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    En cette période de fêtes, je vous propose de visionner le dernier court-métrage de Pixar, qui met en scène un adorable bébé Bécasseau nommé Piper. Une jolie façon de faire découvrir le monde des limicoles aux enfants (petits et grands).

    Film disponible gratuitement sur Internet par exemple ici : 
    http://www.ipnoze.com/2016/11/04/piper-pixar-court-metrage/

     

    Piper est un Bécasseau sanderling (Calidris alba), une espèce de petit limicole que l'on observe assez facilement sur les plages de Bretagne, au moment des migrations et pendant l'hiver.  

    Le Bécasseau sanderling niche dans la toundra du haut Arctique (nord du Canada, Groenland, Sibérie) qu'il rejoint courant mai. Dès le mois d'août, on le voit revenir sur nos plages. A son arrivée sur les côtes bretonnes, il a déjà revêtu son plumage inter-nuptial,  gris clair sur le dessus et blanc dessous, ce qui permet de le distinguer assez facilement des autres espèces de bécasseau commun en France. Autres caractéristiques de l'espèces : les pattes noires et le bec court, de même couleur que les pattes.

    Comme dans le film, le Bécasseau sanderling recherche sa nourriture dans le sable ameubli par les vagues. Mollusques et invertébrés divers composent le menu.

    Ci-dessous quelques photos prises fin août 2012, à Santec dans le Finistère, plage du Dossen :

    Bécasseau sanderling - Santec

     

    Bécasseau sanderling - Santec

     

    Bécasseau sanderling - Santec

     

    Si beaucoup de Bécasseaux sanderling restent passer l'hiver sur nos plages de sable, essentiellement sur la façade Atlantique, ils sont encore plus nombreux à continuer leur route vers les côtes africaines. C'est ainsi que nous avons pu en photographier sur une plage de Praslin aux Seychelles,  lors d'un séjour en famille en avril 2012. Quoi de mieux que de parcourir la plage avec l'appareil photo après le petit déjeuner ?

    Bécasseau sanderling - Seychelles

     

    Bécasseau sanderling - Seychelles

     

    Avril, bientôt le moment de remonter vers le nord pour se reproduire. En attendant on profite encore de la douceur des plages du Morbihan, comme ci-dessous à Saint-Jacques en Sarzeau. Photos prises fin avril 2016. Un joli groupe de plus de 70 oiseaux. Certains commencent à arborer les plumes brun-roux et noirs caractéristiques du plumage nuptial. Parmi eux, quelques Tournepierres à collier (Arenaria interpres). Ces derniers préfèrent rechercher leur nourriture sur les rochers et parmi les algues, pendant que nos petits bécasseaux font la course avec les vagues.
     

    Becasseau sanderling - Saint Jacques

     

    Becasseau sanderling - Saint Jacques

     

    Becasseau sanderling - Saint Jacques

      

    Becasseau sanderling - Saint Jacques

     

    Becasseau sanderling - Saint Jacques

     

    Limicoles - Saint Jacques

     

    Ouvrez l’œil si vous avez l'occasion de vous promener sur les plages en cette fin d'année, vous y rencontrerez peut être Piper et ses nombreux cousins.


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    L'ornithologie urbaine est une de mes passions. On soupçonne rarement la richesse ornithologique de nos villes, et pourtant on peut y observer de nombreuses espèces, avec un avantage certains : les oiseaux des villes sont bien moins farouches qu'à la campagne ou en forêt. Les villes sont l'endroit idéal pour s'entraîner à la photo animalière.

    Un autre aspect intéressant consiste à comparer les espèces observées suivant les villes. On se rend ainsi compte, même sans quitter l'Europe, que chaque ville a ses particularités.

    Vous aurez donc deviné que lors de mon récent séjour à Varsovie, j'ai plus traîné dans les parcs que dans les musées. Pourtant début novembre à Varsovie, il ne fait pas chaud !

    Le premier parc que j'ai visité se trouve à deux pas du centre historique, il s'agit du Parc Saski, un parc à l'anglaise datant du début du XVIIIe siècle, d'une surface de 15,5 hectares.

     Parc Saski - Varsovie

     

    Dès mon arrivée, je suis accueillie par quelques Moineaux domestiques (Passer domesticus). A l'intérieur du parc il y en a peu, sauf au bord du petit lac artificiel, au poste de distribution de pain. Par contre j'en verrai beaucoup dans le centre historique, en particulier près du château Royal où ils disputent aux Pigeons bisets domestiques (Columba livia) chaque miette laissée par les touristes, et sur le Rynek Starego Miasta (place du marché de la Vieille Ville).

    Varsovie, moineau domestique

     

    Les corvidés sont très présents à cette période de l'année dans les parcs de Varsovie. C'est bien sûr le cas au parc Saski. Les premiers que l'on rencontre, ce sont les Corbeaux freux (Corvus frugilegus), qui sont ici peu farouches et très communs. Une belle occasion d'observer ces oiseaux de près, à la recherche de nourriture parmi les feuilles mortes. Le Corbeau freux est également commun à Berlin. C'était aussi le cas à Paris jusqu'aux années 1950, mais il a depuis complètement déserté notre capitale. Pour les ornithologues, cette désertion serait due à l'extension de la banlieue urbanisée et à la faible disponibilité d'espaces verts pour se nourrir dans Paris, comparativement à d'autres grandes métropoles.

    Corbeau freux - Parc Saski 

     

    Varsovie, corbeau freux

     

    La deuxième espèce de corvidés rencontrée est le Choucas des tours (Coloeus monedula), certainement les plus nombreux de tous les corvidés dans les parcs de la capitale polonaise. Cette espèce a aussi presque disparu de Paris, probablement pour les mêmes raisons que le Corbeau freux. J'ai par contre eu l'occasion de l'observer à Istanbul (voir ici : Istanbul, ses monuments, ses oiseaux, ses chats ...) ainsi qu'à Amsterdam.

    Varsovie, paradis des moineaux friquets

     

    Choucas des tours - Parc Saski

     

    Troisième espèce de corvidé assez commune à Varsovie, la Corneille mantelée (Corvus cornix), qui remplace notre Corneille noire dans l'est de l'Europe. Très commune à Moscou, à Berlin et à Istanbul, on la trouve aussi à Rome. Son plumage bicolore la rend très photogénique.

    Corneille mantelée - Parc Saski

     

    Mais ce sont surtout les passereaux qui auront illuminés ma matinée dans le Parc Saski. C'est grâce à un Roitelet (dont je n'ai pas réussi à identifier l'espèce) que j'ai pu observer mon premier Moineau friquet (Passer montanus), une double première pour moi puisque je n'avais jamais observé l'espèce auparavant. Ces moineaux, un peu plus petit que le Moineau domestique, s'en différencient par leur calotte entièrement brune et une tache noire sur la joue. Contrairement au Moineau domestique, chez le Moineau friquet mâle et femelle sont identiques. J'en verrai à plusieurs endroits dans le parc Saski, en particulier dans un secteur où nichoirs et mangeoires ont été installés, et au bord du plan d'eau.

    Moineau friquet - Parc Saski

     

    Moineau friquet - Varsovie

     

    Varsovie, paradis des moineaux friquets

     

    Moineau friquet - Varsovie

     

    Moineau friquet - Parc Saski

     

    Moineau friquet - Parc Saski

     

    La recherche des Moineaux friquets m'a aussi permis de photographier un Grimpereau des bois (Certhia familiaris). Cette espèce est assez courante dans les parcs urbains d'Europe de l'Est, alors qu'en France elle est cantonnée dans certaines forêts et remplacée dans nos jardins par le Grimpereau des jardins. A moins qu'ils ne chantent (et que vous ayez une meilleure oreille que moi), la différence entre les deux espèces n'est pas évidente. Un certain nombre de critères sont détaillés sur cette page (trouvée sur le site de l'Institut royal des Sciences naturelles de Belgique) : http://cb.naturalsciences.be/ornitho_especes/Grimpereaux.htm. Pour être utilisés, ces critères nécessitent d'avoir une photo de bonne qualité ou d'avoir l'oiseau en main.

    Grimpereau des bois - Parc Saski

     

    L'autre jolie surprise du parc Saski niveau passereau, c'est une petite troupe de Grives litornes (Turdus pilaris) occupées à déguster des baies. Pas plus farouches que des Merles noirs urbains, j'ai cru comprendre qu'elles vivent ici à l'année : l'espèce est illustrée sur un panneau explicatif montrant les principaux oiseaux du parc (bien qu'en Polonais ce panneau était assez clair).

    Moineau friquet - Varsovie

     

    Grive litorne - Parc Saski

     

    Grive litorne - Parc Saski

     

    Grive litorne - Parc Saski

     

    Pour finir sur le Parc Saski, voici la liste des autres espèces rencontrées :

    • Dans le même secteur que les grives, un Rougegorge familier (Erithacus rubecula) et quelques Merles noirs (Turdus merula).
    • Dans les buissons et aux mangeoires, des Mésanges charbonnières (Parus major) et des Mésanges bleues (Cyanistes caeruleus).
    • Côté corvidés, il y a aussi des Pies bavardes et des Geais des chênes (Garrulus glandarius), mais contrairement aux 3 espèces présentées plus haut, on les observe à l'unité.
    • Sur le plan d'eau : Canards colverts et Mouettes rieuses. Sur les rives, nombreux Pigeons bisets domestiques, Choucas des tours et moineaux des 2 espèces.
       

    La vieille ville de Varsovie, entièrement détruite pendant la deuxième guerre mondiale, a été reconstruite à l'identique, et je dois dire que le résultat est plutôt convaincant. Niveau oiseaux on y trouve surtout des Moineaux domestiques et des Pigeons bisets domestiques.

     Varsovie

     

     Varsovie

     

    Varsovie

     

    En contrebas de la vieille ville coule la Vistule, principal fleuve de Pologne. Pour accéder aux berges, il faut trouver les souterrains permettant de traverser l'autoroute urbaine qui longe le fleuve. L'autre rive est cependant plus sauvage, mais je n'ai pas eu le temps d'y aller.

    En descendant vers le fleuve, dans une petite friche bordant un parking, je rencontre des espèces déjà vues au parc Saski : des Corbeaux freux recherchent leur nourriture dans l'herbe, une petite troupe de Moineaux friquets volettent dans les buissons et une Pie bavarde (Pica pica) pose sur fond de ciel bleu.

    Pie bavarde - Varsovie

     

    Sur le fleuve, à première vue il n'y a "que" des Canards colverts, des Grands cormorans (Phalacrocorax carbo) et des Mouettes rieuses (Chroicocephalus ridibundus) :

    Mouette rieuse - Varsovie

     

    Cependant après quelques minutes d'observation, un oiseau m'intrigue par son comportement. Assurément un bon plongeur, mais est-ce un grèbe, un canard ou un plongeon ? Comme il se rapproche j'arrive à l'immortaliser dans mon objectif : il s'agit d'un Harle bièvre (Mergus merganser) de type femelle, reconnaissable à sa tête brun-roux et son dos gris (le mâle chez cette espèce a la tête et le dos noir). Le Harle bièvre est une espèce de canard plongeur spécialisé dans la capture de poissons. En France, on l'observe surtout l'hiver pendant les vagues de froid.

    Harle bièvre - Varsovie

     

    Harle bièvre - Varsovie

     

    A cette saison, le soleil se couche tôt, surtout que la Pologne est bien plus à l'est que la France mais a la même heure officielle que nous. Pour terminer la journée, quelques photos prises en remontant vers la vieille ville. 

    Varsovie

     

    Varsovie, paradis des moineaux friquets

     

    Le lendemain, je décide d'aller visiter le Parc Łazienki, le plus grand de la ville (76 hectares). Un peu excentré, il se trouve dans le quartier des ambassades. C'est un parc de style baroque, agrémenté de pavillons, plans d'eau, orangeries, qui furent rajoutés au fil des siècles par les différents propriétaires, dont plusieurs rois de Pologne. 

    Avant d'arriver au parc Łazienki, on traverse le Parc Ujazdowski, plus petit mais qui permet aussi de belles rencontres à plumes. C'est là que j'ai photographié ce Grosbec casse-noyaux (Coccothraustes coccothraustes), à contre-jour et un peu haut dans les branches, mais on ne va pas faire les difficiles. Ce n'est pas une espèce que l'on rencontre tous les jours en ville !

     

    Grosbec casse-noyaux - Parc Ujazdowski

     

    Le parc Łazienki possède de vastes zones arborées parsemées de buissons. C'est le paradis de nombreuses espèces d'oiseaux, comme la Mésange charbonnière, la Mésange bleue, le Grimpereau des bois, le Merle noir ou le Pic vert (Picus viridis). Ci-dessous, une femelle Pic vert.

    Pic vert - Parc Łazienki

     

    Sur les pelouses, on rencontre surtout des canards et des corvidés. Les tapis de feuilles d'automnes et la lumière rasante du soleil de novembre me permettent de réaliser de jolis portraits de Canards colverts (Anas platyrhynchos).

    Canard colvert - Parc Łazienki

     

    Canard colvert - Parc Łazienki

     

    Dans le parc on observe aussi de nombreux Canards mandarin(Aix galericulata). Cette espèce de petit canard originaire de Chine est couramment introduite dans les parcs comme oiseau d'ornement. C'est vrai qu'ils sont très jolis, autant le mâle dans son plumage multicolore que la femelle plus discrète.

    Canard mandarin - Parc Łazienki

     

    Canard mandarin - Parc Łazienki

     

    Autre oiseau d'ornement qui traîne sur les pelouse et se promène tranquillement parmi les corbeaux freux et les pigeons : le Paon bleu (Pavo cristatus), espèce originaire de l'Inde, domestiquée depuis l'Antiquité.

    Paon bleu - Parc Łazienki

     

    Le parc Łazienki héberge les mêmes espèces de corvidés que les parcs moins étendus : Corneille mantelée, Choucas des tours et Corbeaux freux (photo ci-dessous) :

    Corbeau freux - Parc Łazienki

     

    Comme souvent en hiver, c'est près des mangeoires que l'on rencontre des espèces moins faciles à observer à d'autres saisons. Ici tout le monde fréquente les mangeoires, y compris les écureuils roux dont je parlerai dans un prochain article. Dans les mangeoires, il y a les 2 espèces de mésanges déjà citées, mais aussi des Sittelles torchepot (Sitta europaea) - photos ci-dessous - alors que sous la mangeoire on trouvera des espèces aussi diverses que les Canards colverts, les Pigeons bisets domestiques, les Choucas des tours et les Corbeaux freux.

    Sittelle torchepot - Parc Łazienki

     

    Sittelle torchepot - Parc Łazienki

     

    Sittelle torchepot - Parc Łazienki

    Comme je l'ai dit plus haut, le parc est agrémenté de plusieurs plans d'eau et canaux. On peut y observer les Canards colverts et Canards mandarins, mais aussi de nombreuses Mouettes rieuses et quelques Foulques macroules (Fulica atra).

    Ici se termine cette petite balade dans les parcs de Varsovie. J'espère que ça vous aura plût autant qu'à moi.


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    C'est déjà la fin du voyage. Nous avons bien essayé de négocier une heure ou 2 de plus avec le responsable du lodge Eco Amazonia mais il est intraitable : un seul bateau part pour Puerto Maldonado et c'est à 7h. Dommage car notre avion pour Lima ne décolle qu'à 14h ... 

    Heureusement que les Cassiques nous réveillent dès le lever du soleil, on pourra en profiter pour faire quelques observations intéressantes avant de partir. 

    Les photos ci-dessous montrent un Cassique roussâtre (Psarocolius angustifrons) en plein aménagement de son nid, qui est loin d'être fini. La construction des nids des Cassiques demande beaucoup d'adresse et de travail : il faut 3 à 5 semaines pour achever l'ouvrage, réalisé par la femelle seule. En effet, chez les différentes espèces de Cassique, c'est la femelle qui construit le nid, couve les œufs et nourrit les petits. Le mâle, généralement polygame, défend la colonie, mais passe aussi beaucoup de temps à chanter et à parader.

    Cassique roussâtre

     

    Cassique roussâtre

     

    Cassique roussâtre

     

    L'Amazonie péruvienne, c'est aussi un refuge pour plusieurs espèces de passereaux migrateurs qui se reproduisent plus au sud pendant l'été Austral. Voici une petite troupe de Sporophiles à col double (Sporophila caerulescens), granivores de la taille de nos Serins, que l'on peut observer au Pérou de mai à novembre. Les coloris du mâle font penser à notre Moineau domestique. On le reconnaît à son bec jaune et à son double collier blanc et noir. La femelle est gris-brun clair, sans motif particulier, et de ce fait difficile voir impossible à différencier d'autres espèces de Sporophiles présentes au Pérou. 

     Sporophile à col double - Madre de Dios

     

    Sporophile à col double

     

    Sporophile à col double

     

    Sporophile à col double

     

    Avant de prendre notre bateau, un dernière photo : un Tangara à bec d'argent (Ramphocelus carbo), espèce déjà observée le jour précédent à l'île aux Singes. C'est un oiseau commun et répandu dans toute l'Amazonie.

    Tangara à bec d'argent

     

    Puis c'est le moment du départ. Les deux heures de navigation jusqu'à Puerto Maldonado nous permettent de profiter jusqu'à la fin du Rio Madre de Dios et de savourer l'immensité du fleuve et de la forêt. 

    Au loin, sur un banc de sable, nous apercevons 2 Spatules rosées (Platalea ajaja) et un Héron cocoi (Ardea cocoi). Dommage le bateau ne s'approchera pas.

    Madre de Dios

     

    Cachée dans la végétation du rivage, une Buse à gros bec (Rupornis magnirostris) observe les alentours en quête de proie pour son petit déjeuner.

    Buse à gros bec

     

    Ici le fleuve est la seule voie de communication, hommes et marchandises l'empruntent sur diverses embarcations.

    Madre de Dios

     

    Perché au dessus de l'eau, un Tyran licteur (Philohydor lictor) attend patiemment qu'un insecte apparaissent dans son champ de vision.

    Tiran licteur

     

    Les rives du fleuve défilent sous nos yeux, la végétation toujours luxuriante change suivant les secteurs, se colorant de toutes les nuances de vert, mais aussi de vermillon. 

    Madre de Dios

     

    Madre de Dios

     

    Puis c'est l'arrivée à Puerto Maldonado. Le tout nouveau pont suspendu, inauguré en 2011, est une pièce maîtresse de la route interocéanique qui relie désormais l'Océan Pacifique à l'Océan Atlantique en passant par le Pérou, le Chili, la Bolivie et le Brésil. Cette route est un facteur de développement pour ces régions auparavant difficiles d'accès, un atout économique notamment pour la Bolivie qui a perdu son accès à la mer à la fin du XIXème siècle suite à une guerre contre le Chili. Cependant c'est aussi un risque pour l'environnement, l'activité des narcotrafiquants et des mines d'or illégales étant facilitée par la proximité de cet axe.

    Puerto Maldonado

     

    C'est la tête pleine d'images de ce pays magnifique que nous rejoignons les salles climatisées de l'aéroport de Puerto Maldonado, avec un seul regret, celui de ne pas être resté plus longtemps à chaque endroit.

    S'il fallait établir un classement des sites que j'ai préféré, j'y mettrais certainement Arequipa, le Canyon de Colca, Chinchero, le Machu Pichu et bien sûr l'Amazonie péruvienne, qui mériterait bien plus que 2 nuits sur place.

    L'aventure continue sur Oiseaux.net avec la rédaction de fiches d'oiseaux péruviens observés au cours de notre voyage ... 

    A bientôt pour d'autres découvertes.


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    Plusieurs compagnies maritimes proposent des croisières sur le Golfe du Morbihan, avec ou sans escale sur l’Île aux Moines et sur l’Île d'Arz, les 2 principales îles du Golfe. En cette fin avril 2016, notre choix s'est portée sur la Compagnie du Golfe, au départ de Vannes. Très bon choix, avec une escale sur chaque île et un guide à bord qui nous donnait des explications passionnantes tout au long des traversées.

    Croisière sur le Golfe du Morbihan

     

    Les voiliers traditionnels sont de sortie. Ces bateaux de pêche aux voiles teintes en rouge, que l'on appelle les sinagots, sont parfaitement adapté à la navigation sur le Golfe, mais ne sont pas fait pour s'aventurer en haute mer. Avant de quitter la rivière de Vannes pour entrer dans le Golfe, nous sommes passé devant leur port d’attache, Port-Anna, sur la commune de Séné.

    Après vérification, le bateau ci-dessous, photographié en passant au large de Locmariaquer, n'est pas un sinagot, mais un coquiller de la Rade de Brest, l'Indomptable, construite en 1947, entièrement restauré pour la plaisance, et actuellement basé au port de Saint-Goustan à Auray.

    Croisière sur le Golfe du Morbihan

     

    Les nombreux rochers et îlots inhabités servent de refuge aux oiseaux marins. Ici un petit groupe de Sternes pierregarin  (Sterna hirundo) se repose.

    Croisière sur le Golfe du Morbihan

     

    Notre embarcation nous emmène jusqu'au goulet qui donne sur l'Océan Atlantique. Au fond à droite on distingue la presqu'île de Quiberon. Au premier plan, Port Navalo et son phare, à l'extrémité de la presqu'île de Rhuys.
     

    Croisière sur le Golfe du Morbihan

     

    Le Golfe du Morbihan est également connu pour ses mégalithes. Nous passons tout près de la petite île d'Er Lannic, célèbre pour sa double enceinte de menhirs, dont l'une est de nos jours complètement immergée. Elle fut construite par les hommes du néolithique, à une époque où le niveau de la mer était plus bas qu'aujourd'hui, probablement vers 3500 avant J.-C..
     

    Croisière sur le Golfe du Morbihan

     

    Notre première escale est l'Île aux Moines, la plus peuplée des îles du Golfe. Après un déjeuner rapide dans un restaurant du port, nous partons pour une ballade sur le sentier en bord de mer. La météo en cette fin avril 2016 est très fraîche, même les Aigrettes garzettes (Egretta garzetta) semblent frigorifiées. 

    Croisière sur le Golfe du Morbihan

     

    Nous décidons de revenir au port par la route à l'intérieur de l'île, afin de nous abriter du vent. Cet itinéraire permet aussi de belles découvertes, comme cette Grive musicienne (Turdus philomelos) en train de déguster un bigorneau (on aperçoit la coquille derrière les pattes de la grive). Où l'on voit que les oiseaux savent s'adapter à la nourriture locale ...

    Croisière sur le Golfe du Morbihan

     

    Un peu plus loin, on peut visiter un autre site mégalithique, le cromlech de  Kergonan, dont il reste 34 menhirs. Derrière, une longère typique de l'architecture locale.

    Croisière sur le Golfe du Morbihan

     

    En flânant dans les ruelles près de la mairie, nous tombons sur cet arbre magnifique, un pin centenaire. Un panneau indique qu'un programme immobilier d'une dizaine de maisons est prévu sur ce terrain, l'arbre sera-t-il préservé ? Rien n'est moins sûr, surtout qu'il s'agit d'un Pin de Monterey, une essence originaire de la côte ouest des Etats-Unis, abondamment plantée sur l'île au moment où celle-ci devint une destination touristique, dès la fin du 19ème siècle.
     

    Croisière sur le Golfe du Morbihan

     

    De retour sur le port, en attendant le bateau, je photographie les Sternes pierregarin (Sterna hirundo). Ces oiseaux élégants, aussi appelés "hirondelle de mer", se nourrissent de poissons pêchés à vue : c'est toujours impressionnant de voir une sterne faire du sur-place quelques mètres au dessus de l'eau et brutalement plonger en piqué pour attraper un petit poisson.
     

    Croisière sur le Golfe du Morbihan

     

    Puis c'est le départ pour l’Île d'Arz, une traversée d'une trentaine de minutes. En quittant l’Île aux Moines, on passe près d'un îlot rocheux où se repose quelques Grands Cormorans (Phalacrocorax carbo).

    Croisière sur le Golfe du Morbihan

     

    Je n'ai pas de photo de l'Ile d'Arz à vous montrer pour cette fois, car nous avions tellement froid que nous nous sommes réfugiés dans une crêperie pour nous réchauffer ... 

    Sur le chemin du retour vers Vannes, nous laissons à bâbord un Goéland marin (Larus marinus) immature posé sur une balise rouge. L'identification des goélands juvéniles est loin d'être aisée. Pour le Goéland marin, on peut noter la grande taille (cette espèce est plus grande que la plupart des autres goélands européens) et le bec épais et fort, tant chez l'adulte que chez le juvénile. Par ailleurs, chez le Goéland marin juvénile, le motif des plumes du dessus est plus clair et plus complexe que chez les autres grands goélands européens, et la tête devient claire dès le 1er hiver. Le bec de l'individu ci-dessous commençant à s'éclaircir, il doit s'agir d'un immature de 2ème hiver.

    Croisière sur le Golfe du Morbihan

     

    Un peu plus loin, un autre goéland, adulte cette fois. En France on rencontre essentiellement 4 espèces de grands goélands, assez  faciles à identifier lorsqu'il s'agit d'individus adultes :

    • Le Goéland argenté (Larus argentatus) a le dos gris clair et les pattes couleur chair. On le rencontre en bord de mer (côtes atlantique) mais aussi dans les décharges, les champs, et il niche parfois en ville (par exemple à Paris).
    • Le Goéland leucophée (Larus michahellis) a le dos gris clair comme le Goéland argenté mais ses pattes sont jaune vif. Commun sur les côtes méditerranéennes, il remonte de plus en plus vers le nord et les côtes atlantiques.
    • Le Goéland marin (Larus marinus), dont on a parlé ci-dessus, a le dos sombre et les pattes couleur chair. Il est plus grand que les autres espèces de goéland. On le rencontre presque exclusivement en bord de mer.
    • Le Goéland brun (Larus fuscus) a le dos sombre comme le Goéland marin, mais ses pattes sont jaune vif comme celle du Goéland leucophée. On le rencontre en bord de mer mais aussi dans les terres, surtout en hiver. Vous aurez tous deviné que l'individu ci-dessous appartient à cette dernière espèce.

    Croisière sur le Golfe du Morbihan

     

    Ici se termine cette croisière sur le Golfe du Morbihan, que je vous conseille de faire si vous séjournez dans la région. Quelle que soit la compagnie choisie, pensez à réserver votre traversée, surtout l'été.

    A bientôt pour d'autres découvertes.

     


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    Située au nord-ouest du Parc National des Ecrins, la vallée du Valgaudemar est un de mes coins préférés dans les Hautes-Alpes. Nous avons fait 2 fois la ballade jusqu'aux Lacs de Pétarel, tout en montée à l'aller (1180 m de dénivelé, environ 5h30 pour l'aller-retour). Le départ se fait du hameau des Andrieux, situé environ 2 km avant la Chapelle en Valgaudemar, quand on suit la vallée en voiture. Pour la carte et les autres détails techniques on peut consulter le site du Parcs des Ecrins ici : http://rando.ecrins-parcnational.fr/fr/les-lacs-de-petarel-par-les-andrieux.

    Les photos de cet article ont été prises en fin juillet 2014. Cette année nous y sommes allés plus tard, et avons raté la floraison des rhododendrons ...

    On monte d'abord pendant un bon bout de temps dans la forêt de sapins. Les oiseaux se font entendre mais restent cachés dans les frondaisons. De temps à autre, au détour d'un virage, on croise d'énormes fourmilières constituées de débris végétaux, ici essentiellement des aiguilles de conifères. Certaines font plus de 3 mètres cubes et plus d'un mètre de haut. Difficile d'imaginer le nombre de fourmis qui vivent à l'intérieur !

    De temps à autre, des trouées dans la végétation nous permettent d'admirer le paysage au delà de la forêt. Lieu idéal pour une pause bien méritée dans cette longue ascension.

    Les Lacs de Pétarel - Valgaudemar

     

    Les Lacs de Pétarel - Valgaudemar

     

    Les randonneurs croisés sur le sentier nous avaient indiqué avoir observé des chamois, une fois sorti de la forêt. Mais nous ne pensions pas avoir cette chance là, comme d'habitude pas très matinaux nous montions alors que d'autres descendaient déjà. Alors ce fut une belle surprise d'apercevoir cette maman chamois suivie de son jeune, pendant que l'on pique-niquait au bord d'un des lacs de Pétarel.

    Les Lacs de Pétarel - Chamois

     

    Là haut, les paysages sont grandioses et se passent de commentaires. Le premier des 2 lacs de Pétarel est le plus grand et à mon avis le plus beau. Cette fois là on n'est même pas allé plus loin ... En redescendant, on laisse sur notre droite un mini lac qui lui n'a pas de nom.  

    Les Lacs de Pétarel - Valgaudemar

     

    Les Lacs de Pétarel - Valgaudemar

     

    Les Lacs de Pétarel - Valgaudemar

     

    Les Lacs de Pétarel - Valgaudemar

     

    La descente est bien plus facile que la montée (quoique mes genoux sur la fin n'étaient pas tout à fait de cet avis), il faut seulement être attentif aux glissades si le terrain est humide, en particulier aux niveaux des passages dans les pierriers sur la partie haute du parcours. La descente c'est aussi le moment propice pour photographier les rhododendrons ferrugineux qui recouvrent les pentes de leurs magnifiques fleurs roses (voir ici pour comprendre comment cet arbrisseau colonise les alpages au delà de la limite des arbres : http://www.ecrins-parcnational.fr/patrimoine/le-rhododendron-ferrugineux).

    Les Lacs de Pétarel - Rhododendrons

     

    Les Lacs de Pétarel - Rhododendrons

     

    Plus loin, alors que l'on commence à rentrer dans la forêt, c'est la plus belle surprise de la journée. Nous tombons nez à nez avec des chamois qui utilisent le sentier de randonnée pour descendre prendre leur goûter dans la forêt. Très peu farouches, on peut les observer à quelques mètres de distance, c'est tout juste s'il ne faut pas reculer pour qu'ils rentrent dans le cadre de l'appareil photo. Il faut préciser que dans le parc des Ecrins la chasse est totalement interdite ceci explique peut être que la distance de fuite des chamois diminue. Phénomène qu'on observe aussi dans les parcs nationaux aux Etats-Unis. Ne voulant pas les déranger, et trop contents de pouvoir les regarder de si près, nous attendons tranquillement qu'ils libèrent le terrain avant de continuer la descente.

    Les Lacs de Pétarel - Chamois

     

    Les Lacs de Pétarel - Chamois

     

    Les Lacs de Pétarel - Chamois

     

    Les Lacs de Pétarel - Chamois

     

    Les Lacs de Pétarel - Chamois

     

    Les Lacs de Pétarel - Chamois

     

    Les Lacs de Pétarel - Chamois

     

    Sur ces belles images, je vous souhaite un bon week-end et vous dis à bientôt pour d'autres découvertes. 


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