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    Fête de la Nature 2017

     

    Je vous avais parlé de la Fête de la Nature 2017 en début d'année dans l'article Objectifs et projets pour 2017.

    Et bien ça y est c'est fait : j'ai soumis au comité de la Fête de la Nature un projet de manifestation, et il a été labellisé.

    Nous avons donc le plaisir de vous annoncer que notre refuge LPO situé à Grand-Rozoy dans l'Aisne sera ouvert au public pour la Fête de la Nature 2017, les samedi 20 et dimanche 21 mai de 10h à 18h.

    Tous les détails sont sur le site de la Fête de la Nature ici : http://www.fetedelanature.com/espace-acteurs/refuge-lpo-du-chac-teau-de-grand-rozoy/portes-ouvertes-au-refuge-lpo-de-grand-rozoy.

    Maintenant il ne me reste plus qu'à préparer les panneaux explicatifs sur les oiseaux et les arbres du parc !

    Alors si vous êtes dans la région à cette période là, n'hésitez pas à venir faire un tour, découvrir nos amis les corvidés, les hirondelles, les chouettes, les abeilles et tous les habitants du platane bicentenaire. Si vous le souhaitez, possibilité de pique-niquer sur la pelouse.

     

    Fête de la Nature 2017

     

    Si vous n'êtes pas dans l'Aisne, vous trouverez la liste des manifestations de votre région ici : http://www.fetedelanature.com/recherche-de-manifestation

    Belle fête de la nature à tous. 


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    L'île de Curieuse, située au nord de Praslin, est aujourd'hui une réserve nationale de biodiversité. Mais comme l'île de Cousin dont je vous ai parlée dans un précédent article, elle a subit pendant les premiers siècles d'occupation humaine une histoire mouvementée souvent défavorables à la faune et la flore locale : les tortues terrestres géantes furent décimées à l'arrivée des Européens, et en 1771 des navigateurs eurent la bonne idée d'incendier l'île pensant récolter ainsi plus facilement les "cocos de mer" dont ils pensaient faire commerce. Puis au début du 19ème siècle, c'est une léproserie qui fut installée sur l'île de Curieuse. Elle ferma en 1965. Le "Curieuse Marine national Park" fut créé en 1979. Pour visiter Curieuse, le plus simple est de réserver une excursion en bateau à la journée, avec le repas et la taxe d'accès à Curieuse inclus. Il n'y a pas d'hôtel, de restaurant ni de commerce sur Curieuse.

    Lors de notre séjour aux Seychelles en avril 2012, nous avons opté pour une excursion à la journée entièrement organisée (réservée depuis notre hôtel). Le bateau partant du port de Sainte Anne au sud de l'île de Praslin, un car est passé nous chercher à Grand Anse. Notre bateau a d'abord longé la côte sud-est de Praslin puis nous sommes un peu éloigné pour notre première activité de la journée : une exploration des environs de l'îlot Saint-Pierre avec masque et tuba. Déjà l'îlot au dessus de la surface est paradisiaque (photo ci-dessous) mais ce n'est rien par rapport à la multitude de poissons colorés que l'on peut observer sous l'eau (pas de photos ici car nous n'avions pas d'équipement très performant pour la photo sous-marine).
     

    Îlot Saint Pierre

     

    De retour sur le bateau, nous continuons à longer Praslin vers le nord. Des îlots de granit et des plages de carte postale ponctuent la croisière. Nous nous arrêtons devant une plage magnifique (mais dont je ne me souviens plus le nom), l'occasion de nager dans des eaux turquoises tout en n'étant pas client des hôtels 5 étoiles "spécial voyage de noces" situés à proximité (chers et inappropriés pour un séjour en famille avec enfants et ados).
     

    îlot - Praslin

     

    Côte granitique - Praslin

     

    Arrivés à Curieuse (après avoir déjeuné sur le bateau), nous partons rapidement pour une visite guidée dans la mangrove. Le sentier nous offre alternativement de magnifiques points de vue sur les côtes de Curieuse et des plongées dans la végétation luxuriante. Nous retrouvons par endroit nos amis les crabes (voir Crabes et limicoles sur la plage de Grand Anse). Ces petits crabes aux yeux proéminents sont aussi appelé "crabes fantômes" et appartiennent tous au genre Ocypode, comprenant une vingtaine d'espèces réparties dans toute la zone tropicale. Voir la page Wikipedia en anglais ici : Ghost crab.

    Curieuse

     

    Mangrove - Curieuse

     

    Curieuse

     

    Mangrove - Curieuse

     

    Crabe dans la mangrove - Curieuse

     

    Curieuse

     

    Curieuse

     

    Une fois la balade terminée, nous avons le temps de profiter des tortues géantes qui vaquent tranquillement à leurs occupations près de la plage. Comme je l'ai écris plus haut, les tortues géantes de Curieuse ont été exterminées par les navigateurs européens, qui trouvaient là une nourriture abondante et facile à capturer. Seules les tortues géantes d'Aldabra (Aldabrachelys gigantea) ont survécu. Aldabra est un atoll appartenant à la République des Seychelles, situé à environ 1000 km au sud ouest de Mahé. Ce lieu très inhospitalier pour les humains a permis la survie des tortues géantes qui y étaient à peu près tranquilles. Pour permettre une meilleure conservation de l'espèce, et gérer la surpopulation d'Aldabra qui héberge près de 150 000 tortues géantes, l'espèce a été ré-introduite sur plusieurs îles de l'archipel, comme Curieuse et Cousin. Les tortues géantes d'Aldabra peuvent atteindre 300 kg et vivre plus de 150 ans.

    Tortue d'Aldabra - Curieuse

     

    Tortue d'Aldabra - Curieuse

     

    Curieuse

     

    Sur la plage, autour des tables de pique-nique, on peut aussi observer quelques oiseaux. Ce jour là on observera 3 espèces, qui ont toutes été introduites aux Seychelles.

    Les plus familiers sont les Foudi rouge (Foudia madagascariensis), espèce originaire de Madagascar comme son nom scientifique l'indique. Proche parent du Foudi des Seychelles, que nous avons observé à Cousin, il ne semble pas nuire à ce dernier, qui domine quand les 2 espèces sont en contact. Chez le Foudi rouge, le plumage des jeunes et des femelles est assez terne, alors que le mâle se pare de rouge à la saison de la reproduction (ci-dessous plumage intermédiaire). Le bec est plus court que celui du Foudi des Seychelles, car il est essentiellement granivore. Pour plus d'informations voir la fiche espèce ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/foudi.rouge.html.

    Foudi rouge - Curieuse

     

    Foudi rouge - Curieuse

     

    Foudi rouge - Curieuse

     

    Une autre espèce dite "de Madagascar" traîne sur l'aire de pique-nique : il s'agit du Pigeon de Madagascar (Nesoenas picturata). Son statut d'espèce introduite est moins évident, en effet plusieurs sous-espèces de ce pigeon existaient aux Seychelles avant que des individus provenant de Madagascar n'y soient introduits. Ceux de Curieuse sont vraisemblablement issus d'oiseaux Malgache (plus gros que les sous-espèces locales, et à la tête grise).

    Pour en savoir plus : http://www.oiseaux.net/oiseaux/pigeon.de.madagascar.html.

    Pigeon de Madagascar - Curieuse

     

    Pigeon de Madagascar - Curieuse

     

    Pigeon de Madagascar - Curieuse

     

    La 3ème espèce observée sur la plage appartient aussi à la famille des pigeons, et son introduction aux Seychelles par l'homme ne fait elle aucun doute. Il s'agit de la Géopélie zébrée (Geopelia striata) une minuscule tourterelle originaire d'Asie du sud-est et d'Australie, appréciée comme oiseau de cage. Elle passe son temps au sol à rechercher sa nourriture. Aux Seychelles on la trouve dans les zones fréquentées par l'homme (jardin des hôtels, plages etc.). D'après Nature Seychelles elle ne semble pas poser de problème à la faune locale. 

    Pour lire la fiche espèce suivre le lien : http://www.oiseaux.net/oiseaux/geopelie.zebree.html.

    Géopélie zébrée - Curieuse

     

    Puis c'est le retour à Praslin en longeant cette fois la côte ouest de l'île. Une belle journée de découverte très bien organisée. La prochaine fois je vous amènerai à La Digue, je ne vous en dit pas plus aujourd'hui.

    Je vous souhaite un bon dimanche. N'oubliez pas d'aller voter !


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    Au mois de janvier, je vous avais emmené au Pont d'Austerlitz pour y admirer les Grands Cormorans qui se reposent régulièrement sur les ducs-d'Albe de la Brigade Fluviale. Voici une nouvelle série de prises de vue, réalisées début février de cette année.

    Mesdames et messieurs les cormorans sont heureux de vous présenter leur collection printemps-été : tête parsemée de plumes blanches, crête noire de type "iroquois" et tâche blanche sur la cuisse.

    Chez le Grand Cormoran (Phalacrocorax carbo), mâle et femelle ont un plumage identique. Depuis quelques semaines, on ne les voit quasiment plus dans Paris, car ils sont occupés à se reproduire sur leur site de nidification (en Île de France, les principales colonies de Grand Cormoran se trouve en Seine-et-Marne, dans l’Essonne et les Yvelines). D'après l'Atlas des Oiseaux Nicheurs d'Île de France, qui vient de paraître, 500 à 550 couples de Grands Cormorans nicheraient dans la région.
     

    Grand Cormoran - Pont d'Austerlitz

     

    Grand Cormoran - Pont d'Austerlitz

     

    Grand Cormoran - Pont d'Austerlitz

     

    Grand Cormoran - Pont d'Austerlitz

     

    Grand Cormoran - Pont d'Austerlitz

     

    Grand Cormoran - Pont d'Austerlitz

     

    Grand Cormoran - Pont d'Austerlitz

     

    Grand Cormoran - Pont d'Austerlitz

     

    Je vous souhaite de Joyeuses Pâques et beaucoup de beaux poussins à nos amis les cormorans. 


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    Cousin, îlot granitique de 27 ha situé à 2 km de l'île de Praslin au Seychelles, est une réserve spéciale gérée par Nature Seychelles (branche locale de BirdLife International). Autrefois plantation de cocotiers, Cousin fut rachetée en 1968 par l'International Council for Bird Protection (devenu depuis BirdLife International), avec l'objectif de sauver de l'extinction la Rousserolle des Seychelles, espèce endémique dont il ne restait plus de 26 individus dans les mangroves de l’île. La végétation d'origine de Cousin a depuis été patiemment restaurée, et la petite île est devenu un véritable paradis pour les oiseaux.

    Afin de préserver la réserve, l'accès à Cousin est très réglementé. Pour y aller, depuis Praslin, le mieux est de demander à votre hôtel qui vous trouvera soit une excursion incluant la visite de Cousin, soit un propriétaire de bateau qui vous prendra sur la plage de Grand Anse et vous amènera à environ 200 m de la plage de Cousin. On n’accoste pas sur l'île (afin d'éviter les invasions de rats ou autres espèces indésirables), des guides viennent vous chercher en barque à moteur et vous ramènent à votre bateau une fois la visite terminée.

    Au cours de la visite (obligatoirement guidée, avec les commentaires d'un employé de la réserve qui vous donnera toutes les explication souhaitées sur la biodiversité locale), on pourra observer principalement 2 catégories d'oiseaux : des passereaux endémiques des Seychelles, et des oiseaux marins qui nichent sur l'île, profitant de l'absence de rats et de chats.

    Je vous présente tout d'abord un passereau assez commun de nos jours sur Cousin, le Foudi des Seychelles (Foudia sechellarum). Autrefois considéré comme nuisible, car amateur d’œufs d'oiseaux de mer comme les humains, le Foudi des Seychelles était au début des années 1960 en grand danger. C'est grâce à la mise en réserve des îles Cousin et Cousine, et au travail de Nature Seychelles que l'espèce dépasse maintenant les 2500 individus.

    Plus d'informations en suivant le lien : http://www.oiseaux.net/oiseaux/foudi.des.seychelles.html.

    Cousin - Foudi des Seychelles

     

    Cousin - Foudi des Seychelles

     

    Dans le sous-bois, on rencontre une autre espèce de passereau, que les Seychellois appelle "Pie chanteuse" à cause de son plumage noir et blanc : il s'agit du Shama des Seychelles (Copsychus sechellarum), qui n'est pas une pie mais un oiseau apparenté aux rougegorges et traquets. En 1990, il ne restait que 21 oiseaux de cette espèce, sur l'île de Frégate. Un programme énergique de sauvetage de l'espèce fut mis en place par Nature Seychelles, incluant le déplacement de plusieurs oiseaux sur Cousin, à l'abri des prédateurs. En 2006, la population totale avait atteint 178 individus, dont une cinquantaine sur l'île de Cousin.

    Pour en savoir plus : http://www.oiseaux.net/oiseaux/shama.des.seychelles.html.
     

    Cousin - Shama des Seychelles

     

    Cousin - Shama des Seychelles

     

    Le dernier passereau que nous avons observé lors de notre visite est l'emblématique Rousserolle des Seychelles (Acrocephalus sechellensis) dont le projet de sauvetage est à l'origine de la réserve spéciale de Cousin. Le projet est bel et bien un succès, puisque l'espèce compte actuellement 320 individus sur Cousin, et a été réintroduite sur les îles de Cousine, Aride, et Denis (population totale de plus de 2500 oiseaux).

    La fiche espèce vient d'être rédigée : http://www.oiseaux.net/oiseaux/rousserolle.des.seychelles.html.

    Cousin - Rousserole des Seychelles

     

    Cousin - Rousserolle des Seychelles

     

    Place maintenant aux oiseaux marins qui viennent nicher sur Cousin. La Gygis Blanche (Gygis alba) appartient à la famille des sternes. Son nom anglais "Fairy tern" (Sterne fée) est plus évocateur que le nom français, simple traduction du nom scientifique : son plumage immaculé et féerique la rend impossible à confondre avec d'autres espèces. Elle se différencie également de ses cousines les sternes par son mode de nidification original : l’œuf unique est pondu directement sur une branche  d'arbre, sans construction de nid (ce qui fait l'affaire du Foudi des Seychelles : un œuf laissé sans surveillance, il le pousse et hop il n'y a plus qu'à déguster l’omelette au sol). Le poussin de la Gygis blanche apprend très vite à s’agripper sur sa branche natale pour ne pas tomber. Les parents viennent l'y nourrir de petits poissons.

    Cousin - Gygis blanche

     

    Cousin - Gygis blanche

     

    Cousin - Gygis blanche

     

    Cousin - Gygis blanche

     

    Cousin - Gygis blanche

     

    Cousin - Gygis blanche

     

    Cousin - Gygis blanche

     

    Les Noodis sont des oiseaux marins également apparentés aux Sternes. Lors de notre visite, nous observerons de nombreux Noddis marianne (Anous tenuirostris). Cousin abrite une des plus importantes colonie de Noddis marianne au monde : près de 80 000 couples. Ils y nichent (de juin à août), et restent à l'année près de leur colonie. C'est pourquoi nous avons pu les observer facilement, même si on n'était qu'en avril. Comme la Gygis blanche, le Noddi marianne niche dans les arbres, par contre il construit un nid (fait d'algues, de feuilles et autres débris végétaux. Les Noddis sont des oiseaux grégaires, vifs et bruyants.

    Cousin - Noddi marianne

     

    Cousin - Noddi marianne

     

    Cousin - Noddi marianne

     

    Cousin - Noddi marianne

     

    Cousin - Noddi marianne

     

    Cousin - Noddi marianne

     

    Cousin - Noddi marianne

     

    Pour terminer cette visite de l'île Cousin, voici un des oiseaux les plus élégant des mers tropicales : le Phaéton à bec jaune (Phaethon lepturus). Et ce n'est pas tout, son poussin mériterait de gagner le prix du poussin le plus mignon du monde. Cet oiseau niche toute l'année sur Cousin, nous avons pu observer facilement des parents couvant et des jeunes de tout âge. Le nid est construit par le mâle dans une anfractuosité du sol, une vieille souche de cocotier etc. Sur Cousin les nids sont à quelques mètres du sentier, interdiction de quitter ce dernier bien sûr !

    Plus d'information sur l'espèce ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/phaeton.a.bec.jaune.html.

    Cousin - Phaéton à bec jaune

     

    Cousin - Phaéton à bec jaune

     

    Cousin - Phaéton à bec jaune

     

    Cousin - Phaéton à bec jaune

     

    Cousin - Phaéton à bec jaune

     

    Cousin - Phaéton à bec jaune

     

    Le Phaéton s’envole, nous quittons notre guide ravis de cette visite, courte mais tellement riche en découverte. A ne pas manquer si vous aimez les oiseaux et avez la chance de visiter les Seychelles.

    Dans un prochain article, je vous emmènerai sur l'île de Curieuse.


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    Avant de retourner dans les îles (les Seychelles et bientôt une nouvelle destination, si vous êtes impatient de savoir laquelle il y a des indices sur la page Facebook du Pigeon migrateur), je vous propose une escapade à Amsterdam. On n'y va pas forcément pour les oiseaux, mais comme toutes les villes Amsterdam nous réserve son petit lot de surprises. Les photos ont été prises lors d'un week-end de février 2014.

    Grâce aux canaux qui parcourent la ville et à la proximité de la mer, les oiseaux d'eau sont nombreux. Un petit tour en bateau vous permettra de mieux comprendre la géographie de la capitale des Pays-Bas et de faire de jolies observations tout en améliorant vos connaissances sur l'histoire de la ville. Plusieurs compagnies de bateaux proposent des circuits commentés, depuis les embarcadères situés devant la gare centrale.

    Les principales espèces que nous avons observées sur les canaux et dans le port sont le Grèbe huppé (Podiceps cristatus), le Goéland argenté (Larus argentatus), le Goéland marin (Larus marinus) et la Foulque macroule (Fulica atra)

    Grèbe huppé - Amsterdam

     Grèbe huppé en plumage internuptial. Début février certains individus commencent à revêtir le plumage nuptial mais ce n'est pas encore le cas de celui-ci.

     

    Goéland argenté - Amsterdam

    Goélands argentés posés sur un toit : on reconnaît un adulte et un immature, probablement né l'été précédent (chez les grands goélands tels que le Goéland argenté, le plumage adulte n'est acquis qu'au bout de 4 ans).

     

    Goéland marin - Amsterdam

    Goéland marin adulte, que l'on ne peut observer qu'en bord de mer. Ici, dans le port d'Amsterdam. 

     

    Foulque macroule - Amsterdam

     Foulque macroule. Elles sont partout, sur le moindre petit canal.

     

    Au Pays-Bas, lorsqu'on ne se déplace pas en bateau c'est que l'on est à vélo. C'est quelque chose qui frappe tout de suite dans ces villes du Nord de l'Europe, au climat beaucoup moins ensoleillé que le nôtre : la place du vélo y est prépondérante et l'espace est aménagé en conséquence. Les habitants ne sont pas les seuls à en profiter, nous avons pu observer une troupe d’Étourneaux sansonnets (Sturnus vulgaris) qui avait pris ses quartiers dans un parking à vélo près de l'arrivée des bateaux. L'occasion de réaliser quelques clichés amusants.

    Etourneau sansonnet - Amsterdam

     

    Etourneau sansonnet - Amsterdam

     

    À Amsterdam, même les Étourneaux font du vélo

     

    Amsterdam se visite bien sûr pour ses musées, en particulier le Rijksmuseum (art classique néerlandais essentiellement), que nous avons visité et beaucoup apprécié, et le musée Van Gogh, dont la file d'attente trop importante a fini par nous décourager.

    Tout près de ces musées, se trouve un des plus grand parc de la ville, le Vondelpark, aménagé à l'anglaise. Ici on rencontre de nombreuses espèces d'oiseaux (passereaux comme le Merle noir ou le Rougegorge familier, Mouettes rieuses, Gallinules poule d'eau, etc.). Je vais m'attarder sur quelques unes d'entres elles.

    Nous avons observé trois espèce de Corvidés : le Geai des Chênes, le Choucas des tours et la Pie Bavarde (Pica pica), dont voici un spécimen, qui ramassait de la terre humide, probablement pour tapisser l'intérieur de son nid. Celui-ci est une énorme structure de branchage avec un toit et 2 entrées, à l'intérieur duquel se trouve une coupe de boue tapissée de brindilles et de mousse (source : http://www.oiseaux.net/oiseaux/pie.bavarde.html).

    Pie bavarde - Amsterdam

     

    Alors qu'ils ont quasiment disparu de Paris, à Amsterdam comme à Varsovie (voir Varsovie, paradis des Moineaux friquets) les Choucas des tours (Coloeus monedula) sont très nombreux. Début février ils commencent déjà à rechercher des cavités pour construire leur nid. 

    Choucas des tours - Amsterdam

     

    Choucas des tours - Amsterdam

     

    Choucas des tours - Amsterdam

     

    Choucas des tours - Amsterdam

     

    Cependant depuis quelques années, la concurrence est rude : comme dans beaucoup de grandes villes européennes (Paris, Barcelone, Bruxelles, Athènes, Istanbul etc.), la Perruche à collier (Psittacula krameri) s'est acclimatée à Amsterdam. Et ce n'est pas forcément une bonne nouvelle pour les Choucas car comme eux elle niche dans les cavités des troncs d'arbre. Cependant ce n'est pas la Perruche à collier qui a chassé le Choucas des tours de Paris, celui-ci avait déjà pratiquement quitté notre capitale lorsque les premières perruches ont niché dans les parcs parisiens (en 2008 à Montsouris).

    cPerruche à collier - Amsterdam

     

    Perruche à collier - Amsterdam

     

    Une autre espèce exotique que l'on rencontre souvent à Amsterdam, c'est l'Ouette d'Egypte (Alopochen aegyptiaca), que ce soit dans les parcs ou sur les canaux. Ce gros oiseau intermédiaire entre l'oie et le canard est facile à reconnaître : son plumage multicolore ne ressemble à aucun autre, et, même de loin, elle donne l'impression d'avoir forcé sur le maquillage. Espèce originaire d'Afrique, elle n'est pas arrivée naturellement en Europe. La population néerlandaise est issue d'individus échappés de captivité et est à l'heure actuelle une des plus importantes d'Europe. C'est pour étudier la dynamique de cette population et la dispersion des individus que les Pays-Bas ont mis en place un programme de baguage lisible de loin (grosses bagues blanches ou colorées, complétées par une bague métallique plus petite).

    Si vous souhaitez en savoir plus sur l'évolution de l'espèce en Europe, j'ai trouvé ce document sur le site de l'ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage) : L’ouette d’Égypte : une espèce exotique en plein essor en France. Après on peut être d'accord ou pas avec la nécessité de "réguler" une espèce dite "invasive" qui n'est chez nous que par la faute de l'homme.

    Ouette d'Egypte - Amsterdam

     

    Ouette d'Egypte

     

    Ouette d'Egypte - Amsterdam

     

    Ouette d'Egypte - Amsterdam

     

    Pour terminer la visite du Vondelpark voici un oiseau d'eau plus local, un Héron cendré (Ardea cinerea), juvénile pour celui-ci. Comme à Paris, cette espèce est devenue très peu farouche dans les parcs urbains néerlandais.

    Héron cendré - Amsterdam

     

    Avant de prendre le Thalys pour rentrer à Paris, je vous propose quelques vues d'Amsterdam, une ville bien agréable pour se promener. 

    Amsterdam

     

    Amsterdam

     

    Amsterdam

    Je vous souhaite de bien profiter de ce début de printemps, et vous dis à bientôt pour d'autres découvertes.  

     


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