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    Je vous invite aujourd'hui au Château d'Armentières-sur-Ourcq pour assister à un spectacle de rapaces un peu particulier, avec en vedette les Faucons crécerelle et les Effraies des clochers.

    Le Château d'Armentières-sur-Ourcq est situé dans le sud de l'Aisne à quelques kilomètres de chez nous. Chef d'oeuvre de l'architecture médiévale, sa construction débuta à la fin du XIIIe siècle. Il connut de nombreuses améliorations et embellissements au cours des siècles, avant de tomber dans l'oubli dès le XVIIe siècle. Transformé en bergeries et autres bâtiments agricoles, servant de carrière de pierre pour le voisinage, miné par les infiltrations, il est proche de la ruine lorsqu'il est acheté par ses propriétaires actuels en 2004.

    Dans beaucoup de forteresses du Moyen-Age, on peut assister l'été à des spectacles de fauconneries, où sont présentés différentes espèces d'oiseaux de proie détenus en captivité. Au Château d'Armentières, il est également possible de voir des rapaces, cependant ici pas de cages : les faucons et les chouettes sont de vrais animaux sauvages, qui ont choisi de nicher au château. La cohabitation avec les propriétaires et les ouvriers qui travaillent à la sauvegarde du château se passe bien, chaque année les rapaces arrivent à mener à terme une à deux nichées.

    Je vous propose tout d'abord une petite visite du château afin de faire connaissance avec les lieux. Les aquarelles de Jean Pierre Léopold Baraquin nous montrent le château tel qu'il était au XIXe siècle. Celle-ci est conservée au Musée de Soissons.

    Le château d'Armentières-sur-Ourcq par Baraquin

     

    La série de photos ci-dessous représente le château aujourd'hui. On remarquera d'une part les détails d'architecture qui ont résisté tant bien que mal aux vicissitudes des siècles, et d'autres part les nombreuses cavités propices à la nidification des oiseaux.

     Château d'Armentières-sur-Ourcq

     

    Château d'Armentières-sur-Ourcq

     

    Château d'Armentières-sur-Ourcq

     

    Les rapaces du Château d'Armentières-sur-Ourcq

     

    Château d'Armentières-sur-Ourcq

     

    Château d'Armentières-sur-Ourcq

     

    Château d'Armentières-sur-Ourcq

     

    Château d'Armentières-sur-Ourcq

     

    Château d'Armentières-sur-Ourcq

     

    Nous pouvons maintenant faire connaissance avec les locataires des lieux. Toutes les photos des rapaces ont été prises par les propriétaires du château, François, Sophie et leur fille Marie. Plusieurs photos sont faites au nid, ce qui en règle générale est fortement déconseillé, pour éviter le dérangement et l'abandon des nichées. Cependant au château d'Armentières le contexte est un peu particulier : l'état des ruines nécessite une inspection et des travaux réguliers, les oiseaux ont l'habitude de ces visites techniques et la réussite des couvées n'en est pas affectée. 

    Le rapace le plus commun à Armentières est le Faucon crécerelle (Falco tinnunculus). Dans la nature, ce petit faucon niche sur les parois rocheuses, à l'entrée d'une cavité, sans construire de nid. Les châteaux et cathédrales du Moyen-Age lui offrent des conditions similaires, qui lui ont permis de s'adapter à la vie près de l'homme, même dans les grandes villes (le Faucon crécerelle niche en particulier à Notre-Dame de Paris). Au château d'Armentières, plusieurs cavités sont occupées chaque année. Au départ les bébés sont recouverts d'un duvet blanc. Ils acquièrent leur plumage complet en une vingtaine de jours.

    Les rapaces du Château d'Armentières-sur-Ourcq

     

    Faucon crécerelle - Château d'Armentières-sur-Ourcq

     

    Faucon crécerelle - Château d'Armentières-sur-Ourcq

     

    Faucon crécerelle - Château d'Armentières-sur-Ourcq

     

    Faucon crécerelle - Château d'Armentières-sur-Ourcq

     

    Faucon crécerelle - Château d'Armentières-sur-Ourcq

     

    Faucon crécerelle - Château d'Armentières-sur-Ourcq

     

    L'Effraie des clochers (Tyto alba), également appelée Chouette effraie ou Dame blanche, niche aussi au château. C'est une bonne chose pour l'espèce, car la pose de grillage sur les clochers (pour éviter l'occupation par les pigeons) la prive de nombreux sites de nidification. Avec les faucons, elles participent à la régulation des rongeurs, qui eux aussi se plaisent dans les ruines. Les œufs sont pondus par la femelle à intervalle de 2 à 3 jours, et l'incubation commence dès la première ponte, ce qui explique la différence de taille et de développement des petits. Ces derniers restent au nid pendant environ 2 mois, nourris par la femelle, pendant que le mâle part traquer les rongeurs dès la tombée de la nuit.

    Effraie des clochers - Château d'Armentières-sur-Ourcq

     

    Effraie des clochers - Château d'Armentières-sur-Ourcq

     

    Effraie des clochers - Château d'Armentières-sur-Ourcq

     

    Vivre dans les travaux occasionne parfois des accidents. A la fin de l'été dernier, une Chouette effraie était tombée dans un tonneau d'eau. Heureusement les propriétaires du château ont pu la sauver à temps. Après un après-midi de repos sous un appentis elle a pu reprendre son vol. 

    Effraie des clochers - Château d'Armentières-sur-Ourcq

     

    Effraie des clochers - Château d'Armentières-sur-Ourcq

     

    Effraie des clochers - Château d'Armentières-sur-Ourcq

     

    Avant de quitter le château, je vous en propose quelques images vues du ciel, tel que le voient les faucons et les chouettes. Photos prises par Pascal (mon mari) hier, à l'aide d'un drone.

    Le Château d'Armentières-sur-Ourcq vu du ciel

     

    Le Château d'Armentières-sur-Ourcq vu du ciel

     

    Le Château d'Armentières-sur-Ourcq vu du ciel

     

    Le Château d'Armentières-sur-Ourcq vu du ciel

     

    Les travaux de sauvetage du château sont en partie financés par la région des Hauts-de-France mais la tâche est colossale. Une bonne nouvelle est tombée cette semaine, le Château d'Armentières-sur-Ourcq fait partie des 250 monuments sélectionnés pour le "Loto du Patrimoine" de Stéphane Bern. 

    Si vous aussi vous souhaitez participer au sauvetage du Château et à la sauvegarde du cadre de vie des faucons et des chouettes d'Armentières, je vous invite à participer à la campagne de crowdfounding en cours sur le site Dartagnans dans le cadre du "Château challenge" saison 2. C'est ici : https://dartagnans.fr/fr/projects/chateau-d-armentieres/campaign. Pour visiter le château, François, Sophie et Marie vous donnent rendez-vous aux prochaines journées du patrimoine en septembre.


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    La Camargue, avec ses étangs et ses zones humides, abrite outre les Flamants roses une multitudes d'autres espèces. En voici quelques unes, observée au Parc ornithologique du Pont de Gau et pour les dernières, ailleurs en Camargue.

    Le long des sentiers les plus proches de l'accueil du Parc Ornithologique, là où se concentrent les Flamants, on trouve aussi d'autres espèces communes et peu farouches. Il y a bien sûr les Hérons dont je vous ai parlé ici : Hérons au Pont de Gau, mais aussi des Canards colverts (Anas platyrhynchos), des Foulques macroules (Fulica atra) et des Gallinules poules d'eau, des Goélands leucophées (Larus michahellis)... Dans les buissons qui bordent les sentiers, beaucoup de Moineaux domestiques.

    Canard colvert - Pont de Gau

    Les canards colverts sont déjà en couple à la mi-janvier

     

    Foulque macroule - Pont de Gau

    Une Foulque macroule, qui diffère de la Gallinule poule d'eau par sa taille plus grande et par son bec blanc surmonté d'une plaque frontale de même couleur.

     

    Goélands leucophées - Pont de Gau

    Deux goélands leucophées, avec au fond un flamant rose.

     

    Goélands leucophées - Pont de Gau

    On voit bien les pattes jaunes vifs des Goélands leucophées, critère qui permet de les distinguer des Goélands argentés (ces derniers ont les pattes rosâtres)

     

    Les sentiers les plus proches de l'accueil du parc forment une boucle, dont on se contentera si l'on dispose de peu temps, ou si l'on est accompagné d'enfants, car c'est là que les oiseaux sont les plus faciles à observer. Cependant il serait dommage de laisser de côté l'autre partie, le marais de Ginès, situé après une grande passerelle, plus sauvage, à la faune plus discrète mais différente.

    Au niveau de la passerelle, un Grand cormoran (Phalacrocorax carbo) nous survole, alors que nous venons d'identifier difficilement des Bruants des roseaux posés dans un buisson, à bonne distance du sentier.

    Grand cormoran - Pont de Gau

     

    Dès la passerelle franchie, nous avons la surprise d'apercevoir des Avocettes élégantes (Recurvirostra avosetta), que l'on verra à nouveau depuis le dernier observatoire du sentier. Sur le plan d'eau, des Cygnes tuberculés, au bord, une Cigogne blanche, et surtout de nombreux canards de très petite taille que l'on identifiera comme des Sarcelles d'hiver.

    Avocette élégante - Pont de Gau

     

    Avocette élégante - Pont de Gau

     

    En faisant le tour du marais, on longe le grand étang de Ginès, qui nous est parfois caché par la végétation. Peu d'oiseaux sur cet étang, mais une jolie surprise : un petit grèbe en plumage hivernal, qui flotte comme un bouchon entre ses fréquents plongeons. Le jeu pour le prendre en photo consiste à deviner à quel endroit il réapparaîtra après chaque session sous l'eau. Après vérification dans le Guide Ornitho il s'agit d'un Grèbe à cou noir (Podiceps nigricollis).

    Grèbe à cou noir - Pont de Gau

     

    Grèbe à cou noir - Pont de Gau

     

    L'endroit à ne pas manquer dans cette deuxième partie de circuit, c'est le dernier observatoire, situé au bout d'un sentier qui nous amène au cœur du plan d'eau. C'est là que l'on pourra voir d'assez près les Sarcelles d'hiver (Anas crecca) aperçues plus tôt. La Sarcelle d'hiver est le plus petit canard européen, elle ne pèse que 250 à 400 g. Ci-dessous un mâle et une femelle.

    Sarcelle d'hiver - Pont de Gau

     

    Sarcelle d'hiver - Pont de Gau

     

    Tout près de l'observatoire, un Chevalier guignette (Actitis hypoleucos), espèce que je connais assez bien pour avoir la chance de l'observer régulièrement en halte migratoire à Paris, voir ici : Chevalier guignette en halte migratoire.

    Chevalier guignette - Pont de Gau

     

    En face de l'observatoire, un îlot dénudé héberge des Choucas des tours plutôt bruyants, mais aussi, si l'on veut bien regarder attentivement, d'autres espèces d'oiseaux comme les 3 Bécassines des marais (Gallinago gallinago) ci-dessous. La photo n'est pas extraordinaire mais je vous la présente quand même car c'est la première fois que j'arrive à immortaliser cette espèce en photo. 

    Bécassines des marais - Pont de Gau

     

    Quittons maintenant les oiseaux pour une autre espèce omniprésente au Pont de Gau : le Ragondin (Myocastor coypus), que l'on peut facilement approcher à moins d'un mètre lorsqu'il se nourrit dans la végétation ou les buissons. Une belle occasion d'admirer ce sympathique rongeur.

    Ragondin - Pont de Gau

     

    Ragondin - Pont de Gau

     

    Comme vous avez pu le voir, le jour où nous étions au Parc ornithologique du Pont de Gau, nous avons eu un temps magnifique. Ce ne fut pas le cas le lendemain. Après une marche sous la pluie vers l'étang de Vacarès, nous partons pour Aigues-Mortes en voiture tout en scrutant les rizières qui défilent de part et d'autre de la chaussée. A cette saison, il est fréquent d'y apercevoir des Grues cendrées (Grus grus) en hivernage, nous aurons cette chance. Photos prises de loin sans quitter la voiture, avec une très mauvaise lumière.

    Grues cendrées - Camargue

     

    Grues cendrées - Camargue

     

    Grues cendrées - Camargue

     

    Avant d'arriver à Aigues-Mortes, sur les conseils d'Agnès, nous faisons un petit détour par la Tour Carbonnière, une tour médiévale plantée au milieu des marais. La météo maussade, les pins parasols, les quelques flamants roses qui se reflètent dans les eaux saumâtres donnent à ce lieu une atmosphère mystérieuse.

    Aigues-Mortes, un dimanche pluvieux de janvier, n'est pas un site très animé. En faisant le tour des remparts, cependant, j'ai l'opportunité de photographier une nouvelle espèce, le Pipit farlouse (Anthus pratensis). Ils sont quelques uns à explorer les flaques d'eau laissées par la pluie sur les étendues d'herbe qui bordent les fortifications côté étang. 

    Pipit farlouse - Aigues mortes

     

    Ici se termine ce petit panorama d'oiseaux et de mammifères de Camargue. Tous n'y sont pas, ce sera l'occasion d'y retourner.


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    En ce début mars, une troupe de sizerins flammés est signalées au Parc Monceau, un des plus beau parc de Paris. J'y suis donc allée, le mardi 6 mars, pour essayer d'immortaliser ces petits passereaux venus du Nord sur ma carte photo. Mais on ne fait pas toujours ce que l'on veut avec les animaux sauvages, on ne peut pas leur envoyer un texto pour prendre rendez vous.

    Alors pour paraphraser un célèbre proverbe, faute de Sizerins on photographie des Grives ... et on les écoute chanter. Le dégel a visiblement réveillé les envies de fonder une famille chez les oiseaux, les Grives musiciennes (Turdus philomelos) ce jour là étaient particulièrement actives et bruyantes (ce qui m'a enfin permis de fixer leur chant à l'intérieur de mon crâne). La Grive musicienne est la grive la plus commune à Paris, où elle apprécie surtout les grands parcs, de préférence assez calmes. L'Atlas des oiseaux nicheurs de Paris, paru en 2010, dénombrait de 60 à 100 couples nicheurs dans la capitale.

    Grives musiciennes au Parc Monceau

     

    Grives musiciennes au Parc Monceau

     

    Grives musiciennes au Parc Monceau

     

    Grives musiciennes au Parc Monceau

     

    Grives musiciennes au Parc Monceau

     

    Grives musiciennes au Parc Monceau

     

    Grives musiciennes au Parc Monceau

     

    Grives musiciennes au Parc Monceau

     

    Grives musiciennes au Parc Monceau

     

    A l'heure où j'écris ces lignes, les sizerins semblent encore venir régulièrement au Parc Monceau. Je peux déjà vous annoncer qu'hier 14 mars j'ai eu plus de chance puisque j'ai pu les observer pendant une bonne heure. A suivre dans un prochain article.


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    Les Flamants roses (Phoenicopterus roseus) ont un régime alimentaire très particulier : ils se nourrissent d'invertébrés (majoritairement des crustacés) vivant dans la vase des eaux saumâtres. Les graines, plantes aquatiques et débris végétaux présents dans l'eau sont également consommés. Les 6 espèces de flamants, qui constituent la famille des Phoenicoptéridés, possèdent un bec à la forme unique chez les oiseaux, qui leur permet de filtrer l'eau et la vase pour capturer les minuscules proies qui constituent leur menu. La technique est au point mais prend beaucoup de temps : les flamants passent la majeure partie de la journée à se nourrir.

    Les Flamants roses passent à table

     

    Les pigments des minuscules crevettes ingérées en grande quantité par les flamants leur donnent cette magnifique robe de couleur rose,  qu'ils n'hésitent pas à salir pour accéder à la nourriture.

    Les Flamants roses passent à table

     

    Les Flamants roses passent à table

     

    Pour filtrer l'eau, le bec du flamant, dont l'intérieur est garni de sorte de peignes, est tenu à l'envers, la pointe vers l'arrière.  Le flamant aspire l'eau et la vase, puis la rejette ne gardant que les crustacés retenus par les peignes. Le principe se rapproche des fanons des Baleines.

    Les Flamants roses à table

     

    Les Flamants roses à table

     

    Les Flamants roses à table

     

    Les Flamants roses à table

     

    Les Flamants roses à table

     

    Les Flamants roses à table

     

    Toutes les photos de cet article ont été prises au Parc Ornithologique du Pont de Gau, à la mi-janvier de cette année. 


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    Aller faire un tour à Brest (au bout du monde, ou plutôt au terminus du TGV atlantique) en plein mois de février pour fuir la grisaille, quelle idée saugrenue me direz-vous ? En plus, Brest, c'est moche, la ville a entièrement été détruite en 1944 par les bombardements alliés et reconstruite dans les années 1950.

    Je vais essayer ici de vous faire changer d'avis. Brest, c'est d'abord un port, construit sur la rade du même nom à l'embouchure de la Penfeld, un fleuve côtier ne mesurant que 16 km. Le château médiéval de Brest, qui a survécu aux destructions de la 2nde guerre mondiale, domine l'embouchure de la Penfeld. Propriété de la Marine Nationale, il abrite aujourd'hui les collections du musée national de la Marine. 

    Brest - le Château

     

    Le pont de Recouvrance permet de traverser la Penfeld. C'est un pont levant, inauguré en 1954 et rénové en 2011. En amont du pont, depuis 2016, un téléphérique urbain  assure théoriquement le même service que le pont pour les piétons, mais suite à de nombreux problèmes techniques il est malheureusement devenu le sujet de blagues préféré des Brestois.

    Brest - le pont de Recouvrance

     

    Sur la rive opposée de la Penfeld, c'est le quartier de Recouvrance, historiquement peuplé de marins et d'ouvriers. Malgré les destructions et reconstructions, Recouvrance a gardé quelques bâtiments du passé et un aspect plus proche du vieux Brest que la rive droite de la Penfeld. Faisant face au château situé sur l'autre rive, la Tour Tanguy, une tour médiévale datant du XIVème siècle, marque l'entrée du quartier.

    Brest - la Tour Tanguy

     

    Brest - la Tour Tanguy

     

    En février les ajoncs sont déjà en fleurs. Ci-dessous le château et le port, vus du Jardin des Explorateurs. De ce côté de Brest, la côte est entièrement occupée par des bâtiments militaires, le promeneur ne peut pas accéder directement à la mer.

    Brest - le Château et le port

     

    Au détour des rues en pente, on tombe sur de veilles bâtisses comme la maison de la Fontaine, datant de la fin du XVIIe ou du début du XVIII siècle. 

    Brest - Recouvrance

     

    L'Église Saint-Sauveur de Recouvrance est aujourd'hui l'église la plus ancienne de Brest. Ci-dessous, elle apparaît entre les immeubles depuis le jardin des Explorateurs. Ne vous étonnez pas d'y voir un palmier, il ne gèle pratiquement jamais à Brest.

    Brest - Recouvrance

     

    Les eaux bleues turquoises de la Rade et ses rives escarpées n'ont rien à envier aux calanques de Marseille et de Cassis (c'est une Bretonne qui écrit, on n'est pas obligé d'être objectif non plus).

    Brest - la Rade

     

    Brest - la Rade

     

    Brest - la Rade

     

    Le Phare du Portzic, construit en 1848,  surveille l'entrée de la Rade au niveau du goulet de Brest, un bras de mer de seulement 1,5 km de large, qui relie la Rade à l'Océan Atlantique.

    Brest - Phare

     

    Nous voici maintenant dans le quartier de l'Université, où l'on a la surprise de trouver plusieurs des rues dont les maisons sont peintes de couleurs vives ou pastels. Contrairement à l'Irlande, dans ce quartier de Brest cette tradition est très récente puisqu'elle date de 1991. Au début, quelques habitants de la rue Félix-le-Dantec ont fait preuve d'originalité en repeignant leur maison, et depuis la pratique s'est répandue dans les rues adjacentes. Information trouvée ici : La rue Félix-Le Dantec, un éloge à la couleur (Ouest France)

    Brest - Maisons colorées

     

    Brest - Maisons colorées

     

    Brest - Maisons colorées

     

    Brest - Maisons colorées

    Si vous passez par Brest, ne manquez pas non plus la visite d'Océanopolis, aquarium et musée qui présente dans ses 3 pavillons (Tropical, Polaire et Bretagne) les merveilles de la vie sous-marine, le tout avec une approche scientifique (Brest est une ville à la pointe de la recherche dans ce domaine).

    Peut-être vous êtes vous demandé, et à Brest, il n'y a pas d'oiseaux ? Bien sûr que si, même si je n'étais pas là pour ça. Les cris des mouettes et des goélands forment dans bien des quartiers un fond sonore qui ne s'arrête qu'à la tombée de la nuit. A noter en bord de mer, une Bergeronnette de Yarell au dos bien noir (sous-espèce britannique de la Bergeronnette grise). Et sur une pelouse, un Goéland argenté qui piétinait le sol pour en faire sortir les vers de terre.


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