•  

    La première fois que j'ai observé des Cigognes blanches (Ciconia ciconia) dans l'Aisne, c'était le 15 août 2011 à Limé dans la vallée de la Vesle. Au début je n'en ai pas cru mes yeux, le premier oiseau étant passé rapidement en vol. Puis en reprenant ma voiture, au premier carrefour, là il m'a fallu me rendre à l'évidence, c'était bien des cigognes, 2 juvéniles posées sur des poteaux électriques. Après quelques recherches, j'ai appris que les observations de cigognes dans l'Aisne ne sont pas si rare et que notre département se trouve sur une route migratoire très fréquentée entre le nord de l'Europe et l'Afrique. 

    Cigognes en migration dans l'Aisne

     

    Cigognes en migration dans l'Aisne

     

    Cette année 2017 semble être une année exceptionnelle dans la région pour la migration post-nuptiale des cigognes. Le ballet des cigognes a commencé dès dès le 14 août à Viffort dans le sud du département de l'Aisne : dans son édition du 17 août, le journal l'Axonais relate la halte d'environ 25 cigognes dans un champ de cette commune. L'une d'elle, très fatiguée, a été secourue par les habitants et amenée au centre de sauvegarde d'Hirson (édition du 24 août du même journal).

    Plusieurs passages impressionnant sont relatés les jours suivants dans la presse régionale, en particulier le 16 août, avec une cinquantaine de cigognes au Hérie-la-Viéville, dans les champs et sur l'église, et probablement plus d'une centaine à Travecy. Puis le 23 août un ami me signale un groupe de plus de 100 cigognes qui s'est installé pour passer la nuit dans les arbres autour de l'église de Mont-Notre-Dame.

    De notre côté, nous n'avons pas eu la chance d'en voir autant. C'est en revenant de notre petite escapade en Wallonie le 19 août, que nous avons aperçu 7 cigognes posées près d'un troupeau de bovins (qui les regardaient avec un air étonné), à la sortie sud de Laon en allant vers Soissons. Les photos ne sont pas géniales faute d'avoir le bon appareil, situation aggravée par le manque de soleil ... mais cela reste un très beau souvenir.

     Cigognes en migration dans l'Aisne

     

    Cigognes en migration dans l'Aisne

     

    L'impression d'un passage exceptionnel de cigognes cette année a été confirmée par le groupe de suivi de la migration du hameau de Brassoir (commune de Morienval dans l'Oise, à quelques km de l'Aisne) : entre le 14 août et le 12 septembre, 1111 cigognes ont été comptabilisées sur ce site, le record saisonnier a été pulvérisé. Pour en savoir plus sur ces comptages d’oiseaux migrateurs à Brassoir et ailleurs en France, vous pouvez consulter le site www.migraction.net.

    Ci-dessous quelques autres images pour illustrer ces moments exceptionnels dans la vie d'un village, qui pour quelques heures se retrouve transposé en Alsace. Ces 3 photos ont été prises le dimanche 27 août par un habitant de Saint-Rémy-Blanzy qui m'a aimablement autorisé à les publier ici. Les cigognes, environ une vingtaine, sont arrivées vers 19h et ont passé la nuit sur cette magnifique église à l'architecture si particulière, à quelques km de chez nous. 
     

    Cigognes en migration dans l'Aisne

     

    Cigognes en migration dans l'Aisne

     

    Cigognes en migration dans l'Aisne

     

    Puisque l'on parle de Saint-Rémy Blanzy et de son église voici pour compléter quelques photos de l'église et du village - mais ce jour là il n'y avait pas de cigognes :

    Eglise Saint Remy Blanzy

     

    Eglise Saint Remy Blanzy

     

    Le 15 septembre alors que j'écris ces lignes, d'autres cigognes sont signalées. Sur la page Facebook de N'Radio on peut voir une vingtaine de cigognes photographiées par une auditrice ce vendredi après-midi à Clamecy, commune située au nord de Soissons ...

    Cet article est un peu particulier, puisqu'il s'agit du centième publié dans cet espace. Je tiens ici à remercier tous les visiteurs de ce blog, les fidèles lecteurs bien sûr mais aussi les visiteurs de passage.

    Bon week-end automnal à tous (elles ont bien raison les cigognes de repartir en Afrique, on a dû rallumer le chauffage).


    12 commentaires
  •  

    Lors de notre arrivée au Jardin des Colibris à Deshaies en Guadeloupe, ce ne sont pas les colibris que l'on a vu et entendu en premier, mais les Sucriers à ventre jaune (Coereba flaveola). Ces passereaux incontournables aux Antilles sont bruyants, toujours en mouvement et très voyants : ventre jaune contrastant avec le dessus noir, sourcil blanc et marque rouge à la base du bec. De plus, alors que les colibris sont plutôt solitaires, les sucriers aiment être en groupe. Peu farouches, ils attendent que l'on garnissent les mangeoires d'eau sucrée et de fruits biens mûrs dont ils se régalent.

    Le Sucrier à ventre jaune se nourrit essentiellement de nectar et de fruit, mais contrairement aux colibris il ne participe pas à la pollinisation des fleurs. En effet son bec étant trop court, il chaparde le nectar en perçant la base des fleurs (de la même façon que les Percefleurs dont je vous ai parlé ici : 10 août 2015 : Alpagas, percefleur et flamants). Présent dans toutes les Antilles, en Amérique centrale et du Sud, il est bizarrement absent de Cuba.

    Leur ventre jaune et leur espièglerie ont ensoleillé notre séjour même les jours de pluie. Il suffisait que l'on dépose quelques morceaux de banane dans la demi noix de coco suspendue sur la terrasse pour assister à une cohue digne des heures de pointe dans le métro.

    Je vous laisse profiter des photos, et consulter la fiche de l'espèce sur Oiseaux.net si vous souhaitez en savoir plus : http://www.oiseaux.net/oiseaux/sucrier.a.ventre.jaune.html.

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    Les Sucriers à ventre jaune 

     

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    Les Sucriers à ventre jaune

     

    L'actualité récente avec le passage du cyclone Irma sur les Antilles cette semaine nous a bien sûr frappé d'autant plus que nous avons visité cette région il y a seulement quelques mois. Les nouvelles de la Guadeloupe sont plutôt bonne heureusement.

    Un ouragan de cette force est un drame humain mais aussi une épreuve pour la nature locale. Les Colibris et Sucriers sont en particulier très sensibles aux cyclones car ils se nourrissent essentiellement de nectar et leur métabolisme très rapide ne leur permet pas de rester sans manger plus de 24h. Bien souvent suite à un cyclone destructeur, les populations d'oiseaux se reconstituent à partir d'individus venues d'îles proches moins frappées par l'ouragan. Un article intéressant à ce sujet : http://www.faune-guadeloupe.com/article-5345387.html.

    Je termine en souhaitant beaucoup de courage à tous nos amis Antillais et en particulier aux habitants de Saint-Martin et de Saint-Barthélémy, ainsi qu'à tous les secours qui se rendent sur place.


    10 commentaires
  •  

    Pour vous rafraîchir un peu après ces jours de canicule, je vous emmène faire un petit tour du côté de la Belgique. C'était à la mi-août de cet année, il faisait une météo de début d'automne mais cela ne nous a pas empêché de profiter des sites visités.

    A l'aller nous faisons une courte pause à l'aire d'autoroute de Woinic dans les Ardennes. Woinic, un sanglier géant oeuvre du sculpteur Éric Sléziak, est régulièrement critiqué dans la presse, mais pour une sculpture d'autoroute nous l'avons trouvé pas mal du tout. Je n'ai pas fait de photo mais il a sa page Wikipedia : Woinic.

    Notre première étape en Wallonie est la ville de Bouillon, située tout près de la frontière française. La ville est surplombée par une forteresse médiévale, dressée sur un éperon rocheux dominant une boucle de la Semois (un affluent de la Meuse, où les courageux pourront faire du kayak). Le château fort de Bouillon, un des plus bel exemple d'architecture médiévale de Belgique, construit aux environ du Xe siècle, fut la propriété de Godefroy de Bouillon, qui le revendit au Prince-évêque de Liège pour financer son départ à la première croisade. La forteresse se visite, et l'on peut en même temps acheter un billet pour le petit musée de la ville. La pierre de schiste et les toits d'ardoise donnent un petit air de Bretagne à ce coin d'Ardenne Belge.

    Bouillon

     Le vieux pont sur la Semois, vu du haut de la forteresse de Bouillon.

     

    En fin d'après-midi nous rejoignons notre deuxième étape, la petite ville de la Roche en Ardenne, à environ une heure de route au nord-ouest de Bouillon. La Roche en Ardenne est blottie dans la forêt, au pied de son château médiéval. Elle est traversée par l'Ourthe, un autre affluent de la Meuse. Cette coquette petite cité fut presque entièrement détruite lors de la 2ème guerre mondiale (offensive des Ardennes, 1944) mais ses habitants l'ont courageusement reconstruite. Dans les rues, quelques chars américains ont été conservés en souvenir de la libération de la ville.

    La Roche en Ardenne

     

    Déjà au XIXe siècle le charme de La Roche en Ardenne avait séduit les peintres belges. Henri Van Assche, talentueux peintre de paysages originaire de Bruxelles, est l'auteur du tableau ci-dessous, daté de 1830. Nous avons retrouvé le point de vue choisi par l'artiste, près du pont du Faubourg. Cependant je ne mettrai pas la photo car lors de notre passage, le pont était en travaux. Le château est également moins visible de nos jours de cet endroit là : déjà à l'abandon à l'époque, il a continué à se détériorer pendant plus de 150 ans, et des maisons plus hautes ont été construites entre temps sur la rive.

    La Roche en Ardenne - Henri Van Assche

      

    Le château, repris en main dans les années 1990 par une association locale de sauvegarde du patrimoine, est moins imposant que celui de Bouillon mais mérite tout de même la visite. Il fut construit entre les XIe et XIIe siècle, sur un site occupé depuis la préhistoire, puis remanié lors de l'occupation française sous Louis XIV. Suite à la Guerre de succession d'Espagne, la région passe sous domination autrichienne. C'est à partir de ce moment là que le château sera progressivement abandonné, démantelé, pillé et enfin endommagé par les bombardements de 1944. Entièrement bâti en dalles de schiste local, il épouse parfaitement les roches sur lequel il est construit. L'ardoise était autrefois exploitée dans les Ardennes, tant du côté Belge que Français, mais la petite taille des gisements n'a pas permis d'en continuer l'exploitation jusqu'à nos jours.

    Après la visite du château, on pourra faire une petite halte à l'église Saint Nicolas, à la conception assez originale : pour accéder à la nef, il faut monter un escalier de quelques marches. On remarquera en particulier les orgues, installé en 2012 dans l'église : d'une hauteur de 12 m cet instrument provient d'Erkelens en Allemagne, et date des années 1970. Lors de notre passage dans l'église, on pouvait aussi admirer une exposition de peinture.

     

    La Roche en Ardenne

     

    La Roche en Ardenne

     

    La Roche en Ardenne

     

    La Roche en Ardenne

     

    La dernière étape de notre escapade est la ville de Dinant, construite sur les bord de la Meuse. La meilleure façon de découvrir la ville est à mon avis la croisière sur le fleuve (possibilité de billet combiné citadelle + téléphérique + croisière).

    Les embarcadères se situent face à l'église et à la citadelle, qui domine la cité du haut de son promontoire rocheux. Nous commençons par la croisière et gardons la visite de la citadelle pour le lendemain matin. Les maisons colorées et la Collégiale Notre-Dame de Dinant avec son clocher bulbeux caractéristique égaient le paysage malgré l'absence du soleil. Le bateau nous emmène jusqu'à l'écluse d'Anseremme et le vieux pont Saint Jean sur la rivière Lesse. En chemin nous admirons les jolis bâtiments construits de chaque côté de la Meuse, avant d'atteindre le célèbre rocher Bayard, aiguille rocheuse séparée de la falaise par une route (à emprunter, c'est assez impressionnant). Sur les berges et sur l'île située juste avant l'écluse, des Ouettes d'Egypte et des Bernaches du Canada se prélassent, un Cormoran se repose sur un arbre mort, tandis que 80 m plus haut les automobilistes passent sur le viaduc autoroutier Charlemagne.

    Dinant

     

    Dinant

     

    Dinant

     

    Dinant

     

    Dinant

     

    Roche Bayard - Dinant

     

    Dinant

     

    Dinant

     

    Le lendemain matin, avant de nous rendre à la citadelle de Dinant, nous nous arrêtons au niveau des rochers de Freÿr (attention parking non signalé) pour admirer du haut de la falaise le Château de Freÿr et son jardin à la française, qui forment avec les rochers du même nom un site inscrit au Patrimoine majeur de Wallonie.

    Château de Freyr

     

    Château du Freyr

     

    Nous terminons notre séjour à Dinant par la visite de la citadelle qui domine la ville. Construite en 1815 par les Hollandais, elle a été précédée par un fort bâtit par Vauban, dont il ne reste rien (les français en partant l'on démantelé). Pour y accéder, on peut prendre le téléphérique, ou emprunter l'escalier de 408 marches (la fin est un peu vertigineuse mais offre une vue unique sur la ville). La visite guidée et l'exposition sur Dinant pendant la première guerre mondiale sont très instructives.

    Au retour petite halte à Chimay pour faire des provisions de bière, passage de la frontière à Maquenoise pour arriver directement dans le département de l'Aisne et la jolie région de Thiérache. Peu après Laon nous apercevons quelques cigognes en migration posées dans un champ. Elles feront l'objet d'un prochain article.

    Je vous souhaite à tous une bonne rentrée.


    4 commentaires
  •  

    Le Pélican brun (Pelecanus occidentalis) est une des espèces que je souhaitais absolument observer en Guadeloupe, surtout que lors de notre séjour au Pérou en 2015 nous avions fait l'impasse sur le bord de mer, Paracas et les îles Ballestas et donc raté le Pélican thage, cousin du Pélican brun.

    Ces grands oiseaux, appelés par les Guadeloupéens "Grands Gosiers" ne sont finalement pas très difficiles à trouver et à observer de près. Il suffit de se rendre sur le bord de mer, de préférence dans un port de pêche. Pourtant, les Pélicans ont été en grand danger d'extinction il y a quelques dizaines d'années, avant l'interdiction du DDT. Le Pélican est au sommet de la chaîne alimentaire, et comme chez les rapaces, cet insecticide se concentrait dans leur organisme et fragilisait la coquille de leurs œufs. Heureusement ce produit a été interdit dans de nombreux pays en particulier pour les usages agricoles, ce qui a permit aux Pélicans de retrouver un peu de prospérité. Le Pélican brun niche à nouveau à la Guadeloupe depuis une dizaine d'année.

    La première série de photos, ci-dessous, a été prise au niveau du port de Baille-Argent, commune de Pointe-Noire.


    Pélican brun - Pointe-Noire

     

    Le Pélican brun adulte en période inter-nuptiale a la tête et le cou blanc, le corps étant entièrement gris brun foncé, tant sur le dessus que sur le dessous. Le juvénile quant à lui est tout brun avec le ventre clair.

    Pélican brun - Pointe-Noire

     

    Pélican brun - Pointe-Noire

     

    Pélican brun - Pointe-Noire

     

    Pélican brun - Pointe-Noire

     

    Le Pélican brun a une  technique de pêche très particulière : il vole à plusieurs mètres au dessus de l'eau afin de repérer ses proies, puis il plonge subitement la tête la première d'une hauteur pouvant aller jusqu'à 7 mètres, pour tomber exactement sur le poisson convoité.

    Pélican brun - Pointe-Noire

     

    En période nuptiale, la nuque et le cou de l'adulte se parent d'une belle coloration rousse. Nous avons longuement observé l'individu ci-dessous, dans toutes les phases de pêche et de vol.

    Pélican brun - Pointe-Noire

     

    Pélican brun - Pointe-Noire

     

    Pélican brun - Pointe-Noire

     

    Pélican brun - Pointe-Noire

     

    Pélican brun - Pointe-Noire

     

    Pélican brun - Pointe-Noire

     

    Un juvénile se repose sur les rochers. Les Pélicans bruns ne sont absolument pas farouches sur leur site de repos et de pêche, par contre ils sont très sensibles au dérangement sur leur site de nidification.
     

    Pélican brun - Pointe-Noire

     

    Deuxième petite série de photos, prises sur la plage d'Anse Caraïbe. On voit bien la différence de plumage entre les deux Pélicans, l'un étant en plumage nuptial alors que l'autre non. Ce dernier a bien voulu nous montrer la poche sous son bec.

    Pélican brun - Anse Caraïbe

     

    Pélican brun - Anse Caraïbe

     

    Pélican brun - Anse Caraïbe

     

    Pélican brun - Anse Caraïbe

     

    Pélican brun - Anse Caraïbe

     

    Pélican brun - Anse Caraïbe

     

    Vous pouvez retrouver les Pélicans bruns ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/pelican.brun.html

    Dans le prochain article de la série nous retournerons au Jardin des colibris pour observer les sucriers.


    9 commentaires
  •  

    Deuxième jour de notre séjour en Guadeloupe en mars dernier. Le temps est couvert et il pleut (oui je sais en mars théoriquement il fait beau et sec en Guadeloupe, mais il faut savoir une chose : dès que nous arrivons en vacances quelque part, les conditions météo se dégradent ! Aussi je vous déconseille de passer vos vacances avec nous si vous voulez avoir beau temps). Nous décidons quand même d'aller explorer la côte au sud de Deshaies, ce n'est pas quelques gouttes qui vont décourager une Bretonne. Les photos ne sont peut-être pas super lumineuses, mais nous avons fait de belles rencontres.

    Au détour d'un virage, nous apercevons un passereau tout gris perché sur un poteau. Il s'agit d'un Tyran gris (Tyrannus dominicensis) appelé Pipirite en créole. Facile à observer car toujours perché bien en vue à l’affût d'insectes à capturer, c'est aussi le premier à chanter le matin, si bien qu'aux Antilles l'expression "au Pipirite chantant" désigne une activité très matinale. 

    Tyran gris - Pointe-Noire

     

    Le petit port de pêche de Baille-Argent sur la commune de Pointe-Noire est très fréquenté par certains oiseaux qui attendent le retour des pêcheurs. Ce Héron garde-boeufs (Bubulcus ibis) semble connaître tous les recoins des installations destinées à la préparation du poisson. 

    Héron garde-boeufs - Pointe-Noire

     

    Héron garde-boeufs - Pointe-Noire

     

    Héron garde-boeufs - Pointe-Noire

     

    Héron garde-boeufs - Pointe-Noire

     

    Dans le bourg de Pointe-Noire, nous retrouvons un Quiscale merle (Quiscalus lugubris) mâle, espèce que nous avons aussi observée au Jardin des colibris. Le Quiscale merle est un oiseau peu farouche, qui s'adapte bien au milieu urbain, cette adaptation étant facilitée par son régime alimentaire très varié (en résumé : il peut manger n'importe quoi).

    Quiscale merle - Pointe-Noire

     

    Quiscale merle - Pointe-Noire

     

    Quiscale merle - Pointe-Noire

     

    Toujours sur le bitume de la rue principale de Pointe-Noire, nous apercevons une tourterelle qui nous semble bien familière : vous avez bien vu, c'est une Tourterelle turque (Streptopelia decaocto). On les retrouvera sur la plage (2ème photo). Mais que fait cette espèce européenne ici en Guadeloupe ? Nous savons qu'elle a colonisé l'Europe par ses propres moyens depuis l'Asie, mais elle n'a atteint les Antilles que depuis quelques dizaines d'années, cette fois introduite plus ou moins accidentellement par l'homme. Dans le cas de la Guadeloupe, c'est un éleveur qui a lâché ses oiseaux au moment de l'évacuation de Basse-Terre lors de l'éruption de la Soufrière en 1976, afin de les sauver d'une mort certaine. Une bonne action mais depuis l'espèce s'est répandue sur l'île, entrant en concurrence avec les Tourterelles locales, ce qui pourrait être problématique pour ces dernières.

    Tourterelle turque - Pointe-Noire

     

    Tourterelle turque - Pointe-Noire

     

    Pour la pause déjeuner nous choisissons la petite plage d'Anse Caraïbe sur la commune de Bouillante. Ici les Tourterelles locales sont plus nombreuses que les Tourterelles turques. Cette espèce se nomme la Tourterelle à queue carrée (Zenaida aurita), répandue dans toutes les Antilles et même sur les côtes du Yucatan au Mexique. De loin elle semble assez terne, mais de près on découvre les jolies teintes pastel de son plumage.

    Tourterelle à queue carrée - Pointe-Noire

     

    Tourterelle à queue carrée - Pointe-Noire

     

    Dans les arbres qui bordent la plage, quelques passereaux jouent à cache-cache avec nos appareils photos. Ci-dessous une Paruline jaune (Setophaga petechia), une des Parulines ou Fauvettes du Nouveau-Monde parmi les plus communes aux Antilles. 

    Paruline jaune - Pointe-Noire

     

    Puis nous retrouvons un Saltator gros-bec (Saltator albicollis), espèce déjà rencontrée au Jardin des colibris, occupé à une de ses activités favorites : la dégustation de fleurs (ce qui fait le désespoir des jardiniers locaux). 

    Saltator gros-bec -  Pointe-Noire

     

    Saltator gros-bec - Pointe-Noire

     

    Après avoir trouvé soleil et palmiers sur la plage de Malendure plus au Sud (très joli site, beaucoup de touristes et du coup moins d'oiseaux) nous remontons sur Pointe-Noire où nous retrouvons pluie et grisaille mais aussi des oiseaux en quantité surtout au dessus de la mer ! En plus des Pélicans que je réserve pour le prochain article, nous découvrons 2 autres espèces au cours de nos différents arrêts en bord de mer, à l'aller ou au retour.

    Tout d'abord voici la Sterne royale (Thalasseus maximus), une sterne de grande taille (51 cm contre 39 cm pour la Sterne pierregarin, la sterne la plus commune en France). On reconnait la Sterne royale à son bec fort de couleur jaune orangé. Fiche infos ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/sterne.royale.html.
     

    Sterne royale - Pointe-Noire

     

    Sterne royale - Pointe-Noire

     

    Et pour terminer ce petit tour sur la côte ouest de Basse-Terre, voici les Frégates superbes (Fregata magnificens) qui nous offrent un magnifique balai aérien au dessus de l'eau. On reconnaît surtout des juvéniles à leur tête et poitrine blanche, et quelques adultes : femelle à tête noire et poitrine blanche, mâle tout noir. On les retrouvera dans quelques jours au dortoir dans la mangrove.

    Frégate superbe - Pointe-Noire

     

    Frégate superbe - Pointe-Noire

     

    Frégate superbe - Pointe-Noire

     

    Frégate superbe - Pointe-Noire

     

    Frégate superbe - Pointe-Noire

     

    Beaucoup d'espèces présentées ici n'ont pas encore de fiche sur Oiseaux.net (c'est prévu ... mais cela prend du temps) aussi en attendant si vous souhaitez en savoir plus sur ces oiseaux vous pouvez consulter les 2 sites suivants, réalisés par des ornithologues de Guadeloupe et de Martinique :  amazona-guadeloupe et Les oiseaux de Martinique

    J'espère que vous passez tous un bel été et de bonnes vacances si vous en prenez.


    8 commentaires