•  

    La réserve nationale Lago Peñuelas se situe à environ 30 minutes de Valparaiso, et est accessible par l'autoroute reliant le port du Pacifique à Santiago. La réserve a été mise en place pour protéger les abords du Lago Peñuelas, qui constitue la principale réserve d'eau potable alimentant Valparaiso et Viña del Mar.

    La partie accessible au public est équipée de tables de pique-nique et de barbecues. Elle est surtout fréquentée par les amateurs de pêche à la ligne accompagnés de leur famille.

    A l'entrée, la personne au guichet m'avait indiqué que les oiseaux étaient surtout présents à l'extrémité opposée du lac, où nous nous sommes garées. Les premiers oiseaux que j'ai observés ne se trouvaient pas sur le lac (assez tranquille puisque baignade et navigation y sont prohibées), mais sur les pelouses proches des aires de pique-nique.

    Peu farouches et tout aussi peu discrets, les Vanneaux téro (Vanellus chilensis) sont les premiers que nous croisons. C'est le Vanneau typique des zones de faible altitude en Amérique du Sud. Dans la Cordillère des Andes, il est remplacé par le Vanneau des Andes, que nous avions croisé à Cuzco.

    La réserve nationale Lago Peñuelas

     

    La réserve nationale Lago Peñuelas

     

    La réserve nationale Lago Peñuelas

     

    La réserve nationale Lago Peñuelas

     

    La réserve nationale Lago Peñuelas

     

    Plus difficile à photographier, voici la Sturnelle australe (Leistes loyca). De la taille d'un merle, les Sturnelles font parties de la famille des Ictéridés, familièrement appelée Blackbird en Amérique. Cependant les Sturnelles ne sont pas noires, mais présentent généralement un plumage brun strié rehaussé d'une couleur vive sur le devant (rouge en Amérique du Sud et jaune en Amérique du Nord). 

    La réserve nationale Lago Peñuelas

     

    La réserve nationale Lago Peñuelas

     

    La réserve nationale Lago Peñuelas

     

    La réserve nationale Lago Peñuelas

     

    L'espèce suivante ne nous est pas inconnue, puisque nous l'avions déjà rencontrée à plusieurs reprises sur l'Île de Pâques : toujours aussi espiègles et faciles à approcher, des Caracaras chimango (Milvago chimango) sont à la recherche d'un bon plan pour se nourrir sans trop d'effort.

    La réserve nationale Lago Peñuelas

     

    La réserve nationale Lago Peñuelas

     

    Près du lac, un petit passereau à l'allure de Gobemouche chasse les insectes (celui-ci n'attend pas après les restes de barbecue comme les précédents). Le Dormilon bistré (Muscisaxicola maclovianus) est un petit insectivore qui se nourrit essentiellement au sol, en courant et en sautant après ses minuscules proies.

    La réserve nationale Lago Peñuelas

     

    La réserve nationale Lago Peñuelas

     

    Dans le prochain épisode, je vous présenterai quelques oiseaux d'eau vu sur le lac ... En attendant, je vous souhaite un joyeux 2 février, la Chandeleur chez nous, Jour de la Marmotte (Groundhog day) outre-Atlantique.


    3 commentaires
  •  

    Après la pause improvisée à l'embouchure du Rio Aconcagua, nous étions sensées rentrer directement à Valparaiso, surtout que le soleil n'allait pas tarder à se coucher. Pour le retour j'avais choisi de passer par le bord de mer, au cas où, peut-être l'occasion de faire une nouvelle rencontre.

    Alors, lorsqu'au détour d'un virage, nous découvrons ce petit port de pêche littéralement recouvert de Pélicans thage (Pelecanus thagus), un nouvel arrêt est devenu évident. Nous sommes ici à Concón au nord de Valparaiso. Malgré la lumière déclinante, la proximité m'a permis de faire des clichés intéressants. 

    Les Pélicans de tous âges sont représentés. Les immatures se reconnaissent à leur plumage brun uni et à leur ventre blanc, alors que les adultes ont le dos légèrement strié, le ventre foncé et le cou blanc (en plumage internuptial).

    Retour de pêche chez les Pélicans

     

    Pélicans au retour de pêche

     

    Pélicans au retour de pêche

     

    Retour de pêche chez les Pélicans

     

    Retour de pêche chez les Pélicans

     

    Retour de pêche chez les Pélicans

     

    Retour de pêche chez les Pélicans

     

    Une bien belle rencontre pour finir l'après-midi, avant de traverser la station balnéaire de Viña del Mar pour rejoindre notre hôtel. Dans le prochain épisode, je vous amènerai à la Réserve Nationale de Lago Peñuelas. 


    9 commentaires
  •  

    Autant l'île de Cachagua était sur la liste des endroits que j'avais prévu de visiter, autant les pauses sur le chemin du retour vers Valparaiso furent improvisées.

    Le Rio Aconcagua prend sa source dans la Cordillère des Andes et traverse le Chili d'est en ouest sur 142 km avant de se jeter dans l'Océan Pacifique au nord de Valparaiso. Le fleuve marque la limite nord de la deuxième agglomération du Chili. En traversant le pont, j'aperçois de grands oiseaux de couleur claire, vraisemblablement des Pélicans, dans ce qui ressemble à une zone humide relativement sauvage. Sur la rive sud, une station essence, dont le parking sert aussi pour le centre équestre attenant. C'est de là que j'ai pu faire quelques nouvelles observations intéressantes, en faisant abstraction des vieux pneus et autres détritus qui ornaient le sol...

    Il y avait bien des Pélicans thage (Pelecanus thagus) mais comme j'ai fait de meilleures photos un peu plus loin je n'en mets pas trop ici. Des Cormorans vigua (Phalacrocorax brasilianus) leur tenaient compagnie, mais pas que ! Sur un des perchoirs, un drôle d'oiseau blanc à l'allure caractéristique, un peu loin, et d'autres en vol, rapides et pas évidents à prendre en photo, le manque de lumière de la fin d'après midi n'aidant pas ! Vous les avez peut-être reconnu, ce sont des Fous ! Les photos ne sont pas terribles, mais je n'ai pas mieux pour l'espèce. Il s'agit du Fou varié (Sula variegata), lui aussi spécialiste des eaux poissonneuses du courant de Humboldt.

    A l'embouchure du Rio Aconcagua

     

    A l'embouchure du Rio Aconcagua

     

    A l'embouchure du Rio Aconcagua

     

    A l'embouchure du Rio Aconcagua

     

    A l'embouchure du Rio Aconcagua

     

    A l'embouchure du Rio Aconcagua

     

    A nos pieds, dans les roseaux, des passereaux s'agitent et bavardent. Ceux-là sont plus facile à photographier que les Fous ! Ce blackbird de la taille d'un moineau se nomme en français le Carouge galonné (Agelasticus thilius). C'est un oiseaux assez commun que l'on trouve surtout dans les roselières. Le mâle est noir avec une tâche jaune vif à la base des ailes, plus ou moins visible. La femelle présente un plumage brun strié avec un sourcil crème bien visible.

    A l'embouchure du Rio Aconcagua

     

    A l'embouchure du Rio Aconcagua

     

    A l'embouchure du Rio Aconcagua

     

    A l'embouchure du Rio Aconcagua

     

    Après cette petite pause photographique, nous reprenons la route pour Valparaiso. Le soleil va bientôt se coucher, il est peu probable que l'on s'arrête à nouveau. Mais pourtant ...


    5 commentaires
  •  

    Située à environ 2 heures de route au nord de Valparaiso, près de la station balnéaire de Zapallar, l'île de Cachagua est une réserve naturelle intégrale abritant une importante colonie de Manchots de Humboldt. Même si nous étions au Chili à la mauvaise saison (comme beaucoup d'oiseaux, les Manchots de Humboldt nichent principalement au printemps) j'ai voulu tenter ma chance. L'îlot de Cachagua se situe à environ 100 m de la côte. Il est interdit d'y accoster, mais quand le temps le permet et que l'océan n'est pas trop déchaîné, des pêcheurs de Zapallar proposent aux visiteurs de faire le tour de l'île à bord de leurs embarcations.
     

    Cachagua, l'île aux Manchots

     

    En approchant de l'île, depuis la plage, nous apercevons nos premiers oiseaux, posés sur les rochers : des Pélicans thages, des Cormorans vigua, et en regardant bien, quelques Huîtriers noirs.

    Cachagua, l'île aux Manchots

     

    A force de scruter l'île toute entière, j'aperçois enfin mon premier Manchot de Humboldt (Spheniscus humboldti), qui se promène au sommet de l'île. Puis quelques autres qui s'affairent près de leur terrier (cette espèce de Manchot niche en général dans des terriers ou des cavités peu profondes). J'arriverai finalement à faire quelques photos correctes d'un Manchot qui faisait la sieste sur un rocher, à une distance un peu moins importante.

    Cachagua, l'île aux Manchots

     

    Cachagua, l'île aux Manchots

     

    Cachagua, l'île aux Manchots

     

    Ce sera à peu près la même chose avec les Huîtriers noirs (Haematopus ater), trop loin pour faire de belles photos en gros plan. Voici tout de même trois oiseaux, que je vous présente ici car ce sera la seule fois que je verrai l'espèce au cours de notre séjour. Et puis comme pour le Manchot de Humboldt, c'est la première fois que je l'observe. Ils sont ici dans leur élément, mon guide des oiseaux du Chili précise qu'ils sont rarement vu loin des rochers.

    Cachagua, l'île aux Manchots

     

    Un peu frustrées d'avoir vu si peu de Manchots, et de si loin, nous revenons vers le parking en passant par la plage, survolée par un Pélican thage (Pelecanus thagus).

    Cachagua, l'île aux Manchots

     

    L'océan est toujours aussi démonté, mais ce n'est pas les vagues du Pacifique qui attire mon attention. Des oiseaux noir et blanc, au bec rouge caractéristique, se tiennent là, sur le sable, à la limite de l'eau : ce sont des Huîtriers d'Amérique (Haematopus palliatus), les cousins des Huîtriers noirs vus sur l'île. Contrairement à ces derniers, les Huîtriers d'Amérique préfèrent les plages de sable fin aux rochers. Ici j'aurai plus de chance pour les photos ! Très contente car c'est aussi une nouvelle espèce pour moi !

    Cachagua, l'île aux Manchots

     

    Cachagua, l'île aux Manchots

     

    Cachagua, l'île aux Manchots

     

    Cachagua, l'île aux Manchots

     

    Cachagua, l'île aux Manchots

     

    Cachagua, l'île aux Manchots

     

    Cachagua, l'île aux Manchots

     

    Et ce n'est pas fini, alors qu'on allait reprendre la voiture, j'aperçois quelques goélands de couleurs grises, les pieds dans l'eau. Ce sont justement des Goélands gris (Leucophaeus modestus). Je ne verrai que des immatures, comme ce fut le cas pour les Goélands de Heermann à Long Beach en Californie. Le Goéland gris se nourrit sur les côtes du Chili et du Pérou, où il bénéficie comme d'autres oiseaux de l'abondance de la faune marine liée au courant de Humboldt, mais ce n'est pas près des côtes que l'on trouvera son nid : en effet ce Goéland niche en colonie dans les déserts du nord du Chili, du côté de l'Atacama ! La femelle ne pond en général que 2 œufs, et les parents effectuent chacun leur tour un voyage quotidien jusqu'à la mer pour approvisionner les poussins. Ces derniers n'étant alimentés qu'une à 2 fois par jour, leur croissance est beaucoup plus lente que chez les autres espèces de Goéland.

    Cachagua, l'île aux Manchots

     

    Cachagua, l'île aux Manchots

     

    Avec cette quatrième nouvelle espèce mise en boîte, nous prenons le chemin du retour vers Valparaiso, après avoir recherché sur Internet un restaurant ouvert en bord de mer (en hiver, cette précaution s'impose si on ne veut pas faire des kilomètres avant de trouver où se restaurer).


    7 commentaires
  •  

    Jusqu'à l'ouverture du canal de Panama en 1914, le cap Horn et le détroit de Magellan, à l'extrême sud du Chili, était le passage obligé pour les bateaux naviguant entre les océans Atlantique et Pacifique. Valparaiso, premier port accessible après le passage des quarantièmes rugissants, était au XIXe siècle un port très florissant, appelé la Perle du Pacifique par les marins, qui pouvaient y prendre un repos bien mérité. En déclin depuis l'ouverture du Canal de Panama, victime de plusieurs séismes destructeurs, la ville connaît actuellement un certain renouveau avec l'essor du tourisme et le classement de son centre historique au patrimoine mondial de l'Unesco.

    Les collines (cerros en Espagnol) qui surplombent le port, avec leurs ruelles étroites et pentues, leurs funiculaires (ascensores) datant d'il y a plus d'un siècles, et surtout leurs maisons colorées, font le charme de Valparaiso, bien plus que la zone portuaire. La tradition de peindre les façades et les toitures de couleurs vives a évolué dans de nombreux quartiers vers la création de fresques en tout genre, si bien que Valparaiso est devenue au fil du temps un musée vivant du street art.

    Nous avons visité principalement les Cerro Alegre et Cerro Conception, situés au dessus de la Plaza Sotomayor. Les artistes ici ont fait la part belle aux créatures marines réelles ou imaginaires. Les graffitis sont parfois en concurrence sérieuse avec la végétation et les fils électriques, dans un joyeux mélanges. Même les pigeons ont l'air d'être tombés dans un pot de peinture.

    Valparaiso, la perle du Pacifique

     

    Valparaiso, la perle du Pacifique

     

    Valparaiso, la perle du Pacifique

     

    Valparaiso, la perle du Pacifique

     

    Valparaiso, la perle du Pacifique

     

    Valparaiso, la perle du Pacifique

     

    Valparaiso, la perle du Pacifique

     

    Valparaiso, la perle du Pacifique

     

    La première partie de notre itinéraire, guidée par le hasard, nous mène sur une artère rectiligne et perpendiculaire à la mer, nommée Templeman, ponctuée d'escaliers. Ici le piéton est roi, on comprend vite pourquoi. Tout au fond, en bas, on aperçoit la baie, tandis qu'en montant, des inscriptions sur les escaliers nous font réfléchir au sens de la vie : "We are not hippies, We are happies".

    Valparaiso, la perle du Pacifique

     

    Valparaiso, la perle du Pacifique

     

    Valparaiso, la perle du Pacifique

     

    Valparaiso, la perle du Pacifique

     

    Valparaiso, la perle du Pacifique

     

    Valparaiso, la perle du Pacifique

     

    Cette dernière photo avec sa citation "Si hay magia en esta Tierra, entonces esta contenida en el agua" nous ramène à cet élément omniprésent sur les murs de Valparaiso, l'eau, que nous retrouverons tout autour de notre prochaine destination, l’Île de Cachagua, un peu plus au nord.


    8 commentaires