• Guadeloupe

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    Pour commencer cette année 2018 avec le soleil, je vous emmène à nouveau au Parc Aquacole de Guadeloupe, cette fois pour y admirer les Hérons. En s'armant d'un peu de patience, on peut y observer les principales espèces présentes sur l'île, dans de très bonnes conditions.

    Voici tout d'abord le Héron vert (Butorides virescens), un petit héron que nous avions déjà aperçu au Jardin Botanique de Deshaies. Ici nous avons eu le loisir de l'admirer sous toutes ses facettes, tout au long de la journée. Ne cherchez pas trop la couleur verte, les noms d'oiseaux sont parfois un peu bizarre ...

    Je vous remets le lien vers la fiche espèce : http://www.oiseaux.net/oiseaux/heron.vert.html.

    Héron vert - Parc Aquacole

     

    Héron vert - Parc Aquacole

     

    Héron vert - Parc Aquacole

     

    Héron vert - Parc Aquacole

     

    Héron vert - Parc Aquacole

     

    Héron vert - Parc Aquacole

     

    Héron vert - Parc Aquacole

     

    Héron vert - Parc Aquacole

     

    Tous les autres hérons que nous avons observés au Parc Aquacole sont des Hérons blancs, que je vous ai déjà présentés dans l'article Coucher de soleil à l'Île aux oiseaux. Les conditions de lumières et les distances d'approche aux oiseaux, en particulier les Aigrettes, étaient cependant bien meilleures ici.

    Jamais encore je n'avais pu observer de Grande Aigrette (Ardea alba) de si près, pourtant c'est une espèce que l'on rencontre de plus en plus en France.

    Pour la description de l'espèce c'est ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/grande.aigrette.html
     

    Grande aigrette - Parc Aquacole

     

    Grande aigrette - Parc Aquacole

     

    Grande aigrette - Parc Aquacole

     

    Grande aigrette - Parc Aquacole

     

    Grande aigrette - Parc Aquacole

     

    Grande aigrette - Parc Aquacole

     

    Grande aigrette - Parc Aquacole 

     

    Grande aigrette - Parc Aquacole

     

    Grande aigrette - Parc Aquacole

     

    Quelques Aigrettes neigeuses (Egretta thula) vaquaient également à leurs occupations au bord des bassins. On voit sur les photos qu'il s'agit de plusieurs individus différents car certains ont revêtu les aigrettes caractéristiques du plumage nuptial.

    Pour en savoir plus sur l'espèce : http://www.oiseaux.net/oiseaux/aigrette.neigeuse.html.

    Aigrette neigeuse - Parc Aquacole

     

    Aigrette neigeuse - Parc Aquacole

     

    Aigrette neigeuse - Parc Aquacole

     

    Aigrette neigeuse - Parc Aquacole

     

    Aigrette neigeuse - Parc Aquacole

     

    Le petit dernier, que nous n'avons vu que brièvement, c'est le Héron garde-bœufs (Bubulcus ibis). Mais on ne lui en veut pas, on en avait déjà observé longuement En bord de mer du côté de Pointe-Noire et sur l'Île aux oiseaux. Cosmopolite, on le trouve sur tous les continents, y compris en France.

    Plus d'informations ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/heron.garde-boeufs.html

    Héron garde-boeufs - Parc Aquacole

     

    Je vous souhaite à tous une excellente année 2018, pleine de projets, d’aventures, de découvertes, de bonheur et surtout une bonne santé. 

    Et je remercie toutes les personnes qui sont passées sur ce blog en 2017, que ce soit régulièrement ou occasionnellement. 

     


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    Le Parc Aquacole de Pointe-Noire est un élevage piscicole où sont élevés des ouassous (sorte de crustacés locaux à la biologie très particulière), des rougets créoles et des loups caraïbes. Plusieurs activités sont proposées : visite guidée de l'écloserie de ouassous, pêche à la ligne, visite libre du parc, et table d'hôtes les vendredi et dimanche.

    Le Parc Aquacole se trouve sur la commune de Pointe-Noire, un peu à l'intérieur des terres, dans la vallée des Plaines. Le parc d'une superficie de 2 hectares est entièrement entouré de montagnes et de forêts. Nos hôtes du Jardin des colibris nous avaient conseillé l'endroit pour sa richesse en oiseaux sauvages, elles avaient bien raison ! Après avoir réservé pour la table d'hôtes (le hasard faisant bien les choses, on était dimanche) nous avons tranquillement exploré les abords des différents bassins pendant qu'un groupe visitait l'écloserie. 

    Le Parc Aquacole de Pointe-Noire

     

    Le Parc Aquacole de Pointe-Noire

     

    Un des premiers oiseaux que nous avons observé m'a donné bien du mal pour l'identification. Il avait pourtant un air vaguement familier : mesurant moins de 20 cm, toujours en mouvement, s'envolant à notre approche en poussant de petits cris ... mais bien sûr c'était un Chevalier grivelé (Actitis macularius), le cousin américain du Chevalier guignette ! En période inter-nuptiale, seules les pattes jaunes du Chevalier grivelé permettent de le différencier de son homologue européen. C'est le cas des individus photographiés ici. En période nuptiale, les différences sont plus importantes, le dessous du Chevalier grivelé étant alors entièrement moucheté de tâches sombres. Plus d'info sur l'espèce ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/chevalier.grivele.html.

    Chevalier grivelé - Parc aquacole

     

    Chevalier grivelé - Parc aquacole

     

    Chevalier grivelé - Parc aquacole

     

    La Gallinule d'Amérique (Gallinula galeata) quant à elle n'est pas difficile à identifier. Très semblable à la Gallinule poule d'eau de l'ancien monde que nous connaissons tous, elle est encore parfois considérée comme une sous-espèce de cette dernière. La Gallinule d'Amérique se différencie de sa cousine européenne par son cri et surtout par la forme carrée de son bouclier frontal.

    Gallinule d'Amérique - Parc Aquacole

     

    Gallinule d'Amérique - Parc Aquacole

     

    Gallinule d'Amérique - Parc Aquacole 

     

    Les arbres plantés aux abords des bassins permettent aussi de belles observations (faites quand même attention aux chutes de noix de coco, mais ne vous inquiétez pas la zone à risque est bien signalée). Au sommet d'un arbre dénudé, un Tyran gris (Tyrannus dominicensis) guette les insectes et de temps à autre s'élance de son perchoir pour se saisir d'un gros insecte en vol. Les Tyrans appartiennent à la famille des Tyrannidés, une famille de passereaux que l'on trouve exclusivement dans le Nouveau Monde. Les différentes espèces de Tyrans ont généralement le dessus gris, et le dessous soit jaune, soit gris clair comme le Tyran gris. Leur comportement de chasse ressemble à celui de nos Gobemouches mais ils sont beaucoup plus gros, pratiquement de la taille d'un merle pour le Tyran gris. La fiche Oiseaux.net en chantier depuis le mois d'août devrait être bientôt disponible ...

    Tyran gris - Parc aquacole

     

    Durant la matinée nous avons également observé de nombreux Hérons de différentes espèces. Ces derniers feront l'objet du prochain article.

    Un apéritif est offert à tous les convives de la table d'hôtes. Pendant que nous dégustons notre planteur, un Pic de la Guadeloupe (Melanerpes herminieri) s'affaire dans un vieux manguier (ci-dessous). Quelques oiseaux plus opportunistes s'aventurent près des cuisines pour tenter de chaparder des miettes : nous y verrons des Quiscales merles et des Tourterelles à queue carrée, espèces déjà rencontrées en bord de mer du côté de Pointe-Noire.
     

    Pic de la Guadeloupe - Parc aquacole

     

    Le déjeuner est très bon, ici on ne mange pas de ouassous surgelés élevés en Asie du sud-est, mais des produits frais issus de la ferme aquacole. L'élevage des ouassous étant très complexe, les quantités sont limitées, seuls les convives ayant réservé en premier y ont le droit. Pour nous ce sera du loup Caraïbes, qui est excellent (les loups Caraïbes sont élevés en mer dans des cages flottantes). Nous partageons notre repas avec Christine et Alain, venus de la région lyonnaise, l'occasion d'échanger sur nos expériences respectives de la Guadeloupe.

    L'après-midi, le parc est bien plus fréquenté par les familles et les pêcheurs à la ligne. Les hérons et autres oiseaux se font plus discrets. Nous décidons quand même de rester un moment pour profiter de cette belle journée ensoleillée et qui sait apercevoir le Balbuzard pêcheur qui y passe régulièrement pour le goûter.

    Nous n'aurons pas scruté le ciel bleu pour rien : des Hirondelles à ventre blanc (Progne dominicensis) survolent les bassins à la recherche de petits insectes. L'Hirondelle à ventre blanc est une hirondelle assez grande et trapue, qu'on ne trouve qu'aux Antilles et en Amérique centrale. Pour en savoir plus c'est ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/hirondelle.a.ventre.blanc.html

    Hirondelle à ventre blanc - Parc aquacole

     

    Hirondelle à ventre blanc - Parc aquacole

     

    Nous avons bien fait d'attendre, car après les hirondelles, voici la star du lieu - passage non garanti, c'est quand même un oiseau sauvage : le Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus). Ce fut un passage éclair, il n'est même pas resté pour prélever un casse-croûte dans les bassins, mais tout de même une bien jolie observation. Le Balbuzard pêcheur est peu commun aux petites Antilles, et ne semble pas y nicher pour l'instant. Les individus observés en Guadeloupe sont des migrateurs qui se reproduisent au Canada, ou des immatures qui parfois restent dans l'île plus longtemps. On peut les observer surtout de septembre à mars. Plus d'info sur ce magnifique rapace que l'on trouve pratiquement sur tous les continents : http://www.oiseaux.net/oiseaux/balbuzard.pecheur.html.

    Balbuzard pêcheur - Parc aquacole

     

    Ainsi se termine cette journée au Parc Aquacole, un lieu très agréable géré par une équipe motivée, cherchant à concilier production piscicole locale et respect de l'environnement.

    J'espère vous avoir apporté un peu de soleil en ce premier jour de l'hiver. On se retrouve très vite pour faire connaissance avec les Hérons du parc.


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    Après le lagon, nous revoici au Jardin des Colibris pour une série sur le Pic de la Guadeloupe (Melanerpes herminieri), photographié avec talent par Pascal dans le petit bois derrière la piscine, pendant que j'étais occupée à observer Bernard le Bernard-l'Hermite qui rodait près de notre logement.

    Le Pic de la Guadeloupe, appelé Tapeur ou Totobois en Créole, est l'oiseau à ne pas rater lors d'un séjour en Guadeloupe. En effet c'est le seul oiseau strictement endémique de l'île, on ne le trouve nulle part ailleurs. Il est assez commun partout en Guadeloupe, mais plus à Basse-Terre qu'à Grande-Terre.

    C'est un pic de taille similaire à notre Pic épeiche (donc plutôt moyen), de couleur sombre, presque noire, avec des reflets rouge foncé sur le dessous. Toujours dans les arbres, il est assez discret. On le repère généralement au bruit lorsqu'il tape sur les troncs d'arbre. Il se nourrit d'insectes, de fruits et de petits animaux (grenouilles etc.).

    Le Pic de la Guadeloupe est nicheur depuis quelques années au Jardin des Colibris. Nous l'avons aussi observé au Jardin Botanique de Deshaies et au Parc Aquacole de Pointe Noire (où je vous emmènerai bientôt).

    Pour en savoir plus sur l'espèce c'est ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/pic.de.la.guadeloupe.html.

     

    Le Pic de la Guadeloupe

     

    Le Pic de la Guadeloupe

     

    Le Pic de la Guadeloupe

     

    Le Pic de la Guadeloupe

     

    Le Pic de la Guadeloupe

     

    Je profite de cet article pour relayer l'appel au don de l'association LADeL, Les Amis de Lazare, qui fait un super travail de promotion, de conseil et de sauvegarde pour ces oiseaux mal aimés et mal connus. Lazare, l'ambassadeur de l'association, et les corvidés recueillis au sanctuaire ont besoin d'aide pour rénover leurs volières, vétustes et attaquées par les rats depuis que des chasseurs ont éliminés la Renarde qui régulait la population locale de rongeurs. Vous pouvez aussi acheter le calendrier 2018 de Lazare, les bénéfices sont pour l'association.


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    Voici la deuxième partie de notre sortie en bateau dans le lagon de Guadeloupe avec Alex de Passion Bleue Caraïbe. Après avoir pataugé au bord des îlets avec appareil photo et/ou palmes et tuba, la demi-journée se termine à l'Île aux Oiseaux (on n'y accoste pas, le bateau se gare à distance pour ne pas déranger les volatiles). Entièrement recouverte de palétuviers, elle sert de dortoir à de nombreux oiseaux marins. Il y a des Pélicans bruns (Pelecanus occidentalis) que je vous ai déjà présentés ici : Visite du lagon 1er épisode et ici : Les Grands Gosiers, des Frégates superbes, que nous avions déjà observés plusieurs fois en vol mais jamais posées, et toute une collection de hérons blancs plus ou moins grands.

    Voici d'abord les Frégates superbes (Fregata magnificens) : le mâle est entièrement noir, et possède une sorte de poche gonflable rouge vif à la gorge. Cette poche est appelée sac gulaire. Chez la Frégate il est utilisé lors de la parade nuptiale. Nous n'avons pas eu le droit à ce spectacle mais c'était tout de même fabuleux de les voir d'aussi près.

    Frégate superbe - Île aux oiseaux

     

    Frégate superbe - Île aux oiseaux

     

    La femelle Frégate superbe est noire comme le mâle mais sa gorge est blanche. Au dortoir ces grands voiliers des mer cohabitent pacifiquement avec les Hérons - ici un Héron garde-bœufs.

    Frégate superbe - Île aux oiseaux

    Les juvéniles quant à eux sont gris foncé avec la tête blanche. On retrouve ces colorations différentes du mâle, de la femelle et du juvénile chez d'autres espèces de Frégate comme la Frégate du Pacifique. La Frégate superbe est cependant la plus grande de toute (2,4 m d'envergure). La toilette et l'entretien des plumes comme chez tous les oiseaux est une activité vitale. Cependant, contrairement à celui de nombreux oiseaux marin, le plumage de la Frégate n'est pas imperméable. C'est pour cela qu'elle est incapable de nager et qu'elle ne plonge pas, se contentant d'attraper des proies à la surface et derrière les bateaux de pêches.

    Frégate superbe - Île aux oiseaux

     

    Frégate superbe - Île aux oiseaux

     

    Passons maintenant aux Hérons. Ce soir là nous avons eu la chance d'observer 4 espèces de Hérons blancs (enfin sur place on en a vu 3, la 4ème était cachée sur les cartes mémoires). Tout d'abord la plus majestueuse de toute, la Grande Aigrette (Ardea alba), espèce d'aire de répartition mondiale, que l'on observe de plus en plus couramment en métropole. Déjà perchée sur les palétuviers, celle-ci était fort occupée à sa toilette. En plumage inter-nuptial, la Grande Aigrette a le bec jaune et les pattes noires.

    Grande aigrette - Île aux oiseaux

     

    L'espèce que l'on trouve en plus grand nombre sur l'Île aux oiseaux, c'est le Héron garde-bœufs (Bubulcus ibis), presque deux fois plus petit que la Grand Aigrette. Comme cette dernière, le Héron garde-bœufs s'observe sur tous les continents, même s'il apprécie peu les régions froides, son régime alimentaire étant composé majoritairement d'insectes (alors que la Grande Aigrette consomme des poissons mais aussi des amphibiens, petits mammifères etc.). En plumage inter-nuptial, le bec du Héron garde-bœufs est orange et les pattes sont sombres.

    Héron garde-boeuf - Île aux oiseaux

     

    L'Aigrette neigeuse (Egretta thula) est légèrement plus grande que le Héron garde-bœufs, à peu près de la taille de notre Aigrette garzette. C'est une espèce répandue uniquement sur le continent américain. On la reconnait à son bec et ses pattes noires contrastant avec les lores et les pieds jaunes vifs. Ici, elles sont beaucoup moins nombreuses que les Hérons garde-bœufs.

    Aigrette neigeuse - Île aux oiseaux

     

    Enfin, voici la surprise découverte au retour du voyage : une Aigrette bleue (Egretta caerulea) juvénile. L'Aigrette bleue, qui est aussi une espèce américaine, a un plumage assez particulier : les juvéniles sont entièrement blancs alors que les adultes sont gris-bleu assez sombre avec la tête et le cou tirant sur le violet. On différencie les jeunes Aigrettes bleues des autres Hérons blancs grâce aux plumes grisâtres qui apparaissent sur les ailes, et à la couleur du bec qui est gris avec la pointe noire. C'est une Aigrette de taille moyenne, un peu plus grande que l'Aigrette neigeuse. Les pattes sont verdâtres à tout âge. 

    AIgrette bleue - Île aux oiseaux

     

    Pour en savoir plus, je vous invite à consulter les fiches de ces espèces ici :

     

    Face à l'Île aux oiseaux, se trouve une autre merveille du lagon, l'Îlet blanc. Cet îlet est très jeune, puisqu'il est apparu sous l'action du cyclone Hugo en 1989. A la fin printemps et en été, il est interdit de l'approcher et encore moins d'y débarquer, car une colonie de Sternes vient s'y reproduire (les sternes font leur nid au sol). Le reste de l'année c'est le royaume des Bernard-l’Hermite, qui acceptent de partager leur petit paradis avec les touristes. Ici contrairement à celui croisé au Jardin des colibris (voir Jo, Bernard et les autres ...), ce sont de petits formats.

    Ilet blanc

     

    Bernard l'Hermitte - Îlet blanc

     

    Bernard l’Hermite - Îlet blanc

     

    De retour sur le bateau, Alex nous propose de profiter du coucher de soleil en dégustant son ti-punch maison. L'occasion de partager nos impressions avec nos compagnons d'un après-midi.

    Coucher de soleil à l'Île aux oiseaux

     

    Coucher de soleil à l'Île aux oiseaux

     

    Coucher de soleil à l'Île aux oiseaux

     

    Nous avons passé quelques heures inoubliables sur ce bateau, même si le soleil était un peu timide ce jour là. Pour visiter le Grand-Cul-de-Sac-Marin lors d'un séjour en Guadeloupe, n'hésitez pas à choisir Passion Bleue Caraïbe


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    Coincé entre Basse-Terre et Grande-Terre, la baie du Grand-Cul-de-Sac-Marin est le plus grand lagon des Petites Antilles. Bordé côté mer par une barrière de corail et coté terre par des mangroves et des marécages, c'est un véritable paradis pour la faune marine et pour les oiseaux. Plusieurs possibilités s'offre au visiteur pour le découvrir : excursion en bateau à moteur, balade en kayak ... Conseillés par nos hôtesses du Jardin des Colibris, nous avons choisi l'excursion proposée par Alex de Passion Bleu Caraïbe, à la demi-journée. Très bon choix que je recommande !

    Nous arrivons en fin de matinée sur le port de Sainte-Rose, départ de l'excursion. La météo n'est pas au beau fixe, mais normalement la sortie n'est pas annulée. Les Pélicans bruns (Pelecanus occidentalis) attendent tranquillement le retour des pêcheurs sur le port. Ils ne sont absolument pas farouches. Quelques Frégates superbes (Fregata magnificens) parcourent le ciel au dessus des quais. Comme nous avons un peu de temps avant l'heure du départ, nous allons déjeuner chez Mamie Geneviève, sur la place principale de Sainte-Rose : cuisine simple et copieuse, bon marché, service rapide et dans la bonne humeur ! Pour accéder à la place à pied depuis le port, on traverse le pittoresque cimetière qui surplombe la mer.

    Pélican brun - Sainte Rose

     

    Pélican brun - Sainte Rose

     

    Pélican brun - Sainte Rose

     

    Puis c'est l'heure de l'embarquement. Nous somme une dizaine à monter à bord avec Alex, qui fournit masque et tuba à ceux qui ne sont pas équipés. Le bateau comprend un compartiment étanche où l'on peut ranger le matériel photo pendant les trajets entre les différents sites. Prévoir maillot de bain, serviette et coupe-vent suivant la météo.

    Alex nous amène en premier dans la mangrove, où il nous explique les caractéristiques de cet écosystème si particulier et la nécessité de le protéger. Nous apprenons des tas de choses passionnantes sur les palétuviers rouges, les concombres de mer, les requins, le rôle protecteur de la mangrove contre les cyclones etc. Alex est une mine d'informations sur le sujet et sait sensibiliser son public sans l'ennuyer ni le culpabiliser.

    Après s'être assuré que nous sommes devenus incollables sur le palétuvier rouge, Alex nous emmène visiter les magnifiques îlets du lagon. Nous commençons par l'Îlet la Biche, un petit coin de paradis où subsiste une cabane de pêcheur. Des groupes de touristes viennent y partager des barbecues les pieds dans l'eau. Quelques mini-mangroves tentent d'y pousser. Tandis que certains recherchent éponges et oursins, nous repérons quelques Tournepierres à collier (Arenaria interpres) posés sur les tables du barbecue et sur les racines des palétuviers.

    Tournepierre à collier - Îlet la Biche

     

    Tournepierre à collier - Îlet la Biche

     

    Tournepierre à collier - Îlet la Biche

     

    Tournepierre à collier - Îlet la Biche

     

    Tournepierre à collier - Îlet la Biche

     

    Tournepierre à collier - Îlet la Biche

     

    Mini mangrove - Ilet la Biche

     

    Le deuxième îlet, c'est l'Îlet Caret. Sur les brochures touristiques, il apparaît encore souvent avec ses palmiers posés sur le sable blanc. Mais lorsque nous y sommes passé, il n'y avait plus que de la végétation rase. Ces îlets sont très fragiles, ils changent fréquemment de forme avec la houle. La fréquentation touristique n'arrange sans doute pas les choses, mais d'un autre côté cela permet de les faire connaître et donc de mieux les protéger. Ici l'eau est plus profonde et c'est un peu périlleux d'atteindre l'îlet avec l'appareil photo. Comme à la Biche, des Tournepierres à collier vaquent à leurs occupations. Une Sterne royale (Thalasseus maximus) prend la pose sur une structure en bois échouée près de l'îlet. Sur le rivage, quelques Bécasseaux sanderling (Calidris alba) font la course avec les vagues ou se cachent dans le sable.

    Tournepierre à collier - Îlet Caret

     

    Sterne royale - Île Caret

     

    Sterne royale - Îlet Caret

     

    Becasseau sanderling - Îlet Caret

     

    Becasseau sanderling - Îlet Caret

     

    Becasseau sanderling - Îlet Caret

     

    Becasseau sanderling - Îlet Caret

     

    Becasseau sanderling - Îlet Caret

     

    Les étapes suivantes sont consacrées à l'observation de la faune sous-marine, à la barrière de corail et à l'épave. Pas très courageux, nous sommes restés la plupart du temps sur le bateau pendant que d'autres passagers plongeaient dans l'aquarium d'Alex.

    Ici se termine la première partie de l'excursion, dans un prochain article nous irons à l'Île aux oiseaux et à l'Îlet Blanc.


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