• Paris

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    Il y a quelques jours, l'exposition "Espèces en voie d'illumination" du Jardin des Plantes de Paris s'est achevée. Une promenade féérique, un énorme succès auprès du public, qui semble-t-il sera renouvelé fin 2019. Nous y avons fait un tour la semaine dernière, peut-être un peu trop tôt en soirée pour en profiter pleinement (avant 21h il y avait vraiment beaucoup de monde, à retenir pour la prochaine édition). Voici quelques photos prises au cours du parcours, dans le Jardin des Plantes puis dans la Ménagerie.

    Espèces en voie d'illumination

     

    Espèces en voie d'illumination

     

    Espèces en voie d'illumination

     

    Espèces en voie d'illumination

     

    Espèces en voie d'illumination

     

    Espèces en voie d'illumination

     

    Espèces en voie d'illumination

     

    Espèces en voie d'illumination

     

    Espèces en voie d'illumination

     

    Espèces en voie d'illumination

     

    Espèces en voie d'illumination


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    C'est fin novembre, après avoir admiré les photos de cet oiseau mythique sur le blog Ailes et Vies de Nathalie et Jean-Claude, que j'ai eu l'idée de repartir à la recherche du Tichodrome échelette (Tichodroma muraria) en Île-de-France. L'oiseau-papillon, comme on l'appelle parfois, est un passereau de la taille d'un moineau, très difficile à observer en été car il vit sur les parois rocheuses en haute montagne (entre 1000 et 3000 m d'altitude). La chance des ornithologues non adeptes de l'escalade, c'est qu'il descend souvent en plaine pour passer l'hiver, parfois assez loin de ses montagnes natales (Alpes et Pyrénées). C'est ainsi que presque chaque année un individu est repéré en Île-de-France, le plus souvent sur des châteaux, églises ou autres édifices en pierre qui lui rappellent ses falaises d'origine. Un Tichodrome fit par exemple un passage remarqué sur le Panthéon en 2004, un autre séjourna deux hivers de suite sur le château de Dourdan dans l'Essonne, autour de 2011.

    Donc fin novembre, je jette un œil sur le site www.faune-iledefrance.org, et je m'aperçois avec joie qu'un Tichodrome est observé régulièrement depuis une quinzaine de jours à la Roche Guyon dans le Val d'Oise.

    Première expédition, le 27 novembre. Quelques ornithologues et photographes sont déjà là. Belles observations aux jumelles, sur les façades du château, mais l'oiseau reste loin et les photos sont assez décevantes ... 

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Le 4 décembre, la météo prévoie beau temps, je décide donc d'une nouvelle expédition (La Roche Guyon est certes dans le 95 mais inaccessible en transport en commun, avec la circulation c'est presque 2 heures en voiture).

    A mon arrivée, le découvreur de l'oiseau, qui passe régulièrement voir son protégé, m'indique qu'il ne l'a pas vu de la matinée. Le château étant fermé au public pour l'hiver, il est maintenant plus difficile de voir l'oiseau, sauf s'il décide de venir explorer les façades visibles de l'extérieur, ou qu'il fait une halte sur l'église - où il est souvent observé l'après-midi. C'est vers 13 h que notre petit montagnard se montre sur le château, plus près que la dernière fois. L'oiseau parcourt les murs à la recherche d'insectes et d'araignées cachées dans les anfractuosités ... puis il disparaît à nouveau.

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Une heure plus tard, après un café bien mérité, voilà qu'on retrouve le Tichodrome, cette fois sur l'église, à quelques dizaines de mètres du château. Comme à son habitude, il préfère chasser les insectes côté ombre (ce qui ne facilite pas les photos). Restera-t-il tout l'hiver à la Roche Guyon ? Nul ne le sait, mais il a déjà acquit la célébrité, il a même eu le droit à un article dans le journal Le Parisien : La Roche-Guyon : un oiseau rare s’est installé au château.

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Cette expédition ornithologique bien sympathique m'a aussi permis de découvrir un fort joli village et une très belle région. Aux confins de l'Ile de France et de la Normandie, la Roche Guyon est bâtie au bord d'une boucle de la Seine, au pied des falaises de craie qui bordent toute la vallée. La commune fait partie du Parc Naturel Régional du Vexin Français

    Le château de la Roche Guyon vaut à lui seul la visite. Fermé au public pour la période hivernale, il faudra y retourner au beau jour. Les ruines d'un donjon et d'une ancienne forteresse dominent le site. Au pied de la falaise se trouve le château proprement dit, maintes fois remanié depuis les premières constructions semi-troglodytes du moyen-âge jusqu'au château que l'on voit de nos jours, datant principalement du XVIIIe siècle. Le château appartient à la famille de La Rochefoucauld depuis plusieurs siècles, mais il est depuis les années 1990 géré par le département du Val d'Oise en collaboration avec la commune de la Roche Guyon et le Parc Naturel Régional du Vexin Français. Ceci permet son ouverture au public une grande partie de l'année, l'organisation d'expositions et la sauvegarde de ce magnifique monument historique.

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    L'église paroissiale de la Roche-Guyon, située non loin du château, est elle aussi classée aux Monuments Historiques. Sa construction débute au XVe siècle mais elle est rapidement interrompue par la Guerre de Cent Ans. Finalement achevée au XVIe siècle elle mêle le gothique flamboyant avec des éléments Renaissance.

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    La Roche Guyon n'est pas le seul village du Vexin Français qui mérite une halte. En m'y rendant depuis Paris, j'ai par exemple eu l'occasion de traverser le village de Vétheuil, et d'admirer son église Notre-Dame, située en haut d'un grand escalier prolongeant la rue principale du village. Nous sommes ici au pays des impressionnistes, Claude Monet en particulier séjourna plusieurs années à Vétheuil et y peignit de nombreuses toiles.

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Aux portes de Paris, le Vexin Français renferme certainement bien d'autres jolis villages et sites naturels intéressants à explorer, si vous en connaissez n'hésitez pas à les indiquer en commentaire !


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    Le Parc départemental du Sausset est le 2ème plus grand espace vert de Seine-Saint-Denis. Facilement accessible par le RER B (station Villepinte), j'ai eu l'occasion d'y passer une matinée en mai dernier, en attendant ma fille qui passait un concours au Parc des Expositions. Le parc comprend différents types de milieu : bois, prairies, pelouses, massifs et zones humides. Pour ma part j'ai surtout exploré la partie sud du parc, vers l'étang de Savigny et le marais, dans l'espoir peut-être d'apercevoir un Blongios nain (Ixobrychus minutus), espèce peu commune de Héron qui niche depuis plusieurs années ici. Ce ne sera pas pour cette fois, mais j'ai tout de même fait de belles observations.

    Sur les pelouses fleuries de pâquerettes, de nombreuses Pies bavardes (Pica pica) sautillent et se chamaillent, tandis qu'une Gallinule poule-d'eau (Gallinula chloropus) montre à ses poussins comment trouver de la nourriture, sous l’œil indifférent des Bernaches du Canada - que l'on verra plus loin sur l'eau. La taille disproportionnée des pattes et surtout des doigts des bébés poules d'eau est toujours quelque chose d'amusant à observer.

    Pie bavarde - Parc du Sausset

     

    Galinulle poule d'eau - Parc du Sausset

     

    Gallinule poule-d'eau - Parc du Sausset

     

    Galinule poule-d'eau - Parc du Sausset

     

    On reste dans la famille des rallidés avec les Foulques macroules (Fulica atra), que l'on peut approcher ici de très près sans les perturber (l'avantage des oiseaux urbains). Pour eux aussi c'est la pleine saison de la reproduction, en faisant le tour du lac j'en ai trouvé au moins 3 familles.

    Foulque macroule - Parc du Sausset

     

    Foulque macroule - Parc du Sausset

     

    Foulque macroule - Parc du Sausset

     

    Foulque macroule - Parc du Sausset

     

    Foulque macroule - Parc du Sausset

     

    Dans les arbustes, de jeunes Mésanges bleues (Cyanistes caeruleus) font leurs premiers apprentissages en dehors du nid. Déjà aussi grande que les adultes, on les reconnaît à leur plumage plus terne (pas de calotte bleue vif ni de joues blanches) et à leur "sourire jaune" caractéristique des oisillons encore nourris par leurs parents.

    Mésange bleue - Parc du Sausset

     

    Avec le soleil et les beaux reflets, les Bernaches du Canada (Branta canadensis) sont ici très photogéniques. Vous comprendrez qu'après cela je n'ai pas éprouvé le besoin de m'attarder sur cette espèce lors de notre voyage aux Etats-Unis.

    Bernache du Canada - Parc du Sausset

     

    Bernache du Canada - Parc du Sausset

     

    Bernache du Canada - Parc du Sausset

     

    Pour photographier les Bernaches, la chance et la patience ne sont pas vraiment nécessaires, elles sont nombreuses, grosses et peu farouches. C'est une autre histoire pour le petit Grèbe castagneux (Tachybaptus ruficollis), beaucoup plus timide et prompt à plonger à tout moment pour réapparaître plusieurs mètres plus loin.

    Grèbe castagneux - Parc du Sausset

     

    A l'extrémité du lac, une zone plus sauvage avec des roseaux abrite des passereaux de la famille des fauvettes, pas évidents à identifier quand on n'a pas l'habitude, surtout qu'ils ont tendance à ne pas tenir en place. Heureusement au printemps ils chantent, et pour de nombreuses espèces cette activité se fait sur des perchoirs bien en vue. Au sommet d'un saule, voici une Hypolaïs polyglotte (Hippolais polyglotta).

    Hypolais polyglotte - Parc du Sausset

     

    Hypolais polyglotte - Parc du Sausset

     

    Dans les roseaux, une Rousserole effarvate (Acrocephalus scirpaceus), espèce que je retrouve un peu plus loin dans le marais, avec de meilleures conditions d'observation. Belle découverte car c'est la première fois que j'identifie et photographie cette espèce pourtant commune.

    Rousserole effarvatte - Parc du Sausset

     

    Rousserole effarvatte - Parc du Sausset

     

    Rousserole effarvatte - Parc du Sausset

     

    Dans le marais, faute de Blongios nain, je détecte ce Héron cendré (Ardea cinerea) immobile, à l'affût et bien camouflé dans la végétation.

    Héron cendré - Parc du Sausset

     

    Sur le chemin du retour vers la gare du RER, deux espèces bien connues, souvent repérée d'abord grâce à leur cri caractéristique : tout d'abord une Perruche à collier (Psittacula krameri), que l'on rencontre maintenant dans la plupart des parcs et jardins d'Ile-de-France, puis une Tourterelle turque (Streptopelia decaocto), espèce rare dans Paris intra-muros mais plutôt commune dès que l'on passe le périphérique.

    Perruche à collier - Parc du Sausset

     

    Tourterelle turque - Parc du Sausset

    Parmi les autres espèces vues mais non photographiées, des lapins de garenne, des corneilles noires, des sternes pierregarin avec leurs poussins sur une plateforme au milieu du lac, des canards colverts (pas tous d'origine sauvage),  un accenteur mouchet, un étourneau sansonnet juvénile, un grèbe huppé, des grands cormorans, un cygne tuberculé ...

    J'espère vous avoir apporté un peu de soleil en cette journée grise et froide, et vous avoir donné envie de visiter ce parc à la faune sauvage variée et facilement accessible surtout si vous vivez en Ile-de-France.


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    Le jardin des Grands Moulins dans le 13ème arrondissement est devenu en quelques années un des hauts lieux de l'ornithologie parisienne. D'une surface de seulement 1,2 hectare, il est petit par la taille mais grand par sa gestion écologique et sa biodiversité. C'est ainsi que des espèces inhabituelles dans la capitale y sont observées assez fréquemment. On peut citer par exemple la Fauvette grisette ou l'Hypolaïs polyglotte, sans oublier le Torcol fourmilier qui y séjourna en octobre 2014.

    Fin mars de cette année, c'est une Gorgebleue à miroir (Luscinia svecica) en halte migratoire qui a fait le bonheur des observateurs et photographes, pendant une dizaine de jour. L'espèce est très rarement observée à Paris : jusqu'à l'Atlas des oiseaux nicheurs de Paris (paru en 2010) les seules mentions de l'espèce dataient du 19ème siècle. Il a fallut attendre le 21ème siècle pour la revoir. Pour ma part, c'est la 2ème fois, puisque j'avais déjà eu la chance d'observer celle qui fit un passage éclair sur le Boulevard Richard Lenoir le 1er avril 2015 (et non ce n'était pas un poisson d'avril).

    Voici donc les photos de notre Gorgebleue sur les pelouses des Grands Moulins, prises entre 2 averses, les 27 et 28 mars dernier. Il s'agit d'un mâle, reconnaissable à sa gorge d'un bleu vif qui lui a donné son nom.

    La Gorgebleue à miroir des Grands Moulins

     

    La Gorgebleue à miroir des Grands Moulins

     

    La Gorgebleue à miroir des Grands Moulins

     

    La Gorgebleue à miroir des Grands Moulins

     

    La Gorgebleue à miroir des Grands Moulins

     

    La Gorgebleue à miroir des Grands Moulins

     

    La Gorgebleue à miroir des Grands Moulins

     

    La Gorgebleue à miroir des Grands Moulins

    Depuis l'oiseau a certainement rejoint son site de nidification et trouvé une compagne. Souhaitons-lui de nombreux et vigoureux petits oisillons.


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    L'hiver 2017-2018 a été marqué par une présence exceptionnelle dans notre pays d'oiseaux venus du nord, y compris dans la capitale : Grosbecs casse-noyaux, Tarins des aulnes mais aussi Sizerins flammés (Acanthis flammea). 

    Le Sizerin flammé est très rarement observé à Paris, L'Atlas des oiseaux nicheurs de Paris, paru en 2010, le cite comme occasionnel dans les années 1950, et ne mentionne aucune observation depuis. De même, sur le site http://www.faune-iledefrance.org on ne trouve des observations de l'espèce à Paris (hors Bois de Boulogne et Bois de Vincennes) que durant la saison qui vient de s'achever. On y découvre que le Sizerin flammé a été observé régulièrement cet hiver à plusieurs endroits de la capitale (13ème arrondissement, Trocadéro etc.), mais surtout au Parc Monceau où un individu a été vu dès début novembre 2017. A partir de la mi-février jusqu'à début avril, des groupes de Sizerins flammés y ont été observés pratiquement tous les jours, se nourrissant dans les Paulownias situés près de l'entrée sud du parc. Près d'une cinquantaine d'oiseaux ont été dénombrés le 3 mars 2018.

    Le Sizerin flammé est un petit passereau de la famille des Fringillidés (qui regroupe de nombreux passereaux granivores tels que les pinsons, verdiers, linottes, tarins, grosbecs, chardonnerets etc.). Légèrement plus grand qu'une mésange bleue, son plumage brun-gris strié le rend assez difficile à détecter dans les arbres où il aime se nourrir. On le reconnait cependant à son bec jaune et à sa calotte rouge. Les mâles ont la poitrine colorée de rouge carmin.

    Jusqu'à récemment les ornithologues considéraient que l'espèce Sizerin flammé comportaient plusieurs sous-espèces, la sous espèce cabaret étant nicheuse en Europe de l'Ouest (France, Grande-Bretagne etc.) alors que la sous espèce nominale flammea était plutôt nicheuse en Scandinavie, et faisait parfois quelques apparitions l'hiver dans nos contrées. Mais maintenant la plupart considère que ce sont 2 espèces différentes ... et les 2 auraient été vues en groupe mixte au Parc Monceau. Je vous avoue que je n'ai pas réussi à faire le tri dans les photos ci-dessous. Peut-être certains d'entres vous auront une idée sur la question ? Sachant que les photos ayant été prises en fin d'après midi, les teintes sont probablement un peu plus chaudes qu'en plein midi ...

     

    Les Sizerins du parc Monceau

     

    Les Sizerins du parc Monceau

     

    Les Sizerins du parc Monceau

     

    Les Sizerins du parc Monceau

     

    Les Sizerins du parc Monceau

     

    Les Sizerins du parc Monceau

     

    Les Sizerins du parc Monceau

     

    Les Sizerins du parc Monceau

     

    Les Sizerins du parc Monceau

     

    Les Sizerins du parc Monceau

     

    Les Sizerins du parc Monceau

     

    Les Sizerins du parc Monceau

     

    Les Sizerins du parc Monceau

     

    En conclusion, Sizerin cabaret ou Sizerin flammé, observer ces petits passereaux ne tenant pas en place dans un des plus beau parc de Paris a été un moment inoubliable, partagé par la communauté ornithologique parisienne, sur place et sur Internet. J'espère vous en avoir fait profiter un peu.


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