• Guadeloupe

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    Avant de quitter la Guadeloupe pour d'autres cieux, voici quelques oiseaux rencontrés aux abords du Jardin des Colibris et un peu plus loin.

    Une petite friche borde le chemin d'accès au jardin, c'est le terrain de jeu favori du Tyran gris (Tyrannus dominicensis) : les buissons servent de perchoir et lui permettent de repérer les insectes qui vivent dans les herbes hautes. On peut aussi apercevoir des Tyrans gris en bordure d'un champ, sur les fils électriques ...

    La fiche espèce récemment rédigée vous donnera plus d'informations sur cet oiseau omniprésent en Guadeloupe : http://www.oiseaux.net/oiseaux/tyran.gris.html.

     

    Tyran gris - Deshaies

     

    Tyran gris - Deshaies

     

    Tyran gris - Deshaies

     

    Tyran gris - Deshaies

     

    La plupart des espèces de tourterelles et de pigeons aiment picorer de petits cailloux sur les chemins. C'est le cas de cette Tourterelle à queue carrée (Zenaida aurita), l'espèce de tourterelle la plus commune en Guadeloupe, que nous avons déjà rencontrée en bord de mer du côté de Pointe Noire et au Jardin botanique de Deshaies.

    Tourterelle à queue carrée - Deshaies

     

    Face à la friche, de l'autre côté du chemin, il y a une sorte de pépinière, avec plante en pots, serres, et plantations, peut-être une annexe du jardin botanique. C'est à cet endroit que nous avons pu observer un autre colombidés, la Colombe à queue noire (Columbina passerina), également commune mais beaucoup plus difficile à repérer. C'est probablement la plus petite colombe du monde : comme son nom latin l'indique, elle est de la taille d'un moineau domestique. Généralement observée en couple, elle passe son temps au sol, où sa petite taille et son plumage écailleux la font passer inaperçue. 

    Colombe à queue noire - Deshaies

     

    Colombe à queue noire - Deshaies

     

    Colombe à queue noire - Deshaies

     

    Dans les herbes non loin de là, des Sporophiles cici (Tiaris bicolor). Ce petit passereau granivore se reconnait à la teinte vert olive de son dos et à ses pattes roses. Bien que très commun comme son cousin le Sporophile rougegorge, le Sporophile cici s'observe moins facilement : plus farouche, il apprécie les zones herbeuses pourvues de buissons permettant de se cacher en cas de danger, tandis que le Sporophile rougegorge squattera votre cuisine à la recherche de miettes.

    Sporophile cici - Deshaies

     

    Pour terminer cette petite série, voici un Moqueur corossol (Margarops fuscatus) rencontré lors d'une halte sur le chemin de l'aéroport (on avait du temps, on a fait quelques détours) : visiblement préposé à l'accueil sur le parking de la Cascade aux écrevisses (route de la Traversée), il prenait la pause pour les photographes ...

    Autour du Jardin des Colibris

     

    Autour du Jardin des Colibris

     

    Ici se termine (pour l'instant) cette série d'articles sur la Guadeloupe, destination que je recommande vivement à cette saison si vous êtes en manque de soleil et de chaleur. Sinon, moins loin, il y a la Camargue, on en reparlera ... 


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    Les Colibris, les Sucriers et les Sporophiles nous ont bien tenu compagnie durant notre semaine au Jardin des colibris, mais nous avons aussi profité de la joyeuse compagnie de quelques poules, coqs, poulets et poussins. En Guadeloupe, ces gallinacées sont très appréciés car elles raffolent des scolopendres (les seules bestioles vraiment désagréables de l'île avec les moustiques). Poules et coqs vivent en liberté, n'ont pas vraiment de propriétaire même si les habitants prélèvent parfois des poussins pour les engraisser.

    Ici le chant du coq succède à la symphonie nocturne des grenouilles, et les jeunes poulets viennent dès le matin faire le ménage sur votre terrasse. Grâce à eux, nous n'avons pas croisé de scolopendres et nous avons passé d'agréables instants à les observer. Ces poulets non sélectionnés ont un plumage relativement proche de l'espèce sauvage dont sont issues toutes nos poules et coqs : le Coq bankiva (Gallus gallus), originaire d'Asie du Sud-Est, dont vous pourrez lire la fiche ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/coq.bankiva.html.

    Poules et coqs au Jardin des Colibris

     

    Poules et coqs au Jardin des Colibris

     

    Poules et coqs au Jardin des Colibris

     

    Poules et coqs au Jardin des Colibris

     

    Poules et coqs au Jardin des Colibris

     

    On se retrouve bientôt pour un dernier article sous le soleil de Guadeloupe, avec à nouveau quelques oiseaux sauvages.


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    Pour commencer cette année 2018 avec le soleil, je vous emmène à nouveau au Parc Aquacole de Guadeloupe, cette fois pour y admirer les Hérons. En s'armant d'un peu de patience, on peut y observer les principales espèces présentes sur l'île, dans de très bonnes conditions.

    Voici tout d'abord le Héron vert (Butorides virescens), un petit héron que nous avions déjà aperçu au Jardin Botanique de Deshaies. Ici nous avons eu le loisir de l'admirer sous toutes ses facettes, tout au long de la journée. Ne cherchez pas trop la couleur verte, les noms d'oiseaux sont parfois un peu bizarre ...

    Je vous remets le lien vers la fiche espèce : http://www.oiseaux.net/oiseaux/heron.vert.html.

    Héron vert - Parc Aquacole

     

    Héron vert - Parc Aquacole

     

    Héron vert - Parc Aquacole

     

    Héron vert - Parc Aquacole

     

    Héron vert - Parc Aquacole

     

    Héron vert - Parc Aquacole

     

    Héron vert - Parc Aquacole

     

    Héron vert - Parc Aquacole

     

    Tous les autres hérons que nous avons observés au Parc Aquacole sont des Hérons blancs, que je vous ai déjà présentés dans l'article Coucher de soleil à l'Île aux oiseaux. Les conditions de lumières et les distances d'approche aux oiseaux, en particulier les Aigrettes, étaient cependant bien meilleures ici.

    Jamais encore je n'avais pu observer de Grande Aigrette (Ardea alba) de si près, pourtant c'est une espèce que l'on rencontre de plus en plus en France.

    Pour la description de l'espèce c'est ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/grande.aigrette.html
     

    Grande aigrette - Parc Aquacole

     

    Grande aigrette - Parc Aquacole

     

    Grande aigrette - Parc Aquacole

     

    Grande aigrette - Parc Aquacole

     

    Grande aigrette - Parc Aquacole

     

    Grande aigrette - Parc Aquacole

     

    Grande aigrette - Parc Aquacole 

     

    Grande aigrette - Parc Aquacole

     

    Grande aigrette - Parc Aquacole

     

    Quelques Aigrettes neigeuses (Egretta thula) vaquaient également à leurs occupations au bord des bassins. On voit sur les photos qu'il s'agit de plusieurs individus différents car certains ont revêtu les aigrettes caractéristiques du plumage nuptial.

    Pour en savoir plus sur l'espèce : http://www.oiseaux.net/oiseaux/aigrette.neigeuse.html.

    Aigrette neigeuse - Parc Aquacole

     

    Aigrette neigeuse - Parc Aquacole

     

    Aigrette neigeuse - Parc Aquacole

     

    Aigrette neigeuse - Parc Aquacole

     

    Aigrette neigeuse - Parc Aquacole

     

    Le petit dernier, que nous n'avons vu que brièvement, c'est le Héron garde-bœufs (Bubulcus ibis). Mais on ne lui en veut pas, on en avait déjà observé longuement En bord de mer du côté de Pointe-Noire et sur l'Île aux oiseaux. Cosmopolite, on le trouve sur tous les continents, y compris en France.

    Plus d'informations ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/heron.garde-boeufs.html

    Héron garde-boeufs - Parc Aquacole

     

    Je vous souhaite à tous une excellente année 2018, pleine de projets, d’aventures, de découvertes, de bonheur et surtout une bonne santé. 

    Et je remercie toutes les personnes qui sont passées sur ce blog en 2017, que ce soit régulièrement ou occasionnellement. 

     


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    Le Parc Aquacole de Pointe-Noire est un élevage piscicole où sont élevés des ouassous (sorte de crustacés locaux à la biologie très particulière), des rougets créoles et des loups caraïbes. Plusieurs activités sont proposées : visite guidée de l'écloserie de ouassous, pêche à la ligne, visite libre du parc, et table d'hôtes les vendredi et dimanche.

    Le Parc Aquacole se trouve sur la commune de Pointe-Noire, un peu à l'intérieur des terres, dans la vallée des Plaines. Le parc d'une superficie de 2 hectares est entièrement entouré de montagnes et de forêts. Nos hôtes du Jardin des colibris nous avaient conseillé l'endroit pour sa richesse en oiseaux sauvages, elles avaient bien raison ! Après avoir réservé pour la table d'hôtes (le hasard faisant bien les choses, on était dimanche) nous avons tranquillement exploré les abords des différents bassins pendant qu'un groupe visitait l'écloserie. 

    Le Parc Aquacole de Pointe-Noire

     

    Le Parc Aquacole de Pointe-Noire

     

    Un des premiers oiseaux que nous avons observé m'a donné bien du mal pour l'identification. Il avait pourtant un air vaguement familier : mesurant moins de 20 cm, toujours en mouvement, s'envolant à notre approche en poussant de petits cris ... mais bien sûr c'était un Chevalier grivelé (Actitis macularius), le cousin américain du Chevalier guignette ! En période inter-nuptiale, seules les pattes jaunes du Chevalier grivelé permettent de le différencier de son homologue européen. C'est le cas des individus photographiés ici. En période nuptiale, les différences sont plus importantes, le dessous du Chevalier grivelé étant alors entièrement moucheté de tâches sombres. Plus d'info sur l'espèce ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/chevalier.grivele.html.

    Chevalier grivelé - Parc aquacole

     

    Chevalier grivelé - Parc aquacole

     

    Chevalier grivelé - Parc aquacole

     

    La Gallinule d'Amérique (Gallinula galeata) quant à elle n'est pas difficile à identifier. Très semblable à la Gallinule poule d'eau de l'ancien monde que nous connaissons tous, elle est encore parfois considérée comme une sous-espèce de cette dernière. La Gallinule d'Amérique se différencie de sa cousine européenne par son cri et surtout par la forme carrée de son bouclier frontal.

    Gallinule d'Amérique - Parc Aquacole

     

    Gallinule d'Amérique - Parc Aquacole

     

    Gallinule d'Amérique - Parc Aquacole 

     

    Les arbres plantés aux abords des bassins permettent aussi de belles observations (faites quand même attention aux chutes de noix de coco, mais ne vous inquiétez pas la zone à risque est bien signalée). Au sommet d'un arbre dénudé, un Tyran gris (Tyrannus dominicensis) guette les insectes et de temps à autre s'élance de son perchoir pour se saisir d'un gros insecte en vol. Les Tyrans appartiennent à la famille des Tyrannidés, une famille de passereaux que l'on trouve exclusivement dans le Nouveau Monde. Les différentes espèces de Tyrans ont généralement le dessus gris, et le dessous soit jaune, soit gris clair comme le Tyran gris. Leur comportement de chasse ressemble à celui de nos Gobemouches mais ils sont beaucoup plus gros, pratiquement de la taille d'un merle pour le Tyran gris. La fiche Oiseaux.net en chantier depuis le mois d'août devrait être bientôt disponible ...

    Tyran gris - Parc aquacole

     

    Durant la matinée nous avons également observé de nombreux Hérons de différentes espèces. Ces derniers feront l'objet du prochain article.

    Un apéritif est offert à tous les convives de la table d'hôtes. Pendant que nous dégustons notre planteur, un Pic de la Guadeloupe (Melanerpes herminieri) s'affaire dans un vieux manguier (ci-dessous). Quelques oiseaux plus opportunistes s'aventurent près des cuisines pour tenter de chaparder des miettes : nous y verrons des Quiscales merles et des Tourterelles à queue carrée, espèces déjà rencontrées en bord de mer du côté de Pointe-Noire.
     

    Pic de la Guadeloupe - Parc aquacole

     

    Le déjeuner est très bon, ici on ne mange pas de ouassous surgelés élevés en Asie du sud-est, mais des produits frais issus de la ferme aquacole. L'élevage des ouassous étant très complexe, les quantités sont limitées, seuls les convives ayant réservé en premier y ont le droit. Pour nous ce sera du loup Caraïbes, qui est excellent (les loups Caraïbes sont élevés en mer dans des cages flottantes). Nous partageons notre repas avec Christine et Alain, venus de la région lyonnaise, l'occasion d'échanger sur nos expériences respectives de la Guadeloupe.

    L'après-midi, le parc est bien plus fréquenté par les familles et les pêcheurs à la ligne. Les hérons et autres oiseaux se font plus discrets. Nous décidons quand même de rester un moment pour profiter de cette belle journée ensoleillée et qui sait apercevoir le Balbuzard pêcheur qui y passe régulièrement pour le goûter.

    Nous n'aurons pas scruté le ciel bleu pour rien : des Hirondelles à ventre blanc (Progne dominicensis) survolent les bassins à la recherche de petits insectes. L'Hirondelle à ventre blanc est une hirondelle assez grande et trapue, qu'on ne trouve qu'aux Antilles et en Amérique centrale. Pour en savoir plus c'est ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/hirondelle.a.ventre.blanc.html

    Hirondelle à ventre blanc - Parc aquacole

     

    Hirondelle à ventre blanc - Parc aquacole

     

    Nous avons bien fait d'attendre, car après les hirondelles, voici la star du lieu - passage non garanti, c'est quand même un oiseau sauvage : le Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus). Ce fut un passage éclair, il n'est même pas resté pour prélever un casse-croûte dans les bassins, mais tout de même une bien jolie observation. Le Balbuzard pêcheur est peu commun aux petites Antilles, et ne semble pas y nicher pour l'instant. Les individus observés en Guadeloupe sont des migrateurs qui se reproduisent au Canada, ou des immatures qui parfois restent dans l'île plus longtemps. On peut les observer surtout de septembre à mars. Plus d'info sur ce magnifique rapace que l'on trouve pratiquement sur tous les continents : http://www.oiseaux.net/oiseaux/balbuzard.pecheur.html.

    Balbuzard pêcheur - Parc aquacole

     

    Ainsi se termine cette journée au Parc Aquacole, un lieu très agréable géré par une équipe motivée, cherchant à concilier production piscicole locale et respect de l'environnement.

    J'espère vous avoir apporté un peu de soleil en ce premier jour de l'hiver. On se retrouve très vite pour faire connaissance avec les Hérons du parc.


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    Après le lagon, nous revoici au Jardin des Colibris pour une série sur le Pic de la Guadeloupe (Melanerpes herminieri), photographié avec talent par Pascal dans le petit bois derrière la piscine, pendant que j'étais occupée à observer Bernard le Bernard-l'Hermite qui rodait près de notre logement.

    Le Pic de la Guadeloupe, appelé Tapeur ou Totobois en Créole, est l'oiseau à ne pas rater lors d'un séjour en Guadeloupe. En effet c'est le seul oiseau strictement endémique de l'île, on ne le trouve nulle part ailleurs. Il est assez commun partout en Guadeloupe, mais plus à Basse-Terre qu'à Grande-Terre.

    C'est un pic de taille similaire à notre Pic épeiche (donc plutôt moyen), de couleur sombre, presque noire, avec des reflets rouge foncé sur le dessous. Toujours dans les arbres, il est assez discret. On le repère généralement au bruit lorsqu'il tape sur les troncs d'arbre. Il se nourrit d'insectes, de fruits et de petits animaux (grenouilles etc.).

    Le Pic de la Guadeloupe est nicheur depuis quelques années au Jardin des Colibris. Nous l'avons aussi observé au Jardin Botanique de Deshaies et au Parc Aquacole de Pointe Noire (où je vous emmènerai bientôt).

    Pour en savoir plus sur l'espèce c'est ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/pic.de.la.guadeloupe.html.

     

    Le Pic de la Guadeloupe

     

    Le Pic de la Guadeloupe

     

    Le Pic de la Guadeloupe

     

    Le Pic de la Guadeloupe

     

    Le Pic de la Guadeloupe

     

    Je profite de cet article pour relayer l'appel au don de l'association LADeL, Les Amis de Lazare, qui fait un super travail de promotion, de conseil et de sauvegarde pour ces oiseaux mal aimés et mal connus. Lazare, l'ambassadeur de l'association, et les corvidés recueillis au sanctuaire ont besoin d'aide pour rénover leurs volières, vétustes et attaquées par les rats depuis que des chasseurs ont éliminés la Renarde qui régulait la population locale de rongeurs. Vous pouvez aussi acheter le calendrier 2018 de Lazare, les bénéfices sont pour l'association.


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