•  

    Située au nord-ouest du Parc National des Ecrins, la vallée du Valgaudemar est un de mes coins préférés dans les Hautes-Alpes. Nous avons fait 2 fois la ballade jusqu'aux Lacs de Pétarel, tout en montée à l'aller (1180 m de dénivelé, environ 5h30 pour l'aller-retour). Le départ se fait du hameau des Andrieux, situé environ 2 km avant la Chapelle en Valgaudemar, quand on suit la vallée en voiture. Pour la carte et les autres détails techniques on peut consulter le site du Parcs des Ecrins ici : http://rando.ecrins-parcnational.fr/fr/les-lacs-de-petarel-par-les-andrieux.

    Les photos de cet article ont été prises en fin juillet 2014. Cette année nous y sommes allés plus tard, et avons raté la floraison des rhododendrons ...

    On monte d'abord pendant un bon bout de temps dans la forêt de sapins. Les oiseaux se font entendre mais restent cachés dans les frondaisons. De temps à autre, au détour d'un virage, on croise d'énormes fourmilières constituées de débris végétaux, ici essentiellement des aiguilles de conifères. Certaines font plus de 3 mètres cubes et plus d'un mètre de haut. Difficile d'imaginer le nombre de fourmis qui vivent à l'intérieur !

    De temps à autre, des trouées dans la végétation nous permettent d'admirer le paysage au delà de la forêt. Lieu idéal pour une pause bien méritée dans cette longue ascension.

    Les Lacs de Pétarel - Valgaudemar

     

    Les Lacs de Pétarel - Valgaudemar

     

    Les randonneurs croisés sur le sentier nous avaient indiqué avoir observé des chamois, une fois sorti de la forêt. Mais nous ne pensions pas avoir cette chance là, comme d'habitude pas très matinaux nous montions alors que d'autres descendaient déjà. Alors ce fut une belle surprise d'apercevoir cette maman chamois suivie de son jeune, pendant que l'on pique-niquait au bord d'un des lacs de Pétarel.

    Les Lacs de Pétarel - Chamois

     

    Là haut, les paysages sont grandioses et se passent de commentaires. Le premier des 2 lacs de Pétarel est le plus grand et à mon avis le plus beau. Cette fois là on n'est même pas allé plus loin ... En redescendant, on laisse sur notre droite un mini lac qui lui n'a pas de nom.  

    Les Lacs de Pétarel - Valgaudemar

     

    Les Lacs de Pétarel - Valgaudemar

     

    Les Lacs de Pétarel - Valgaudemar

     

    Les Lacs de Pétarel - Valgaudemar

     

    La descente est bien plus facile que la montée (quoique mes genoux sur la fin n'étaient pas tout à fait de cet avis), il faut seulement être attentif aux glissades si le terrain est humide, en particulier aux niveaux des passages dans les pierriers sur la partie haute du parcours. La descente c'est aussi le moment propice pour photographier les rhododendrons ferrugineux qui recouvrent les pentes de leurs magnifiques fleurs roses (voir ici pour comprendre comment cet arbrisseau colonise les alpages au delà de la limite des arbres : http://www.ecrins-parcnational.fr/patrimoine/le-rhododendron-ferrugineux).

    Les Lacs de Pétarel - Rhododendrons

     

    Les Lacs de Pétarel - Rhododendrons

     

    Plus loin, alors que l'on commence à rentrer dans la forêt, c'est la plus belle surprise de la journée. Nous tombons nez à nez avec des chamois qui utilisent le sentier de randonnée pour descendre prendre leur goûter dans la forêt. Très peu farouches, on peut les observer à quelques mètres de distance, c'est tout juste s'il ne faut pas reculer pour qu'ils rentrent dans le cadre de l'appareil photo. Il faut préciser que dans le parc des Ecrins la chasse est totalement interdite ceci explique peut être que la distance de fuite des chamois diminue. Phénomène qu'on observe aussi dans les parcs nationaux aux Etats-Unis. Ne voulant pas les déranger, et trop contents de pouvoir les regarder de si près, nous attendons tranquillement qu'ils libèrent le terrain avant de continuer la descente.

    Les Lacs de Pétarel - Chamois

     

    Les Lacs de Pétarel - Chamois

     

    Les Lacs de Pétarel - Chamois

     

    Les Lacs de Pétarel - Chamois

     

    Les Lacs de Pétarel - Chamois

     

    Les Lacs de Pétarel - Chamois

     

    Les Lacs de Pétarel - Chamois

     

    Sur ces belles images, je vous souhaite un bon week-end et vous dis à bientôt pour d'autres découvertes. 


    5 commentaires
  •  

    Avant-dernier jour de notre voyage au Pérou en août 2015. Le réveil est programmé à 5h pour une longue ballade jusqu'à la "Cocha Perdida", un marécage perdu dans la forêt. Certains tronçons se font à pied, le reste en pirogue. Au cours de cette sortie nous découvirons une partie de la faune et de la flore de la région, sans garantie sur les espèces observées car les animaux sauvages ne se commandent pas. Le guide nous explique que certains jours les touristes ont la chance de voir un jaguar, un tapir ou un anaconda. Ce ne sera pas notre cas, mais l'énorme tarentule noire et velue que le guide fait sortir de son terrier avec un bâton c'est déjà pas mal.

    Côté avifaune, beaucoup d'espèces observées, et un beau stock de photos à trier au retour. Voici les plus réussies.

    Sur un arbre au milieu d'une mare, on retrouve une petite colonie de Cassique cul-jaune (Cacicus cela), cependant bien moins importante que celle du lodge.
     

    Cassique cul-jaune - Cocha perdida

     

    Arrivé à la Cocha Perdida, nos embarcations glissent silencieusement sur les eaux sombres du marécages. On n'arrive pas à distinguer les piranhas et autres poissons qui les peuplent, mais d'autres sont plus malins que nous.

    Le Héron strié  (Butorides striata) par exemple a mis au point une méthode de pêche très efficace. Il capture de petits insectes, pas pour les consommer, mais pour s'en servir comme appâts !

    Héron strié - Cocha perdida

     

    Héron strié - Cocha perdida

     

    Héron strié - Cocha perdida

     

    Héron strié - Cocha perdida

     

    Pendant ce temps les caïmans ne perdent pas une miette du spectacle. Seuls leurs yeux dépassent de l'eau.

    Caïman - Cocha perdida

     

    La suite de la ballade nous offre de belles rencontres avec des espèces d'oiseaux très variées. Ce Tyran sociable (Myiozetetes similis) est observé tout seul sur sa branche.
     

    Tyran sociable - Cocha perdida

     

    Le Milan Bleuâtre (Ictinia plumbea) est un petit rapace (de la taille d'un épervier), qui se nourrit surtout d'insectes et parfois d'escargots :
     

    Milan bleuâtre - Cocha perdida

     

    Les perruches et perroquets font partie des oiseaux les plus connus des zones tropicales. Ce jour là nous croisons une troupe de Conures de Weddel (Aratinga weddellii), une perruche de taille moyenne, de couleur verte (plutôt classique pour une perruche). Elle se différencie d'autres espèces proches par sa tête grise et ses yeux entourés d'une zone de peau blanche.
     

    Conure de Weddell - Cocha perdida

     

    Plus loin, au sommet d'un arbre, nous apercevons un Kamichi cornu (Anhima cornuta). Cet oiseau étrange est un lointain parents des canards et des oies. De taille similaire à nos Oies cendrées, il vit paisiblement dans les forêts humides où il se nourrit essentiellement de végétaux, en broutant à la manière des oies. Quand il est inquiété il se réfugie au sommet des arbres.

    Kamichi cornu - Cocha perdida

     

    Un Troglodyte à miroir (Donacobius atricapilla) chante perché sur un arbrisseau. Nous avons déjà rencontré cette espèce le jour précédent avec les Hoazins huppés. Voir l'article 19 août 2015 : La lagune Caïman.

    Donacobe à miroir - Cocha perdida

     

    La photo de Jacamar roux (Galbalcyrhynchus purusianus) ci-dessous est un peu spéciale, puisque c'est la première photo de l'espèce publiée sur le site Oiseaux.net. Il n'est pas particulièrement rare dans son aire de répartition (une zone au centre de l'Amazonie, à cheval sur le Brésil, le Pérou et la Bolivie), mais il fallait tomber dessus. Les Jacamars sont apparentés aux Pics et aux Toucans. De taille moyenne, on les reconnait à leur pattes très courtes et à leur long bec. Ils se nourrissent surtout d'insectes. Plus d'infos en suivant le lien http://www.oiseaux.net/oiseaux/jacamar.roux.html.

    Jacamar roux - Cocha perdida

     

    Le retour au lodge pour le déjeuner se fait en pirogue à moteur le long des rives du Madre de Dios. Ce petit trajet sur le fleuve nous permet d'observer des tortues dont la tête est couvertes de papillons. Ceux-ci butinent les larmes des tortues pour subvenir à leur besoin en sel ...

    Tortue et papillons - Madre de Dios

     

    Plus loin, une Aigrette neigeuse (Egretta thula) survole le fleuve. Ce héron blanc, de taille similaire à notre Aigrette garzette, se rencontre du nord au sud du continent américain. Pour en savoir plus c'est ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/aigrette.neigeuse.html

    Aigrette neigeuse - Madre de Dios

     

    Après le déjeuner, la chaleur écrasante nous fait hésiter à participer à la 2ème sortie de la journée ... En attendant l'heure du rendez-vous, on peut faire connaissance avec d'autres habitants du lodge, comme ce Tangara des palmiers (Thraupis palmarum) qui se promène sur les poutres ... Espèce déjà rencontrée à Machu Picchu Pueblo, voir ici : 18 août 2015 : L'énigme du Machu Picchu.

    Tangara des palmiers - Madre de Dios

     

    Voici maintenant les 2 mascottes du lodge, inséparables, un Ara bleu (Ara ararauna) et un Ara rouge (Ara macao). En revenant de la 2ème ballade, on croisera une petite troupe d'Aras rouges sauvages ... mais nos deux amis sont plus faciles à prendre en photo.


    Ara bleu et Ara rouge

     

    Ara bleu - Madre de Dios

     

    Ara rouge - Madre de Dios

     

    Une dernière espèce avant de repartir en ballade, l'Organiste à bec épais (Euphonia laniirostris). De récentes recherches génétiques semblent montrer que les Organistes (genre Euphonia) sont apparenté à nos pinsons, verdiers etc. alors qu'avant ils étaient classés dans une famille de passereaux du Nouveau Monde, les Thraupidae (dont font partie les Tangaras). Ils sont en tout cas bien jolis à photographier.

    Organiste à bec épais - Madre de Dios

     

    On se décide finalement pour la sortie de l'après-midi, à l'île aux Singes. Située au milieu du Madre de Dios, cette île abrite plusieurs espèces de singes. La plupart sont des animaux qui se trouvaient illégalement en captivité et qui réapprennent ici la vie en forêt. Pas sûr que les bananes et les bouteilles d'eau offertes par notre guide les aident dans leur apprentissage, mais au moins ici ils sont libres et heureux. Je ne m'y connais pas trop en singe, aussi je vous laisse regarder les photos :

    Singe - Madre de Dios

     

    Singe - Madre de Dios

     

    Singe - Madre de Dios

     

    Singe - Madre de Dios

     

    Il n'y a pas que des singes sur l'île, la preuve ce Tangara à bec d'argent (Ramphocelus carbo) - et oui encore un Tangara :

    Tangara à bec d'argent - Madre de Dios


    A notre arrivée sur l'île, des Urubus noirs traînaient sur la plage (les mêmes qu'à Lima, voir ici : 6 août 2015 : Les Vautours de Lima). Lorsque nous quittons nos amis les singes, ce sont de petits limicoles que l'on aperçoit sur le sable. Ci-dessous un Gravelot d'Azara (Charadrius collaris), un Gravelot que l'on rencontre surtout en Amérique du Sud :

    Gravelot d'Azara - Madre de Dios

     

    Et pour finir la journée un Chevalier à pattes jaunes (Tringa flavipes), un migrateur au long cours qui niche au Canada et en Alaska :

    Chevalier à pattes jaunes - Madre de Dios

     

    La nuit venue, pour la deuxième fois, on s'endort avec les bruits de la forêt dans les oreilles ... Une expérience inoubliable !

    Je vous dis à bientôt pour le dernier épisode du voyage. 


    7 commentaires
  •  

    Zurich, fin août 2016. Pas forcément une destination ornithologique de premier plan, cependant la capitale de la Suisse alémanique nous réserve quelques surprises.

    La vieille ville s'étend des 2 côtés de la Limmat, paisible rivière s'écoulant depuis le Lac de Zurich. Les étroites ruelles piétonnes nous offrent fraîcheur et ombre en cette journée ensoleillée.

    Zurich - les martinets de la cathédrale

     

    Sur la rive Ouest de la Limmat se dresse l'église Fraumünster (au centre de la photo). Ses vitraux signés Marc Chagall méritent le détour. A cette endroit se trouvait une très ancienne abbaye datant de Louis le Germanique (petit fils de Charlemagne). Seule l'église a survécut à la Réforme.

     Zurich - les martinets de la cathédrale

     

    De l'autre côté, lui faisant face, les tours jumelles de la cathédrale de  Grossmünster domine le quartier de Niederdorf. Cette église aujourd'hui réservée au culte protestant fut un des principaux centres de la Réforme.

    Zurich - les martinets de la cathédrale

     

    La promenade le long des quais est très agréable. On peut y admirer différentes bâtisses dont l'Hotel de Ville et de charmantes maisons aux volets peints de rayures pastel.

    Zurich - les martinets de la cathédrale

     

    Zurich - Les Martinets de la Cathédrale

     

    De nombreux Cygnes tuberculés (Cygnus olor) nagent sur les eaux claires et poissonneuses de la Limmat. Les Suisses font très attention à l'environnement, si bien que se baigner dans la rivière ou dans le lac de Zurich même en pleine ville est quelque chose d'habituel.

    Zurich - les martinets de la cathédrale

     

    Sur les quais, des troupes de Moineaux domestiques  (Passer domesticus) recherchent leur nourriture. Ce sont surtout des jeunes de l'année reconnaissables à leur "sourire jaune".
     

    Zurich - Les Martinets de la Cathédrale

     

    Les canetons eux ne ne sont pas encore autonomes. Maman Canard colvert  (Anas platyrhynchos) surveille les alentours pendant que les petits font leur toilette.
     

    Zurich - les martinets de la cathédrale

     

    En prolongement de la Limmat, s'étend le Lac de Zurich, petite mer intérieure de 42 km de long, qui s'est formée après la dernière glaciation. C'est le lieu de détente préféré des Zurichois.

    Zurich - Les Martinets de la Cathédrale

     

    Zurich - Les Martinets de la Cathédrale

     

    Sur le lac on trouve à peu près les mêmes espèces d'oiseaux d'eau que sur la Limmat : des Cygnes tuberculés adultes et immatures, des Canards colverts et des Foulques macroules (Fulica atra). De la même famille que les poules d'eau mais plus grandes, les foulques sont exclusivement végétariennes et se nourrissent surtout de plantes aquatiques.
     

    Zurich - Les Martinets de la Cathédrale

      

    Zurich - Les Martinets de la Cathédrale

     

    Peu avant le coucher du Soleil, retour dans la veille ville pour trouver un endroit où manger. En passant près de la cathédrale, je reconnais des cris caractéristiques ... que je pensais ne pouvoir entendre qu'en montagne.
     

    Zurich - Les Martinets de la Cathédrale

     

    Ce n'est que la 3ème fois que j'observe cet espèce, et encore : le premier individu observé fut retrouvé sur une photo floue prise à Rémuzat dans la Drôme en 2014, lors d'une sortie "Vautour fauve". La deuxième observation, c'était cet été à la fin d'une ballade dans le Dévoluy, au vallon des Aiguilles, près du Col de Festre dans les Hautes-Alpes. Observation seulement visuelles et sonores car ces oiseaux sont vraiment très rapides. 

    Jusqu'à ce court séjour en Suisse, je pensais que les Martinets à ventre blanc (Tachymarptis melba) ne nichaient qu'en montagne, contrairement à leurs cousins les Martinets noirs qui animent le ciel de nos villes tous les étés. A Zurich, ils ont élus domicile dans les tours de la Cathédrale. On les observe encore fin août car leurs jeunes mettent plus de temps à se développer que ceux du Martinet noir, probablement à cause de la grande taille de l'espèce.

    Après quelques recherches, j'ai découvert que le Martinet à ventre blanc est assez commun dans les villes suisses en particulier dans la moitié nord du pays, en dehors de l'arc Alpin. Dans la partie Sud, plus montagneuses, l'espèce niche essentiellement dans son habitat naturel, les falaises. Plus d'information sur le Martinet à ventre blanc en Suisse ici : http://www.vogelwarte.ch/fr/oiseaux/les-oiseaux-de-suisse/martinet-a-ventre-blanc.html.

    Ce que l'on sait peu c'est que l'espèce niche aussi en ville en France, en particulier à Lyon. Voir l'étude fort intéressante que j'ai dénichée ici : 
    http://files.biolovision.net/www.faune-rhone.org/userfiles/Documents/Effraierevue/Effraie40/Martinet-ventre-blanc-Rhone.pdf.

    Trêves de bavardage, voici donc les photos des Martinets de Grossmünster :
     

    Zurich - Les Martinets de la Cathédrale

     

    Zurich - Les Martinets de la Cathédrale

     

    Zurich - Les Martinets de la Cathédrale

     

    Zurich - Les Martinets de la Cathédrale

     

    Zurich - Les Martinets de la Cathédrale

     

    Zurich - Les Martinets de la Cathédrale

     

    Zurich - Les Martinets de la Cathédrale

     

    Le lendemain, nous partons en train pour Saint Gall, charmante petite ville connue pour ses maisons ornées d'oriels sculptés, et surtout pour son abbaye classée au Patrimoine Mondial de l'Unesco. Fondée au VIIème siècle par le moine Irlandais Saint Gall, elle comporte, outre son abbatiale reconstruite au XVIIIème siècle dans le style baroque, une des plus importantes bibliothèque monastique et médiévale d'Europe. La bibliothèque actuelle date de la même époque que l'abbatiale. Construite dans le style baroque, ses boiseries servent d'écrins à des centaines de manuscrits datant pour les plus anciens des tout débuts de l'abbaye. Afin de préserver le parquet d'époque, les visiteurs sont invités à chausser des patins. C'est vraiment l'endroit qu'il ne faut pas manquer à Saint Gall, une merveille !

    Les photos n'étant pas autorisée à l'intérieur de la bibliothèque, voici quelques vues de la ville et des alentours de l'abbaye :

    Zurich - Les Martinets de la Cathédrale

     

    Zurich - Les Martinets de la Cathédrale

     

    Zurich - Les Martinets de la Cathédrale

     

    Zurich - Les Martinets de la Cathédrale

     

    Au coucher du soleil, à Saint Gall, on entend aussi les Martinets à ventre blanc qui se poursuivent au dessus de l'abbatiale. Un ballet sonore et visuel, vif et joyeux, mon plus beau souvenir ornithologique de Suisse pour cette fois.

    Zurich - Les Martinets de la Cathédrale

     

    Pour terminer cette petite escapade en Suisse alémanique, petit retour en enfance avec une visite de l'alpage du Grand-Père de Heidi, l'héroïne du roman de Johanna Spyri, sur les hauteurs de Maienfeld :

    Zurich - Les Martinets de la Cathédrale

     

    Zurich - Les Martinets de la Cathédrale

     

    Zurich - Les Martinets de la Cathédrale

    Je vous dis à bientôt pour d'autres découvertes et vous souhaite un bel automne.


    5 commentaires
  •  

    Glaise, petit hameau perché dans la montagne, au bout d'une route de 5 km dans les gorges, sur la commune de Veynes dans les Hautes-Alpes. Lors de nos différents séjours là-bas, nous avons pu y observer plusieurs familles de Pies-grièches écorcheur (Lanius collurio), espèce nicheuse régulière dans le hameau.

    Première rencontre en 2011, d'un mâle posé sur une clôture au bord de la route, en bas du hameau. Son plumage caractéristique permet d'identifier facilement l'espèce : masque noir, calotte gris clair, dos brun-roux et dessous clair. 

    Les Pies-grièches de Glaise

     

    C'est finalement une famille au complet qu'on observera plusieurs jours d'affilée dans ce secteur, très souvent posée sur les buissons épineux qui bordent les pâtures (genévriers, aubépines, rosiers sauvages ou domestiques ...). Le climat plutôt sec (on est ici à la limite de la Provence) et les pratiques agricoles du hameau (pâtures et foins pour les moutons) en font un paradis pour les insectes dont les pies-grièches sont friandes. Perchée sur un poteau de clôture ou un buisson, la Pie-grièche observe la prairie alentours, et dès qu'une sauterelle ou un criquet pointe le bout de son antenne, elle quitte son perchoir pour l'attraper. Si la proie est trop grosse elle sera empalée sur une aubépine ou un barbelé, pour constituer un garde-manger. Cette charmante habitude a donné son nom à la Pie-grièche écorcheur.

    Voici donc la petite famille observée en 2011. Pour commencer un mâle, posé sur un genévrier :

    Les Pies-grièches de Glaise

     

    Puis des juvéniles, déjà volants (on était fin juillet). Le juvénile a les mêmes couleurs que la femelle, que l'on verra plus bas, cependant son plumage est intégralement moucheté, y compris la calotte et le dos :

    Les Pies-grièches de Glaise

     

    Les Pies-grièches de Glaise

     

    Enfin quelques portraits de femelles, posées sur différentes sortes de perchoir. La femelle ressemble au juvénile, avec son ventre écaillé de couleur claire, mais les parties supérieures sont unies : la calotte est gris clair comme celle du mâle, alors que le masque et le dos sont brun clair plus terne que le brun-roux du mâle.

    Les Pies-grièches de Glaise

     

    Les Pies-grièches de Glaise

     

    Les Pies-grièches de Glaise

     

    Le hameau de Glaise héberge chaque été plusieurs familles de Pies-grièches écorcheur. En 2011 nous en observerons au moins deux. Le juvénile ci-dessous a été photographié dans une pâture plus éloignée de la route (de l'autre côté du ruisseau), bordée d'arbres et d'une zone de buissons épineux . Ce perchoir est souvent occupé par une autre espèce qui niche aussi dans ce secteur, le Rougequeue à front blanc. 

    Les Pies-grièches de Glaise

     

    Pour l'été 2012 je n'ai pas de belles photos à vous présenter, mais j'ai noté l'observation de 2 familles de Pie-grièches écorcheur minimum, dont une en haut du hameau, à côté de la ferme nommée "Les Garcins de Glaise".

    Nouvelles observations en 2014, ici un mâle, photographié près du parking situé au milieu du hameau. Ce parking est d'ailleurs joliment aménagé par la commune et les habitants du hameau  (plan des randonnées, fleurs, panneaux explicatifs sur les différentes espèces d'arbres plantés alentours ...).

    Les Pies-grièches de Glaise

    Pour cette année 2014, d'après mes notes et autres photos plus ou moins réussies, au moins deux familles nichaient dans le hameau, une d'entre elle au niveau de la chapelle et des Garcins de Glaise, la deuxième vers le milieu du hameau, ce qui m'a valu une mésaventure avec nos amies les abeilles : j'avais repéré un groupe de Pie-grièches juvéniles dans les prunelliers près des ruches, mais j'ai dû m'approcher de trop près (des ruches, pas des pies-grèches) et me suis fait poursuivre et piquer par un de ces sympathiques insectes. 

    Nous sommes retourné cet été à Glaise et avons revu avec plaisir nos Pies-grièches. Ce qui est bien avec cette espèce c'est qu'ils ont l'habitude de guetter les insectes sans bouger sur des perchoir bien en vue, et qu'une famille de Pie-grièches, ça fait quand même du bruit, surtout quand les jeunes ne sont pas encore complètement autonomes et harcèlent les parents pour avoir de la nourriture. La série ci-dessous a été prise dans la pâture juste au-dessus de la chapelle. Une petite heure hors du temps, immergée dans la vie de ces oiseaux attachants.
     

    Les Pies-grièches de Glaise

     

    Les Pies-grièches de Glaise

     

    Les Pies-grièches de Glaise

     

    Les Pies-grièches de Glaise

     

    Les Pies-grièches de Glaise

     

    Les Pies-grièches de Glaise

     

    Les Pies-grièches de Glaise

     

    Les Pies-grièches de Glaise

     

    Les Pies-grièches de Glaise

    Septembre est arrivé, bientôt ce sera le départ pour l'Afrique tropicale, le premier grand voyage pour les jeunes de l'année. Les Pie-grièches reviendront au beaux jours, vers le mois de mai.

    Espérons que le hameau de Glaise restera pour longtemps un havre de paix pour la Pie-grièche écorcheur, une espèce malheureusement en déclin, suite à la raréfaction des milieux favorables et à l'usage intensifs des insecticides dans les cultures.

    Profitez bien de cette rentrée pour observer les oiseaux migrateurs, l'occasion de voir des espèces inhabituelles près de chez vous et peut-être même dans votre jardin. Et pourquoi pas des Pie-grièches écorcheur ! 

     


    4 commentaires
  •  

    Retour au Pérou pour la dernière étape de ce voyage en famille, la découverte de l'Amazonie. Le vol de Cuzco à Puerto Maldonado ne dure qu'un heure (contre plus d'une vingtaine par la route, et encore la desserte de l'Amazonie péruvienne s'améliore d'année en année). A la descente de l'avion, c'est le choc, il fait très très chaud, et l'humidité de l'air n'arrange pas les choses. Bref si vous envisager l'expérience, prévoyez des vêtements légers et de préférences couvrants (à cause des moustiques), ainsi qu'un chapeau, pour vous protéger du soleil et surtout des bestioles qui tombent des arbres.

    Nous quittons rapidement la ville pour rejoindre l'Eco Amazonia Lodge, à 2 heures de navigation en pirogue à moteur, le long du fleuve Madre de Dios. Ici les fleuves ce n'est pas de la rigolade, 600 à 700 m de large (pour comparaison la Loire à Nantes ne fait que 200 m de large) et encore nous somme loin de l'Amazone, que le Madre de Dios rejoindra via le Rio Madeira près de Manaus au Brésil. 

    Après nous être installé dans nos bungalows (sur pilotis) nous pouvons faire connaissance avec la faune du lodge. Tout d'abord une de leur mascotte, un Agami à ailes blanches (Psophia leucoptera), qui a dû être domestiqué car ce gros oiseau plutôt terrestre vit en général loin des installations humaines.

    19 août 2015 : La mare Caïman

     

    Tant qu'il fait jour, le lodge est animé pas les cris des  Cassiques cul-jaune (Cacicus cela) qui nichent dans les arbres parmi les bungalows. Ce sont les "tisserins" locaux, leurs nids en forme de bourse sont impressionnants et souvent groupés en colonie de plusieurs dizaines d'éléments.

    19 août 2015 : La mare Caïman

     

    19 août 2015 : La mare Caïman

     

    19 août 2015 : La mare Caïman

     

    19 août 2015 : La mare Caïman

     

    Moins nombreux mais plus grand, leurs cousins les Cassiques roussâtres (Psarocolius angustifrons) construisent le même genre de nid. Leurs colonies sont plus petites (2 à 20 nids) mais ils peuvent former des colonies mixtes avec les Cassiques cul-jaune comme c'est le cas ici.

    19 août 2015 : La mare Caïman

     

    19 août 2015 : La mare Caïman

     

    19 août 2015 : La mare Caïman

    On peut aussi rencontrer des Agoutis (sorte de gros rongeurs) occupés à chercher de la nourriture sur les parterres, surtout le soir : 

    19 août 2015 : La mare Caïman

     

    En fin d'après-midi, nous partons en groupe avec un guide francophone pour une petite excursion à pied dans la forêt, jusqu'à une mare appelée "Lagune caïman". Des plates-formes en bois nous permettent d'observer tranquillement la faune locale. C'est dans ce décor de théâtre que l'on apercevra une Buse à tête blanche (Busarellus nigricollis) dont la présence ici est assez logique puisqu'elle se nourrit de poissons, à la manière d'un Balbuzard pêcheur.

    19 août 2015 : La lagune Caïman

     

    En scrutant la végétation aquatique, on aperçoit facilement de nombreux petits Caïmans qui ont donné leur nom à la lagune :
     

    19 août 2015 : La mare Caïman

     

    Mais le clou du spectacle, ce sont les Hoazins huppés (Opisthocomus hoazin). Ces oiseaux étranges, seuls dans leur famille, n'ont pas encore trouvé leur place dans la classification : parfois considérés comme primitifs car les ailes des juvéniles sont pourvues de griffes qui les aident à se déplacer dans les arbres, ils ont été rapproché tour à tour des coucous, des faisans ou même des pigeons, sans preuve génétique fiable pour l'instant.

    Les Hoazins sont pour les oiseaux l'équivalent des Paresseux chez les mammifères : ils volent et marchent mal, passant le plus clair de leur temps à se nourrir de végétaux et à les digérer ... Si on a la chance d'en voir on est sûr d'en avoir pour un bon moment : 

    19 août 2015 : La mare Caïman

     

    19 août 2015 : La mare Caïman

     

    19 août 2015 : La mare Caïman

     

    19 août 2015 : La lagune Caïman

     

    De temps à autre, on aperçoit de petits oiseaux noir à ventre jaune, qui viennent se poser sur le perchoir des Hoazins. Ce sont des Troglodytes à miroir (Donacobius atricapilla), improprement appelé ainsi en français, car ils ne sont nullement apparenté à nos troglodytes, mais forment une famille de passereaux à eux seuls. Certains auteurs les nomment d'ailleurs Donacobes à miroir.

    19 août 2015 : La lagune Caïman

     

    19 août 2015 : La lagune Caïman

     

    Après cette introduction à la faune locale nous rentrons au lodge pour dîner et profiter d'une petite heure d'électricité (celle-ci est rationnée car produite sur place par des panneaux solaires). Ici pas d'Internet, l'eau de la douche est froide et c'est tant mieux ça permet de se rafraîchir. Le lendemain lever à 5h (dans le noir, il vaut mieux préparer ses affaires avant l’extinction des feux) pour une nouvelle ballade en forêt que je vous raconterai dans un prochain article.


    4 commentaires