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    Aujourd'hui je vous amène dans la Marne, pas si loin que ça de chez nous, plus exactement à Verzy, petite commune du Parc Naturel régional de la Montagne de Reims, coincée entre forêt et vignobles, à quelques kilomètres au sud-est de la capitale du champagne.

    Dans la forêt de Verzy, il y avait autrefois une abbaye, fondée en 664 par Saint Nivart, 26ème archevêque de Reims, mais elle fut détruite à la révolution. Un bombardement en 1944 acheva de faire disparaître ce qui restait des ruines.

    Ce n'est donc pas pour l'abbaye que  l'on visite la forêt de Verzy, mais pour ses arbres très particuliers, des hêtres tortillards que l'on appelle ici les Faux de Verzy. Ces arbres, dont la présence était déjà attestée du temps de l'abbaye, restent un mystère pour les scientifiques, même si les analyses ADN ont permis de progresser un peu. Ces hêtres seraient des hêtres communs qui auraient subit une mutation génétique. Au lieu de pousser droit vers le ciel, leur tronc est complètement torturé et leur branches redescendent vers le sol. Quelques spécimens poussent ailleurs en Europe, mais c'est la forêt de Verzy qui en compte le plus.

    Ici, les quelques 1000 faux répertoriés sont protégés : des barrières dissuadent les visiteurs de piétiner le sol à leur pied, la végétation naturelle qui pourrait les priver de lumière est régulièrement coupée (les faux ne mesurent que 4 à 5 m de haut). Ces arbres sont fragiles, ils se reproduisent difficilement par semis (la plupart des graines sont stériles) mais seulement par marcottage (les branches qui touchent le sol s'enracinent et forment un nouveau plant). La forêt de Verzy, grâce au nombre de spécimens présents et à sa gestion rigoureuse, est la seule population viable de hêtres tortillards au monde.

    Voici quelques photos (faites avec un téléphone et par un temps exécrable dimanche dernier lors d'une balade sympathique avec des amis) :

    Les Faux de Verzy

     

    Les Faux de Verzy

     

    Les Faux de Verzy

     

    Les Faux de Verzy

     

    Les Faux de Verzy

     

    Les Faux de Verzy

     

    Les Faux de Verzy

     

    Les Faux de Verzy

     

    Au moins deux spécimens de faux de Verzy sont visibles à Paris, le 1er aux Arènes de Lutèce, le 2ème au Jardin des Plante, dans le jardin Alpin. Mais il manque l'ambiance mystérieuse de la forêt de Verzy, que je vous conseille de visiter en toute saison. Et sur la route, vous pourrez vous arrêter déguster du champagne (avec modération bien sûr).

     


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    De mémoire d'homme, notre Refuge LPO a toujours abrité une colonie de reproduction de Corbeaux freux (Corvus frugilegus). Quoi de mieux en effet pour élever tranquillement ses petits qu'un parc arboré privé situé en bordure de village ? Il y a bien des peupleraies dans la région, fréquemment colonisées par les Corbeaux freux, mais lorsque les peupliers sont abattus il faut déménager. De plus, il plus simple pour une commune ou un propriétaire d'obtenir une autorisation de tirer sur les corbeaux, voir de les détruire discrètement sans autorisation, lorsque la colonie se trouve en pleine campagne à l'écart des habitations.

    Corbeau freux - Grand-Rozoy

     

    Lorsque nous sommes arrivés fin 2011, la colonie comptait près d'une centaine de nids (91 au printemps 2012 pour être précis). Depuis la colonie s'est réduite et se stabilise à environ 65 nids (2014 : 60, 2015 : 70, 2016 : 70, 2017 : 65). Pourquoi cette diminution alors que nous ne sommes pas intervenus pour "réguler" la colonie ? En réfléchissant un peu, je pense en avoir trouvé la raison : du temps du propriétaire précédent, la propriété était inoccupée pendant les mois d'hiver, les corbeaux étaient tranquilles pour construire leur nid. Alors qu'en 2013-2014 il y avait beaucoup de passage (travaux sur la maison y compris toiture) et depuis nous sommes là très régulièrement y compris l'hiver. D'ailleurs les nids les plus proches de la maison ont disparu.

    Chez nous, les corbeaux construisent leur nid dans une vingtaine d'arbres de 20 à 30 m de haut, essentiellement des frênes, marronniers, pins, platanes et tilleuls, dont certains sont plus que centenaires.

    Nids de corbeau freux dans un frêne

     

    Les corbeaux réutilisent d'année en année les mêmes sites pour se reproduire, mais peu de nids résistent aux tempêtes hivernales dans nos régions : le 4 mars 2012, il restait 20 nids. Cette année, il n'en restait que 3, probablement à cause de la tempête Egon qui a traversé le nord de la France dans la nuit du 12 au 13 janvier 2017. Cette tempête très puissante a occasionné de nombreux dégâts, parmi lesquels l'explosion spectaculaire de la rosace de la cathédrale de Soissons, qui en tombant a également gravement endommagé l'orgue.

    La construction des nids commencent la première semaine de mars. Le nid est assez volumineux, constitué de branchages et garni de rameaux plus souple (type saule) et de mousse. La femelle pond 3 à 5 œufs dès que le nid est terminé, et les couve seule pendant que le mâle s'occupe de consolider le nid et de nourrir sa femelle.

    Chaque année, les premières éclosions ont lieu fin mars ou début avril. A cette période, on trouve parfois sur le sol des coquilles d’œuf vert tacheté de brun. Nos arbres étant très haut, la seule façon de savoir ce qui se passe au niveau des nids est le drone. Les corbeaux en on peur, mais ils reviennent s'occuper de leurs bébés dès qu'il n'est plus là.

    Nid corbeau freux

     

    Corbeau freux Grand Rozoy

     

    Les jeunes restent au nid pendant environ 35 jours, les premiers envols ont donc lieu dans la première quinzaine de mai. Mais les jeunes restent dépendant des parents pendant encore 2 mois minimum. Parfois des jeunes tombent du nid avant de savoir bien voler, soit à cause du vent (qui peut même faire tomber un nid complet avec les poussins à l'intérieur) soit parce qu'ils ont faim et que les parents ne sont plus là (piégé ou mort). La meilleure chose à faire dans ce cas est de placer l'oisillon en hauteur dans un arbre. Si les parents sont en vie, ils reviendront le nourrir. Essayer d'élever soi-même un bébé corbeau est très compliqué et demande une très grande disponibilité pendant 2 à 3 mois, de plus cela peut rendre difficile l'adaptation de l'oiseau à la vie sauvage. Vous trouverez plus de conseils sur ce sujet sur le site de l'association LADel : http://www.ladel.fr/oisillon-trouve/.

    Quelques photos de jeunes corbeaux sortis un peu tôt du nid :

    Bébé corbeau freux

     

    Bébé corbeau freux

     

    Corbeau freux juvénile

     

    Corbeau freux juvénile

    De juillet jusqu'à février, la colonie devient beaucoup plus calme, puisque les corbeaux n'y reviennent qu'au coucher du soleil et la quitte dès l'aube. L'hiver, les Corbeaux freux locaux sont rejoints par des congénères d’Europe de l'Est, et le dortoir abrite aussi de nombreux Choucas des tours (une autre espèce qui niche au refuge, dans des cavités d'arbres ou dans les cheminées).

    La vie des Corbeaux freux, comme celle de toute espèce sauvage, n'est pas de tout repos. Certains vous diront qu'ils "prolifèrent" parce qu'ils n'ont plus de prédateurs en France. S'il est exact que les principaux prédateurs du Corbeau freux adulte, l'Autour des palombes (sorte de gros épervier) et le Grand-duc d'Europe sont devenus très rares en France (quoique le Grand-duc revient dans l'Aisne : il a niché avec succès dans le nord du département l'an dernier), la prédation sur les nids et les jeunes oiseaux est par contre considérable : 80% des oisillons n'atteindront pas l'âge d'un an. Les rats, les écureuils et les autres corvidés (pie ou corneille) pillent les nids lorsque les parents partent en quête de nourriture ; les fouines, les renards, les rapaces et probablement les chats domestiques capturent les juvéniles au sol dès qu'ils quittent le nid pour apprendre à voler.

    Comme on l'a vu au début de l'article, la colonie de Corbeaux freux de notre refuge LPO est stable, et s'est même réduite de 30% depuis que le parc est fréquenté par les humains l'hiver. Pourquoi le maire de la commune de Grand-Rozoy parle-t-il alors d'invasion et de la nécessité de réguler ? Que reproche-t-on à ces oiseaux ?

    - De faire du bruit : en dehors de la période de reproduction, le bruit se limite à une dizaine de minutes matin et soir, lors du départ des corbeaux à l'aube, et lorsqu'il rentre au dortoir après le coucher du soleil. De mars à mai, le bruit est plus important et peu durer toute la journée, pourquoi ? Tout d'abord, le corbeau étant un oiseau très bavard et sociable, au début du printemps les discussions vont bon train sur le choix de l'emplacement des nids. Puis lorsque les petits sont nés, comme tous les bébés du monde, ils crient pour réclamer de la nourriture à leur parents. Le moment le plus bruyant est le mois de mai, car lorsque les jeunes sortent des nids pour apprendre à voler, ils ne savent pas encore se nourrir tout seul. Il faut donc qu'ils appellent leurs parents pour que ces derniers les retrouvent et les nourrissent.

    - De manger les oisillons : cette croyance est totalement fausse. Si certains corvidés (Pie bavarde, Corneille noire, Geai des chênes) pillent les nids d'autres espèces d'oiseaux ce n'est pas le cas du Corbeau freux, qui se nourrit essentiellement d'insectes, de larves et d'invertébrés divers, de végétaux et occasionnellement de charogne et de micromammifères (rongeurs, musaraignes etc.).

    - De ravager les cultures : le Corbeau freux apprécie en effet les grains de maïs en train de lever, ainsi que les cerises. Cependant des solutions existent pour limiter les dégâts de manière très importante, sans en venir au massacre systématique des oiseaux : attendre quelques jours entre le labour et les semailles et semer plus profond, puis au moment de la levée, mettre en place des dispositifs d'effarouchement (véhicules, ballons, morceaux de sac plastique noir suspendu à des piquets etc.). Des associations comme LADeL, Les Amis de Lazare peuvent conseiller les agriculteurs pour mettre en place de telles mesures. En dehors de cette période, le Corbeau freux est un auxiliaire de l'agriculture, consommant des insectes, larves et rongeurs.

    Pourquoi est-ce inefficace de tenter "réguler" la population de Corbeaux freux, en général et en particulier au niveau de la colonie de Grand-Rozoy ?

    - Tout d'abord, si on prend des mesures pour encourager les corbeaux à aller nicher ailleurs (par exemple : effarouchement en février avant la construction des nids, élagage des branches où se trouvent les nids) la colonie pourrait se déplacer sur les autres arbres du refuge ou ailleurs dans le village, plus près des maisons, et gêner davantage le voisinage. D'ailleurs les soit-disant plaintes pour le bruit généré par la colonie de Grand-Rozoy ne sont pas avérées : tous les voisins qui nous en ont parlé nous ont indiqué que ça ne les dérangeait pas plus que ça, nous avons même des preuves écrites. Pour les impacts sur les cultures, cela ne changera rien car les corbeaux peuvent parcourir chaque jour plusieurs kilomètres pour aller se nourrir. Rien ne prouve d'ailleurs que ce sont les corbeaux qui nichent chez nous qui se nourrissent dans les parcelles de l'agriculteur qui se plaint à la mairie. En effet dans le village de Beugneux à 2 km d'ici il y a aussi une colonie de corbeaux de plusieurs dizaine de nids.

    - Ensuite "réguler" par des tirs au sein de la colonie ne servirait pas à faire diminuer sa taille : la population de corbeaux sur un site donné dépend du nombre d'emplacements adaptés à la construction des nids et de la nourriture disponible. Dans une colonie, les plus jeunes couples ne se reproduisent pas faute de place, et s'ils sont trop nombreux, ils perturbent les couples reproducteurs ce qui entraîne une moindre réussite des nichées. La nature se régule toute seule. Par contre si les corbeaux reproducteurs sont éliminés par piégeage ou par campagne de tirs, les plus jeunes prendront leur place l'année suivante, et les nichées auront un meilleur taux de succès. Il y aura autant de nid, et probablement plus de jeunes à l'envol. Pour en savoir plus consulter la page : http://www.ladel.fr/regulation-corvides/.

    - D'autre part, la suppression des parents pendant la période de reproduction est extrêmement cruelle : en effet, les bébés agoniseront pendant plusieurs jours et finiront par mourir de faim dans les nids. Les plus forts se jetteront dans le vide et une fois au sol se feront dévorer par des prédateurs.

    C'est en particulier pour mieux faire connaître à notre voisinage ces animaux mal aimés mais si attachants que nous avons décidé d'ouvrir notre refuge pour la Fête de la Nature les 20 et 21 mai prochain. Pour cette année 2017, le thème choisi  est : "Les super pouvoir de la Nature".

    Quels sont donc les super pouvoirs du Corbeau freux ?

    Les Corbeaux freux, comme les autres corvidés, se distinguent par leur formidable intelligence, leur capacité d’apprentissage quasiment sans limite et leur organisation sociale particulière : la vie en colonie est très hiérarchisée (les couples les plus expérimentés occupent les meilleurs emplacements pour les nids), ils ont un sens de la famille très développé (les couples restent unis d’année en année et n’abandonnent jamais leurs petits quitte à risquer la mort en cas de persécution).

    Je tiens particulièrement à remercier Véronique et Lazare de l'Association LADeL pour tous leurs conseils, pour les informations disponibles sur leur site (qui m'ont été bien utiles pour rédiger cet article), et pour leur combat pour réhabiliter les Corvidés et trouver des solutions permettant une cohabitation pacifique avec les humains, ainsi que l'ASPAS : Association pour la Protection des Animaux Sauvages, pour ses conseils en particulier sur le plan juridique.

    Nous vous attendons nombreux pour les Portes Ouvertes du Refuge LPO de Grand-Rozoy samedi 20 et dimanche 21 mai de 10 h à 18 h. Vous pourrez découvrir les Corbeaux freux mais aussi toutes les autres espèces qui vivent chez nous.

    Bon week-end à tous, et n'oubliez pas d'aller voter demain.


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    Fête de la Nature 2017

     

    Je vous avais parlé de la Fête de la Nature 2017 en début d'année dans l'article Objectifs et projets pour 2017.

    Et bien ça y est c'est fait : j'ai soumis au comité de la Fête de la Nature un projet de manifestation, et il a été labellisé.

    Nous avons donc le plaisir de vous annoncer que notre refuge LPO situé à Grand-Rozoy dans l'Aisne sera ouvert au public pour la Fête de la Nature 2017, les samedi 20 et dimanche 21 mai de 10h à 18h.

    Tous les détails sont sur le site de la Fête de la Nature ici : http://www.fetedelanature.com/espace-acteurs/refuge-lpo-du-chac-teau-de-grand-rozoy/portes-ouvertes-au-refuge-lpo-de-grand-rozoy.

    Maintenant il ne me reste plus qu'à préparer les panneaux explicatifs sur les oiseaux et les arbres du parc !

    Alors si vous êtes dans la région à cette période là, n'hésitez pas à venir faire un tour, découvrir nos amis les corvidés, les hirondelles, les chouettes, les abeilles et tous les habitants du platane bicentenaire. Si vous le souhaitez, possibilité de pique-niquer sur la pelouse.

     

    Fête de la Nature 2017

     

    Si vous n'êtes pas dans l'Aisne, vous trouverez la liste des manifestations de votre région ici : http://www.fetedelanature.com/recherche-de-manifestation

    Belle fête de la nature à tous. 


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    L'île de Curieuse, située au nord de Praslin, est aujourd'hui une réserve nationale de biodiversité. Mais comme l'île de Cousin dont je vous ai parlée dans un précédent article, elle a subit pendant les premiers siècles d'occupation humaine une histoire mouvementée souvent défavorables à la faune et la flore locale : les tortues terrestres géantes furent décimées à l'arrivée des Européens, et en 1771 des navigateurs eurent la bonne idée d'incendier l'île pensant récolter ainsi plus facilement les "cocos de mer" dont ils pensaient faire commerce. Puis au début du 19ème siècle, c'est une léproserie qui fut installée sur l'île de Curieuse. Elle ferma en 1965. Le "Curieuse Marine national Park" fut créé en 1979. Pour visiter Curieuse, le plus simple est de réserver une excursion en bateau à la journée, avec le repas et la taxe d'accès à Curieuse inclus. Il n'y a pas d'hôtel, de restaurant ni de commerce sur Curieuse.

    Lors de notre séjour aux Seychelles en avril 2012, nous avons opté pour une excursion à la journée entièrement organisée (réservée depuis notre hôtel). Le bateau partant du port de Sainte Anne au sud de l'île de Praslin, un car est passé nous chercher à Grand Anse. Notre bateau a d'abord longé la côte sud-est de Praslin puis nous sommes un peu éloigné pour notre première activité de la journée : une exploration des environs de l'îlot Saint-Pierre avec masque et tuba. Déjà l'îlot au dessus de la surface est paradisiaque (photo ci-dessous) mais ce n'est rien par rapport à la multitude de poissons colorés que l'on peut observer sous l'eau (pas de photos ici car nous n'avions pas d'équipement très performant pour la photo sous-marine).
     

    Îlot Saint Pierre

     

    De retour sur le bateau, nous continuons à longer Praslin vers le nord. Des îlots de granit et des plages de carte postale ponctuent la croisière. Nous nous arrêtons devant une plage magnifique (mais dont je ne me souviens plus le nom), l'occasion de nager dans des eaux turquoises tout en n'étant pas client des hôtels 5 étoiles "spécial voyage de noces" situés à proximité (chers et inappropriés pour un séjour en famille avec enfants et ados).
     

    îlot - Praslin

     

    Côte granitique - Praslin

     

    Arrivés à Curieuse (après avoir déjeuné sur le bateau), nous partons rapidement pour une visite guidée dans la mangrove. Le sentier nous offre alternativement de magnifiques points de vue sur les côtes de Curieuse et des plongées dans la végétation luxuriante. Nous retrouvons par endroit nos amis les crabes (voir Crabes et limicoles sur la plage de Grand Anse). Ces petits crabes aux yeux proéminents sont aussi appelé "crabes fantômes" et appartiennent tous au genre Ocypode, comprenant une vingtaine d'espèces réparties dans toute la zone tropicale. Voir la page Wikipedia en anglais ici : Ghost crab.

    Curieuse

     

    Mangrove - Curieuse

     

    Curieuse

     

    Mangrove - Curieuse

     

    Crabe dans la mangrove - Curieuse

     

    Curieuse

     

    Curieuse

     

    Une fois la balade terminée, nous avons le temps de profiter des tortues géantes qui vaquent tranquillement à leurs occupations près de la plage. Comme je l'ai écris plus haut, les tortues géantes de Curieuse ont été exterminées par les navigateurs européens, qui trouvaient là une nourriture abondante et facile à capturer. Seules les tortues géantes d'Aldabra (Aldabrachelys gigantea) ont survécu. Aldabra est un atoll appartenant à la République des Seychelles, situé à environ 1000 km au sud ouest de Mahé. Ce lieu très inhospitalier pour les humains a permis la survie des tortues géantes qui y étaient à peu près tranquilles. Pour permettre une meilleure conservation de l'espèce, et gérer la surpopulation d'Aldabra qui héberge près de 150 000 tortues géantes, l'espèce a été ré-introduite sur plusieurs îles de l'archipel, comme Curieuse et Cousin. Les tortues géantes d'Aldabra peuvent atteindre 300 kg et vivre plus de 150 ans.

    Tortue d'Aldabra - Curieuse

     

    Tortue d'Aldabra - Curieuse

     

    Curieuse

     

    Sur la plage, autour des tables de pique-nique, on peut aussi observer quelques oiseaux. Ce jour là on observera 3 espèces, qui ont toutes été introduites aux Seychelles.

    Les plus familiers sont les Foudi rouge (Foudia madagascariensis), espèce originaire de Madagascar comme son nom scientifique l'indique. Proche parent du Foudi des Seychelles, que nous avons observé à Cousin, il ne semble pas nuire à ce dernier, qui domine quand les 2 espèces sont en contact. Chez le Foudi rouge, le plumage des jeunes et des femelles est assez terne, alors que le mâle se pare de rouge à la saison de la reproduction (ci-dessous plumage intermédiaire). Le bec est plus court que celui du Foudi des Seychelles, car il est essentiellement granivore. Pour plus d'informations voir la fiche espèce ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/foudi.rouge.html.

    Foudi rouge - Curieuse

     

    Foudi rouge - Curieuse

     

    Foudi rouge - Curieuse

     

    Une autre espèce dite "de Madagascar" traîne sur l'aire de pique-nique : il s'agit du Pigeon de Madagascar (Nesoenas picturata). Son statut d'espèce introduite est moins évident, en effet plusieurs sous-espèces de ce pigeon existaient aux Seychelles avant que des individus provenant de Madagascar n'y soient introduits. Ceux de Curieuse sont vraisemblablement issus d'oiseaux Malgache (plus gros que les sous-espèces locales, et à la tête grise).

    Pour en savoir plus : http://www.oiseaux.net/oiseaux/pigeon.de.madagascar.html.

    Pigeon de Madagascar - Curieuse

     

    Pigeon de Madagascar - Curieuse

     

    Pigeon de Madagascar - Curieuse

     

    La 3ème espèce observée sur la plage appartient aussi à la famille des pigeons, et son introduction aux Seychelles par l'homme ne fait elle aucun doute. Il s'agit de la Géopélie zébrée (Geopelia striata) une minuscule tourterelle originaire d'Asie du sud-est et d'Australie, appréciée comme oiseau de cage. Elle passe son temps au sol à rechercher sa nourriture. Aux Seychelles on la trouve dans les zones fréquentées par l'homme (jardin des hôtels, plages etc.). D'après Nature Seychelles elle ne semble pas poser de problème à la faune locale. 

    Pour lire la fiche espèce suivre le lien : http://www.oiseaux.net/oiseaux/geopelie.zebree.html.

    Géopélie zébrée - Curieuse

     

    Puis c'est le retour à Praslin en longeant cette fois la côte ouest de l'île. Une belle journée de découverte très bien organisée. La prochaine fois je vous amènerai à La Digue, je ne vous en dit pas plus aujourd'hui.

    Je vous souhaite un bon dimanche. N'oubliez pas d'aller voter !


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    Au mois de janvier, je vous avais emmené au Pont d'Austerlitz pour y admirer les Grands Cormorans qui se reposent régulièrement sur les ducs-d'Albe de la Brigade Fluviale. Voici une nouvelle série de prises de vue, réalisées début février de cette année.

    Mesdames et messieurs les cormorans sont heureux de vous présenter leur collection printemps-été : tête parsemée de plumes blanches, crête noire de type "iroquois" et tâche blanche sur la cuisse.

    Chez le Grand Cormoran (Phalacrocorax carbo), mâle et femelle ont un plumage identique. Depuis quelques semaines, on ne les voit quasiment plus dans Paris, car ils sont occupés à se reproduire sur leur site de nidification (en Île de France, les principales colonies de Grand Cormoran se trouve en Seine-et-Marne, dans l’Essonne et les Yvelines). D'après l'Atlas des Oiseaux Nicheurs d'Île de France, qui vient de paraître, 500 à 550 couples de Grands Cormorans nicheraient dans la région.
     

    Grand Cormoran - Pont d'Austerlitz

     

    Grand Cormoran - Pont d'Austerlitz

     

    Grand Cormoran - Pont d'Austerlitz

     

    Grand Cormoran - Pont d'Austerlitz

     

    Grand Cormoran - Pont d'Austerlitz

     

    Grand Cormoran - Pont d'Austerlitz

     

    Grand Cormoran - Pont d'Austerlitz

     

    Grand Cormoran - Pont d'Austerlitz

     

    Je vous souhaite de Joyeuses Pâques et beaucoup de beaux poussins à nos amis les cormorans. 


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