• Guadeloupe

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    Le Colibri huppé (Orthorhyncus cristatus) est le plus petit colibri présent en Guadeloupe. Comme on le voit moins aux mangeoires à nectar que le Colibri madère, et qu'il est très rapide, on l'avait assez peu photographié lors de notre premier séjour en 2017. Alors cette journée au Jardin Botanique de Deshaies fut vraiment fructueuse à ce niveau là. Le premier Colibri huppé que l'on rencontra s'intéressait à cette jolie fleur dont j'ignore toujours le nom, vers le début du parcours. 

    Les Colibris huppés

     

    Mais c'est au Jardin des simples, vers la fin de la visite, que l'on put les observer à loisir. Les plus facile à photographier, si l'on peut dire, étaient ceux de type femelle. Peut-être s'agissait il d'immatures, moins farouches, qui ont le même plumage que leur mère. Le Colibri huppé se reproduisant toute l'année, des individus de tout âge sont forcément présents et plus nombreux que les mâles adultes (c'est mon hypothèse). Revenons à la femelle du Colibri huppé : elle n'a donc pas de huppe, comme vous pouvez le voir sur les photos. Le dessus est vert avec de beaux reflets tandis que le dessous est gris clair.

    Les Colibris huppés

     

    Les Colibris huppés

     

    Les Colibris huppés

     

    Les Colibris huppés

     

    Les Colibris huppés

     

    Les Colibris huppés

     

    Les Colibris huppés

     

    Et voici maintenant le mâle. Le plumage est plus foncé, paraissant presque noir, mais c'est surtout sa huppe qui le caractérise. De face, sous un bon éclairage, la huppe prend une couleur irisée dans les bleu-vert (le genre de truc que l'on n'arrive à immortaliser que sur des photos floues ou mal cadrées, vous ne le verrez donc pas ici). Comme chez la femelle, le bec est plutôt court et les pattes sont minuscules. Le Colibri huppé arrive quand même à s'en servir pour butiner certaines fleurs à la géométrie compliquée, difficiles à atteindre en vol stationnaire.

    Les Colibris huppés

     

    Les Colibris huppés

     

    Les Colibris huppés

     

    Les Colibris huppés

     

    Voilà, c'était le dernier épisode de notre visite millésime 2019 au Jardin Botanique de Deshaies. Après la visite nous avons profité du planteur et de la langouste du restaurant panoramique, au dessus de la cascade (réservation conseillée lors de votre arrivée au jardin).


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    Après les oiseaux et autres bestioles rampantes ou volantes, voici quelques plantes et fleurs que nous avons pu découvrir au Jardin Botanique de Deshaies, en Guadeloupe. L'inventaire n'est pas exhaustif, il y a tellement à voir dans ce jardin. De plus les floraisons s'échelonnent tout au long de l'année. Nous y étions en mars, en théorie la saison sèche, la végétation est probablement un peu moins luxuriante à cette saison là qu'à la saison des pluies.

    Le Jardin est divisé en différents "mondes" que l'on parcours les uns après les autres : "Le monde de l'Asie tropicale", "Le monde caribéen", "Le monde des explorateurs" etc. On peut juste se régaler et admirer, ou s'informer grâce aux nombreux panneaux explicatifs. Ou comme nous chercher des oiseaux à photographier au cœurs des massifs ...

    Non loin de la volière des Loriquets, au début de la promenade, le sentier dessine une courbe autour de l'un des arbres les plus impressionnant du jardin, familièrement appelé Fromager (Ceita pentandra). Originaire d'Amérique centrale et des Antilles, où il est considéré comme sacré, cet arbre est ici chez lui.

    Fromager

     

    Flore de Guadeloupe et d'ailleurs au Jardin Botanique

     

    Les plantes épiphytes (se dit de végétaux qui utilisent d'autres végétaux, en général des arbres, comme support, sans en être des parasites), sont caractéristiques des forêts tropicales. On y trouve en particulier de nombreuses espèces de fougères, d'orchidées ou encore de broméliacées comme le Tillandsia cyanea ci-dessous. Cette plante aux inflorescences en forme de raquettes roses, sur lesquelles apparaissent les unes après les autres des fleurs bleues violacées, est originaire des forêts de l'Equateur.

    Flore de Guadeloupe et d'ailleurs au Jardin Botanique

     

    La traque des Colibris permet de photographier les fleurs qui les attirent (ces butineurs fous sont tellement rapides qu'on se retrouvent avec plus de photos de fleurs que de colibris). C'est ainsi que la fleur ci-dessous fut photographiée. Très jolie mais je ne connais pas son nom.

    Flore de Guadeloupe et d'ailleurs au Jardin Botanique

     

    La rose de porcelaine (Etlingera elatior) est une des stars du Jardin botanique. Originaire de Malaisie, elle s'est si bien adaptée en Guadeloupe, dont elle apprécie les sols riches et humides, qu'on la trouve maintenant à l'état sauvage dans les forêts de l'île. La plante est grande, les feuilles peuvent atteindre 4 à 5 mètres de haut. Aux Antilles, elle fleurit toute l'année. Et c'est bien cette fleur, à l'aspect si particulier, semblant presque artificielle, qui lui a valu ce surnom de rose de porcelaine.

    Flore de Guadeloupe et d'ailleurs au Jardin Botanique

     

    Comme la rose de porcelaine, le gingembre rouge (Alpinia purpurata) est une espèce de plante herbacée vivace originaire d'Asie du sud-est et d'Océanie. C'est une fleur couramment cultivées aux Antilles, en particulier pour la confection de bouquets.

    Flore de Guadeloupe et d'ailleurs au Jardin Botanique

     

    Sous une pergola entourée de brumisateurs - pour le plus grand plaisir des enfants - pendent ces fleurs que je n'ai pas su identifier. De loin, comme la rose de porcelaine, elles semblent artificielles, mais non, ce n'est pas une déco en plastique de mauvais goût, ce sont vraiment des fleurs. La couleur est particulièrement étonnante !

    Flore de Guadeloupe et d'ailleurs au Jardin Botanique

     

    Pour terminer la promenade, je vous laisse vous régaler avec quelques orchidées. Il y en a partout dans le jardin, elles ont vraiment l'air de s'y plaire. 
     

    Flore de Guadeloupe et d'ailleurs au Jardin Botanique

     

    Flore de Guadeloupe et d'ailleurs au Jardin Botanique

     

    Flore de Guadeloupe et d'ailleurs au Jardin Botanique

     

    Flore de Guadeloupe et d'ailleurs au Jardin Botanique

     

    Flore de Guadeloupe et d'ailleurs au Jardin Botanique

     

    Voilà, c'était un petit aperçu de la richesse des collections de plantes du Jardin Botanique de Deshaies. Nous y reviendrons dans un prochain article, puisqu'il s'agira d'une série consacrée au plus petit colibri de Guadeloupe. Et qui dit colibris dit forcément fleurs ... 


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    Le Jardin Botanique de Deshaies se trouve sur les hauteurs de la commune de Deshaies, en direction de Pointe-Noire, à l'ouest de Basse-Terre. Ancienne propriété de Coluche, le jardin présente une riche collection de plantes tropicales en provenance des 4 coins du monde. Le circuit permet aussi d'observer des animaux, certains en captivité comme les Flamants des Caraïbes, les Aras ou les Carpes koï qui nagent dans le bassin à l'entrée du parc, et beaucoup d'autres, en totale liberté, qui font partie de la faune guadeloupéenne.

    Comme je ne suis pas sûre que l'on pourra se rendre en Australie de sitôt, je vous emmène pour commencer dans la volière des Loriquets de Swainson (Trichoglossus moluccanus). Ces petits perroquets vivent à l'état sauvage sur la côte est de l'Australie. Comme les Colibris, que l'on rencontrera plus tard dans le jardin, les Loriquets se nourrissent du nectar des fleurs. Pour cela ils utilisent leur langue en forme de pinceau. Au Jardin Botanique, les soigneurs leur donnent du nectar et des fruits. Ces Loriquets ont l'habitude des humains, ils sont très peu farouches et c'est un plaisir de leur rendre visite dans leur grande volière.
     

    Les habitants du Jardin botanique de Deshaies

     

    Les habitants du Jardin botanique de Deshaies

     

    Passons maintenant à la faune locale, assez facile à observer pour de nombreuses espèces. Le jardin étant ouvert toute l'année, les animaux qui y vivent ont l'habitude des humains. Voici tout d'abord un petit Anoli, le lézard typique de l'île, qui change de couleur suivant l'endroit où il se trouve. Un compagnon appréciable pour vous débarrasser des moustiques.

    Les habitants du Jardin botanique de Deshaies

     

    En Guadeloupe, on rêve toujours de voir des Colibris, même si on en a déjà photographié des dizaines. Alors lorsque qu'un animal volant de quelques centimètres s'approche en trombe des massifs de fleurs, de suite on brandit l'appareil photo, pour s'apercevoir finalement qu'il s'agit d'une abeille, mais pas n'importe quelle abeille : un énorme insecte vrombissant et tout noir, ressemblant d'assez près à nos abeilles charpentières, et que tout les Guadeloupéens appellent affectueusement "Vonvon". Il s'avère que la bête est encore plus difficile à photographier qu'un colibri !

    Les habitants du Jardin botanique de Deshaies

     

    Les habitants du Jardin botanique de Deshaies

     

    Dans les grands arbres du jardins, on fini par repérer le seul oiseau endémique strict de l'île, le Pic de la Guadeloupe (Melanerpes herminieri), en général au bruit qu'il fait en tapant sur les tronc d'arbre. Une seule photo ici, en souvenir de la rencontre. Nous avions fait de plus belles photos de l'espèce au Jardin des Colibris il y a deux ans.

    Les habitants du Jardin botanique de Deshaies

     

    Tout sombre comme le Pic de la Guadeloupe mais beaucoup moins furtif, voici un oiseau que j'ai eu un peu de mal à identifier en triant mes photos. Au début, j'avais pensé au Quiscale merle, mais la couleur des yeux ne colle pas : en effet, chez le mâle adulte de Quiscale merle, les yeux sont très clairs, ce qui n'est pas le cas ici. Cependant j'étais dans la bonne famille, celle des Ictéridés ou Blackbird. Il s'agit en fait d'un Vacher luisant (Molothrus bonariensis), espèce que j'ai aussi rencontrée à Santiago du Chili en 2019.

    Les habitants du Jardin botanique de Deshaies

     

    Les habitants du Jardin botanique de Deshaies

     

    Les habitants du Jardin botanique de Deshaies

     

    Les habitants du Jardin botanique de Deshaies

     

    La Colombe à croissants (Geotrygon mystacea) est une espèce endémique des Antilles, peu commune et qui vit en général dans les forêts denses des montagnes. Aussi c'est avec plaisir que lors de cette visite on la retrouve dans le village des Perroquets, comme deux ans auparavant. La Colombe à croissants est une grosse colombe trapue, presque aussi grande qu'un Pigeon de ville. On profite d'être là pour saluer Roger, l'Ara bleu mascotte du Jardin Botanique.

    Les habitants du Jardin botanique de Deshaies

     

    Une autre espèce de Colombidés fréquente le village des Perroquets (et profite de la nourriture donnée aux Aras), il s'agit de la Tourterelle à queue carrée (Zenaida aurita), bien plus commune que la précédente puisqu'on la rencontre à peu près partout en Guadeloupe, y compris en ville et sur les plages. 

    Les habitants du Jardin botanique de Deshaies

     

    Les habitants du Jardin Botanique

     

    Dans le précédent article, je vous avais promis de nouvelles photos du Saltator gros-bec (Saltator albicollis), les voici. Photos prises près du jardin des simples et du snack, après une grosse séance photo avec les Colibris huppés, que je vous présenterai une autre fois.

    Les habitants du Jardin Botanique

     

    Les habitants du Jardin Botanique

     

    Les habitants du Jardin Botanique

    On continue la visite très bientôt avec cette fois un aperçu de la flore du jardin, qui nous fera voyager dans toute la zone tropicale de notre belle planète.


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    Comme cette année la plupart d'entre nous n'a pas pu profiter de l'été pour voyager au loin, je vous propose en cette période de rentrée de partir pour quelques temps en Guadeloupe. Les photos de cet article et des suivants ont été prises en mars 2019, un an avant la fin du monde d'avant.

    Comme en 2017, nous avons séjourné au Jardin des Colibris à Deshaies, au nord-ouest de Basse-Terre. Pour commencer voici quelques un des oiseaux et autres bêtes rencontrés près de notre logement, pas forcément les plus assidus pour réclamer de la nourriture ou venir aux mangeoires à sucre (je pense aux Sucriers à ventre jaune, aux Sporophiles rougegorge ou Pères noirs et bien sûr aux Colibris madères, espèces que l'on avaient toutes abondamment photographiées lors de notre précédent séjour) mais des espèces plus discrètes (quoique ça dépend lesquelles).

    Voici d'abord un petit Sporophile cici (Tiaris bicolor), une femelle ou un juvénile, car le mâle a la tête, le cou et la poitrine noire. Ce passereau discret se nourrit de graines, essentiellement de graminées, d'où son surnom de "mangeur d'herbe". L'individu ci-dessous nous a fait une belle démonstration de sa technique de récupération de graines à l'intérieur d'une herbe. Vous pouvez être tranquille si vous en voyez près des habitations, ils viennent rarement mettre le bazar sur votre plan de travail en votre absence, contrairement aux Sporophiles rougegorge.

    Une semaine à Deshaies

     

    Une semaine à Deshaies

     

    Le Trembleur brun (Cinclocerthia ruficauda) est bien moins discret. Déjà il est beaucoup plus grand, de la taille d'un merle, et puis il s’intéresse de près à tout ce que vous mangez (surtout les fruits). Sa queue dressée et son tremblement caractéristique, ailes alternativement pendantes puis remontées, fait qu'on ne peut le confondre avec aucun autre oiseau dans cette partie des Antilles. C'est un oiseau typique de la forêt humide, qui se plaît bien au Jardin des colibris, où la végétation est aussi luxuriante que dans les forêts du centre de Basse-Terre.

    Une semaine à Deshaies

     

    On est toujours content de pouvoir photographier un Saltator gros-bec (Saltator albicollis), car sa discrétion et sa couleur mimétique qui le rend indétectable dans le feuillage le font souvent passer inaperçu, surtout lorsqu'on est entouré d'une troupe de Sucriers à ventre jaune qui captent toute l'attention du photographe. On verra aussi des Saltators gros-bec au Jardin Botanique de Deshaies, dans de meilleures conditions.

    Une semaine à Deshaies

     

    La Guadeloupe c'est aussi les poules en liberté, redoutables prédateurs de scolopendre (la seule bestiole vraiment désagréable de l'île avec les moustiques). Le Jardin des colibris hébergent plusieurs poules et coqs, partagés avec le voisinage. Certaines sont accompagnées de petits poussins trop craquants. La destination est à évitez pour ceux qui ne supportent pas d'être réveillés par le chant du coq ! 

    Une semaine à Deshaies

     

    Une semaine à Deshaies

     

    Au bord du chemin qui mène au Jardin des Colibris, une friche herbacée offre un terrain de chasse de premier choix aux Tyrans gris (Tyrannus dominicensis), de gros passereaux insectivores que l'on avait déjà vu ici deux ans avant, ce qui n'est pas étonnant car l'oiseau est très territorial. La nidification commence en mars aux Antilles, les 2 individus observés étaient selon toute probabilité un couple envisageant de fonder une famille dans les alentours. Pour plus d'informations sur l'espèce, voir la fiche espèce sur Oiseaux.net

    Une semaine à Deshaies

     

    Une semaine à Deshaies

     

    Lors de ce nouveau séjour nous n'avons pas observé beaucoup de nouvelles espèces d'oiseaux, déjà sur une île le nombre d'espèces est en général plus faible que sur le continent (en Guadeloupe 271 espèces différentes ont été répertoriées, contre 578 en France métropolitaine et 1109 au Mexique, pour rester en Amérique centrale), et puis là n'était pas le but principal de nos vacances pour cette fois. Voici donc la nouvelle espèce que nous avons pu furtivement apercevoir au Jardin des colibris cette semaine là : il s'agit du Merle à lunettes (Turdus nudigenis), ainsi nommé à cause de son cercle oculaire jaune vif. Ce merle est assez commun dans les plaines boisées du nord de l'Amérique latine (de la Colombie au Brésil) ainsi qu'aux Petites Antilles. La Guadeloupe, où il est peu commun, semble être la limite nord de sa répartition. Alors bien sûr j'aurais préféré rencontrer la Grive à pieds jaunes, endémiques de 4 îles des Petites Antilles (Guadeloupe, Montserrat, Saint-Lucie et la Dominique), mais le Merle à lunettes c'était bien aussi ! Les photos ne sont pas extraordinaires mais ce sont les seules que nous avons pu prendre. Il n'est pas repassé le reste de la semaine.

    Une semaine à Deshaies

     

    Une semaine à Deshaies

     

    Au Jardin des colibris, il n'y a pas que des oiseaux, on rencontre aussi des Bernard l'hermite terrestres de belle taille. Aux heures chaudes de la journée ils se cachent sous les cases ou dans les feuilles mortes. On les aperçoit plutôt en début de matinée ou en soirée, quand ils sortent à la recherche de nourriture. Presque tous les aliments font l'affaire, fruits, légumes, charogne, déchets animaux et végétaux (enfin ce n'est pas une raison pour lancer n'importe quoi dans la nature : notre crustacé à coquille ne mange pas les bouteilles vides, les papiers gras, les masques usagés, les mégots etc.). Adultes, ces Bernard l’hermite peuvent vivre à plusieurs kilomètres de la mer, et n'y retournent que pour se reproduire. Ils ont l'air lents comme ça, mais attention, ils peuvent avoir disparu le temps d'aller chercher l'appareil photo !

    Une semaine à Deshaies

     

    Lorsque vient le moment de la ponte, madame Bernard l'hermite se rendra à la plage. A Deshaies, elle aura l’embarra du choix, tout comme nous. La plus grand plage de Deshaies (et de Guadeloupe) est celle de Grande Anse. Sable fin couleur caramel, palmiers, eau à température idéale, en arc de cercle sur un kilomètre de long, chacun pourra y trouver un coin tranquille où poser sa serviette.

    Une semaine à Deshaies

     

    Une semaine à Deshaies

     

    La semaine passe vite, le dernier soir nous avons le droit à un magnifique cocher de soleil depuis notre terrasse. C'est sûr, si nous en avons la possibilité, nous reviendrons au Jardin des Colibris ! 

    Une semaine à Deshaies

     

    Le lendemain, avant de nous rendre à l'aéroport, une pause pique-nique à la plage d'Anse Caraïbe sur la commune de Pointe-Noire (ce n'est pas le chemin le plus court mais l'endroit est vraiment tranquille). Cette fois ci il n'y avait pas de Pélicans, seulement des Sternes au loin sur les bouées et les barques.

    Une semaine à Deshaies

     

    Dans les prochains articles, nous irons nous promener au Jardin Botanique de Deshaies, situé à deux pas du Jardin des Colibris. En attendant, je souhaite une bonne rentrée à tous ceux qui reprennent le chemin de l'école, du bureau ou de toute autre activité.


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    Avant de quitter la Guadeloupe pour d'autres cieux, voici quelques oiseaux rencontrés aux abords du Jardin des Colibris et un peu plus loin.

    Une petite friche borde le chemin d'accès au jardin, c'est le terrain de jeu favori du Tyran gris (Tyrannus dominicensis) : les buissons servent de perchoir et lui permettent de repérer les insectes qui vivent dans les herbes hautes. On peut aussi apercevoir des Tyrans gris en bordure d'un champ, sur les fils électriques ...

    La fiche espèce récemment rédigée vous donnera plus d'informations sur cet oiseau omniprésent en Guadeloupe : http://www.oiseaux.net/oiseaux/tyran.gris.html.

     

    Tyran gris - Deshaies

     

    Tyran gris - Deshaies

     

    Tyran gris - Deshaies

     

    Tyran gris - Deshaies

     

    La plupart des espèces de tourterelles et de pigeons aiment picorer de petits cailloux sur les chemins. C'est le cas de cette Tourterelle à queue carrée (Zenaida aurita), l'espèce de tourterelle la plus commune en Guadeloupe, que nous avons déjà rencontrée en bord de mer du côté de Pointe Noire et au Jardin botanique de Deshaies.

    Tourterelle à queue carrée - Deshaies

     

    Face à la friche, de l'autre côté du chemin, il y a une sorte de pépinière, avec plante en pots, serres, et plantations, peut-être une annexe du jardin botanique. C'est à cet endroit que nous avons pu observer un autre colombidés, la Colombe à queue noire (Columbina passerina), également commune mais beaucoup plus difficile à repérer. C'est probablement la plus petite colombe du monde : comme son nom latin l'indique, elle est de la taille d'un moineau domestique. Généralement observée en couple, elle passe son temps au sol, où sa petite taille et son plumage écailleux la font passer inaperçue. 

    Colombe à queue noire - Deshaies

     

    Colombe à queue noire - Deshaies

     

    Colombe à queue noire

     

    Dans les herbes non loin de là, des Sporophiles cici (Tiaris bicolor). Ce petit passereau granivore se reconnait à la teinte vert olive de son dos et à ses pattes roses. Bien que très commun comme son cousin le Sporophile rougegorge, le Sporophile cici s'observe moins facilement : plus farouche, il apprécie les zones herbeuses pourvues de buissons permettant de se cacher en cas de danger, tandis que le Sporophile rougegorge squattera votre cuisine à la recherche de miettes.

    Sporophile cici - Deshaies

     

    Pour terminer cette petite série, voici un Moqueur corossol (Margarops fuscatus) rencontré lors d'une halte sur le chemin de l'aéroport (on avait du temps, on a fait quelques détours) : visiblement préposé à l'accueil sur le parking de la Cascade aux écrevisses (route de la Traversée), il prenait la pause pour les photographes ...

    Autour du Jardin des Colibris

     

    Autour du Jardin des Colibris

     

    Ici se termine (pour l'instant) cette série d'articles sur la Guadeloupe, destination que je recommande vivement à cette saison si vous êtes en manque de soleil et de chaleur. Sinon, moins loin, il y a la Camargue, on en reparlera bientôt ... 


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