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    Voici la deuxième partie de notre sortie en bateau dans le lagon de Guadeloupe avec Alex de Passion Bleue Caraïbe. Après avoir pataugé au bord des îlets avec appareil photo et/ou palmes et tuba, la demi-journée se termine à l'Île aux Oiseaux (on n'y accoste pas, le bateau se gare à distance pour ne pas déranger les volatiles). Entièrement recouverte de palétuviers, elle sert de dortoir à de nombreux oiseaux marins. Il y a des Pélicans bruns (Pelecanus occidentalis) que je vous ai déjà présentés ici : Visite du lagon 1er épisode et ici : Les Grands Gosiers, des Frégates superbes, que nous avions déjà observés plusieurs fois en vol mais jamais posées, et toute une collection de hérons blancs plus ou moins grands.

    Voici d'abord les Frégates superbes (Fregata magnificens) : le mâle est entièrement noir, et possède une sorte de poche gonflable rouge vif à la gorge. Cette poche est appelée sac gulaire. Chez la Frégate il est utilisé lors de la parade nuptiale. Nous n'avons pas eu le droit à ce spectacle mais c'était tout de même fabuleux de les voir d'aussi près.

    Frégate superbe - Île aux oiseaux

     

    Frégate superbe - Île aux oiseaux

     

    La femelle Frégate superbe est noire comme le mâle mais sa gorge est blanche. Au dortoir ces grands voiliers des mer cohabitent pacifiquement avec les Hérons - ici un Héron garde-bœufs.

    Frégate superbe - Île aux oiseaux

    Les juvéniles quant à eux sont gris foncé avec la tête blanche. On retrouve ces colorations différentes du mâle, de la femelle et du juvénile chez d'autres espèces de Frégate comme la Frégate du Pacifique. La Frégate superbe est cependant la plus grande de toute (2,4 m d'envergure). La toilette et l'entretien des plumes comme chez tous les oiseaux est une activité vitale. Cependant, contrairement à celui de nombreux oiseaux marin, le plumage de la Frégate n'est pas imperméable. C'est pour cela qu'elle est incapable de nager et qu'elle ne plonge pas, se contentant d'attraper des proies à la surface et derrière les bateaux de pêches.

    Frégate superbe - Île aux oiseaux

     

    Frégate superbe - Île aux oiseaux

     

    Passons maintenant aux Hérons. Ce soir là nous avons eu la chance d'observer 4 espèces de Hérons blancs (enfin sur place on en a vu 3, la 4ème était cachée sur les cartes mémoires). Tout d'abord la plus majestueuse de toute, la Grande Aigrette (Ardea alba), espèce d'aire de répartition mondiale, que l'on observe de plus en plus couramment en métropole. Déjà perchée sur les palétuviers, celle-ci était fort occupée à sa toilette. En plumage inter-nuptial, la Grande Aigrette a le bec jaune et les pattes noires.

    Grande aigrette - Île aux oiseaux

     

    L'espèce que l'on trouve en plus grand nombre sur l'Île aux oiseaux, c'est le Héron garde-bœufs (Bubulcus ibis), presque deux fois plus petit que la Grand Aigrette. Comme cette dernière, le Héron garde-bœufs s'observe sur tous les continents, même s'il apprécie peu les régions froides, son régime alimentaire étant composé majoritairement d'insectes (alors que la Grande Aigrette consomme des poissons mais aussi des amphibiens, petits mammifères etc.). En plumage inter-nuptial, le bec du Héron garde-bœufs est orange et les pattes sont sombres.

    Héron garde-boeuf - Île aux oiseaux

     

    L'Aigrette neigeuse (Egretta thula) est légèrement plus grande que le Héron garde-bœufs, à peu près de la taille de notre Aigrette garzette. C'est une espèce répandue uniquement sur le continent américain. On la reconnait à son bec et ses pattes noires contrastant avec les lores et les pieds jaunes vifs. Ici, elles sont beaucoup moins nombreuses que les Hérons garde-bœufs.

    Aigrette neigeuse - Île aux oiseaux

     

    Enfin, voici la surprise découverte au retour du voyage : une Aigrette bleue (Egretta caerulea) juvénile. L'Aigrette bleue, qui est aussi une espèce américaine, a un plumage assez particulier : les juvéniles sont entièrement blancs alors que les adultes sont gris-bleu assez sombre avec la tête et le cou tirant sur le violet. On différencie les jeunes Aigrettes bleues des autres Hérons blancs grâce aux plumes grisâtres qui apparaissent sur les ailes, et à la couleur du bec qui est gris avec la pointe noire. C'est une Aigrette de taille moyenne, un peu plus grande que l'Aigrette neigeuse. Les pattes sont verdâtres à tout âge. 

    AIgrette bleue - Île aux oiseaux

     

    Pour en savoir plus, je vous invite à consulter les fiches de ces espèces ici :

     

    Face à l'Île aux oiseaux, se trouve une autre merveille du lagon, l'Îlet blanc. Cet îlet est très jeune, puisqu'il est apparu sous l'action du cyclone Hugo en 1989. A la fin printemps et en été, il est interdit de l'approcher et encore moins d'y débarquer, car une colonie de Sternes vient s'y reproduire (les sternes font leur nid au sol). Le reste de l'année c'est le royaume des Bernard-l’Hermite, qui acceptent de partager leur petit paradis avec les touristes. Ici contrairement à celui croisé au Jardin des colibris (voir Jo, Bernard et les autres ...), ce sont de petits formats.

    Ilet blanc

     

    Bernard l'Hermitte - Îlet blanc

     

    Bernard l’Hermite - Îlet blanc

     

    De retour sur le bateau, Alex nous propose de profiter du coucher de soleil en dégustant son ti-punch maison. L'occasion de partager nos impressions avec nos compagnons d'un après-midi.

    Coucher de soleil à l'Île aux oiseaux

     

    Coucher de soleil à l'Île aux oiseaux

     

    Coucher de soleil à l'Île aux oiseaux

     

    Nous avons passé quelques heures inoubliables sur ce bateau, même si le soleil était un peu timide ce jour là. Pour visiter le Grand-Cul-de-Sac-Marin lors d'un séjour en Guadeloupe, n'hésitez pas à choisir Passion Bleue Caraïbe


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    Coincé entre Basse-Terre et Grande-Terre, la baie du Grand-Cul-de-Sac-Marin est le plus grand lagon des Petites Antilles. Bordé côté mer par une barrière de corail et coté terre par des mangroves et des marécages, c'est un véritable paradis pour la faune marine et pour les oiseaux. Plusieurs possibilités s'offre au visiteur pour le découvrir : excursion en bateau à moteur, balade en kayak ... Conseillés par nos hôtesses du Jardin des Colibris, nous avons choisi l'excursion proposée par Alex de Passion Bleu Caraïbe, à la demi-journée. Très bon choix que je recommande !

    Nous arrivons en fin de matinée sur le port de Sainte-Rose, départ de l'excursion. La météo n'est pas au beau fixe, mais normalement la sortie n'est pas annulée. Les Pélicans bruns (Pelecanus occidentalis) attendent tranquillement le retour des pêcheurs sur le port. Ils ne sont absolument pas farouches. Quelques Frégates superbes (Fregata magnificens) parcourent le ciel au dessus des quais. Comme nous avons un peu de temps avant l'heure du départ, nous allons déjeuner chez Mamie Geneviève, sur la place principale de Sainte-Rose : cuisine simple et copieuse, bon marché, service rapide et dans la bonne humeur ! Pour accéder à la place à pied depuis le port, on traverse le pittoresque cimetière qui surplombe la mer.

    Pélican brun - Sainte Rose

     

    Pélican brun - Sainte Rose

     

    Pélican brun - Sainte Rose

     

    Puis c'est l'heure de l'embarquement. Nous somme une dizaine à monter à bord avec Alex, qui fournit masque et tuba à ceux qui ne sont pas équipés. Le bateau comprend un compartiment étanche où l'on peut ranger le matériel photo pendant les trajets entre les différents sites. Prévoir maillot de bain, serviette et coupe-vent suivant la météo.

    Alex nous amène en premier dans la mangrove, où il nous explique les caractéristiques de cet écosystème si particulier et la nécessité de le protéger. Nous apprenons des tas de choses passionnantes sur les palétuviers rouges, les concombres de mer, les requins, le rôle protecteur de la mangrove contre les cyclones etc. Alex est une mine d'informations sur le sujet et sait sensibiliser son public sans l'ennuyer ni le culpabiliser.

    Après s'être assuré que nous sommes devenus incollables sur le palétuvier rouge, Alex nous emmène visiter les magnifiques îlets du lagon. Nous commençons par l'Îlet la Biche, un petit coin de paradis où subsiste une cabane de pêcheur. Des groupes de touristes viennent y partager des barbecues les pieds dans l'eau. Quelques mini-mangroves tentent d'y pousser. Tandis que certains recherchent éponges et oursins, nous repérons quelques Tournepierres à collier (Arenaria interpres) posés sur les tables du barbecue et sur les racines des palétuviers.

    Tournepierre à collier - Îlet la Biche

     

    Tournepierre à collier - Îlet la Biche

     

    Tournepierre à collier - Îlet la Biche

     

    Tournepierre à collier - Îlet la Biche

     

    Tournepierre à collier - Îlet la Biche

     

    Tournepierre à collier - Îlet la Biche

     

    Mini mangrove - Ilet la Biche

     

    Le deuxième îlet, c'est l'Îlet Caret. Sur les brochures touristiques, il apparaît encore souvent avec ses palmiers posés sur le sable blanc. Mais lorsque nous y sommes passé, il n'y avait plus que de la végétation rase. Ces îlets sont très fragiles, ils changent fréquemment de forme avec la houle. La fréquentation touristique n'arrange sans doute pas les choses, mais d'un autre côté cela permet de les faire connaître et donc de mieux les protéger. Ici l'eau est plus profonde et c'est un peu périlleux d'atteindre l'îlet avec l'appareil photo. Comme à la Biche, des Tournepierres à collier vaquent à leurs occupations. Une Sterne royale (Thalasseus maximus) prend la pose sur une structure en bois échouée près de l'îlet. Sur le rivage, quelques Bécasseaux sanderling (Calidris alba) font la course avec les vagues ou se cachent dans le sable.

    Tournepierre à collier - Îlet Caret

     

    Sterne royale - Île Caret

     

    Sterne royale - Îlet Caret

     

    Becasseau sanderling - Îlet Caret

     

    Becasseau sanderling - Îlet Caret

     

    Becasseau sanderling - Îlet Caret

     

    Becasseau sanderling - Îlet Caret

     

    Becasseau sanderling - Îlet Caret

     

    Les étapes suivantes sont consacrées à l'observation de la faune sous-marine, à la barrière de corail et à l'épave. Pas très courageux, nous sommes restés la plupart du temps sur le bateau pendant que d'autres passagers plongeaient dans l'aquarium d'Alex.

    Ici se termine la première partie de l'excursion, dans un prochain article nous irons à l'Île aux oiseaux et à l'Îlet Blanc.


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    De retour au Jardin des Colibris voici une série consacrée au Sporophile rougegorge (Loxigilla noctis), appelé aux Antilles Père-noir ou tout simplement Rougegorge. Ce petit passereau granivore est en quelque sorte le Moineau domestique local, toujours présent sur la table du petit-déjeuner ou dans votre cuisine, à chercher des miettes de nourriture. Il n'hésite pas à entamer les fruits posés sur le plan de travail, un conseil rangez vos provisions à l'abri, même s'il ne risque pas de tout manger vu sa taille.

    C'est le mâle qui donne son nom à l'espèce, que ce soit en Français ou en Créole : presque entièrement noir (d'où Père-noir), sa gorge est rousse, de même que le dessous de la queue. Une petite tâche de même couleur rousse orne l'avant de l'oeil. La femelle est gris-brun clair, avec des nuances rousses à la tête, aux ailes et sous la queue.

    Dans la nature, il vit en forêt, y compris en altitude et dans les mangroves. Très commun en Guadeloupe et Martinique, c'est impossible de le rater lors d'un séjour là bas. Animation garantie dès le café du matin.

    Sporophile rougegorge - Jardin des colibris

     

    Sporophile rougegorge - Jardin des colibris

     

    Sporophile rougegorge - Jardin des colibris

     

    Sporophile rougegorge - Jardin des colibris

     

    Sporophile rougegorge - Jardin des colibris

     

    Sporophile rougegorge - Jardin des colibris

     

    Sporophile rougegorge

     

    Sporophile rougegorge

     

    Sporophile rougegorge

     

    En attendant la fiche Oiseaux.net voici les fiches de l'espèce sur les sites antillais Amazona-Guadeloupe et Birds & Co - Les Oiseaux de Martinique :

    http://www.amazona-guadeloupe.com/sporophile-rougegorge.html

    http://www.sosdom.lautre.net/Oiseaux/Passeriformes/Lox_Noc/LoxNoc_00Txt.htm 

    A bientôt pour la suite du séjour.


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    Le Jardin Botanique de Deshaies est un jardin de 7 hectares situé sur les hauteurs de la commune de Deshaies à Basse-Terre en Guadeloupe. Ancienne propriété de Coluche, il a depuis été réaménagé par son ami paysagiste Michel Gaillard afin de permettre aux visiteurs de découvrir la flore tropicale. C'est en 2001 que le jardin a ouvert au public. Le Jardin Botanique de Deshaies est ouvert toute l'année, tous les jours de la semaine de 9 h à 16 h 30.

    Lors de notre visite, nous avons bien sûr admiré les magnifiques plantes exotiques, les carpes koï et les perroquets, mais vous ne serez pas étonné si je vous dis que nous avons passé la majeure partie de notre temps à scruter les arbres et les buissons à la recherche d'oiseaux sauvages. Si vous souhaitez en faire de même lors de votre visite, je vous conseille d'arriver dès l'ouverture, vous aurez plus de chance d'en observer. Et profitez de votre passage à l'accueil pour réserver une table au restaurant panoramique, avec vue sur la cascade.

    C'est ici que nous avons aperçu pour la première fois le Héron vert (Butorides virescens), assez furtivement je dois dire, mais on retrouvera cette espèce plus longuement quelques jours plus tard au Parc Aquacole. La fiche espèce existe depuis cet été ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/heron.vert.html. Où l'on apprend que les spécialistes ne sont pas tous d'accord sur le fait que le Héron vert est une espèce distincte du Héron strié - que nous avons eu la chance d'observer en Amazonie péruvienne, voir l'article : 20 août 2015 : Pêche à la mouche en Amazonie péruvienne.

    Jardin botanique Deshaies - Héron vert

     

    Les Quiscales merles (Quiscalus lugubris) sont bien moins furtifs. Opportunistes, ils ont trouvé le bon plan pour se nourrir sans trop de fatigue, en chapardant les croquettes distribuées aux Flamants roses que le Jardin Botanique présente au public. Ci-dessous 2 juvéniles, reconnaissables à leurs yeux encore sombres (les adultes ont les yeux très clairs). Le premier, au plumage noir orné de reflets, est un mâle, le 2ème avec son plumage gris-brun est une femelle.

    Jardin botanique Deshaies - Quiscale merle

     

    Jardin botanique Deshaies - Quiscale merle

     

    En approchant du secteur boisé entourant le village des Perroquets, nous entendons un son bien caractéristique : à n'en pas douter c'est un Pic ! Et le seul Pic présent en Guadeloupe est ... le Pic de la Guadeloupe (Melanerpes herminieri), ainsi nommé parce qu'il est endémique strict de cette île. Après l'avoir entendu, nous l'apercevons enfin et réussissons même quelques photos. Nous en reverrons dans de meilleures conditions au Jardin des Colibris. 

    Jardin botanique Deshaies - Pic de la Guadeloupe

     

    Le village des Perroquets est un endroit très fréquenté par des oiseaux de toute sortes qui profitent de la nourriture donnée aux Aras en semi-liberté présentés au public. On y retrouve la Tourterelle à queue carrée (Zenaida aurita) déjà vue sur la plage, voir l'article En bord de mer du côté de Pointe-Noire. Ci-dessous un adulte puis un juvénile.

    Jardin botanique Deshaies - Tourterelle à queue carrée

     

    Jardin botanique de Deshaies - Tourterelle à queue carrée

     

    Les Trembleurs bruns (Cinclocerthia ruficauda), que nous avons déjà observé au Jardin des colibris (voir Jo, Bernard et les autres ...), profitent eux aussi de la cantine des perroquets. Ces oiseaux ont vraiment des attitudes très drôles, on ne se lasse pas de les observer.

    Jardin botanique de Deshaies - Trembleur brun

     

    Jardin botanique de Deshaies - Trembleur brun

     

    Jardin botanique de Deshaies - Trembleur brun

     

    Il y a aussi des Sporophiles, sur le coup on n'y avait pas fait attention, on pensait à des Sporophiles rougegorge, l'espèce la plus commune, qui partageait régulièrement notre petit-déjeuner au Jardin des colibris, mais les photos ci-dessous font finalement partie de la série "Nouvelles espèces découvertes sur la carte mémoire au retour des vacances". En effet la teinte olive du dos et les pattes roses ne correspondent absolument pas au Sporophile rougegorge. Il s'agit ici du Sporophile cici (Tiaris bicolor), également très commun aux Antilles mais moins familier que son cousin rougegorge.

    Jardin botanique de Deshaies - Sporophile cici

     

    Jardin botanique Deshaies - Sporophile cici

     

    En essayant de revoir le Pic dans les arbres autour du coin des perroquets, nous avons la chance d'observer les 2 espèces de Moqueur déjà observées au Jardin des colibris, le Moqueur grivotte (Allenia fusca) sur la première photo, et le Moqueur corossol (Margarops fuscatus) sur la deuxième. Comme le Pic, ils se régalent de gros fruits à chair jaune, vraisemblablement des mangues.

    Jardin botanique de Deshaies - Moqueur grivotte

     

    Jardin botanique de Deshaies - Moqueur corossol

     

    Avant d'arriver au village des perroquets, j'avais aperçu dans la pénombre une tourterelle différente des espèces déjà rencontrées, mais impossible de faire une photo correcte, tant pis l'oiseau était identifiable, ça faisait une espèce de plus, que je me souvenais avoir vu dans le guide Les oiseaux des Antilles. Oiseau forestier théoriquement très discret, la Colombe à croissants (Geotrygon mystacea) puisque c'est d'elle qu'il s'agit, semble avoir un peu perdu de sa discrétion au contact des visiteurs du Jardin Botanique et surtout des mangeoires des Perroquets : une bonne heure plus tard alors qu'on désespérait de revoir un Pic de la Guadeloupe, voilà que notre Colombe à croissants arrive tranquillement pour prendre son déjeuner. Les photos n'ont pas été très difficile à réussir cette fois, malgré la forte concentration de familles avec enfants dans le secteur, l'heure de midi approchant.

    Jardin botanique de Deshaies - Colombe à croissant

     

    Jardin botanique de Deshaies - Colombe à croissants

     

    Jardin botanique de Deshaies - Colombe à croissants

     

    Jardin botanique de Deshaies - Colombe à croissants

     

    Devant l'affluence, nous décidons nous aussi d'aller déjeuner et de profiter de la terrasse du restaurant panoramique au dessus de la cascade, avec vue sur la mer. Coluche avait bon goût en définitive. Au menu acras de morue, langouste et bien sûr planteur maison. Nos acras ayant pris un peu de retard, nous avons eu le droit à un deuxième verre de planteur. Du coup il y a eu peu de photos l'après-midi. Heureusement que nous étions venus à pied ! 

    Le jardin botanique de Deshaies

     

    Les oiseaux les moins farouches ont eux aussi repéré le restaurant, parmi eux les Quiscales merles et les Sporophiles rougegorge (Loxigilla noctis) dont on peut voir un mâle ci-dessous.

    Jardin botanique de Deshaies - Sporophile rougegorge

    Et qui est-ce qui vient finir les verres des clients ? On s'en doutait, c'est le Sucrier à ventre jaune (Coereba flaveola) que je vous ai présenté dans l'article Les Sucriers à ventre jaune.

    Jardin botanique de Deshaies - Sucrier à ventre jaune

     

    Je profite de cet article pour remercier toute l'équipe du Jardin Botanique de Deshaies, et je leur souhaite beaucoup de courage pour remettre tout en ordre suite au passage de l'ouragan Maria qui a bien mis le bazar dans le jardin.

    Le Jardin Botanique de Deshaies rouvrira au public le 16 octobre 2017. Les dernières infos sur leur page : https://www.facebook.com/jardinbotaniquedeshaies/.

     


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    Lors de notre arrivée au Jardin des Colibris à Deshaies en Guadeloupe, ce ne sont pas les colibris que l'on a vu et entendu en premier, mais les Sucriers à ventre jaune (Coereba flaveola). Ces passereaux incontournables aux Antilles sont bruyants, toujours en mouvement et très voyants : ventre jaune contrastant avec le dessus noir, sourcil blanc et marque rouge à la base du bec. De plus, alors que les colibris sont plutôt solitaires, les sucriers aiment être en groupe. Peu farouches, ils attendent que l'on garnissent les mangeoires d'eau sucrée et de fruits biens mûrs dont ils se régalent.

    Le Sucrier à ventre jaune se nourrit essentiellement de nectar et de fruit, mais contrairement aux colibris il ne participe pas à la pollinisation des fleurs. En effet son bec étant trop court, il chaparde le nectar en perçant la base des fleurs (de la même façon que les Percefleurs dont je vous ai parlé ici : 10 août 2015 : Alpagas, percefleur et flamants). Présent dans toutes les Antilles, en Amérique centrale et du Sud, il est bizarrement absent de Cuba.

    Leur ventre jaune et leur espièglerie ont ensoleillé notre séjour même les jours de pluie. Il suffisait que l'on dépose quelques morceaux de banane dans la demi noix de coco suspendue sur la terrasse pour assister à une cohue digne des heures de pointe dans le métro.

    Je vous laisse profiter des photos, et consulter la fiche de l'espèce sur Oiseaux.net si vous souhaitez en savoir plus : http://www.oiseaux.net/oiseaux/sucrier.a.ventre.jaune.html.

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    Les Sucriers à ventre jaune 

     

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    L'actualité récente avec le passage du cyclone Irma sur les Antilles cette semaine nous a bien sûr frappé d'autant plus que nous avons visité cette région il y a seulement quelques mois. Les nouvelles de la Guadeloupe sont plutôt bonne heureusement.

    Un ouragan de cette force est un drame humain mais aussi une épreuve pour la nature locale. Les Colibris et Sucriers sont en particulier très sensibles aux cyclones car ils se nourrissent essentiellement de nectar et leur métabolisme très rapide ne leur permet pas de rester sans manger plus de 24h. Bien souvent suite à un cyclone destructeur, les populations d'oiseaux se reconstituent à partir d'individus venues d'îles proches moins frappées par l'ouragan. Un article intéressant à ce sujet : http://www.faune-guadeloupe.com/article-5345387.html.

    Je termine en souhaitant beaucoup de courage à tous nos amis Antillais et en particulier aux habitants de Saint-Martin et de Saint-Barthélémy, ainsi qu'à tous les secours qui se rendent sur place.


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