernières années. Ce sera pour une autre fois.

    Ibis sacré - Pont de Gau

     

    Héron garde-boeufs - Pont de Gau

     

    Parmi les grands échassiers également observés durant ces 3 jours en Camargue, on peut noter les Cigognes blanches, dont quelques individus hivernent au Pont de Gau, et la Grande Aigrette, vue du côté du domaine de Méjanes et de l'étang de Vacarès, le lendemain, lors d'une mémorable balade sous la pluie. Et oui la Camargue n'a pas échappé cette année à la grisaille et l'humidité, même si nous avons eu de la chance avec le soleil le jour où nous étions au Parc Ornithologique. 


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