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    Lors de nos vacances à Glaise, petit hameau de Veynes dans les Hautes-Alpes, nous avons souvent observé des Circaètes Jean-le-Blanc (Circaetus gallicus), en vol au dessus du chalet ou du col de Berthaud, carrefour de plusieurs sentiers à 2 km de Glaise. Une belle découverte pour nous car en France ce rapace ne s'observe que dans la moitié sud du pays. C'est son régime alimentaire particulier qui explique qu'il ne remonte pas plus au nord : le Circaète Jean-le-Blanc se nourrit exclusivement de reptiles, essentiellement des couleuvres, mais aussi des lézards, vipères etc. Cependant, peut-être à la faveur du changement climatique, il est en expansion dans notre pays, et niche maintenant jusqu'en Forêt de Fontainebleau.

    Les premières photos de la série ont été faites au col de Berthaud, où l'on passe lorsque l'on va jusqu'au sommet de Charajaille. En montagne, les cols sont souvent de bons endroits pour observer les rapaces. Ici pas de capture de serpent, mais une interaction assez vive entre deux Circaètes, je n'ai pas compris ce qu'ils se disaient.

    Le rapace qui mangeait des serpents

     

    Le rapace qui mangeait des serpents

     

    Le rapace qui mangeait des serpents

     

    Le Circaète Jean-le-Blanc est un rapace de belle taille, il mesure jusqu'à 1,78 mètres d'envergure. De tous les rapaces que l'on rencontre dans les Alpes, seul l'Aigle royal et les Vautours sont plus grands. Le Circaète ci-dessous passait du côté du Chalet du Val de Glaise, par un bel après-midi de juillet.

    Le rapace qui mangeait des serpents

     

    Le plumage de notre mangeur de serpent est assez particulier : le dessous est très clair, alors que le dessus est d'un brun plus ou moins foncé (pas visible ici car on n'a réussi qu'à prendre des photos en vue de dessous). La tête est souvent plus foncée que le corps. La suite de la série a été prise à Eyguians dans le sud-ouest du département des Hautes-Alpes, alors que l'on revenait des Gorges de la Méouge. Je n'ai pas encore de photo de ce magnifique site parce qu'à chaque fois qu'on y est allé, il faisait très chaud et on a préféré se baigner !

    Le rapace qui mangeait des serpents

     

    Le rapace qui mangeait des serpents

     

    Le rapace qui mangeait des serpents

     

    Le rapace qui mangeait des serpents

     

    Le rapace qui mangeait des serpents

     

    Vous êtes peut-être déçu de ne pas avoir assisté à une dégustation de serpent, il faudra que l'on persévère lors de nos prochains séjours dans les Hautes-Alpes. Petite précision, on rencontre le Circaète en France seulement à la belle saison, car lorsque les températures descendent, les reptiles se cachent pour hiberner. Les Circaètes rejoignent alors l'Afrique subsaharienne et ne reviennent chez nous que fin mars, pour se reproduire. 


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    La montagne de Charajaille domine le vallon de Glaise de ses 1813 mètres. Vu de ce petit hameau des Hautes-Alpes, son sommet paraît inaccessible, c'est pourtant une randonnée tout à fait abordable pour le marcheur moyen. La première fois que je l'ai faite c'était avec ma fille ainée alors âgée de 11 ans. Le départ se fait au parking de Glaise, petit hameau au nord de Veynes, que l'on rejoindra en voiture, comme pour la précédente randonnée qui nous a amenée au col de Pierrefeu, ou à pied pour qui ont la chance de loger au Chalet du Val de Glaise. Compter 3 à 4 heures de marche et 660 m de dénivelé. Le parcours est balisé en jaune, avec des panneaux indiquant les principales directions.

    Le tour de Charajaille

     

    En quittant le parking en direction du haut du hameau, une route forestière sur la gauche indique col de Berthaud, c'est dans cette direction que commence la randonnée. La piste serpente entre les pâturages et les zones arbustives, où l'on pourra admirer une végétation variée surtout aux abords des torrents qui descendent de Charajaille. Peu après le départ, avant un bâtiment agricole, ne pas rater le raccourci qui quitte la piste pour la rejoindre un peu plus loin. Le col de Berthaud se situe à 2 km de Glaise, c'est un bon spot pour observer les Circaètes Jean-le-Blanc à la belle saison. Une fois au col, prendre le sentier complètement à droite en direction de la source de la Doux et de Charajaille. Cette source alimente en eau potable le hameau de Glaise. On pourra y remplir nos gourdes. De la source, un sentier sur la gauche monte dans la forêt (panneau sommet de Charajaille). Ca commence à grimper sérieusement. On débouche ensuite sur un vaste pierrier que l'on traverse en lacet. On y fera une petite pause pour admirer le panorama en direction du sud-ouest, vers le département de la Drôme.

    Au sommet de Charajaille

     

    Au sommet de Charajaille

     

    En haut du pierrier, on entre à nouveau dans une zone boisée. La fin du parcours jusqu'au sommet se fait toujours à l'ombre en longeant la crête sud-ouest de Charajaille. Le sommet herbeux et visiblement fréquenté par des moutons une partie de l'année offre un panorama de 360° sur les montagnes environnantes : au nord, la Tête de Jarret (le jumeau de Charajaille) puis au fond ce qui doit être la Tête de Garnesier, au sud le vallon de Glaise et les montagnes plus modestes qui entourent la ville de Veynes, à l'est le massif de Bure et le Dévoluy…

    Au sommet de Charajaille

     

    Au sommet de Charajaille

     

    Au sommet de Charajaille

     

    Au sommet de Charajaille

     

    Au sommet de Charajaille

     

    Après une halte bien méritée pour admirer le panorama sous tous les angles possibles, on prend le sentier qui descend à l'opposé de celui par lequel on est arrivé (certains topos indiquent de faire le circuit dans l'autre sens, je ne le conseille pas car ici ça descend assez raide, à la montée ça doit être plus difficile que par le pierrier et la crête que l'on a pris à l'aller. Et la descente en forêt jusqu'au col des Flocardes est assez monotone je trouve, en descente ça passe plus vite même si les genoux n'aiment pas trop). Avant d'attaquer la descente proprement dite, la petite pente bien raide qui part du sommet Charajaille débouche sur une prairie arborée formant une sorte de plateau entre Charajaille et la Tête de Jarret que l'on voit au fond (les courageux pourront faire ce deuxième sommet mais attention il n'y a pas de chemin balisé). C'est un de mes endroits préférés le long de ce parcours, reposant et bucolique. A l'automne un magnifique sorbier des oiseleurs tout vêtu d'orange et de rouge contraste avec les conifères toujours verts.

     

    Au sommet de Charajaille

     

    Au sommet de Charajaille

     

    Au sommet de Charajaille

     

    Après le col des Flocardes on se retrouve sur une piste qui nous mènera à notre point de départ par le col de Glaise. On pourra saluer les patous aux Garcins de Glaise tout en restant vigilant et profiter des magnifiques vues sur le massif de Bure, la vallée de la Béoux et droit devant nous la Tête de Combe Rau (où je vous ai emmené lors de la précédente randonnée).

    Au sommet de Charajaille

     

    Au sommet de Charajaille

     

    Et voilà, notre tour de Charajaille est terminé. Une rando variée et sans difficulté particulière mis à part le dénivelé, avec un beau panorama à la clé. En été pensez à prendre suffisamment d'eau, ici on est presque en Provence il peut faire très chaud ! 


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    Le col de Festre est un col situé dans le massif du Dévoluy, bien connu des cyclistes qui parcourent ce secteur du département des Hautes-Alpes. D'ici partent plusieurs randonnées, dont la magnifique traversée du vallon des Aiguilles dont je vous parlerai prochainement.

    C'est au retour de cette randonnée, un après-midi de juillet 2012, que nous avons aperçu ces Traquets motteux (Oenanthe oenanthe) dans un amas de pierres au bord du sentier. Nous y sommes retournés deux jours plus tard, sans les enfants ni les bâtons de randonnée, pour tenter de les revoir et faire des photos.

    Nous avons surtout vu les jeunes, fraîchement sortis du nid et pas encore très mobiles. Posés sur les rochers, ils attendaient plus ou moins patiemment que les parents ramènent à manger.

    Une famille Traquet motteux au col de Festre

     

    Une famille Traquet motteux au col de Festre

     

    Le Traquet motteux est un passereau migrateur présent dans tout l'hémisphère nord mais dont l'aire de nidification est assez fragmentée. En France il niche surtout en montagne (Alpes, Pyrénées et Massif central). Des populations morcelées et en déclin subsistent sur le littoral de la Bretagne et des Charentes (voir l'Atlas des oiseaux de France métropolitaine). En plaine, on le voit essentiellement en halte migratoire, c'est un hôte de prédilection des semis de betteraves au printemps.

    Les pelouses alpines parsemées d'éléments rocheux constituent l'habitat préféré des Traquets motteux. Le nid est construit près du sol, dans une anfractuosité entre les rochers, un tas de pierres, entre les racines d'un arbuste ou même dans un terrier de lapin abandonné. Les zones herbeuses environnantes servent de garde-manger pour toute la famille.

    Une famille Traquet motteux au col de Festre

     

    Une famille Traquet motteux au col de Festre

     

    Une famille Traquet motteux au col de Festre

     

    Les Traquets motteux consomment essentiellement des insectes et autres invertébrés, capturés dans les herbes : criquets, sauterelles, coléoptères, escargots, chenilles, araignées… Au dessert ils complètent parfois avec des baies. On voit ici la femelle qui a fait une belle récolte pour ses rejetons affamés.

    Une famille Traquet motteux au col de Festre

     

    Pendant ce temps un des jeunes regarde ce papillon d'un air perplexe, en se disant que ça a l'air bien compliqué à attraper. Et puis après tout, les parents vont bien finir par revenir !

    Une famille Traquet motteux au col de Festre

     

    Cette famille, composée des deux parents et d'au moins deux jeunes (ci-dessous) n'était pas la seule dans le vallon. Plus haut, près du col des Aiguilles, nous en avions observée une autre lors de notre randonnée deux jours plus tôt. C'est là qu'à été photographié le mâle de la dernière photo, en plumage nuptial caractéristique : masque et ailes noire, dos gris clair, dessous presque blanc. Le plumage de la femelle présente les même motifs que celui du mâle, avec des teintes moins contrastées et des nuances brunes. Les jeunes ont un plumage ressemblant à celui de la femelle, mais moucheté comme celui des oisillons d'autres espèces de la même famille (Rougegorge, Rougequeue, Tarier etc.).

    Une famille Traquet motteux au col de Festre

     

    Une famille Traquet motteux au col de Festre

     

    Une famille Traquet motteux au col de Festre

     

    Une famille Traquet motteux au col de Festre

    Cet automne j'aurai bien refait cette randonnée (sans les Traquets motteux déjà repartis en Afrique tropicale) mais le Dévoluy était recouvert de brouillard. Pas grave on a fini par trouver un petit restaurant ouvert et accueillant à Agnières-en-Dévoluy. Réflexion faite, ça devait être notre dernier resto avant ce nouveau confinement. On a bien fait d'en profiter !


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    Nous ne sommes pas partis en vacances cet été, au départ ce n'était pas prévu comme ça mais les événements en ont décidé ainsi. Aussi lorsque j'ai appris que notre chalet préféré avait réouvert après changement de propriétaire, je n'ai pas hésité une seconde à réserver pour cet automne. Cette semaine au Chalet du Val de Glaise à Veynes, la deuxième semaine d'octobre, est assurément la meilleure idée que nous ayons eu cette année 2020 ! D'autant plus que deux semaine après nous étions reconfinés. Malgré le temps un peu frisquet le soleil était au rendez-vous.

    Nous allons régulièrement à Glaise, petit hameau dépendant de la commune de Veynes, au sud-ouest du département des Hautes-Alpes. La première fois c'était en 2003, notre petite dernière commençait tout juste à marcher.

    Pour commencer je vous propose une randonnée classique au départ du hameau, une boucle jusqu'au col de Pierrefeu et retour. Le départ se fait au parking de Glaise, situé au milieu du hameau. Glaise se trouve à 6 km du centre ville de Veynes, par une petite route de montagne qui franchit un défilé un peu impressionnant lorsque l'on ne connaît pas. Après on s'habitue !

    La randonnée décrite ici est assez facile. Le parcours fait 10 km avec l'option "Tête de Combe Rau", et 572 m de dénivelé. Compter environ 3 h de marche. Le balisage jaune est régulier, sur les arbres ou les rochers.

    Depuis le parking, on monte tout en haut du hameau par la route. On passe la petite chapelle de Glaise et on atteint les Garcins de Glaise, où l'on sera accueilli par des patous. Soyez vigilant, ces gros chiens sont là pour défendre leurs moutons ! A la fin de la route, tourner à droite vers le Col de Tourette par la route forestière. Peu après, avant la barrière, prendre à droite un sentier qui s'enfonce dans les bois - il y a un panneau indiquant le col de Pierrefeu
     

    Chapelle de Glaise

    On chemine dans les bois, à l'ombre des pins, c'est une des parties les plus agréables du parcours. Le secteur est très fréquenté par les Mésanges huppées. Puis on arrive sur un pierrier, suivi d'un autre plus grand. La première fois qu'on est arrivé là, on venait de l'autre côté, avec 3 enfants en bas âge, on ne connaissais pas alors on a fait demi-tour ! Et pourtant ces sentiers tracés dans les amoncellement de pierres sont étonnamment stable ! Aucun danger même avec des enfants.

    Le col de Pierrefeu par Glaise et les Pascaux

     

    Le col de Pierrefeu par Glaise et les Pascaux

     

    Le col de Pierrefeu par Glaise et les Pascaux

     

    Le col de Pierrefeu par Glaise et les Pascaux

     

    Arrivé au bout du pierrier, on se retourne pour admirer la vue. Au fond, le sommet de Charajaille qui domine le hameau de Glaise de ses 1800 m (je vous y emmènerai bientôt).

    Le col de Pierrefeu par Glaise et les Pascaux

     

    Après les pierriers, on monte encore un peu dans les bois jusqu'au col de Pierrefeu (1360 m d'altitude). Un panneau indique Combe Rau sur la gauche, c'est une petite option en aller-retour qui mène au sommet de la Tête de Combe Rau à 1521 m d'altitude. Ca monte encore alors vous pouvez la laissez de côté si vous êtes fatigué. Cependant la vue à 360° depuis le sommet vaut le coup d'œil : d'un côté le massif de Bure, de l'autre côté, Charajaille…

    Le col de Pierrefeu par Glaise et les Pascaux

     

    Le col de Pierrefeu par Glaise et les Pascaux

     

    On revient au col de Pierrefeu et on prend la direction du col de la Selle. C'est la partie plate du parcours, un sentier qui s'élargit bientôt en piste. On profite du panorama sur le massif de Bure. J'aime beaucoup cette zone herbeuse parsemée de pins qui se détachent sur le ciel bleu (et oui on est ici presque en Provence, le ciel est toujours bleu).

    Le col de Pierrefeu par Glaise et les Pascaux

     

    Le col de Pierrefeu par Glaise et les Pascaux

     

    Puis le sentier commence à descendre, devient plus étroit, il y a une partie vraiment pentue, et l'on traverse à nouveau un grand pierrier. Du col de la Selle (1160 m) on a une belle vue sur le hameau de Châteauvieux, un autre hameau de Veynes un peu moins paumé dans la montagne que Glaise (les 2 photos ci-dessous n'ont pas été prise cet automne, mais en août 2007). Arrivé au niveau de Châteauvieux, on prend le chemin qui descend sur la droite, indiquant les Pascaux et Glaise. On marche maintenant dans une partie plus agricole, en descente jusqu'au gué sur la Glaisette. Au début qu'on venait ici, il y avait un petit pont en bois mais il a disparu. Peu après le gué, on rejoint la route départementale qui monte à Glaise. On laisse sur notre droite le hameau des Pascaux. Un peu plus loin, un panneau Glaise indique un raccourci qui passe dans la garigue, plus agréable que le goudron de la route. En été, ça peut être l'occasion d'apercevoir des Pies-grièches écorcheurs
     

    Le col de Pierrefeu par Glaise et les Pascaux

     

    Le col de Pierrefeu par Glaise et les Pascaux

     

    Le col de Pierrefeu par Glaise et les Pascaux

     

    Le raccourci débouche sur la route au niveau de Chalet du Val de Glaise, première maison du hameau. Si vous y logez, vous êtes arrivé, sinon montez un peu plus haut pour retrouver votre véhicule sur le parking.


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    J'avais prévu de me rendre à la Réserve naturelle régionale du Grand-Voyeux le samedi 31 octobre 2020. La météo prévoyait beau temps, un Ibis falcinelle était signalé depuis quelques semaines dans cette réserve du nord de la Seine-et-Marne, et la rencontre avec le Phalarope à bec large aux Buttes-Chaumont m'avait donnée une idée : puisque les voyages à l'étranger nous sont quasiment interdits pour le moment, pourquoi pas rechercher près de chez nous les espèces d'oiseaux que je n'ai pas encore observées ni photographiées ? Cet Ibis falcinelle, à mi-chemin entre Paris et notre refuge LPO de Grand-Rozoy était une première opportunité pour concrétiser ce projet.

    Les annonces du Président de la République, mercredi 28 octobre, annonçant un reconfinement pour le jeudi 29 à minuit, ont un peu bouleversé mes plans. Tant pis, je décide jeudi matin de me rendre à la réserve du Grand-Voyeux, malgré la météo très maussade, puisque la sortie de samedi ne sera pas possible.

    La réserve du Grand-Voyeux se trouve dans une boucle de la Marne, sur la commune de Congis-sur-Thérouanne, à l'emplacement d'une ancienne sablière dont l'intérêt ornithologique avait déjà été remarqué par l'exploitant de la carrière.

    Un sentier de découverte, ponctué d'observatoires donnant sur les plans d'eau, a été aménagé au cœur de la réserve. Pour y accéder il est nécessaire de s'inscrire, par mail ou téléphone (voir sur le site de la réserve). 

    Je vous propose quelques photos d'ambiance, les oiseaux étaient assez loin et le temps très gris voire pluvieux par moment.

    La naturelle régionale du Grand-Voyeux

     

    La naturelle régionale du Grand-Voyeux

     

    La naturelle régionale du Grand-Voyeux

     

    La naturelle régionale du Grand-Voyeux

     

    Les Cygnes tuberculés (Cygnus olor), parents et ados, étaient les seuls oiseaux près des observatoires. Par contre, au loin, sur les plans d'eau, la diversité et la quantité étaient au rendez-vous : nombreux canards en hivernage (Fuligules milouin et morillon, Sarcelles d'hiver, Canards chipeau et colvert), Foulques macroules, Hérons cendrés, Grandes Aigrettes et Aigrettes garzette (intéressant car l'espèce est peu fréquente si loin du littoral), Grands Cormorans, Bernache du Canada, sans oublier les passereaux dans la végétation au bord des sentiers : Mésange bleues, Grimpereau des jardins, Geais des chênes, Pouillot véloce, Troglodyte mignon etc.

    La naturelle régionale du Grand-Voyeux

     

    Quant à la star de la réserve, un Ibis falcinelle (Plegadis falcinellus) observé ici chaque automne depuis quelques années, il est à rechercher en prenant le sentier en accès libre qui débute sur le Chemin de l'Epine blanche. On traverse un bois de bouleaux avant d'arriver au bord d'une zone humide et d'atteindre un observatoire qui donne sur une langue de terre séparant deux étangs. Il faut ouvrir l'œil pour apercevoir l'Ibis mais une fois qu'on l'a repéré il n'est pas très difficile à suivre. Pendant tout le temps que j'ai passé dans cet observatoire, il recherchait frénétiquement de la nourriture, soit à terre soit dans l'eau.

    La réserve naturelle régionale du Grand-Voyeux

     

    La naturelle régionale du Grand-Voyeux

     

    L'Ibis falcinelle est très rare dans le nord de la France. C'est une espèce qui niche principalement dans le sud-est de l'Europe. Depuis quelques années elle est en expansion vers l'ouest et a atteint le sud de la France. De plus en plus fréquente en Camargue, elle a tenté de nicher cette année au Parc Ornithologique du Pont de Gau, profitant du calme pendant le confinement printanier. L'Ibis falcinelle a le plumage sombre, avec de beaux reflets verts quand la lumière est favorable. Pour ceux qui se posent la question, les canards visibles à côté de l'Ibis sont des Sarcelles d'hiver.

    La naturelle régionale du Grand-Voyeux

     

    La naturelle régionale du Grand-Voyeux

     

    Sur ces plans d'eau, il y avait aussi une belle diversité d'espèces, il y avait même des Canards souchet !  Ci-dessous un Canard chipeau (Mareca strepera).

    La naturelle régionale du Grand-Voyeux

     

    Au retour, on traverse à nouveau le petit bois de bouleaux. C'est assurément une sortie que je referais lorsque nous ne serons plus assigné à résidence, et plutôt par beau temps. Peut-être l'Ibis sera-t-il toujours là ?

    La réserve naturelle régionale du Grand-Voyeux

     

    En attendant, je vais continuer à partager ici des balades dans la nature, direction les Alpes du Sud pour les prochains articles.


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