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    Cousin, îlot granitique de 27 ha situé à 2 km de l'île de Praslin au Seychelles, est une réserve spéciale gérée par Nature Seychelles (branche locale de BirdLife International). Autrefois plantation de cocotiers, Cousin fut rachetée en 1968 par l'International Council for Bird Protection (devenu depuis BirdLife International), avec l'objectif de sauver de l'extinction la Rousserolle des Seychelles, espèce endémique dont il ne restait plus de 26 individus dans les mangroves de l’île. La végétation d'origine de Cousin a depuis été patiemment restaurée, et la petite île est devenu un véritable paradis pour les oiseaux.

    Afin de préserver la réserve, l'accès à Cousin est très réglementé. Pour y aller, depuis Praslin, le mieux est de demander à votre hôtel qui vous trouvera soit une excursion incluant la visite de Cousin, soit un propriétaire de bateau qui vous prendra sur la plage de Grand Anse et vous amènera à environ 200 m de la plage de Cousin. On n’accoste pas sur l'île (afin d'éviter les invasions de rats ou autres espèces indésirables), des guides viennent vous chercher en barque à moteur et vous ramènent à votre bateau une fois la visite terminée.

    Au cours de la visite (obligatoirement guidée, avec les commentaires d'un employé de la réserve qui vous donnera toutes les explication souhaitées sur la biodiversité locale), on pourra observer principalement 2 catégories d'oiseaux : des passereaux endémiques des Seychelles, et des oiseaux marins qui nichent sur l'île, profitant de l'absence de rats et de chats.

    Je vous présente tout d'abord un passereau assez commun de nos jours sur Cousin, le Foudi des Seychelles (Foudia sechellarum). Autrefois considéré comme nuisible, car amateur d’œufs d'oiseaux de mer comme les humains, le Foudi des Seychelles était au début des années 1960 en grand danger. C'est grâce à la mise en réserve des îles Cousin et Cousine, et au travail de Nature Seychelles que l'espèce dépasse maintenant les 2500 individus.

    Plus d'informations en suivant le lien : http://www.oiseaux.net/oiseaux/foudi.des.seychelles.html.

    Cousin - Foudi des Seychelles

     

    Cousin - Foudi des Seychelles

     

    Dans le sous-bois, on rencontre une autre espèce de passereau, que les Seychellois appelle "Pie chanteuse" à cause de son plumage noir et blanc : il s'agit du Shama des Seychelles (Copsychus sechellarum), qui n'est pas une pie mais un oiseau apparenté aux rougegorges et traquets. En 1990, il ne restait que 21 oiseaux de cette espèce, sur l'île de Frégate. Un programme énergique de sauvetage de l'espèce fut mis en place par Nature Seychelles, incluant le déplacement de plusieurs oiseaux sur Cousin, à l'abri des prédateurs. En 2006, la population totale avait atteint 178 individus, dont une cinquantaine sur l'île de Cousin.

    Pour en savoir plus : http://www.oiseaux.net/oiseaux/shama.des.seychelles.html.
     

    Cousin - Shama des Seychelles

     

    Cousin - Shama des Seychelles

     

    Le dernier passereau que nous avons observé lors de notre visite est l'emblématique Rousserolle des Seychelles (Acrocephalus sechellensis) dont le projet de sauvetage est à l'origine de la réserve spéciale de Cousin. Le projet est bel et bien un succès, puisque l'espèce compte actuellement 320 individus sur Cousin, et a été réintroduite sur les îles de Cousine, Aride, et Denis (population totale de plus de 2500 oiseaux).

    La fiche espèce vient d'être rédigée : http://www.oiseaux.net/oiseaux/rousserolle.des.seychelles.html.

    Cousin - Rousserole des Seychelles

     

    Cousin - Rousserolle des Seychelles

     

    Place maintenant aux oiseaux marins qui viennent nicher sur Cousin. La Gygis Blanche (Gygis alba) appartient à la famille des sternes. Son nom anglais "Fairy tern" (Sterne fée) est plus évocateur que le nom français, simple traduction du nom scientifique : son plumage immaculé et féerique la rend impossible à confondre avec d'autres espèces. Elle se différencie également de ses cousines les sternes par son mode de nidification original : l’œuf unique est pondu directement sur une branche  d'arbre, sans construction de nid (ce qui fait l'affaire du Foudi des Seychelles : un œuf laissé sans surveillance, il le pousse et hop il n'y a plus qu'à déguster l’omelette au sol). Le poussin de la Gygis blanche apprend très vite à s’agripper sur sa branche natale pour ne pas tomber. Les parents viennent l'y nourrir de petits poissons.

    Cousin - Gygis blanche

     

    Cousin - Gygis blanche

     

    Cousin - Gygis blanche

     

    Cousin - Gygis blanche

     

    Cousin - Gygis blanche

     

    Cousin - Gygis blanche

     

    Cousin - Gygis blanche

     

    Les Noodis sont des oiseaux marins également apparentés aux Sternes. Lors de notre visite, nous observerons de nombreux Noddis marianne (Anous tenuirostris). Cousin abrite une des plus importantes colonie de Noddis marianne au monde : près de 80 000 couples. Ils y nichent (de juin à août), et restent à l'année près de leur colonie. C'est pourquoi nous avons pu les observer facilement, même si on n'était qu'en avril. Comme la Gygis blanche, le Noddi marianne niche dans les arbres, par contre il construit un nid (fait d'algues, de feuilles et autres débris végétaux. Les Noddis sont des oiseaux grégaires, vifs et bruyants.

    Cousin - Noddi marianne

     

    Cousin - Noddi marianne

     

    Cousin - Noddi marianne

     

    Cousin - Noddi marianne

     

    Cousin - Noddi marianne

     

    Cousin - Noddi marianne

     

    Cousin - Noddi marianne

     

    Pour terminer cette visite de l'île Cousin, voici un des oiseaux les plus élégant des mers tropicales : le Phaéton à bec jaune (Phaethon lepturus). Et ce n'est pas tout, son poussin mériterait de gagner le prix du poussin le plus mignon du monde. Cet oiseau niche toute l'année sur Cousin, nous avons pu observer facilement des parents couvant et des jeunes de tout âge. Le nid est construit par le mâle dans une anfractuosité du sol, une vieille souche de cocotier etc. Sur Cousin les nids sont à quelques mètres du sentier, interdiction de quitter ce dernier bien sûr !

    Plus d'information sur l'espèce ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/phaeton.a.bec.jaune.html.

    Cousin - Phaéton à bec jaune

     

    Cousin - Phaéton à bec jaune

     

    Cousin - Phaéton à bec jaune

     

    Cousin - Phaéton à bec jaune

     

    Cousin - Phaéton à bec jaune

     

    Cousin - Phaéton à bec jaune

     

    Le Phaéton s’envole, nous quittons notre guide ravis de cette visite, courte mais tellement riche en découverte. A ne pas manquer si vous aimez les oiseaux et avez la chance de visiter les Seychelles.

    Dans un prochain article, je vous emmènerai sur l'île de Curieuse.


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    Avant de retourner dans les îles (les Seychelles et bientôt une nouvelle destination, si vous êtes impatient de savoir laquelle il y a des indices sur la page Facebook du Pigeon migrateur), je vous propose une escapade à Amsterdam. On n'y va pas forcément pour les oiseaux, mais comme toutes les villes Amsterdam nous réserve son petit lot de surprises. Les photos ont été prises lors d'un week-end de février 2014.

    Grâce aux canaux qui parcourent la ville et à la proximité de la mer, les oiseaux d'eau sont nombreux. Un petit tour en bateau vous permettra de mieux comprendre la géographie de la capitale des Pays-Bas et de faire de jolies observations tout en améliorant vos connaissances sur l'histoire de la ville. Plusieurs compagnies de bateaux proposent des circuits commentés, depuis les embarcadères situés devant la gare centrale.

    Les principales espèces que nous avons observées sur les canaux et dans le port sont le Grèbe huppé (Podiceps cristatus), le Goéland argenté (Larus argentatus), le Goéland marin (Larus marinus) et la Foulque macroule (Fulica atra)

    Grèbe huppé - Amsterdam

     Grèbe huppé en plumage internuptial. Début février certains individus commencent à revêtir le plumage nuptial mais ce n'est pas encore le cas de celui-ci.

     

    Goéland argenté - Amsterdam

    Goélands argentés posés sur un toit : on reconnaît un adulte et un immature, probablement né l'été précédent (chez les grands goélands tels que le Goéland argenté, le plumage adulte n'est acquis qu'au bout de 4 ans).

     

    Goéland marin - Amsterdam

    Goéland marin adulte, que l'on ne peut observer qu'en bord de mer. Ici, dans le port d'Amsterdam. 

     

    Foulque macroule - Amsterdam

     Foulque macroule. Elles sont partout, sur le moindre petit canal.

     

    Au Pays-Bas, lorsqu'on ne se déplace pas en bateau c'est que l'on est à vélo. C'est quelque chose qui frappe tout de suite dans ces villes du Nord de l'Europe, au climat beaucoup moins ensoleillé que le nôtre : la place du vélo y est prépondérante et l'espace est aménagé en conséquence. Les habitants ne sont pas les seuls à en profiter, nous avons pu observer une troupe d’Étourneaux sansonnets (Sturnus vulgaris) qui avait pris ses quartiers dans un parking à vélo près de l'arrivée des bateaux. L'occasion de réaliser quelques clichés amusants.

    Etourneau sansonnet - Amsterdam

     

    Etourneau sansonnet - Amsterdam

     

    À Amsterdam, même les Étourneaux font du vélo

     

    Amsterdam se visite bien sûr pour ses musées, en particulier le Rijksmuseum (art classique néerlandais essentiellement), que nous avons visité et beaucoup apprécié, et le musée Van Gogh, dont la file d'attente trop importante a fini par nous décourager.

    Tout près de ces musées, se trouve un des plus grand parc de la ville, le Vondelpark, aménagé à l'anglaise. Ici on rencontre de nombreuses espèces d'oiseaux (passereaux comme le Merle noir ou le Rougegorge familier, Mouettes rieuses, Gallinules poule d'eau, etc.). Je vais m'attarder sur quelques unes d'entres elles.

    Nous avons observé trois espèce de Corvidés : le Geai des Chênes, le Choucas des tours et la Pie Bavarde (Pica pica), dont voici un spécimen, qui ramassait de la terre humide, probablement pour tapisser l'intérieur de son nid. Celui-ci est une énorme structure de branchage avec un toit et 2 entrées, à l'intérieur duquel se trouve une coupe de boue tapissée de brindilles et de mousse (source : http://www.oiseaux.net/oiseaux/pie.bavarde.html).

    Pie bavarde - Amsterdam

     

    Alors qu'ils ont quasiment disparu de Paris, à Amsterdam comme à Varsovie (voir Varsovie, paradis des Moineaux friquets) les Choucas des tours (Coloeus monedula) sont très nombreux. Début février ils commencent déjà à rechercher des cavités pour construire leur nid. 

    Choucas des tours - Amsterdam

     

    Choucas des tours - Amsterdam

     

    Choucas des tours - Amsterdam

     

    Choucas des tours - Amsterdam

     

    Cependant depuis quelques années, la concurrence est rude : comme dans beaucoup de grandes villes européennes (Paris, Barcelone, Bruxelles, Athènes, Istanbul etc.), la Perruche à collier (Psittacula krameri) s'est acclimatée à Amsterdam. Et ce n'est pas forcément une bonne nouvelle pour les Choucas car comme eux elle niche dans les cavités des troncs d'arbre. Cependant ce n'est pas la Perruche à collier qui a chassé le Choucas des tours de Paris, celui-ci avait déjà pratiquement quitté notre capitale lorsque les premières perruches ont niché dans les parcs parisiens (en 2008 à Montsouris).

    cPerruche à collier - Amsterdam

     

    Perruche à collier - Amsterdam

     

    Une autre espèce exotique que l'on rencontre souvent à Amsterdam, c'est l'Ouette d'Egypte (Alopochen aegyptiaca), que ce soit dans les parcs ou sur les canaux. Ce gros oiseau intermédiaire entre l'oie et le canard est facile à reconnaître : son plumage multicolore ne ressemble à aucun autre, et, même de loin, elle donne l'impression d'avoir forcé sur le maquillage. Espèce originaire d'Afrique, elle n'est pas arrivée naturellement en Europe. La population néerlandaise est issue d'individus échappés de captivité et est à l'heure actuelle une des plus importantes d'Europe. C'est pour étudier la dynamique de cette population et la dispersion des individus que les Pays-Bas ont mis en place un programme de baguage lisible de loin (grosses bagues blanches ou colorées, complétées par une bague métallique plus petite).

    Si vous souhaitez en savoir plus sur l'évolution de l'espèce en Europe, j'ai trouvé ce document sur le site de l'ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage) : L’ouette d’Égypte : une espèce exotique en plein essor en France. Après on peut être d'accord ou pas avec la nécessité de "réguler" une espèce dite "invasive" qui n'est chez nous que par la faute de l'homme.

    Ouette d'Egypte - Amsterdam

     

    Ouette d'Egypte

     

    Ouette d'Egypte - Amsterdam

     

    Ouette d'Egypte - Amsterdam

     

    Pour terminer la visite du Vondelpark voici un oiseau d'eau plus local, un Héron cendré (Ardea cinerea), juvénile pour celui-ci. Comme à Paris, cette espèce est devenue très peu farouche dans les parcs urbains néerlandais.

    Héron cendré - Amsterdam

     

    Avant de prendre le Thalys pour rentrer à Paris, je vous propose quelques vues d'Amsterdam, une ville bien agréable pour se promener. 

    Amsterdam

     

    Amsterdam

     

    Amsterdam

    Je vous souhaite de bien profiter de ce début de printemps, et vous dis à bientôt pour d'autres découvertes.  

     


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    Pour échapper à la grisaille de l'hiver, je vous propose une nouvelle rubrique sur Le Pigeon migrateur, qui sera consacrée aux Seychelles. Les photos présentées ont été prises lors d'un voyage en famille en avril 2012.

    Nous avions choisi de séjourner sur l'île de Praslin, la 2ème des îles de l'archipel par la taille, près de la plage de Grand Anse, la plus grande de l'île, pas forcément la plus belle, mais qui présente l'avantage d'offrir des hébergements plus abordables qu'ailleurs, et pas réservés seulement aux voyages de noces.

    Pour ce premier article, nous allons explorer cette fameuse plage de Grand Anse, où nous avons fait de nombreuses balades durant notre séjour.

    Que ce soit tôt le matin ou en plein après-midi, les crabes ne sont pas très difficiles à trouver. Du fond de leur terrier creusé dans le sable, ils attendent la marée ou le passage d'une possible proie.  

    Crabe - Praslin

      

    Crabe - Praslin

     

    Les limicoles qui recherchent leur nourriture sur la plage sont eux un peu moins aisés à approcher. On retrouve ici des espèces que l'on observe couramment en Europe. La plupart nichent en Arctique, et certains courageux descendent jusqu'aux Seychelles pour passer l'hiver (d'un côté je les comprends, je ferais bien pareil). A la mi-avril, ils doivent être sur le départ. Ils sont d'ailleurs assez peu nombreux sur la plage, pas de grands groupes d'oiseaux comme on peut en voir en Bretagne.

    La première espèce rencontrée est le Tournepierre à collier (Arenaria interpres), l'un des limicoles les plus commun aux Seychelles. J'en ai même photographié un sur une pelouse au port de Mahé, alors qu'on attendait le bateau pour Praslin.

    Pour en savoir plus sur l'espèce, suivre le lien : http://www.oiseaux.net/oiseaux/tournepierre.a.collier.html.

    Tournepierre à collier - Praslin

     

    Tournepierre à collier - Praslin

     

    Tournepierre à collier - Praslin

     

    Tournepierre à collier - Praslin

     

    Plus haut sur pattes et tout gris, voici le Pluvier argenté (Pluvialis squatarola). En plumage hivernal, il se distingue des autres espèces de pluviers (dorés ou fauves) par ses aisselles noires, visibles seulement en vol. Fiche infos de l'espèce :  http://www.oiseaux.net/oiseaux/pluvier.argente.html.

    Pluvier argenté - Praslin

     

    Pluvier argenté - Praslin

     

    Pluvier argenté - Praslin

     

    Pluvier argenté - Praslin

     

    Pluvier argenté - Praslin

     

    Je vous avais déjà parlé des Bécasseaux sanderlings (Calidris alba) et de leur migration ici : Les Bécasseaux sanderling, entre toundra et plages de rêve. Voici de nouvelles photos prises sur la plage de Grand Anse. Une espèce qu'on a l'habitude de le voir en groupes importants chez nous. Mais d'après le site Nature Seychelles ils ne sont jamais très nombreux sur les plages de l'archipel.

    Plus d'infos sur l'espèce ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/becasseau.sanderling.html.

    Bécasseau sanderling - Praslin

     

    Bécasseau sanderling - Praslin

     

    Bécasseau sanderling - Praslin

     

    Bécasseau sanderling - Praslin

     

     Praslin - Plage de Grand Anse

     

    Le soir, sur la plage, c'est l'heure de partir à la recherche des roussettes ou renards volants (de très grandes chauve-souris frugivores au pelage roux), mais aussi d'admirer de superbes coucher de soleil.

    Praslin - Coucher de soleil

     

    Dans un prochain article, je vous amènerai découvrir les oiseaux de l'île Cousin. 


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    Depuis quelques jours, les oiseaux chantent, la douceur et le soleil reviennent ... Avant de quitter complètement l'hiver, je vous propose quelques photos prises aux alentours du nouvel an dans notre refuge.

      

    Givre

     

    Quand l'hiver s'en va ... 

     

    Quand l'hiver s'en va ...

     

    Quand l'hiver s'en va ...

     

    Quand l'hiver s'en va ...

     

    Quand l'hiver s'en va ...

     

    Quand l'hiver s'en va ...

     

    Quand l'hiver s'en va ...

     

    Quand l'hiver s'en va ...

     

    Quand l'hiver s'en va ...

     

    Quand l'hiver s'en va ...

     

    Quand l'hiver s'en va ...

     

    Je vous souhaite à tous un très bon week-end et espère vous retrouver bientôt pour d'autres découvertes. 


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    Les Vautours fauves (Gyps fulvus) ont été réintroduit dans les Baronnies provençales (sud-est du département de la Drôme) à partir de 1996. L'opération est un succès puisqu'on dénombre actuellement environ 150 couples de Vautours fauves dans ce secteur, une des populations les plus importantes des Alpes.

    Nous les avons découverts en 2011, en participant à une sortie organisée par l'association Vautours en Baronnies. Depuis nous retournons les observer à chaque fois que nous séjournons dans les Alpes du Sud. Le Rocher du Caire, qui surplombe le village de Rémuzat, est un des meilleurs site pour observer les vautours. Comme je l'ai déjà indiqué dans un précédent article : Mobilisez-vous pour le Vautour fauve !, pour s'y rendre il faut prendre la direction du village de Saint-May et traverser le plateau de Saint-Laurent en suivant les panneaux "Vautour" jusqu'au parking (où est installé un panneau explicatif sur les différentes espèces de Vautour vivant en France : Vautour fauve, Vautour moine, Vautour percnoptère et Gypaète barbu). A partir de là, continuer à pied jusqu'à la falaise. A faire plutôt le matin avant 9h en été, pour ne pas rater le départ des Vautours.

    Lors de notre visite de l'été dernier, nous avons été accueillis à l'entrée du site par un Rougequeue noir (Phoenicurus ochruros) juvénile. Le site du Rocher du Caire convient très bien aux Vautours, qui nichent sur les corniches des falaises, mais aussi à de nombreux passereaux rupestres comme les Rougequeues noir ou les Martinets (noir ou à ventre blanc) qui nichaient dans les anfractuosités des rochers bien avant de coloniser les bâtiments de nos villes et de nos villages. Ces petits oiseaux n'ont rien à craindre des majestueux Vautours, ceux-ci se nourrissant exclusivement d’animaux déjà morts.

    Rémuzat - Rougequeue noir

     

    Ce matin là, les Vautours fauves ont mis un peu de temps à se lever, mais quand ces oiseaux de près de 2,80 m d'envergure passent à quelques mètres de nous c'est toujours un spectacle inoubliable. La proximité permet de distinguer facilement les adultes au plumage plus uniforme, et les immatures aux ailes traversées par une bande pâle et irrégulière. En contrebas, le village de Rémuzat et ses toits de tuiles.

    Rémuzat - Vautour fauve

     

    Rémuzat - Vautour fauve

     

    Rémuzat - Rougequeue noir

     

    Rémuzat - Vautour fauve

     

    Rémuzat - Rougequeue noir

     

    Rémuzat - Vautour fauve

     

    Rémuzat - Rougequeue noir

     

    Rémuzat - Vautour fauve

     

    Rémuzat - Vautour fauve

     

    Rémuzat - Vautour fauve

     

    Rémuzat - Vautour fauve

     

    La Drôme provençale se trouve à la limite nord de la zone méditerranéenne, une visite au Rocher du Caire peut aussi être l'occasion d'observer des passereaux typiquement méditerranéens, comme cette Fauvette pitchou (Sylvia undata) :

    Rémuzat - Fauvette pitchou

     

    Rémuzat - Fauvette pitchou

     

    Rémuzat - Fauvette pitchou

     

    Le Rocher du Caire, une visite à ne pas manquer si vous passez dans la région. Allez-y avec vos enfants s'ils sont en âge de comprendre les risques d'une promenade en bord de falaise, ils seront enchantés de voir de près de vrais Vautours sauvages.  

     


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