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    La Hayden Valley est une vallée située au cœur du parc national de Yellowstone, entre le lac Yellowstone au sud et le Grand Canyon de Yellowstone au nord-est. La rivière qui a donné son nom au parc quitte le lac pour traverser la vallée du sud au nord avant de s'engouffrer dans le canyon, que nous visiterons une autre fois.

    La Hayden Valley est avec la Lamar Valley un des deux endroits du parc où l'on est à peu près sûr de rencontrer des Bisons d'Amérique (Bison bison) en été, souvent en grand nombre, même s'il n'est pas rare d'en voir ailleurs dans le parc.

    La vallée n'est traversée que par une seule route, qui relient entre eux d'autres points d'intérêts du parc, aussi il n'est pas rare qu'il y ait des embouteillages, surtout que les visiteurs sont nombreux à s'arrêter pour observer les Bisons. Ces bouchons d'un type un peu particulier sont appelés ici "Bison jam". L'heure de pointe est probablement le milieu de matinée.

    Les Bisons de Hayden Valley

     

    Les Bisons de Hayden Valley

     

    Les Bisons de Hayden Valley

     

    L'été est une saison très intéressante pour observer les Bisons (c'est aussi la seule saison où la route qui traverse la Hayden Valley est ouverte, en général de mai à septembre, les dates pouvant varier suivant la météo). Les femelles Bisons mettent bas en avril-mai, en été ont peut donc voir de jeunes veaux de quelques mois. Et comme la gestation chez le Bison dure neuf mois (comme chez la vache domestique) les mois de juillet et août correspondent à la période des accouplements. Mâles comme femelles sont alors assez nerveux, les mâles dominants chassent leurs rivaux, se battent pour s'assurer la prédominance sur les femelles, grattent le sol, se roulent par terre…

    Les Bisons de Hayden Valley

     

    Les Bisons de Hayden Valley

     

    Les Bisons de Hayden Valley

     

    Les Bisons de Hayden Valley

     

    On ne le répétera jamais assez : on ne sort pas de son véhicule pour approcher les Bisons de plus près, on reste à plus de 25 m des animaux même des petits veaux, on ne tente pas de les caresser ! En effet même s'ils paraissent paisibles, les Bisons sont des animaux sauvages, dont les réactions sont imprévisibles (et comme je l'ai écrit plus haut l'été est une saison où ils sont assez émotifs). Un Bison peut courir 3 fois plus vite qu'un humain. Le Bison adulte pèse de 500 à 600 kg pour les femelles et de 800 à 1100 kg pour les mâles. Chaque année, des touristes sont victimes d'accident parfois mortel à cause de leur imprudence et de leur bêtise. Ne gâchez pas vos vacances, profitez de la faune sauvage depuis votre véhicule !

    Les Bisons de Hayden Valley

     

    Les Bisons de Hayden Valley

     

    Les Bisons de Hayden Valley

     

    Le parc de Yellowstone héberge actuellement le plus grand troupeau de Bisons d'Amérique : lors du dénombrement de l'été 2020 ils étaient plus de 4600. La présence du Bison à Yellowstone est continue depuis la préhistoire. Au XXe siècle, le parc a joué un grand rôle dans la préservation de l'espèce, qui était au bord de l'extinction à la fin du siècle précédent. Ici ils ont conservés un comportement sauvage, ils sont libres de leur mouvement et l'importance du troupeau leur garantit des interactions sociales naturelles. Les seuls prédateurs des Bisons sont les Loups et les Grizzlis.

    Les Bisons de Hayden Valley

     

    Les Bisons de Hayden Valley

     

    Les Bisons de Hayden Valley

     

    Les Bisons ne sont pas les seuls animaux que l'on peut observer à Hayden Valley. Ci-dessous un Cerf mulet (Odocoileus hemionus), que l'on avait aussi rencontré dans ce coin là si ma mémoire est bonne.
     

    Les Bisons de Hayden Valley

     

    Les Bisons de Hayden Valley

     

    Dans le prochain épisode, nous continuerons la route vers le nord, jusqu'au Grand Canyon de Yellowstone. A bientôt pour la suite du voyage !


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    Le parc national de Yellowstone, situé au nord-ouest de l'état du Wyoming, a été créé en 1872. C'est le plus ancien parc national du monde. Nous y avons passé 4 jours en 2010 avec nos enfants, et 2 jours en 2018. Nous espérons pouvoir y retourner en particulier pour y observer la faune !

    Yellowstone est situé à l'emplacement d'un supervolcan, endormi depuis sa dernière éruption il y a 640 000 ans. Cependant l'activité géothermique y est toujours importante. Il pourrait bien se réveiller un de ces jours. Yellowstone regroupe la plus grande concentration de geysers au monde, ainsi que de nombreuses sources chaudes et autres curiosités géologiques.

    Nous commençons la visite par le plus célèbre de tous les geysers, Old Faithful. Ici le spectacle est assuré : le geyser jaillit en moyenne toutes les 88 minutes (les intervalles constatés sont de 45 à 125 minutes). La colonne d'eau peut atteindre de 32 à 56 m de haut. S'il y a trop de monde à votre arrivée, attendez l'éruption, et quand les spectateurs commencent à quitter les bancs du premiers rangs, installez-vous pour la prochaine représentation.
     

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    Si vous êtes en avance pour le spectacle, n'ayez pas peur de vous ennuyer : la première partie est assurée par de charmants rongeurs, appelés Spermophiles à manteau doré (Callospermophilus lateralis), une espèce que nous avons aussi rencontrée à Crater Lake dans l'Oregon.

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    A l'opposé des rangées de bancs destinés aux spectateurs, un sentier permet d'observer Old Faithful de plus loin, sans la foule, cela peut être intéressant en ces périodes de distanciation sociale. En chemin, on peut observer d'autres curiosités, comme la piscine bouillonnante de Chinese Spring ou celle plus calme de Blue Star Spring, en forme d'étoile.

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    A côté de cette effervescence géothermique, la Firehole River coule paisiblement entre les conifères. Le contraste est saisissant, bien plus qu'en Islande, car là bas les paysages sont dénudés et sans arbres.

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    Le point de vue nord sur Old Faithful est aussi bien gardé, cette fois par une version géante d'écureuil, puisqu'il s'agit d'une Marmotte à ventre jaune (Marmota flaviventris). C'est la même espèce de marmotte que celle que nous avons vu au Parc National de Grand Teton lors de notre randonnée dans les environs de Jenny Lake. 

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    Dès la création du parc de Yellowstone, les visiteurs ont commencé à affluer à Old Faithful. Un village avec hôtels, restaurants, visitor center s'est très vite développé. Le secteur est bien aménagé, avec des sentiers et des passerelles en bois permettant d'approcher en toute sécurité bien d'autres curiosités, qu'il serait dommage de laisser de côté une fois que l'on a assisté à l'éruption d'Old Faithful. Il est impératif de rester sur les sentiers et passerelles, en effet les piscines, geysers et fumeroles peuvent être brûlants, acides ou parfois les deux. Je vous conseille de prévoir une bonne demi-journée pour explorer à pied ce secteur de Old Faithful. Toutes les photos ci-dessous ont été prise au cours de cette promenade au cœur d'Upper Geyser Basin, la zone du parc la plus riche en geysers.

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    Je n'ai pas retrouvé les noms des différentes piscines et geyser, sauf celui-ci-dessous, nommé Giant Geyser. L'activité de ce geyser est très irrégulière : certaines années il peut connaître quelques dizaines d'éruption (28 en 2018, 54 en 2007) alors que d'autres années il y en a très peu voire aucune comme en 2020. Lors des éruptions, la colonne d'eau de Giant Geyser peut atteindre 76 m de haut. Même quand il n'est pas en activité, son cône de 3 m de haut, constitué de geyserite, émet des fumerolles et des éclaboussures. La geyserite est une pierre qui se forme dans les zones volcaniques où circule de l'eau chaude riche en silice, donc tout particulièrement dans les geysers.

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    Old Faithfull, au pays des Geysers

     

    Le retour au parking de Old Faithful, très fréquenté par les Grands Corbeaux, se fait par un chemin stabilisé, accessible aux personnes à mobilité réduite et aux poussettes, à partir duquel on peut aussi observer les principales curiosités du secteur. 

    Dans le prochain article, nous partirons en direction de la Hayden Valley pour voir une autre attraction majeure de Yellowstone, je vous laisse deviner laquelle.


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    Le Parc National de Grand Teton dans l'état du Wyoming est en quelque sorte le petit frère de Yellowstone. Situé immédiatement au sud de ce dernier, on le visite pour sa nature sauvage, ses montagnes, ses lacs. Pour les geysers et les immenses troupeaux de bisons il faudra par contre aller jusqu'à Yellowstone. Coupler les 2 parcs dans un même voyage est une très bonne idée. Lors de notre voyage en famille dans l'ouest américain, en 2010, nous n'avons passé que 2 jours à Grand Teton ce qui est totalement insuffisant à mon sens.

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Plusieurs solutions se présentent au voyageur pour venir à Grand Teton. Jusqu'en 2020 il y avait des vols direct Paris-Salt Lake City, je ne sais pas si ce sera toujours le cas lorsque les frontières rouvriront. Une fois à Salt Lake City, on peut soit louer une voiture (compter une bonne journée de route pour monter jusqu'au parc de Grand Teton) ou prendre un vol intérieur jusqu'à Jackson Hole, une petite ville de type "Far West" située juste au sud du parc. Si on commence par Yellowstone, on peut arriver via l'aéroport de Bozeman dans le Montana (desservi par des vols en provenance de Minneapolis en particulier). Pour notre part, nous sommes arrivé en voiture, en provenance de Denver, car nous avions profité de ce voyage pour rendre visite à ma sœur qui vit dans la capitale du Colorado.

    En arrivant de l'est du Wyoming, on est tout de suite frappé par la majesté des montagnes qui domine la région. C'est probablement par là qu'arrivèrent les explorateurs canadiens qui nommèrent ces montagnes "Les Trois Tétons", au début du XIXe siècle. Le nom français est resté comme dans bien des endroits aux Etats-Unis.

     

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Les grands mammifères sont une des attractions de Grand Teton : ci-dessous nos premiers Bisons (Bison bison), aperçu au sud du parc, en revenant de Jackson Hole. Les bisons fréquentent les grandes étendues herbeuses y compris les zones semi-arides. Ils ne s'aventurent en général pas trop en altitude. Au bord des lacs, dans les zones plus humides ou marécageuses, on peut rencontrer des Élans, une espèce que j'aimerais tant revoir car, autant à Grand Teton en 2010 que dans le Montana en 2018, les apparitions du plus grand cervidé du monde furent tellement furtives que nous n'avons pas de photo.
     

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Le parc propose plusieurs choix d'hébergement allant du camping au lodge avec ses cottages au bord d'un lac. Je vous recommande si votre budget le permet le Jackson Lake Lodge, idéalement situé au bord du lac du même nom. La salle du restaurant bénéficie d'une vue époustouflante sur le lac et les montagnes. Même si vous loger au camping ou dans un motel à Jackson Hole, vous pouvez venir y dîner, cela restera un souvenir inoubliable.

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Le Parc National de Grand Teton

     

    L'avantage de loger au cœur des parcs nationaux (même s'il faut souvent s'y prendre un an à l'avance pour réserver) c'est que l'on fait des rencontres sympathiques dès le réveil. Ici un petit écureuil qui joue à cache-cache. Je pense qu'il s'agit d'un Écureuil roux américain (Tamasciurus hudsonicus), à ne pas confondre avec l'Écureuil roux d'Europe.

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Sur les pelouses, c'est le bien connu Merle d'Amérique (Turdus migratorius) qui nous souhaite la bienvenue et un agréable petit déjeuner. C'est probablement la première fois que l'on rencontrait cet oiseau, un des plus commun aux Etats-Unis.

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Le parc national de Grand Teton est un paradis pour les randonneurs. Par manque de temps, nous n'en avons fait que deux. La première, c'était du côté de Colter Bay, un peu au nord de Jackson Lake Lodge. C'est une randonnée sur terrain assez plat, avec de nombreuses vues sur le Jackson Lake, les montagnes et des plans d'eau plus petits. On y a fait quelques observations intéressantes de la faune, dont ce Quiscale de Brewer (Euphagus cyanocephalus) mâle qui nous a accueillis au départ du circuit, et d'autres animaux que nous n'avons vu que de loin (Grues du Canada, Grand Héron, Cerf Mulet, Bernaches du Canada…).

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Au détour d'un sentier, sur un petit plan d'eau, nous faisons la connaissance avec une maman Fuligule à tête rouge (Aythya americana) et ses petits canetons. Le Fuligule à tête rouge est l'équivalent américain du Fuligule milouin que nous connaissons en Europe. Le mâle a la tête et le cou d'un beau roux vif, la poitrine gris foncé et le reste du corps gris plus clair. Le contraste entre les couleurs est cependant moins important que chez le Fuligule milouin. Le Fuligule à tête rouge a la tête plus ronde que son homologue européen. Pour identifier la femelle, au plumage beaucoup plus terne, il faut se plonger dans un bon guide d'identification !

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Après avoir passé 4 jours à explorer le parc de Yellowstone, nous sommes repassé par celui de Grand Teton, afin de rejoindre Salt Lake City puis les parcs du sud de l'Utah. Cette fois nous avons choisi une randonnée près de Jenny Lake, un lac plus plus petit et plus au sud que Jackson Lake. Le parcours était plus accidenté (mais tout à fait adapté à des marcheurs occasionnels y compris des enfants), essentiellement en forêt. Le manque de visibilité dû aux arbres a deux conséquences : moins de photos de paysage, et risque accru de rencontrer un ours. Nous sommes en effet au pays des ours : les deux espèces, l'Ours noir et le Grizzli, sont présentes à Grand Teton comme à Yellowstone. Les précautions anti-ours sont donc de mise : transporter sa nourriture dans un contenant étanche, de même que les déchets alimentaires, randonner en faisant du bruit, surtout dans les zones sans visibilité, porter sur soi une "bombe anti-ours" (sorte de répulsif à base de poivre), et en cas de rencontre, rester à plus de 100 m d'un ours.

    Finalement, nous n'avons observé que des animaux plus inoffensifs : des Cerfs mulets (Odocoileus hemionus) - voir ci-dessous, une femelle de Tétras sombre, un Grand Corbeau en vol...

    Le Parc National de Grand Teton

     

    J'ai gardé la plus belle rencontre pour la fin : une Marmotte à ventre jaune (Marmota flaviventris) faisait le guet sur un rocher, en contrebas du sentier. Cette espèce de marmotte vit dans les zones sub-alpines de l'ouest des Etats-Unis et du Canada. Plus au nord, elle est remplacée par la Marmotte des rocheuses.
     

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Le Parc National de Grand Teton

     

    Nous avions le projet de retourner à Grand Teton, pour y passer une semaine, afin de profiter d'une partie de ses 310 km de sentiers de randonnée, de ses paysages grandioses, et y observer la faune sauvage, mais un certain virus en a décidé autrement…

    En attendant, je vous propose de continuer à visiter virtuellement les parcs de l'Ouest américain. Rendez-vous prochainement à Yellowstone !


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    La Réserve Ornithologique du Teich, située au sud-est du Bassin d'Arcachon, était fermée en ce début janvier 2021, en raison de travaux conséquents sur les passerelles du parcours. Il en fallait plus pour nous décourager. J'avais repéré avant notre visite le sentier du littoral, qui fait presque le tour de la réserve. Bien sûr, comme il n'y a pas d'observatoire, les oiseaux nous repèrent plus facilement et sont moins proches, mais nous avons quand même vu pas mal d'espèces, et nous nous sommes changées les idées au grand air. Le soleil, qui avait fait une timide apparition à Andernos-les-Bains en début de journée, avait définitivement disparu. Ce qui fait que je n'ai pas tellement de photos à présenter, entre le manque de lumière et la distance.

    Au départ du parking situé près de l'entrée de la réserve, le sentier du littoral se trouve sur la droite par rapport à cette dernière. Sur les premiers bassins, nous avons la chance d'observer pas mal de Foulques macroules (Fulica atra) peu craintifs. Il y a aussi des Grèbes castagneux, aussi difficiles à prendre en photo que rapides à disparaître sous l'eau.
     

    Foulque macroule - Le Teich

     

    Un oiseau auquel on ne pense pas forcément lorsque l'on visite une réserve ornithologique en bord de mer, l'Accenteur mouchet (Prunella modularis), fait quelques apparitions sur le sentier. Ce petit oiseau peu connu est en fait très commun presque partout en France. La meilleure période pour l'observer est le début du printemps, lorsqu'il chante à tue-tête au sommet d'un buisson. Le reste du temps, on le voit au sol, disparaissant promptement dans les fourrés à la moindre alerte.

    Accenteur mouchet - Le Teich

     

    On longe ensuite des bassins plus peuplés, où l'on dénombre pas mal d'espèces dont certaines en groupe très important, mais toujours trop loin pour faire des photos individuelles. Ci-dessous, des Cygnes tuberculés (Cygnus olor), et derrière, plus d'une centaine d'Avocettes élégantes (Recurvirostra avosetta). Dans ce secteur il y avait aussi différentes espèces de canards (Canards colverts, pilets et souchets, Sarcelles d'hiver, Tadornes de Belon), une Spatule blanche qui dormait, la spatule cachée dans les plumes du dos, quelques Barges à queue noire…

    Le Teich par le sentier du littoral

     

    Un peu plus loin, alors que l'on s'approchait du littoral du Bassin d'Arcachon, un Héron cendré (Ardea cinerea) immobile tentait de fusionner avec le paysage. Presque réussi, au début je ne l'avait même pas vu !

    Héron cendré - Le Teich

     

    Au passage, nous apercevons une vingtaine de Bernaches cravants, assez loin sur la plage. Nous en aurons quand même vu avant la fin de la journée ! A la fin du parcours, une Spatule blanche (Platalea leucorodia) se nourrit dans un bassin peu profond et nous permet de faire quelques photos.

    Spatule blanche - Le Teich

     

    A la fin du sentier, nous profitons de quelques oiseaux moins farouches, un Grèbe huppé (Podiceps cristatus) et un Rougegorge familier (Erithacus rubecula). Nous discutons avec un habitué du parc qui vient leur distribuer du maïs : il nous raconte qu'avant, il achetait du poisson au marché pour les grèbes, mais il a arrêté car les responsables de la réserve l'on réprimandé !

    Grèbe huppé - Le Teich

     

    Rougegorge familier - Le Teich

     

    Nous quittons le sentier du littoral, pour prendre un chemin qui traverse la voie de chemin de fer empruntée par la ligne Bordeaux-Arcachon, et qui rejoint la départementale qui nous ramènera au Teich et à notre véhicule. Nous longeons des pâtures où des Hérons garde-boeufs (Bubulcus ibis) et autres aigrettes tiennent compagnies aux chevaux.

    Héron garde-boeufs - Le Teich

     

    La route départementale n'est pas la partie la plus agréable de circuit, c'est une longue ligne droite où les voitures roulent (trop) vite. Mais faire demi-tour par le sentier du littoral nous aurait fait perdre pas mal de temps, et nous serions rentrées à Angoulême après le couvre-feu (qui pourtant était à 20h à l'époque). Cependant, cet itinéraire nous a mené devant le château de Ruat, une belle propriété qui, à l'origine, faisait partie du système de défense du Bassin d'Arcachon.

    Château de Ruat - Le Teich

     

    Ici ce termine cette série en Nouvelle Aquitaine, jusqu'à la prochaine fois. Nous allons profiter d'être au bord de l'Océan Atlantique pour repartir vers le Nouveau Monde lors des prochains articles (virtuellement bien sûr, en ce moment on n'a pas le choix).


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    Par un froid matin de janvier 2021, nous sommes parties à trois en direction du Bassin d'Arcachon. Première étape : Andernos-les-Bains, où dit-on il est possible de voir des Bernaches cravants à cette saison. Elles n'étaient pas là. Cependant, pendant que nous mangions nos sandwichs achetées à la boulangerie, un des seuls commerces ouverts en ces temps de pandémie, nous avons aperçu au loin, sur le sable au bord de l'eau, quelques limicoles qui n'avaient pas l'air de se geler les pattes autant que nous.

    Les plus nombreux étaient les Bécasseaux variables (Calidris alpina). Ce limicole est un des plus communs dans notre pays et dans toute l'Europe. En plumage nuptial, il est assez facile à reconnaître : le dessus est à dominante rousse (moucheté de noir et de blanc), une large plage noire s'étend de la poitrine au ventre, tandis que le reste du corps est blanc finement tacheté de noir. En hiver, son aspect change complètement, comme on peut le voir ici : le dessous est tout blanc, la plage ventrale noire a disparu, le dessus est gris assez uniforme. Le bec noir, un peu plus long que la tête, les pattes noires plutôt courtes, et l'aspect bouboule de l'oiseau, cou rentré dans les épaules, permettent de confirmer l'identification.

    Bécasseau variable - Andernos-les-Bains

     

    Bécasseau variable - Andernos-les-Bains

     

    Le Bécasseau variable se nourrit d'invertébrés qu'il capture en sondant la vase ou en les attrapant plus directement sur les sols rocheux. En hiver, on l'observe souvent en groupes assez importants, pouvant comprendre aussi des oiseaux d'autres espèces.

    Bécasseau variable - Andernos-les-Bains

     

    Bécasseau variable - Andernos-les-Bains

     

    Bécasseau variable - Andernos-les-Bains

     

    Bécasseau variable - Andernos-les-Bains

     

    C'était le cas ce jour là à Andernos-les-Bains : un peu à l'écart des bécasseaux, et plus calmes que ces derniers, il y avait quelques Grands Gravelots (Charadrius hiaticula). Les gravelots (que l'on appelle aussi pluviers suite à une refonte en cours des noms d'oiseaux en français, comme si le nom latin ne suffisait pas à identifier les espèces - les anglais ne semblent pas s'embêter avec cela) sont des limicoles d'assez petites tailles, dont le plumage présente en général des motifs caractéristiques : dessous blanc, dessus brun-gris, tête tricolore avec un ou deux colliers noir ou gris plus ou moins complet. Le Grand Gravelot est l'une des 3 espèces de gravelots observables en France. En plumage hivernal, le Grand Gravelot se distingue du Petit Gravelot essentiellement par son œil sombre qui ne ressort pas par rapport aux motifs de la tête (le Petit Gravelot a un cercle oculaire jaune bien visible en toutes saisons). La troisième espèce de gravelot présente en France, plus rare, est le Gravelot à collier interrompu, qui comme son nom l'indique a un collier qui s'interrompt au niveau de la poitrine.

    Grand Gravelot - Andernos-les-Bains

     

    Grand Gravelot - Andernos-les-Bains

     

    Parmi les autres espèces observées ce jour là sur la plage d'Andernos, il y avait aussi des mouettes et des goélands, comme le Goéland brun (Larus fuscus) et les Goélands cendrés (Larus canus) ci-dessous. Un bon exercice pour apprendre à différencier les différentes espèces, en plumage hivernal adulte ou immature (les grands goélands comme le Goéland brun et le Goéland argenté mettent 4 ans à obtenir leur plumage adulte, alors que pour les goélands plus petit comme le Goéland cendré il suffit de 3 ans).

    Goéland brun - Andernos-les-Bains

     

    Goéland cendré - Andernos-les-Bains

     

    Après la plage d'Andernos, nous sommes allées à la Réserve Ornithologique du Teich, un peu plus au sud, avec des conditions de visite un peu particulières, que je vous raconterai dans le prochain article.


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