• Paris

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    Le jardin des Grands Moulins dans le 13ème arrondissement est devenu en quelques années un des hauts lieux de l'ornithologie parisienne. D'une surface de seulement 1,2 hectare, il est petit par la taille mais grand par sa gestion écologique et sa biodiversité. C'est ainsi que des espèces inhabituelles dans la capitale y sont observées assez fréquemment. On peut citer par exemple la Fauvette grisette ou l'Hypolaïs polyglotte, sans oublier le Torcol fourmilier qui y séjourna en octobre 2014.

    Fin mars de cette année, c'est une Gorgebleue à miroir (Luscinia svecica) en halte migratoire qui a fait le bonheur des observateurs et photographes, pendant une dizaine de jour. L'espèce est très rarement observée à Paris : jusqu'à l'Atlas des oiseaux nicheurs de Paris (paru en 2010) les seules mentions de l'espèce dataient du 19ème siècle. Il a fallut attendre le 21ème siècle pour la revoir. Pour ma part, c'est la 2ème fois, puisque j'avais déjà eu la chance d'observer celle qui fit un passage éclair sur le Boulevard Richard Lenoir le 1er avril 2015 (et non ce n'était pas un poisson d'avril).

    Voici donc les photos de notre Gorgebleue sur les pelouses des Grands Moulins, prises entre 2 averses, les 27 et 28 mars dernier. Il s'agit d'un mâle, reconnaissable à sa gorge d'un bleu vif qui lui a donné son nom.

    La Gorgebleue à miroir des Grands Moulins

     

    La Gorgebleue à miroir des Grands Moulins

     

    La Gorgebleue à miroir des Grands Moulins

     

    La Gorgebleue à miroir des Grands Moulins

     

    La Gorgebleue à miroir des Grands Moulins

     

    La Gorgebleue à miroir des Grands Moulins

     

    La Gorgebleue à miroir des Grands Moulins

     

    La Gorgebleue à miroir des Grands Moulins

    Depuis l'oiseau a certainement rejoint son site de nidification et trouvé une compagne. Souhaitons-lui de nombreux et vigoureux petits oisillons.


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    L'hiver 2017-2018 a été marqué par une présence exceptionnelle dans notre pays d'oiseaux venus du nord, y compris dans la capitale : Grosbecs casse-noyaux, Tarins des aulnes mais aussi Sizerins flammés (Acanthis flammea). 

    Le Sizerin flammé est très rarement observé à Paris, L'Atlas des oiseaux nicheurs de Paris, paru en 2010, le cite comme occasionnel dans les années 1950, et ne mentionne aucune observation depuis. De même, sur le site http://www.faune-iledefrance.org on ne trouve des observations de l'espèce à Paris (hors Bois de Boulogne et Bois de Vincennes) que durant la saison qui vient de s'achever. On y découvre que le Sizerin flammé a été observé régulièrement cet hiver à plusieurs endroits de la capitale (13ème arrondissement, Trocadéro etc.), mais surtout au Parc Monceau où un individu a été vu dès début novembre 2017. A partir de la mi-février jusqu'à début avril, des groupes de Sizerins flammés y ont été observés pratiquement tous les jours, se nourrissant dans les Paulownias situés près de l'entrée sud du parc. Près d'une cinquantaine d'oiseaux ont été dénombrés le 3 mars 2018.

    Le Sizerin flammé est un petit passereau de la famille des Fringillidés (qui regroupe de nombreux passereaux granivores tels que les pinsons, verdiers, linottes, tarins, grosbecs, chardonnerets etc.). Légèrement plus grand qu'une mésange bleue, son plumage brun-gris strié le rend assez difficile à détecter dans les arbres où il aime se nourrir. On le reconnait cependant à son bec jaune et à sa calotte rouge. Les mâles ont la poitrine colorée de rouge carmin.

    Jusqu'à récemment les ornithologues considéraient que l'espèce Sizerin flammé comportaient plusieurs sous-espèces, la sous espèce cabaret étant nicheuse en Europe de l'Ouest (France, Grande-Bretagne etc.) alors que la sous espèce nominale flammea était plutôt nicheuse en Scandinavie, et faisait parfois quelques apparitions l'hiver dans nos contrées. Mais maintenant la plupart considère que ce sont 2 espèces différentes ... et les 2 auraient été vues en groupe mixte au Parc Monceau. Je vous avoue que je n'ai pas réussi à faire le tri dans les photos ci-dessous. Peut-être certains d'entres vous auront une idée sur la question ? Sachant que les photos ayant été prises en fin d'après midi, les teintes sont probablement un peu plus chaudes qu'en plein midi ...

     

    Les Sizerins du parc Monceau

     

    Les Sizerins du parc Monceau

     

    Les Sizerins du parc Monceau

     

    Les Sizerins du parc Monceau

     

    Les Sizerins du parc Monceau

     

    Les Sizerins du parc Monceau

     

    Les Sizerins du parc Monceau

     

    Les Sizerins du parc Monceau

     

    Les Sizerins du parc Monceau

     

    Les Sizerins du parc Monceau

     

    Les Sizerins du parc Monceau

     

    Les Sizerins du parc Monceau

     

    Les Sizerins du parc Monceau

     

    En conclusion, Sizerin cabaret ou Sizerin flammé, observer ces petits passereaux ne tenant pas en place dans un des plus beau parc de Paris a été un moment inoubliable, partagé par la communauté ornithologique parisienne, sur place et sur Internet. J'espère vous en avoir fait profiter un peu.


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    En ce début mars, une troupe de sizerins flammés est signalées au Parc Monceau, un des plus beau parc de Paris. J'y suis donc allée, le mardi 6 mars, pour essayer d'immortaliser ces petits passereaux venus du Nord sur ma carte photo. Mais on ne fait pas toujours ce que l'on veut avec les animaux sauvages, on ne peut pas leur envoyer un texto pour prendre rendez vous.

    Alors pour paraphraser un célèbre proverbe, faute de Sizerins on photographie des Grives ... et on les écoute chanter. Le dégel a visiblement réveillé les envies de fonder une famille chez les oiseaux, les Grives musiciennes (Turdus philomelos) ce jour là étaient particulièrement actives et bruyantes (ce qui m'a enfin permis de fixer leur chant à l'intérieur de mon crâne). La Grive musicienne est la grive la plus commune à Paris, où elle apprécie surtout les grands parcs, de préférence assez calmes. L'Atlas des oiseaux nicheurs de Paris, paru en 2010, dénombrait de 60 à 100 couples nicheurs dans la capitale.

    Grives musiciennes au Parc Monceau

     

    Grives musiciennes au Parc Monceau

     

    Grives musiciennes au Parc Monceau

     

    Grives musiciennes au Parc Monceau

     

    Grives musiciennes au Parc Monceau

     

    Grives musiciennes au Parc Monceau

     

    Grives musiciennes au Parc Monceau

     

    Grives musiciennes au Parc Monceau

     

    Grives musiciennes au Parc Monceau

     

    A l'heure où j'écris ces lignes, les sizerins semblent encore venir régulièrement au Parc Monceau. Je peux déjà vous annoncer qu'hier 14 mars j'ai eu plus de chance puisque j'ai pu les observer pendant une bonne heure. A suivre dans un prochain article.


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    Il y a quelques jours nous avons eu de la neige à Paris, et elle a tenu (à moins de vivre dans une grotte ça n'a pas dû vous échapper). Neige dit jolies photos en perspective, avec des oiseaux rendus moins farouches par le froid et la difficulté à trouver de la nourriture. Jeudi matin je me suis donc dirigée vers le Jardin des Plantes et me suis cassée les dents sur les grilles : fermé jusqu'à nouvel ordre pour cause d'intempéries ! Idem aux Arènes de Lutèce, où je croise un agent de la mairie de Paris qui me dit qu'ils ne peuvent pas prendre de risque. Les quais de la Seine sont eux fermés pour cause de crue. Après avoir observé un moment les Corneilles et les Étourneaux qui traînent autour de la fac de Jussieu, je décide d'abandonner ... Et c'est en fin d'après-midi en revenant de chez le dentiste que j'ai fait quelques photos, avec le téléphone ! La première à la Pyramide du Louvre, les suivantes dans le square près de Notre-Dame, où un petit garçon partageait son goûter avec les Canards colverts (Anas platyrhynchos).

    Canard colvert - Musée du Louvre

     

    Canard colvert - Notre-Dame de Paris

     

    Canard colvert - Notre-Dame de Paris

     

    Canard colvert - Notre-Dame de Paris

     

    Canard colvert - Notre-Dame de Paris

     

    Canard colvert - Notre-Dame de Paris

     

    Bonhomme de neige et mouette rieuse

     

    Le lendemain je retourne faire un petit tour à Notre-Dame, avec l'appareil photo cette fois. Les Colverts et les Mouettes profitent de la crue, un Grand Cormoran juvénile se repose à l'extrémité de l'Île de la Cité, quelques Pigeons ramiers (Columba palumbus) et Corneilles noires (Corvus corone) recherchent de la nourriture dans ce monde devenu subitement hostile, alors que la neige se remet à tomber.

    Pigeon ramier - Notre-Dame de Paris

     

    Corneille noire - Notre-Dame de Paris

     

    Un peu déçu par l'ingéniosité déployée par les responsables d'espaces verts pour nous empêcher de profiter des parcs et jardins de la capitale lors de ce petit épisode neigeux, j'ai décidé de ressortir quelques photos prises autour de Paris pendant une véritable vague de froid, celle de février 2012, qui a duré toute la première quinzaine du mois, et pendant laquelle même à Paris on a frôlé les -20°C. Les vagues de froid sont l'occasion de rencontrer des espèces inhabituelles, en particulier sur les plans d'eau. 

    Première série au lac de Saint-Mandé dans le Bois de Vincennes : un couple de Canards pilets (Anas acuta) y avait élu domicile pendant plus d'un mois.

    Canard pilet - Bois de Vincennes

     

    Canard pilet - Bois de Vincennes

     

    Canard pilet - Bois de Vincennes

     

    Canard pilet - Bois de Vincennes

     

    Toujours au lac de Saint-Mandé, partiellement gelé, on retrouvait les habituels Tadornes casarca (Tadorna ferruginea), probablement issus d'oiseaux échappés de captivité, les Mouettes rieuses et les Foulques macroules (Fulica atra)

    Tadorne casarca - Bois de Vincennes

     

    Tadorne casarca - Bois de Vincennes

     

    Tadorne casarca - Bois de Vincennes

     

    Foulque macroule - Bois de Vincennes

     

    L'un des Hérons cendrés (Ardea cinerea) les moins farouches de Paris, celui du Parc de Bercy (distance de fuite par beau temps : environ 2 m) marchait sur l'eau. Son congénère du Jardin des Plantes venait au pain distribué aux corneilles par une habituée.

    Héron cendré - Parc de Bercy

     

    Toujours début février 2012, des Harles bièvres (Mergus merganser) sont signalées sur la Seine, près du Port à l'Anglais (communes de Vitry-sur-Seine et Alfortville), une rareté pour le 94 ! Ils sont accompagnés de Canards chipeaux (Mareca strepera), l'occasion de photographier mâles et femelles des 2 espèces.

    Les Harles bièvres sont des canards carnivores, dont le bec est particulièrement adapté à la capture des poissons. La femelle a la tête rousse alors que le mâle a la tête noire à reflets vert foncé.

    Harle bièvre - Vitry-sur-Seine

     

    Harle bièvre - Vitry-sur-Seine

     

    Le Canard chipeau possède une silhouette assez proche du Colvert, en moins coloré. Le mâle est gris avec un miroir blanc à l'aile. La femelle ressemble beaucoup à celle du colvert, elle s'en différencie par le miroir blanc à l'aile.

    Canard chipeau - Vitry-sur-Seine

     

    Canard chipeau - Vitry-sur-Seine

     

    Ici se termine ce petit voyage dans le froid. A bientôt pour d'autres aventures, profitez bien de l'hiver (vivement le soleil quand même). 


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    D'après Buffon, le Faucon crécerelle (Falco tinnunculus) nichait déjà sur les bâtiments parisiens au XVIIIe siècle. On peut lire dans l'Atlas des oiseaux nicheurs de Paris que l'espèce s'est ensuite raréfiée dans la capitale à partir de la fin du XIXe, pour réapparaître dans les années 1960 et devenir rapidement le rapace le plus commun à Paris (suivi depuis peu par l'Epervier d'Europe qui a franchi le périphérique dans les années 2000, alors que le Faucon pèlerin revient lui aussi, avec une première nidification en 2013 dans le 15ème arrondissement). 

    Revenons à notre petit Faucon crécerelle avec quelques photos. La première série a été prise à l'église Saint-Etienne-du-Mont près du Panthéon, en juin 2012. Un couple y nichait cette année là, et l'a fait au moins jusqu'en 2015.

    Faucon crécerelle - Eglise Saint-Etienne du Mont

     

    Faucon crécerelle - Eglise Saint-Etienne du Mont

     

    Faucon crécerelle - Eglise Saint-Etienne du Mont

     

    La 2ème série de photos a été prise au Jardin des Plantes lors de la sortie mensuelle du Corif en novembre 2017. Ce matin là nous avons eu la chance d'observer d'abord un mâle, qui s'est perché un moment dans le magnifique métasequoia du jardin alpin, paré de ses couleurs automnale. Et ensuite une femelle (ci-dessous), en montant vers le labyrinthe. Elle est restée un moment posée dans ce pin, puis, lassée d'être narguée par un Geai des chênes un peu insistant, elle s'en est allée. 

    Faucon crécerelle - Jardin des Plantes

     

    Faucon crécerelle - Jardin des Plantes

     

    Faucon crécerelle - Jardin des Plantes

     

    Faucon crécerelle - Jardin des Plantes

     

    A la campagne, le Faucon crécerelle se nourrit surtout de micro-mammifères, tandis qu'à Paris il s'est spécialisé dans les petits oiseaux et en particulier les moineaux. Mais rassurez-vous le faucon crécerelle n'est pas à l'origine de la diminution de nos populations de moineaux domestiques urbaines, ici encore c'est l'homme qui est à blâmer, la rénovation des bâtiments et l'aménagement des espaces verts supprimant les lieux de nidifications et de vie des moineaux (le moineau a besoin de cavités pour nicher et de buissons pour s'abriter).

    A bientôt pour de nouvelles découvertes, et en attendant profitez bien du soleil si vous en avez chez vous.


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