• Guadeloupe

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    Lors de notre arrivée au Jardin des Colibris à Deshaies en Guadeloupe, ce ne sont pas les colibris que l'on a vu et entendu en premier, mais les Sucriers à ventre jaune (Coereba flaveola). Ces passereaux incontournables aux Antilles sont bruyants, toujours en mouvement et très voyants : ventre jaune contrastant avec le dessus noir, sourcil blanc et marque rouge à la base du bec. De plus, alors que les colibris sont plutôt solitaires, les sucriers aiment être en groupe. Peu farouches, ils attendent que l'on garnissent les mangeoires d'eau sucrée et de fruits biens mûrs dont ils se régalent.

    Le Sucrier à ventre jaune se nourrit essentiellement de nectar et de fruit, mais contrairement aux colibris il ne participe pas à la pollinisation des fleurs. En effet son bec étant trop court, il chaparde le nectar en perçant la base des fleurs (de la même façon que les Percefleurs dont je vous ai parlé ici : 10 août 2015 : Alpagas, percefleur et flamants). Présent dans toutes les Antilles, en Amérique centrale et du Sud, il est bizarrement absent de Cuba.

    Leur ventre jaune et leur espièglerie ont ensoleillé notre séjour même les jours de pluie. Il suffisait que l'on dépose quelques morceaux de banane dans la demi noix de coco suspendue sur la terrasse pour assister à une cohue digne des heures de pointe dans le métro.

    Je vous laisse profiter des photos, et consulter la fiche de l'espèce sur Oiseaux.net si vous souhaitez en savoir plus : http://www.oiseaux.net/oiseaux/sucrier.a.ventre.jaune.html.

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    Les Sucriers à ventre jaune 

     

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    L'actualité récente avec le passage du cyclone Irma sur les Antilles cette semaine nous a bien sûr frappé d'autant plus que nous avons visité cette région il y a seulement quelques mois. Les nouvelles de la Guadeloupe sont plutôt bonne heureusement.

    Un ouragan de cette force est un drame humain mais aussi une épreuve pour la nature locale. Les Colibris et Sucriers sont en particulier très sensibles aux cyclones car ils se nourrissent essentiellement de nectar et leur métabolisme très rapide ne leur permet pas de rester sans manger plus de 24h. Bien souvent suite à un cyclone destructeur, les populations d'oiseaux se reconstituent à partir d'individus venues d'îles proches moins frappées par l'ouragan. Un article intéressant à ce sujet : http://www.faune-guadeloupe.com/article-5345387.html.

    Je termine en souhaitant beaucoup de courage à tous nos amis Antillais et en particulier aux habitants de Saint-Martin et de Saint-Barthélémy, ainsi qu'à tous les secours qui se rendent sur place.


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    Le Pélican brun (Pelecanus occidentalis) est une des espèces que je souhaitais absolument observer en Guadeloupe, surtout que lors de notre séjour au Pérou en 2015 nous avions fait l'impasse sur le bord de mer, Paracas et les îles Ballestas et donc raté le Pélican thage, cousin du Pélican brun.

    Ces grands oiseaux, appelés par les Guadeloupéens "Grands Gosiers" ne sont finalement pas très difficiles à trouver et à observer de près. Il suffit de se rendre sur le bord de mer, de préférence dans un port de pêche. Pourtant, les Pélicans ont été en grand danger d'extinction il y a quelques dizaines d'années, avant l'interdiction du DDT. Le Pélican est au sommet de la chaîne alimentaire, et comme chez les rapaces, cet insecticide se concentrait dans leur organisme et fragilisait la coquille de leurs œufs. Heureusement ce produit a été interdit dans de nombreux pays en particulier pour les usages agricoles, ce qui a permit aux Pélicans de retrouver un peu de prospérité. Le Pélican brun niche à nouveau à la Guadeloupe depuis une dizaine d'année.

    La première série de photos, ci-dessous, a été prise au niveau du port de Baille-Argent, commune de Pointe-Noire.


    Pélican brun - Pointe-Noire

     

    Le Pélican brun adulte en période inter-nuptiale a la tête et le cou blanc, le corps étant entièrement gris brun foncé, tant sur le dessus que sur le dessous. Le juvénile quant à lui est tout brun avec le ventre clair.

    Pélican brun - Pointe-Noire

     

    Pélican brun - Pointe-Noire

     

    Pélican brun - Pointe-Noire

     

    Pélican brun - Pointe-Noire

     

    Le Pélican brun a une  technique de pêche très particulière : il vole à plusieurs mètres au dessus de l'eau afin de repérer ses proies, puis il plonge subitement la tête la première d'une hauteur pouvant aller jusqu'à 7 mètres, pour tomber exactement sur le poisson convoité.

    Pélican brun - Pointe-Noire

     

    En période nuptiale, la nuque et le cou de l'adulte se parent d'une belle coloration rousse. Nous avons longuement observé l'individu ci-dessous, dans toutes les phases de pêche et de vol.

    Pélican brun - Pointe-Noire

     

    Pélican brun - Pointe-Noire

     

    Pélican brun - Pointe-Noire

     

    Pélican brun - Pointe-Noire

     

    Pélican brun - Pointe-Noire

     

    Pélican brun - Pointe-Noire

     

    Un juvénile se repose sur les rochers. Les Pélicans bruns ne sont absolument pas farouches sur leur site de repos et de pêche, par contre ils sont très sensibles au dérangement sur leur site de nidification.
     

    Pélican brun - Pointe-Noire

     

    Deuxième petite série de photos, prises sur la plage d'Anse Caraïbe. On voit bien la différence de plumage entre les deux Pélicans, l'un étant en plumage nuptial alors que l'autre non. Ce dernier a bien voulu nous montrer la poche sous son bec.

    Pélican brun - Anse Caraïbe

     

    Pélican brun - Anse Caraïbe

     

    Pélican brun - Anse Caraïbe

     

    Pélican brun - Anse Caraïbe

     

    Pélican brun - Anse Caraïbe

     

    Pélican brun - Anse Caraïbe

     

    Vous pouvez retrouver les Pélicans bruns ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/pelican.brun.html

    Dans le prochain article de la série nous retournerons au Jardin des colibris pour observer les sucriers.


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    Deuxième jour de notre séjour en Guadeloupe en mars dernier. Le temps est couvert et il pleut (oui je sais en mars théoriquement il fait beau et sec en Guadeloupe, mais il faut savoir une chose : dès que nous arrivons en vacances quelque part, les conditions météo se dégradent ! Aussi je vous déconseille de passer vos vacances avec nous si vous voulez avoir beau temps). Nous décidons quand même d'aller explorer la côte au sud de Deshaies, ce n'est pas quelques gouttes qui vont décourager une Bretonne. Les photos ne sont peut-être pas super lumineuses, mais nous avons fait de belles rencontres.

    Au détour d'un virage, nous apercevons un passereau tout gris perché sur un poteau. Il s'agit d'un Tyran gris (Tyrannus dominicensis) appelé Pipirite en créole. Facile à observer car toujours perché bien en vue à l’affût d'insectes à capturer, c'est aussi le premier à chanter le matin, si bien qu'aux Antilles l'expression "au Pipirite chantant" désigne une activité très matinale. 

    Tyran gris - Pointe-Noire

     

    Le petit port de pêche de Baille-Argent sur la commune de Pointe-Noire est très fréquenté par certains oiseaux qui attendent le retour des pêcheurs. Ce Héron garde-boeufs (Bubulcus ibis) semble connaître tous les recoins des installations destinées à la préparation du poisson. 

    Héron garde-boeufs - Pointe-Noire

     

    Héron garde-boeufs - Pointe-Noire

     

    Héron garde-boeufs - Pointe-Noire

     

    Héron garde-boeufs - Pointe-Noire

     

    Dans le bourg de Pointe-Noire, nous retrouvons un Quiscale merle (Quiscalus lugubris) mâle, espèce que nous avons aussi observée au Jardin des colibris. Le Quiscale merle est un oiseau peu farouche, qui s'adapte bien au milieu urbain, cette adaptation étant facilitée par son régime alimentaire très varié (en résumé : il peut manger n'importe quoi).

    Quiscale merle - Pointe-Noire

     

    Quiscale merle - Pointe-Noire

     

    Quiscale merle - Pointe-Noire

     

    Toujours sur le bitume de la rue principale de Pointe-Noire, nous apercevons une tourterelle qui nous semble bien familière : vous avez bien vu, c'est une Tourterelle turque (Streptopelia decaocto). On les retrouvera sur la plage (2ème photo). Mais que fait cette espèce européenne ici en Guadeloupe ? Nous savons qu'elle a colonisé l'Europe par ses propres moyens depuis l'Asie, mais elle n'a atteint les Antilles que depuis quelques dizaines d'années, cette fois introduite plus ou moins accidentellement par l'homme. Dans le cas de la Guadeloupe, c'est un éleveur qui a lâché ses oiseaux au moment de l'évacuation de Basse-Terre lors de l'éruption de la Soufrière en 1976, afin de les sauver d'une mort certaine. Une bonne action mais depuis l'espèce s'est répandue sur l'île, entrant en concurrence avec les Tourterelles locales, ce qui pourrait être problématique pour ces dernières.

    Tourterelle turque - Pointe-Noire

     

    Tourterelle turque - Pointe-Noire

     

    Pour la pause déjeuner nous choisissons la petite plage d'Anse Caraïbe sur la commune de Bouillante. Ici les Tourterelles locales sont plus nombreuses que les Tourterelles turques. Cette espèce se nomme la Tourterelle à queue carrée (Zenaida aurita), répandue dans toutes les Antilles et même sur les côtes du Yucatan au Mexique. De loin elle semble assez terne, mais de près on découvre les jolies teintes pastel de son plumage.

    Tourterelle à queue carrée - Pointe-Noire

     

    Tourterelle à queue carrée - Pointe-Noire

     

    Dans les arbres qui bordent la plage, quelques passereaux jouent à cache-cache avec nos appareils photos. Ci-dessous une Paruline jaune (Setophaga petechia), une des Parulines ou Fauvettes du Nouveau-Monde parmi les plus communes aux Antilles. 

    Paruline jaune - Pointe-Noire

     

    Puis nous retrouvons un Saltator gros-bec (Saltator albicollis), espèce déjà rencontrée au Jardin des colibris, occupé à une de ses activités favorites : la dégustation de fleurs (ce qui fait le désespoir des jardiniers locaux). 

    Saltator gros-bec -  Pointe-Noire

     

    Saltator gros-bec - Pointe-Noire

     

    Après avoir trouvé soleil et palmiers sur la plage de Malendure plus au Sud (très joli site, beaucoup de touristes et du coup moins d'oiseaux) nous remontons sur Pointe-Noire où nous retrouvons pluie et grisaille mais aussi des oiseaux en quantité surtout au dessus de la mer ! En plus des Pélicans que je réserve pour le prochain article, nous découvrons 2 autres espèces au cours de nos différents arrêts en bord de mer, à l'aller ou au retour.

    Tout d'abord voici la Sterne royale (Thalasseus maximus), une sterne de grande taille (51 cm contre 39 cm pour la Sterne pierregarin, la sterne la plus commune en France). On reconnait la Sterne royale à son bec fort de couleur jaune orangé. Fiche infos ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/sterne.royale.html.
     

    Sterne royale - Pointe-Noire

     

    Sterne royale - Pointe-Noire

     

    Et pour terminer ce petit tour sur la côte ouest de Basse-Terre, voici les Frégates superbes (Fregata magnificens) qui nous offrent un magnifique balai aérien au dessus de l'eau. On reconnaît surtout des juvéniles à leur tête et poitrine blanche, et quelques adultes : femelle à tête noire et poitrine blanche, mâle tout noir. On les retrouvera dans quelques jours au dortoir dans la mangrove.

    Frégate superbe - Pointe-Noire

     

    Frégate superbe - Pointe-Noire

     

    Frégate superbe - Pointe-Noire

     

    Frégate superbe - Pointe-Noire

     

    Frégate superbe - Pointe-Noire

     

    Beaucoup d'espèces présentées ici n'ont pas encore de fiche sur Oiseaux.net (c'est prévu ... mais cela prend du temps) aussi en attendant si vous souhaitez en savoir plus sur ces oiseaux vous pouvez consulter les 2 sites suivants, réalisés par des ornithologues de Guadeloupe et de Martinique :  amazona-guadeloupe et Les oiseaux de Martinique

    J'espère que vous passez tous un bel été et de bonnes vacances si vous en prenez.


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    Aujourd'hui nous allons faire la connaissance d'autres habitants du Jardin des colibris, à Deshaies en Guadeloupe.

    Tout d'abord, voici le Trembleur brun (Cinclocerthia ruficauda), un passereau de la taille d'un merle, ainsi appelé car il a la curieuse habitude de faire trembler ses ailes qu'il laisse pendre, tandis qu'il redresse la queue.

    C'est lui que Pascal a affectueusement surnommé Jo le trembleur en référence à une tirade culte du film Les Tontons flingueurs (1963), écrit par Michel Audiard : "D'accord, d'accord, je dis pas qu'à la fin de sa vie Jo Le Trembleur il avait pas un peu baissé. Mais n'empêche que pendant les années terribles, sous l'occup', il butait à tout va. Il a quand même décimé toute une division de Panzers."

    Le Trembleur brun nous rendait souvent visite par surprise, pour voler des morceaux de fruits dans la mangeoire des Sucriers à ventre jaune (que je vous présenterai une prochaine fois) ou se saisir d'un petit lézard inattentif.

    Pour en savoir plus sur cette espèce c'est ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/trembleur.brun.html.

    Jo le Trembleur brun

      

    Jo le Trembleur brun

     

    Trembleur brun - Guadeloupe

     

    Le Jardin des colibris se trouve sur les hauteurs de Deshaies, pas vraiment au bord de la plage, pourtant un après-midi nous avons eu la surprise de croiser Bernard, un beau spécimen de Bernard l’Hermite terrestre, dont la coquille mesurait une bonne quinzaine de cm. Une fois adulte, ces crustacés s'adaptent à la vie hors de l'eau, mais cela reste surprenant de les rencontrer dans un jardin pour nous qui n'en avons pas l'habitude.

    Bernard l'hermitte - Jardin des colibris

     

    Bernard l'hermitte - Jardin des colibris

     

    Les lézards Anolis sont omniprésents au Jardin des colibris, de couleur changeante (marron devant, vert derrière ou l'inverse), en mue, avec un fanon gonflable sous la gorge ...  Grands prédateurs de moustiques, pour le bonheur des habitants et des touristes, ils ne sont cependant pas au sommet de la chaîne alimentaire.

    Lézard - Jardin des colibris

     

    Lézard - Jardin des colibris

     

    Lézard - Jardin des colibris

     

    Omnivore comme le Trembleur brun que l'on a vu plus haut, le Quiscale merle (Quiscalus lugubris) ne dédaigne pas d'ajouter des lézards à son menu. Ci-dessous un mâle reconnaissable à sa couleur noire, en pleine dégustation.

    Quiscale merle - Jardin des colibris

     

    Quiscale merle

     

    Apparentés aux Trembleurs (famille des mimidés) les Moqueurs sont également assez facile à observer au Jardin des colibris (surtout dans les arbres près de l'accueil et du parking). Le Moqueur corossol (Margarops fuscatus) est la plus grosse des deux espèces que nous avons vues, son bec est jaunâtre et ses iris très pâles. De près, en comparant avec les illustrations d'un guide tel que Les oiseaux des Antilles, on peut aussi différencier les espèces de Moqueur grâce aux motifs de la poitrine.

    Plus d'infos sur l'espèce ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/moqueur.corossol.html.

    Moqueur corossol - Jardin des colibris

     

    Le Moqueur grivotte (Allenia fusca) est plus petit, son bec est sombre et plus court, ses iris sont jaunes. Il se nourrit essentiellement de fruits alors que le Moqueur corossol est omnivore. Fiche infos en suivant le lien : http://www.oiseaux.net/oiseaux/moqueur.grivotte.html.
     

    Moqueur grivotte - Jardin des colibris

     

    Moqueur grivotte  - Jardin des colibris

     

    Pour terminer ce petit tour au Jardin des colibris, voici le Saltator gros-bec (Saltator albicollis), un passereau granivore commun mais assez discret (sa couleur vert olive et le fait qu'il passe son temps dans la végétation n'aide pas à le repérer et à le photographier).

    Saltator gros-bec - Jardin des colibris

     

    Saltator gros-bec - Jardin des colibris

     

    Saltator gros-bec

     

    Dans les prochains articles, nous irons faire un tour en bord de mer du côté de Pointe-Noire. L'occasion de revoir certaines espèces vues ici et d'en découvrir de nouvelles.

    Si vous souhaitez être informé de la parution des nouveaux articles du Pigeon migrateur n'hésitez pas à vous inscrire à la Newsletter ou à aimer sa page Facebook. A bientôt en Guadeloupe ou ailleurs.


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    Ici débute une nouvelle série d'articles sur la Guadeloupe et plus particulièrement ses oiseaux. Nous avons découvert cette île pour la première fois en mars dernier, lors d'un séjour à deux au Jardin des colibris, un ensemble de gîtes et de cases en bois nichées dans un jardin luxuriant, à quelques minutes de la mer et du village de Deshaies, sur Basse-Terre.

    Le Jardin des colibris, dont j'ai entendu parler sur Facebook grâce à ma cousine (les réseaux sociaux ont parfois du bon), a obtenu le label refuge LPO suite aux efforts réalisés pour rendre le lieu accueillant pour les oiseaux et la faune locale.

    Ici les colibris sont chez eux. On peut y observer les 3 espèces présentes en Guadeloupe : le Colibri madère, le Colibri falle-vert et le Colibri huppé.

    Le Colibri madère (Eulampis jugularis) est le plus facile à observer : c'est le plus gros des 3 (12 cm, et jusqu'à 12 g sur la balance), le plus calme (caractère très relatif pour un colibri) et certainement le plus commun dans ce secteur de Deshaies. C'est aussi un très bon client pour les mangeoires à colibri remplies d'eau sucrée. Très territorial, chaque individu a son perchoir attitré, duquel il s'élance comme une flèche lorsqu’un congénère franchit la frontière (qu'ils sont seuls à connaître) ou veut se ravitailler à la mangeoire la plus proche.

    Pour plus d'informations sur ce colibri très coloré, je vous invite à consulter sa fiche ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/colibri.madere.html.

    Colibri madère

      

    Colibri madère

     

    Colibri madère

     

    Colibri madère

     

    Colibri madère

     

    Colibri madère

     

    Colibri madère

     

    Colibri madère

     

    Le Colibri falle-vert (Eulampis holosericeus) est un proche cousin du colibri madère, à peut près de la même taille mais beaucoup plus léger :  il atteint difficilement les 8 g. Sa gorge, son dos et sa tête sont vert avec de beaux reflets métalliques. Commun dans toutes les Petites Antilles, nous en avons cependant rencontrés beaucoup moins que des colibris madère. Cela semble lié à des différences de comportement entre les 2 espèces, voir la fiche http://www.oiseaux.net/oiseaux/colibri.falle-vert.html pour plus d'explications.

    Colibri falle-vert

     

    Colibri falle-vert

     

    Le Colibri huppé (Orthorhyncus cristatus) est beaucoup plus petit que les autres : 9 cm pour 4 g. Son bec est droit et assez court ce qui permet de le différencier des autres espèces, en particulier pour les femelles qui n'ont pas de huppe. Les photos ci-dessous ont été faites dans le petit bois derrière la piscine, grâce à la patience de Pascal. Pour en savoir plus : http://www.oiseaux.net/oiseaux/colibri.huppe.html.

    Colibri huppé

     

    Colibri huppé

     

    Colibri huppé

     

    Pour terminer ce premier article, je tiens à remercier Charlotte, Linda et Vanessa, pour leur accueil au Jardin des colibris et leurs conseils de balade en particulier ornithologique, sans oublier Jo et Bernard que je vous présenterai une prochaine fois.


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