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    A la mi-janvier, avec ma sœur Agnès et ma fille Héloïse nous sommes parties en Camargue pour une escapade de quelques jours. L'observation des Flamants roses (Phoenicopterus roseus) était bien sûr un de mes objectifs (et un rêve de petite fille enfin réalisé). Pour une première expérience de la Camargue et des flamants, nous avons opté pour la facilité : le Parc Ornithologique du Pont de Gau. Agnès connaissait le lieu, mais seulement par des images de cinéma amateur tournée à l'époque où le parc n’était qu'un zoo, images conservées par l'association marseillaise Cinémémoire.

    Pour ceux qui n'y sont jamais allés, le Parc du Pont de Gau se trouve entre Arles et les Saintes-Marie-de-la-Mer. Janvier est une période idéale pour le visiter : l'affluence est modérée en dehors des périodes de vacances scolaires, et les flamants sont au début de leur parade nuptiale.

    Le parc de par son aménagement offre une grande proximité avec les oiseaux : il n'est pas nécessaire d'être équipé de jumelles, longue-vue ou téléobjectif pour commencer à en profiter. La photo ci-dessous a été faite avec un smartphone.

    Les Flamants roses du Pont de Gau

     

    Ce qui frappe en premier lorsque l'on arrive, ce sont les cris des flamants, que l'on entend bien avant de les voir. C'est une sorte de cancanement  disgracieux qui contraste avec la couleur rose pâle et l'élégance des oiseaux. La multitude des flamants sur ce site est telle qu'on ne sait où donner de la tête et de l'appareil photo. Pour ce premier article, j'ai choisi une série de clichés présentant les flamants en groupe, tel qu'on les voit lorsqu'on arrive. Les flamants sont des oiseaux très sociables, qui interagissent beaucoup les uns avec les autres comme on peut le voir.

    Les Flamants roses du Pont de Gau

     

    Les Flamants roses du Pont de Gau

     

    Les Flamants roses du Pont de Gau

     

    Les Flamants roses du Pont de Gau

     

    Les Flamants roses du Pont de Gau

     

    Il y a quelques jours, c'était mon anniversaire. Voici le magnifique dessin qu'Héloïse m'a offert pour l'occasion, en souvenir de notre séjour :
     

    Les Flamants roses par Héloïse 

     

    Un conseil, si en plein hiver vous manquez de soleil, de lumière et de couleurs gaies, pensez aux flamants de Camargue ! Dépaysant et lumineux tout en n'étant pas si loin même quand on habite le nord de la France.


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    Avant de quitter la Guadeloupe pour d'autres cieux, voici quelques oiseaux rencontrés aux abords du Jardin des Colibris et un peu plus loin.

    Une petite friche borde le chemin d'accès au jardin, c'est le terrain de jeu favori du Tyran gris (Tyrannus dominicensis) : les buissons servent de perchoir et lui permettent de repérer les insectes qui vivent dans les herbes hautes. On peut aussi apercevoir des Tyrans gris en bordure d'un champ, sur les fils électriques ...

    La fiche espèce récemment rédigée vous donnera plus d'informations sur cet oiseau omniprésent en Guadeloupe : http://www.oiseaux.net/oiseaux/tyran.gris.html.

     

    Tyran gris - Deshaies

     

    Tyran gris - Deshaies

     

    Tyran gris - Deshaies

     

    Tyran gris - Deshaies

     

    La plupart des espèces de tourterelles et de pigeons aiment picorer de petits cailloux sur les chemins. C'est le cas de cette Tourterelle à queue carrée (Zenaida aurita), l'espèce de tourterelle la plus commune en Guadeloupe, que nous avons déjà rencontrée en bord de mer du côté de Pointe Noire et au Jardin botanique de Deshaies.

    Tourterelle à queue carrée - Deshaies

     

    Face à la friche, de l'autre côté du chemin, il y a une sorte de pépinière, avec plante en pots, serres, et plantations, peut-être une annexe du jardin botanique. C'est à cet endroit que nous avons pu observer un autre colombidés, la Colombe à queue noire (Columbina passerina), également commune mais beaucoup plus difficile à repérer. C'est probablement la plus petite colombe du monde : comme son nom latin l'indique, elle est de la taille d'un moineau domestique. Généralement observée en couple, elle passe son temps au sol, où sa petite taille et son plumage écailleux la font passer inaperçue. 

    Colombe à queue noire - Deshaies

     

    Colombe à queue noire - Deshaies

     

    Colombe à queue noire - Deshaies

     

    Dans les herbes non loin de là, des Sporophiles cici (Tiaris bicolor). Ce petit passereau granivore se reconnait à la teinte vert olive de son dos et à ses pattes roses. Bien que très commun comme son cousin le Sporophile rougegorge, le Sporophile cici s'observe moins facilement : plus farouche, il apprécie les zones herbeuses pourvues de buissons permettant de se cacher en cas de danger, tandis que le Sporophile rougegorge squattera votre cuisine à la recherche de miettes.

    Sporophile cici - Deshaies

     

    Pour terminer cette petite série, voici un Moqueur corossol (Margarops fuscatus) rencontré lors d'une halte sur le chemin de l'aéroport (on avait du temps, on a fait quelques détours) : visiblement préposé à l'accueil sur le parking de la Cascade aux écrevisses (route de la Traversée), il prenait la pause pour les photographes ...

    Autour du Jardin des Colibris

     

    Autour du Jardin des Colibris

     

    Ici se termine (pour l'instant) cette série d'articles sur la Guadeloupe, destination que je recommande vivement à cette saison si vous êtes en manque de soleil et de chaleur. Sinon, moins loin, il y a la Camargue, on en reparlera ... 


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    Les Colibris, les Sucriers et les Sporophiles nous ont bien tenu compagnie durant notre semaine au Jardin des colibris, mais nous avons aussi profité de la joyeuse compagnie de quelques poules, coqs, poulets et poussins. En Guadeloupe, ces gallinacées sont très appréciés car elles raffolent des scolopendres (les seules bestioles vraiment désagréables de l'île avec les moustiques). Poules et coqs vivent en liberté, n'ont pas vraiment de propriétaire même si les habitants prélèvent parfois des poussins pour les engraisser.

    Ici le chant du coq succède à la symphonie nocturne des grenouilles, et les jeunes poulets viennent dès le matin faire le ménage sur votre terrasse. Grâce à eux, nous n'avons pas croisé de scolopendres et nous avons passé d'agréables instants à les observer. Ces poulets non sélectionnés ont un plumage relativement proche de l'espèce sauvage dont sont issues toutes nos poules et coqs : le Coq bankiva (Gallus gallus), originaire d'Asie du Sud-Est, dont vous pourrez lire la fiche ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/coq.bankiva.html.

    Poules et coqs au Jardin des Colibris

     

    Poules et coqs au Jardin des Colibris

     

    Poules et coqs au Jardin des Colibris

     

    Poules et coqs au Jardin des Colibris

     

    Poules et coqs au Jardin des Colibris

     

    On se retrouve bientôt pour un dernier article sous le soleil de Guadeloupe, avec à nouveau quelques oiseaux sauvages.


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    D'après Buffon, le Faucon crécerelle (Falco tinnunculus) nichait déjà sur les bâtiments parisiens au XVIIIe siècle. On peut lire dans l'Atlas des oiseaux nicheurs de Paris que l'espèce s'est ensuite raréfiée dans la capitale à partir de la fin du XIXe, pour réapparaître dans les années 1960 et devenir rapidement le rapace le plus commun à Paris (suivi depuis peu par l'Epervier d'Europe qui a franchi le périphérique dans les années 2000, alors que le Faucon pèlerin revient lui aussi, avec une première nidification en 2013 dans le 15ème arrondissement). 

    Revenons à notre petit Faucon crécerelle avec quelques photos. La première série a été prise à l'église Saint-Etienne-du-Mont près du Panthéon, en juin 2012. Un couple y nichait cette année là, et l'a fait au moins jusqu'en 2015.

    Faucon crécerelle - Eglise Saint-Etienne du Mont

     

    Faucon crécerelle - Eglise Saint-Etienne du Mont

     

    Faucon crécerelle - Eglise Saint-Etienne du Mont

     

    La 2ème série de photos a été prise au Jardin des Plantes lors de la sortie mensuelle du Corif en novembre 2017. Ce matin là nous avons eu la chance d'observer d'abord un mâle, qui s'est perché un moment dans le magnifique métasequoia du jardin alpin, paré de ses couleurs automnale. Et ensuite une femelle (ci-dessous), en montant vers le labyrinthe. Elle est restée un moment posée dans ce pin, puis, lassée d'être narguée par un Geai des chênes un peu insistant, elle s'en est allée. 

    Faucon crécerelle - Jardin des Plantes

     

    Faucon crécerelle - Jardin des Plantes

     

    Faucon crécerelle - Jardin des Plantes

     

    Faucon crécerelle - Jardin des Plantes

     

    A la campagne, le Faucon crécerelle se nourrit surtout de micro-mammifères, tandis qu'à Paris il s'est spécialisé dans les petits oiseaux et en particulier les moineaux. Mais rassurez-vous le faucon crécerelle n'est pas à l'origine de la diminution de nos populations de moineaux domestiques urbaines, ici encore c'est l'homme qui est à blâmer, la rénovation des bâtiments et l'aménagement des espaces verts supprimant les lieux de nidifications et de vie des moineaux (le moineau a besoin de cavités pour nicher et de buissons pour s'abriter).

    A bientôt pour de nouvelles découvertes, et en attendant profitez bien du soleil si vous en avez chez vous.


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    Pour commencer cette année 2018 avec le soleil, je vous emmène à nouveau au Parc Aquacole de Guadeloupe, cette fois pour y admirer les Hérons. En s'armant d'un peu de patience, on peut y observer les principales espèces présentes sur l'île, dans de très bonnes conditions.

    Voici tout d'abord le Héron vert (Butorides virescens), un petit héron que nous avions déjà aperçu au Jardin Botanique de Deshaies. Ici nous avons eu le loisir de l'admirer sous toutes ses facettes, tout au long de la journée. Ne cherchez pas trop la couleur verte, les noms d'oiseaux sont parfois un peu bizarre ...

    Je vous remets le lien vers la fiche espèce : http://www.oiseaux.net/oiseaux/heron.vert.html.

    Héron vert - Parc Aquacole

     

    Héron vert - Parc Aquacole

     

    Héron vert - Parc Aquacole

     

    Héron vert - Parc Aquacole

     

    Héron vert - Parc Aquacole

     

    Héron vert - Parc Aquacole

     

    Héron vert - Parc Aquacole

     

    Héron vert - Parc Aquacole

     

    Tous les autres hérons que nous avons observés au Parc Aquacole sont des Hérons blancs, que je vous ai déjà présentés dans l'article Coucher de soleil à l'Île aux oiseaux. Les conditions de lumières et les distances d'approche aux oiseaux, en particulier les Aigrettes, étaient cependant bien meilleures ici.

    Jamais encore je n'avais pu observer de Grande Aigrette (Ardea alba) de si près, pourtant c'est une espèce que l'on rencontre de plus en plus en France.

    Pour la description de l'espèce c'est ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/grande.aigrette.html
     

    Grande aigrette - Parc Aquacole

     

    Grande aigrette - Parc Aquacole

     

    Grande aigrette - Parc Aquacole

     

    Grande aigrette - Parc Aquacole

     

    Grande aigrette - Parc Aquacole

     

    Grande aigrette - Parc Aquacole

     

    Grande aigrette - Parc Aquacole 

     

    Grande aigrette - Parc Aquacole

     

    Grande aigrette - Parc Aquacole

     

    Quelques Aigrettes neigeuses (Egretta thula) vaquaient également à leurs occupations au bord des bassins. On voit sur les photos qu'il s'agit de plusieurs individus différents car certains ont revêtu les aigrettes caractéristiques du plumage nuptial.

    Pour en savoir plus sur l'espèce : http://www.oiseaux.net/oiseaux/aigrette.neigeuse.html.

    Aigrette neigeuse - Parc Aquacole

     

    Aigrette neigeuse - Parc Aquacole

     

    Aigrette neigeuse - Parc Aquacole

     

    Aigrette neigeuse - Parc Aquacole

     

    Aigrette neigeuse - Parc Aquacole

     

    Le petit dernier, que nous n'avons vu que brièvement, c'est le Héron garde-bœufs (Bubulcus ibis). Mais on ne lui en veut pas, on en avait déjà observé longuement En bord de mer du côté de Pointe-Noire et sur l'Île aux oiseaux. Cosmopolite, on le trouve sur tous les continents, y compris en France.

    Plus d'informations ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/heron.garde-boeufs.html

    Héron garde-boeufs - Parc Aquacole

     

    Je vous souhaite à tous une excellente année 2018, pleine de projets, d’aventures, de découvertes, de bonheur et surtout une bonne santé. 

    Et je remercie toutes les personnes qui sont passées sur ce blog en 2017, que ce soit régulièrement ou occasionnellement. 

     


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