•  

    La Corneile noire (Corvus corone) bâtit en général son nid de branchage dans les arbres, comme ses cousins le Corbeau freux et la Pie bavarde. Le nid de la corneille est cependant moins imposant et plus difficile à détecter : contrairement au Corbeau freux qui construit un nid très volumineux à la cime des arbres dès le début du mois de mars, alors que les feuilles n'ont pas encore poussé, la corneille choisit une fourche plus bas dans la frondaison et construit légèrement plus tard, vers la fin mars-début avril, alors que les arbres sont souvent déjà en feuille. La Pie bavarde quand à elle construit un nid énorme et pourvu d'un toit lui aussi de branchage, avec deux entrées sur les côtés. 2016 a été une très bonne année pour la détection des nids de corneille à Paris, les feuilles des arbres ayant poussé plus tard qu'à l’accoutumée. 
     

    Nid de Corneille - Jardin des Plantes

    Nid de Corneille noire, Ménagerie du Jardin des Plantes, 6 avril 2016. 
    On aperçoit la queue de la femelle qui couve.

     

    Mais en ville, lorsque l'on vit sur les balcons et qu'on se nourrit dans les poubelles vigie-pirate, il n'est pas toujours facile de trouver des arbres appropriés pour construire un nid ...
     

    Corneilles noires - Place de Narvik

    Sur un balcon Place de Narvik.

     

    Corneille noire - Ile St Louis

    Quai de l'Île Saint Louis
    (attention cependant, les bouteilles de vodka et de bière le lundi matin sur les quais, ce n'est pas les corneilles)

     

    C'est en parcourant Paris et plus exactement une partie du 8ème arrondissement, dans le cadre de mes prospections pour l'Atlas des oiseaux nicheurs du Grand Paris que j'ai découvert un nid de Corneille assez extraordinaire, à l'abri des élagueurs de platanes qui travaillent toute l'année sans tenir compte des périodes de nidification des oiseaux. Ayant aperçu à plusieurs reprises des Pigeons colombins sur l'église Saint Augustin, ce matin de fin mai je scrutais à nouveau l'église avec les jumelles. Cette église urbaine, située au carrefour des Boulevards Haussmann et Malesherbes (pas vraiment un coin de nature sauvage), fut construite entre 1860 et 1871 dans un style éclectique, mélange de bysantin et de roman. Imposante, elle mesure plus de 100 m de long et sa coupole culmine à 80 m. Cette dernière est surmontée d'un clocheton de couleur rouge, au sommet duquel se dresse une croix dorée. Plus d'info sur Wikipedia : Église Saint-Augustin de Paris.

    Eglise Saint Augustin

     

    Nid de Corneille - Eglise Saint Augustin

     

    La croix est posée sur une sorte de boule métallique évidée, et devinez quoi, dans la boule il y a un nid ! Si vous regardez bien on voit des branchages à l'intérieur. J'ai d'abord pensé à mes amis les Pigeons colombins, qui nichent à quelques mètres de là dans le contrepoids d'une grue de chantier, mais il ne faut jamais conclure sans preuve lorsque l'on fait de la prospection naturaliste. J'ai donc attendu un peu pour voir si les propriétaires de ce logement panoramique se manifestaient.

    Nid de Corneille - Saint Augustin

     

    Nid de Corneille - Saint Augustin

     

    Et voilà qu'au bout de quelques minutes, une Corneille noire arrive, et rentre à l'intérieur de la boule. En examinant mes photos, et le déplacement des ombres à l'intérieur de la boule, j'ai conclu qu'il y avait des jeunes dans le nid. Nos amis les oiseaux n'ont pas fini de nous étonner !

     

    Nid de Corneille - Saint Augustin

     

    Nid de Corneille - Saint Augustin

     

    Je vous souhaite à tous un bel été plein de découvertes passionnantes. Si vous trouvez vous aussi des nids extraordinaires n'hésitez pas à les signaler en commentaire.

     


    4 commentaires
  •  

    Praslin et plus spécialement Grand Anse, était notre camp de base lors de notre séjour aux Seychelles en 2012. Je vous ai déjà parlé des oiseaux et crabes de la plage ici : Crabes et limicoles sur la plage de Grand Anse. Aujourd'hui je vais vous présenter quelques oiseaux que nous avons rencontrés dans les jardins de l'hôtel et alentours, puis nous irons faire un petit tour dans la Vallée de Mai.

    Le premier, le plus petit et le plus remuant de tous est le Souimanga des Seychelles (Cinnyris dussumieri). Les Souimangas occupent la même niche écologique que les Colibris, ils se nourrissent essentiellement du nectar des fleurs. Mais les caprices (ou les hasards) de l'évolution ont fait que les Souimangas (qui vivent dans l'ancien monde : Afrique et Asie essentiellement) sont des passereaux, alors que les Colibris (présents seulement en Amérique) n'en sont pas, et sont apparentés aux Martinets.  

    Fiche info toute neuve ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/souimanga.des.seychelles.html.

    Aux Seychelles, dès qu'il y a des fleurs, on peut s'attendre à trouver des souimangas, soit le mâle, presque noir avec la gorge irisée d'un beau bleu foncé, soit la femelle, plus terne, au plumage brun-gris.

    Souimanga des Seychelles

     

    Souimanga des Seychelles

     

    Souimanga des Seychelles

     

    Souimanga des Seychelles

     

    Souimanga des Seychelles

     

    Le deuxième petit passereau que l'on voit partout dans les jardins, et qui ne passe pas inaperçu surtout lorsqu'il est revêtu de son plumage nuptial, c'est le Foudi rouge (Foudia madagascariensis), que nous avons déjà rencontré à Curieuse. En rédigeant la fiche du Souimanga des Seychelles, j'ai appris que le Foudi rouge, originaire de Madagascar, se plaisait à voler les matériaux des magnifiques nids suspendus des souimangas, sans nuire particulièrement à la reproduction de ces derniers heureusement.

    La fiche du Foudi rouge : http://www.oiseaux.net/oiseaux/foudi.rouge.html.

    Foudi rouge - Praslin

     

    Foudi rouge - Praslin

     

    Foudi rouge - Praslin

     

    Dans la série des oiseaux introduits, on remarque rapidement un autre oiseau très commun et très visible (même sur la plage), il s'agit du Martin triste (Acridotheres tristis). Originaire d'Asie, il a été introduit volontairement à Madagascar et à Maurice pour lutter contre les criquets. Actuellement on le trouve aussi en Afrique du Sud, en Australie et même en Turquie (voir Istanbul, ses monuments, ses oiseaux, ses chats ...). C'est depuis Maurice que le Martin triste est arrivé aux Seychelles, probablement dès le 18ème siècle, d'abord à Mahé, d'où il a conquis les autres îles granitiques. Assez agressif et opportuniste, il pose problème sur les îles où vit le Shama des Seychelles, espèce endémique que nous avons pu observer à Cousin.

    Pour en savoir plus sur l'espèce : http://www.oiseaux.net/oiseaux/martin.triste.html.

    Martin triste - Praslin

     

    Martin triste - Praslin

     

    Avant de partir en forêt, voici un dernier oiseau fréquemment rencontré dans les jardins de l'hôtel, la Géopélie zébrée (Geopelia striata), sorte de très petite tourterelle que je vous ai déjà présentée dans l'article sur Curieuse. Peu farouches et très amusantes, les Géopélies ont fait notre bonheur lors des moments de repos à l’hôtel.

    Plus d'infos ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/geopelie.zebree.html.

    Géopélie zébrée - Praslin

     

    Pour terminer cette petite série sur les oiseaux de l'île de Praslin, je vous emmène visiter une forêt très spéciale, la Vallée de Mai, située au centre de l'île. La végétation de cette forêt est essentiellement constituée de coco de mer, un arbre mythique dont le fruit est la graine la plus grosse du monde. Arrivée à maturité, la noix du coco de mer prend une forme suggestive qui fait qu'on la nomme aussi "coco fesse". Le nom coco de mer a lui une origine historique : les premiers fruits de cet arbre observés par les européens l'ont été aux Maldives, sur les côtes de l'Inde et du Sri Lanka ou encore flottant sur l'Océan Indien. Les explorateurs pensaient alors que ce fruit mystérieux venait d'arbres poussant au fond de la mer ... Le coco de mer existe à l'état sauvage seulement sur les îles de Curieuse et de Praslin, la Vallée de Mai abritant la plus forte concentration de ces arbres. C'est pour cette raison que la Vallée de Mai a été classée en 1983 au Patrimoine Mondial de l'Unesco. Pour en savoir plus sur le cocotier de mer c'est ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Cocotier_de_mer.

     

    Coco de mer - Vallée de Mai

    Quelques cocos de mer immatures.

     

    Lors de notre visite de la Vallée de Mai, nous avons vainement recherché l'oiseau endémique du lieu, le Perroquet noir des Seychelles (de son vrai nom Vasa des Seychelles). Mais cette quête nous a permis de faire la connaissance d'une autre espèce, le Bulbul merle (Hypsipetes crassirostris), un passereau de la taille d'un merle justement, et aussi sombre que le perroquet noir. Contrairement à d'autres espèces, ce bulbul endémique des îles granitiques des Seychelles n'a pas souffert de l'arrivée de l'homme et reste commun en milieu forestier sur Mahé, Praslin, La Digue et Silhouette.

    Fiche info que j'ai rédigée il y a déjà pas mal de temps ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/bulbul.merle.html.

    Bulbul merle - Vallée de Mai

     

    Bulbul merle - Vallée de Mai

     

    Bulbul merle - Vallée de Mai

     

    Dans le prochain et dernier article de cette série sur les Seychelles, je vous présenterai quelques oiseaux de l'île de Mahé. 


    5 commentaires
  •  

    Le Pigeon colombin (Columba oenas) est le plus petit des pigeons européens. On le reconnait à son œil noir et à son plumage entièrement gris-bleuté rehaussé d'un reflet irisé sur le cou. Il vit essentiellement dans les zones boisées (forêt, bois et parc avec de vieux arbres), où il niche dans les cavités d'arbre. Mais cette espèce forestière discrète a aussi colonisé la ville. On le voit en particulier prospérer depuis des décennies à Paris.

    La nidification du Pigeon colombin est attestée dans la capitale depuis le début du XXème siècle (Jardin du Luxembourg, 1911), cependant au départ il restait cantonné dans les espaces verts, et nichait de façon traditionnelle dans les cavités d'arbres (en particulier les platanes). De nos jours, l'espèce est évidemment toujours présente dans les espaces verts parisiens, tel que le Jardin des Plantes, le Jardin du Luxembourg, les Arènes de Lutèce ou le Parc de Bercy. 

    Pigeon colombin - Arènes de Lutèce

    Pigeon colombin à l'entrée de sa loge, Arènes de Lutèce.

     

    Au Jardin des Plantes, ces dernières années, il a malheureusement été nécessaire d'abattre certains platanes à cavités, devenus malades et dangereux. Afin de conserver l'attractivité du jardin pour les Pigeons colombins, des nichoirs spéciaux ont été disposés à bonne hauteur dans les arbres restant. Ils ont été très rapidement adoptés. 

    Mais les Pigeons colombins n'en sont pas restés là. On peut actuellement les observer régulièrement sur les toits de Paris, circulant sur les cheminées ou posés sur une antenne. Notre petit pigeon forestier semble avoir colonisé les toitures et les conduits de cheminée suite à l'abandon du chauffage au charbon et au bois, ce qui a libéré de nombreuses cavités potentielles. D'après l'Atlas des Oiseaux nicheurs de Paris, l'espèce est en augmentation depuis 1977. Durant la période de l'Atlas (2005-2008) la population nicheuse se situait dans une fourchette de 230 à 380 couples.

    Lorsque l'on est dans la rue, les jumelles sont nécessaires pour identifier les Pigeons colombins qui vaquent à leurs occupations 7 étages plus haut, sur les toits des bâtiments haussmanniens :

    Pigeons colombins sur les toits de Paris

    Près de l'église Saint-Augustin, dans le 8ème arrondissement.
    On distingue un Pigeon colombin devant les conduits de cheminée.

     

    Pigeons colombins sur les toits de Paris

    Dans le même quartier, que je parcours cette année pour l'Atlas des oiseaux nicheurs du Grand Paris, un Pigeon colombin perché sur une antenne.

     

    Pigeons colombins sur les toits de Paris

    Boulevard Haussmann.
    La nature reprend ses droits dans les conduits de cheminée inutilisés.
    Devant, un couple de Pigeons colombins.

     

    Parfois, on peut avoir l'occasion de les observer de plus près. C'est le cas du couple que j'observe régulièrement dans ma cour, depuis 2011. Forcément quand on se trouve au 4ème étage, le 7ème est moins haut ...

    Pigeons colombins dans ma cour

     

    Pigeons colombins - Paris

     

    C'est aussi le cas lorsque les bâtiments ont moins d'étages. Ici dans un passage donnant sur la rue Royale près de l'église de la Madeleine :
     

    Pigeon colombin - Village royal près de la Madelaine

     

    Vous l'avez compris, les toits des bâtiments haussmanniens sont très prisés par les Pigeons colombins, mais on trouve aussi beaucoup plus original. A plusieurs reprises, j'en ai observé un posé dans le clocheton central de la toiture du Grand Palais (là aussi, jumelles obligatoires vu la hauteur du bâtiment) et un couple paradant au dessus de la toiture de zinc du Petit Palais (une merveille abritant aussi la nidification de l’Étourneau sansonnet et du Moineau domestique).

    Détail de la toiture du Petit Palais

    Détail de la toiture du Petit Palais (ne cherchez pas les pigeons, il n'y en a pas)

    Petite mise à jour du 19 juin 2017 : mercredi dernier, en continuant ma prospection pour l'Atlas des oiseaux nicheurs du Grand Paris, j'ai résolu un mystère qui m'interpellait depuis l'an dernier, concernant le Petit Palais justement. La façade principale du Petit Palais (en vis à vis du Grand Palais) est ornée de colonnes à chapiteau sculpté de fleurs et de feuillage. Derrière ces chapiteaux, l'agencement des différents éléments de la façade a laissé la place à des sortes de niches, où j'avais remarqué plusieurs nids de branchage assez grossiers. Durant le printemps 2016, n'ayant pas réussi à apercevoir les propriétaires, j'avais pensé à des corneilles ou à des pigeons ramiers. Mais la semaine dernière je suis passée au bon moment, 2 nids étaient occupés par des Pigeons colombins !

    Pigeon colombin au Petit Palais

     Pigeon colombin sur son nid, façade du Petit Palais.

    Avec la dernière trouvaille des Pigeons colombins, on quitte les lieux de nidifications statiques de style haussmannien ou exposition universelle 1900 pour un décor industriel, mouvant, et dont la pérennité n'est pas garantie : le contrepoids de grue ! Ces contrepoids de béton sont souvent percés d'un trou, d'une taille adéquate pour que les Pigeons colombins y fassent leur nid. Bien sûr, le risque que le chantier s'arrête avant l'envol des jeunes existe ... Le Faucon crécerelle utilise aussi parfois ce type de contrepoids pour nicher. Alors la prochaine fois que vous passerez devant un chantier, ouvrez l’œil ! Vous comprendrez facilement que vu la hauteur des grues, c'est impossible de faire des photos en gros plan.

    La grue et les pigeons colombins

     

    La grue et les pigeons colombins

     Chantier de l'Ambassade d'Allemagne, rue Franklin D. Roosevelt.
    Les travaux ont débuté en 2015, la grue était déjà fréquentée par les Pigeons colombins en 2016.

     

    La grue et les pigeons colombins

    Autre chantier, près de l'église Saint Augustin.

     

    Désolée pour ceux qui s'attendait à voir des photos de la forme aviaire de la Grue, les grues de chantier sont plus courantes que les Grues cendrées à Paris !


    6 commentaires
  •  

    La Digue, troisième île des Seychelles par sa population (après Mahé et Praslin) se situe à seulement 6 km de cette dernière. C'est un véritable petit paradis où l'on circule essentiellement en char à bœuf et à vélo. Nous avions réservé la traversée depuis Praslin à notre hôtel et trouvé sans problème des vélos à louer sur le port. Pas de panique si vous avez oublié masque, tuba ou serviette, des boutiques sur le port accueillent les étourdis.

    La Digue - Char à boeuf

     

    Nous avions décidé de passé la journée à la plage d'Anse Source d'Argent, située sur la côte Ouest de l'île. La route qui y mène traverse d'abord une zone d'habitation, puis nous arrivons au domaine de l'Union, une ancienne propriété coloniale. Le trajet est ombragé et agréable, plat dans l'ensemble (parfait pour ceux qui n'ont pas l'habitude du vélo).

    La Digue

     

    Anse Source d'Argent est une plage mythique, on dit que c'est la plus belle du Monde. Vous n'êtes pas obligé d'être d'accord, mais je pense que ce n'est pas loin de la vérité. Les blocs de granit posés sur le sable blanc, l'eau transparente comme du cristal, les palmiers, en font un endroit inoubliable, que vous soyez sur le sable ou dans l'eau. 

    Le soleil de l'Equateur et la transparence de l'eau vous laisserons aussi des souvenirs inoubliables et douloureux si vous ne protégez pas votre peau !

    Anse source d'Argent

     

    Anse Source d'Argent

     

    Anse Source d'Argent

     

    Anse Source d'Argent

     

    La Digue

     

    Anse Source d'Argent

     

    Pas d'oiseau photographié lors de cette journée (nous avons raté l'espèce endémique de l'île de la Digue, le Tchitrec des Seychelles, une bonne excuse pour y retourner un jour), mais un petit poisson couleur de sable :

    La Digue - Poisson

     

    Dans un prochain article, je vous présenterai quelques oiseaux des jardins et forêts de Praslin. En attendant profitez bien du printemps.


    5 commentaires
  •  

    A l'occasion de la Fête de la Nature (plus de 5000 manifestations gratuites partout en France), nous avons ouvert pour la 1ère fois au public le parc du château de Grand-Rozoy, samedi 20 mai et dimanche 21 mai, de 10 h à 18 h.

    Une soixantaine de pancartes explicatives avaient été disposées un peu partout dans le parc arboré de 2 hectares. Les visiteurs pouvaient y découvrir les espèces d'oiseaux observées régulièrement chez nous et les différentes espèces d'arbres présentes (dont plusieurs arbres ayant survécu à la 1ère guerre mondiale, le plus gros étant un platane d'orient à 3 troncs mesurant plus de 5 m de circonférence) .

    Fête de la Nature à Grand-Rozoy

    Le Platane d'Orient

    Fête de la Nature à Grand-Rozoy

    Les derniers migrateurs arrivés dans le parc cette année, comme chaque année à la même époque : le Gobemouche gris, en provenance d'Afrique, et la Linotte mélodieuse, en provenance des campagnes cultivées autour du village. Cette année, les 2 espèces ont été observées pour la première fois le 14 mai mais sont restées discrètes ce week-end. Derrière, un vieux jeu pour enfant, qui sert maintenant de perchoir aux Pigeons ramiers et aux Gobemouches gris.


    Le public a aussi pu s'informer au stand installé par la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux), sur l'accueil des oiseaux au jardin (mangeoires, nichoirs, aménagements divers), sur la conduite à tenir lorsque l'on trouve un oiseau blessé etc.

    Fête de la Nature à Grand-Rozoy

     L'exposition de la LPO sur l'aménagement du jardin pour favoriser la faune sauvage.

    Nous avons accueilli environ 40 personnes le samedi, et 85 personnes le dimanche. Des visiteurs venant du village de Grand-Rozoy (une vingtaine), des communes alentours, mais aussi de beaucoup plus loin (Amiens, Saint-Quentin, Paris, Fismes, Reims etc.). 

    Le dimanche quelques familles ont pique-niqué sur les pelouses ou sur les tables installées pour l'occasion. 

    En discutant avec les visiteurs, ce qui leur a plu dans le désordre et sans être exhaustif :

    • Pouvoir visiter ce beau parc habituellement fermé au public.

    • Observer des arbres majestueux de différentes espèces.

    • Faire des découvertes en lisant les panneaux sur les arbres et les oiseaux.

    • S'informer sur les mangeoires et les nichoirs, savoir quoi faire quand on trouve un oiseau blessé, apprendre à cohabiter avec les hirondelles.

    • Échanger sur les corvidés et en particulier les corbeaux freux.

    • Observer la faune sauvage du parc (les abeilles installées dans les cavités d'arbres, les jeunes corbeaux freux à peine sortis du nid, les hirondelles de fenêtres entrant et sortant de leur nid, le couple de canards colvert qui se promenait sur la pelouse ...) et nos animaux domestiques (oies et pigeons).

    Belle réussite pour la Fête de la Nature à Grand-Rozoy

    Un marronnier d'Inde en fleur.

     

    Fête de la Nature à Grand-Rozoy

     Zone boisée côté rue, avec les Ormes qui ont survécu on ne sait comment à la graphiose, maladie qui a décimé les Ormes dans les années 1980.

     

    Pin

    Un de nos pins, qui bizarrement héberge 5 à 6 nids de Corbeaux freux, alors que cette espèce préfère en général les feuillus.

     

    Fête de la Nature à Grand-Rozoy

     Le labyrinthe, avec au fond les ifs en cours de repousse suite à une taille pour les réduire de moitié. Contrairement aux autres conifères, lorsqu'on le taille, l'if refait de nouveaux rameaux à partir du tronc. 

     

    Marronnier rouge

     Le marronnier rouge à l'entrée du parc a eu la bonne idée d'être au maximum de sa floraison ce week-end.

    Sittelle torchepot - Grand-Rozoy

    Les bébés Sittelles torchepot ont profité de la Fête de la Nature pour quitter leur nid mais il n'était pas évident de les retrouver aux jumelles dans l'if et les marronniers.

     

    Belle réussite pour la Fête de la Nature à Grand-Rozoy

    Dimanche nos hirondelles de fenêtre ont fait le spectacle en faisant de nombreux aller-retour jusqu'à leur nid : les petits sont il déjà nés ? 


    En conclusion 2 journées réussies, des échanges enrichissant avec les visiteurs, la chance d'avoir du soleil et l'envie de remettre ça pour la Fête de la Nature 2018.

    Nous remercions tous les visiteurs et ceux qui nous ont aidés pour l'organisation et l'animation : Richard de la LPO Aisne pour les brochures, les posters et l'aide à l'accueil des visiteurs, Dédé notre voisin pour les tables, les bancs et la tonnelle. Un grand merci aux auteurs qui contribuent aux sites Oiseaux.net (pour les oiseaux) et Wikipédia (pour les arbres) pour la mine d'informations qui a permis de rédiger les textes des pancartes, à Picardie Nature pour les fiches sur les hirondelles et à Véronique de l'association LADeL pour les conseils et informations sur les corvidés. Et surtout un énorme merci à Pascal mon mari pour son soutien, ses conseils et son aide.

    Merci également aux élus qui nous ont rendu visite : le député Jacques Krabal, le conseiller départemental Pascal Tordeux et de son épouse, le conseiller régional Dominique Moyse.

    Rendez-vous en 2018 pour la 2ème édition !


    4 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires