•  

    On se souvient tous des deux insupportables rongeurs qui donnent des cauchemars à Donald Duck, et bien je pense que nous les avons retrouvés passant leurs vacances à Crater Lake. Si vous recherchez à quelle espèce appartiennent Tic et Tac, Wikipedia vous répondra que ce sont des Tamias (ou Chipmunk en anglais), cependant je pencherai plus pour des Écureuils terrestres à manteau dorés (Callospermophilus lateralis), comme ceux que l'on rencontre à Crater Lake : bien joufflus, avec de gros yeux proéminents. Contrairement aux Chipmunks, plus petit, l'écureuil terrestre à manteau doré n'a pas de rayure sur la tête, mais seulement de chaque côté du dos.

    Dans les zones fréquentées par les humains, cet écureuil est très facile à observer, il est peu farouche. Attention cependant à ne pas les nourrir, cela leur donne de mauvaises habitudes qui peuvent compromettre leur survie hors saison touristique. De plus, comme tous les rongeurs, ils peuvent mordre : ne gâchez pas vos vacances !

    Les photos ci-dessous ont été prises aux abords du Crater Lake Lodge, le jour de notre arrivée : un sympathique comité d'accueil !

    Tic et Tac à Crater Lake

     

    Tic et Tac à Crater Lake

     

    Tic et Tac à Crater Lake

     

    Tic et Tac à Crater Lake

     

    Tic et Tac à Crater Lake

     

    Tic et Tac à Crater Lake

     

    Tic et Tac à Crater Lake

     

    Tic et Tac à Crater Lake

     

    Nous en avons aussi observé plusieurs individus lors de notre excursion à Cleetwood Cove au nord du cratère, le seul accès autorisé au rivage du lac. L'un fait le pitre sur la plage, pendant que d'autres dégustent des noix au bord du sentier. Contrairement à Tic et Tac, le vrai Écureuil terrestre à manteau doré est plutôt solitaire. Les touristes partis, à la fin de l'été, il commencera à cacher de la nourriture, avant de se réfugier dans son terrier pour hiberner.
     

    Tic et Tac à Crater Lake

     

    Tic et Tac à Crater Lake

     

    Tic et Tac à Crater Lake

     

    Tic et Tac à Crater Lake

     

    Tic et Tac à Crater Lake

     

    Tic et Tac à Crater Lake

     

    Je vous dis à bientôt pour d'autres découvertes autour de Crater Lake. En attendant profitez-bien du soleil prévu ce week-end !


    6 commentaires
  •  

    Crater Lake est un cratère volcanique situé au sud-ouest de l'état de l'Oregon. Il fait partie de la chaîne des Cascades, qui s'étend du sud du Canada (Colombie Britannique) au nord de la Californie, parallèlement à la côte Pacifique. D'autres volcans célèbres en font partie, comme le Mont Rainier, le Mont Saint-Helens ou encore le Mont Hood.

    C'est la violente éruption du Mont Mazama, il y a de cela environ 7700 ans, qui est à l'origine de la caldeira que l'on voit aujourd'hui. Les légendes des peuples amérindiens qui vivaient dans la région ont conservé le souvenir de cet événement cataclysmique. Une fois le volcan assoupi, le cratère s'est peu à peu rempli d'eau, provenant exclusivement de la pluie et de la fonte des neiges.

    Crater Lake est le lac le plus profond des Etats-Unis, et certainement aussi celui dont la couleur bleue est la plus intense. Nous y avons passé 3 jours, et fait des centaines de photos (de paysages mais aussi de la faune locale) que je viens de finir de trier.

    De nombreux points de vue permettent d'avoir une vue panoramique du lac, ici depuis l'ouest. De ce côté là, on a une belle vue sur Wizard Island, une île inhabitée formée par une petite éruption postérieure à la formation de la caldeira.

    Crater Lake, joyau de l'Oregon

     

    Crater Lake, joyau de l'Oregon

     

    Crater Lake Lodge est le seul hébergement situé au bord du lac (réservation recommandée un an à l'avance pour avoir une chambre avec vue sur le lac), sinon il faut se rabattre sur le camping de Mazama village, à quelques kilomètres du cratère, juste à l'entrée du Parc National de Crater Lake. Les photos ci-dessous ont été prises depuis les abords de Crater Lake Lodge, situé sur la rive sud de la caldeira.

    Crater Lake, joyau de l'Oregon

     

    Crater Lake, joyau de l'Oregon

     

    Crater Lake, joyau de l'Oregon

     

    Crater Lake, joyau de l'Oregon

     

    Depuis Crater Lake Lodge, le sentier du Garfield Peak Trail nous mène à des points de vues époustouflants sur le lac. Le sentier est assez facile, on monte à l'aller, on descend au retour, le tout fait 5,5 km. En chemin on rencontre de petits groupes de Cassenoix d'Amérique, dont on fera la connaissance dans un prochain article.

    Crater Lake, joyau de l'Oregon

     

    Crater Lake, joyau de l'Oregon

     

    L'été il est possible de faire le tour complet du lac en voiture, ce qui offre bien d'autres magnifiques points de vue au visiteur. Par contre, dès les premières chutes de neige, en octobre, la route circulaire est fermée, seul l'accès sud du parc national est ouvert. Cette fermeture partielle dure en général jusqu'au mois de juin (l'hiver est long en Amérique du Nord, surtout en altitude - on est ici à plus de 2000 m au dessus du niveau de la mer). Ci-dessous, vue depuis la rive orientale du cratère. 

    Crater Lake, joyau de l'Oregon

     

    A la belle saison, des bateaux gérés par le parc national de Crater Lake sillonnent le lac et déposent les visiteurs qui le souhaitent sur Wizard Island. Le va-et-vient incessant des embarcations, s'il est intéressant pour le visiteur qui a compris leur système de réservation pas très clair, a par contre comme inconvénient de former des vaguelettes sur la surface du lac. Le matin de notre départ, nous avons eu la chance d'être debout avant le départ des premiers bateaux, avec un ciel d'un bleu pur. Le lac était ce matin là un miroir si parfait qu'il était difficile de distinguer la limite entre les rives et leur reflet.

    Crater Lake, joyau de l'Oregon

     

    Crater Lake, joyau de l'Oregon

    Crater Lake, joyau de l'Oregon

     

    Je vous retrouve bientôt pour un prochain article consacré à un petit mammifère bien sympathique, omniprésent sur les rives de Crater Lake, je vous laisse deviner lequel ...


    10 commentaires
  •  

    Le Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême se termine ce soir. Pour coller un peu à l'actualité, je vous présente ici quelques photos de cette ville que j'ai découvert il y a un peu moins d'un an. Photos prises entre avril 2018 et janvier 2019.

    Angoulême c'est d'abord une forteresse d'origine médiévale, idéalement située sur un promontoire au dessus de la Charente. La ville est aussi marquée par son passé industriel, en particulier la papeterie, alors que depuis une vingtaine d'année la filière image (BD, cinéma d'animation, jeux vidéo ...) se développe avec succès.

    L'Hôtel de ville d'Angoulême est un imposant bâtiment d'inspiration néo-gothique, construit au XIXe siècle par l'architecte Paul Abadie sur l'emplacement de l'ancien château fort, dont il ne reste qu'une tour et un donjon.

    A la découverte d'Angoulême

     

    A la découverte d'Angoulême

     

    Au bord de la Charente, des bâtiments industriels désaffectés attendent une nouvelle vie. Ci-dessous un ancien entrepôt d'import-export de textile, plus bas une fonderie devenue garage agricole. 

    A la découverte d'Angoulême

     

    A la découverte d'Angoulême

     

    A la découverte d'Angoulême

     

    A la découverte d'Angoulême

     

    Au pied des jardins qui entourent les remparts de la vieille ville, un étrange monument attire l’œil du visiteur. Cette gloriette fût offerte par un noble local à sa fille, au début du XXe siècle. C'est maintenant une propriété de la ville.

    A la découverte d'Angoulême

     

    A la découverte d'Angoulême

     

    Le quartier de l'Houmeau, entre la Charente et la gare, recèle aussi ses petits secrets, pour peu qu'on ouvre l’œil. C'est un des plus ancien faubourg d'Angoulême, où dès le Moyen Age s'est développée une intense activité portuaire.

    A la découverte d'Angoulême

     

    A la découverte d'Angoulême

     

    Au détour des ruelles du centre historique, dans une petite cour, on découvre l'Hôtel Saint-Simon, chef d'oeuvre de la renaissance, et unique bâtiment de la ville restant de cette période.

    A la découverte d'Angoulême

     

    A la découverte d'Angoulême

     

    A la découverte d'Angoulême

     

    A la découverte d'Angoulême

     

    A la découverte d'Angoulême

     

    Angoulême, c'est aussi les murs peints, au centre ville comme dans les quartiers. Plan téléchargeable sur le site de l'office du tourisme ici : un parcours de murs peints unique au monde. En descendant vers la gare, on tombe sur un des plus beaux, "Le fille au rempart".

    A la découverte d'Angoulême

     

    A la découverte d'Angoulême

     

    A la découverte d'Angoulême

     

    Retour dans la vieille ville, avec les vestiges des remparts dits "du duc d'Epernon", construits entre la fin du XVIe et au début du XVIIe siècle, pas très facile à observer car englobés dans des propriétés privées.

    A la découverte d'Angoulême

     

    L'église Saint-André, une des église paroissiale du centre historique, borde sur un de ses côtés le square auquel elle a donné son nom. A l'opposé, sur un pignon, un autre mur peint interpelle le visiteur. 

    A la découverte d'Angoulême

     

    A la découverte d'Angoulême

     

    Depuis les remparts de l'est de la ville, on peut admirer une belle vue sur l'Eglise Notre-Dame d'Obézine, surplombant de sa nef néo-gothique les toits de tuiles caractéristiques de la région, qui nous font réaliser qu'on est déjà dans le sud.

    A la découverte d'Angoulême

     

    Il me reste encore bien des choses à découvrir dans la capitale de la BD, qui maintenant n'est qu'à 2 heures de Paris en TGV. J'aurai certainement l'occasion d'y retourner prochainement, puisqu'une de mes filles y fait ses études depuis le mois de septembre.


    6 commentaires
  •  

    Nous revoici donc au Marais d'Arcata en cette matinée de juillet. Nous avions presque terminé notre tour et nous nous apprêtions à rejoindre le parking lorsque au bout d'une digue nous apercevons une multitude d'oiseaux fouillant dans la vase. Impossible de ne pas prolonger notre visite pour aller un jeter un coup d’œil ! Nous nous approchons, espérant que les promeneurs qui nous précèdent sur le sentier, peu discrets et accompagnés de chiens, ne fassent pas tout envoler. Heureusement les oiseaux présents ici semblent habitués à la présence humaine.

    Les limicoles d'Arcata

     

    Les limicoles d'Arcata

     

    En approchant, on se rend compte que tous les oiseaux ne sont pas de la même taille et n'ont pas tout à fait la même allure. Le challenge est ici d'arriver à isoler des individus sur le capteur, sans couper en deux les oiseaux qui les entourent. Pour l'identification, on attendra d'être à l'hôtel le nez dans le guide ornithologique. Le groupe était finalement composé d'individus de 5 espèces différentes, que je vais vous présenter du plus grand au plus petit.

    Les limicoles d'Arcata

     

    On commence donc par la Barge marbrée (Limosa fedoa), qui mesure environ 48 cm du bout du bec à la queue. C'est la seule espèce de Barge que l'on rencontre sur les côtes de la Californie. Son long bec droit à la base rose foncé lui permet de fouiller dans la vase même sous un niveau d'eau conséquent. Contrairement aux 3 autres espèces de Barges qui arborent en plumage nuptial une couleur belle couleur rousse sur le cou et la poitrine, le plumage de la Barge marbrée reste discret en toute saison. On pourra par exemple comparer avec la Barge à queue noire.

    Les limicoles d'Arcata - Marbled Godwit

     

    Les limicoles d'Arcata - Marbled Godwit

     

    Les limicoles d'Arcata - Marbled Godwit

     

    Les limicoles d'Arcata - Marbled Godwit

     

    Les limicoles d'Arcata

     

    Les limicoles d'Arcata - Marbled Godwit

     

    La photo ci-dessous permet de comparer la taille de la Barge marbrée (que vous aurez reconnue en haut à droite) avec les Bécassins à bec court que je vous présenterai un peu plus bas.

    Les limicoles d'Arcata - Marbled Godwit

     

    Le deuxième limicole présent, par ordre décroissant de taille, est le Chevalier semipalmé (Tringa semipalmata). C'est un des plus grands Chevalier, aucune espèce commune en Europe n'est aussi grande : il mesure dans les 38 cm. Gris en toute saison, le dessous est marqué de stries irrégulières en période nuptiale. Les pattes sont grises, le bec est noir, de longueur modérée. Ce n'était pas l'espèce la plus abondante dans la troupe que nous avons observée.

    Les limicoles d'Arcata - Willet

     

    Le cliché ci-dessous permet cette fois de comparer la taille du Chevalier semipalmé avec les Bécassins à bec court (qui eux étaient très nombreux).

    Les limicoles d'Arcata - Willet

     

    Le Bécassin à bec court (Limnodromus griseus) est donc un limicole de taille moyenne, environ 29 cm. Deux espèces de Bécassins fréquentent régulièrement les côtes de Californie, le Bécassin à bec court et le Bécassin à long bec. Bien sûr les 2 espèces se ressemblent beaucoup et pour simplifier les choses leurs cris respectifs sont assez similaires. Une des clés pour différencier les deux espèces est la présence de points noirs sur les flancs du Bécassin à bec court, alors que les flancs du Bécassin à long bec sont plutôt striés.
     

    Les limicoles d'Arcata - Short-billed Dowicher

     

    Les limicoles d'Arcata - Short-billed Dowicher

     

    Les limicoles d'Arcata - Short-billed Dowicher

     

    A nouveau une image permettant de comparer la taille des différentes espèces : en haut, un peu flou, un Bécassin, et en bas, deux Bécasseaux d'Alaska.

    Les limicoles d'Arcata - Short-billed Dowicher

     

    Le Bécasseau d'Alaska (Calidris mauri) que je vous ai déjà présenté dans le premier article sur le Marais d'Arcata, est assez proche du Bécasseau sanderling que nous connaissons bien sur nos côtes. Un peu plus petit (17 cm), le Bécasseau d'Alaska a comme le Bécasseau sanderling le bec et les pattes noires.

    Les limicoles d'Arcata - Western sandpiper

     

    Les limicoles d'Arcata - Western sandpiper

     

    Et voici le petit dernier, que j'avais pris pour un Bécasseau d'Alaska, mais l’œil vigilant d'un membre du site Oiseaux.net m'a permis de corriger mon identification : il s'agit d'un Bécasseau minuscule (Calidris minutilla), une espèce que nous avons déjà aperçu au début de notre visite. Plus petit que le Bécasseau d'Alaska, ses pattes sont aussi plus courte et de couleur jaune-verdâtre au lieu de noire (difficile à voir sur cette photo à cause de l'ombre mais évident sur une autre photo moins présentable du même individu). Autre point qui aurait dû m'intriguer : cet oiseau était un peu à l'écart du groupe ... Sa poitrine finement striée et son bec plus court et plus fin sont aussi des critères.

    Les limicoles d'Arcata

     

    Pour terminer cette article, quelques photos d'oiseaux en vol. Je vous laisse deviner les noms des protagonistes (qui ont tous été décrits plus haut).

    Les limicoles d'Arcata

     

    Les limicoles d'Arcata - Willet

     

    Les limicoles d'Arcata - Willet

     

    Les limicoles d'Arcata - Marbled Godwit

     

    Les limicoles d'Arcata - Marbled Godwit

     

    Ceci est le dernier article consacré à la Californie (pour l'instant), dans les prochains billets nous partirons à la découverte du joyau de l'Oregon, j'ai nommé Crater Lake.


    4 commentaires
  •  

    Il y a quelques jours, l'exposition "Espèces en voie d'illumination" du Jardin des Plantes de Paris s'est achevée. Une promenade féérique, un énorme succès auprès du public, qui semble-t-il sera renouvelé fin 2019. Nous y avons fait un tour la semaine dernière, peut-être un peu trop tôt en soirée pour en profiter pleinement (avant 21h il y avait vraiment beaucoup de monde, à retenir pour la prochaine édition). Voici quelques photos prises au cours du parcours, dans le Jardin des Plantes puis dans la Ménagerie.

    Espèces en voie d'illumination

     

    Espèces en voie d'illumination

     

    Espèces en voie d'illumination

     

    Espèces en voie d'illumination

     

    Espèces en voie d'illumination

     

    Espèces en voie d'illumination

     

    Espèces en voie d'illumination

     

    Espèces en voie d'illumination

     

    Espèces en voie d'illumination

     

    Espèces en voie d'illumination

     

    Espèces en voie d'illumination


    4 commentaires