•  

    Ce matin en consultant le site FauneIdf (http://www.faune-iledefrance.org/ - site Internet qui sert à saisir les observations d'oiseaux et d'autres animaux en Ile de France), j'ai d'abord cru à un poisson d'avril : un observateur signale une Gorgebleue à miroir Boulevard Richard Lenoir dans le 11ème arrondissement, non loin de la place de la Bastille !

    Mais à midi, sur le site il y avait aussi des photos de l'oiseau, posé sur la branche d'un platane devant un balcon en fer forgé typiquement haussmannien : pas du tout le milieu habituel de l'espèce, qui fréquente en général les zones humides avec buissons. Plus de doute, il faut aller jeter un coup d’œil (et d'appareil photo). Surtout que je n'ai encore jamais observé cette espèce.

    Arrivée sur place vers 15h, je rencontre Yves, un autre ornithologue, qui n'a pas encore vu l'oiseau. Peut-être a-t-il repris sa migration vers son lieu de nidification ? En effet la Gorgebleue passe l'hiver en Afrique et revient en Europe pour nicher. Mais au bout de quelques minutes nous voyons un petit oiseau grisâtre qui traverse un espace libre entre les buissons qui bordent l'aire de jeu pour enfants, j'aperçois un reflet bleu à la gorge de la bestiole, c'est bien elle. Il faut encore un peu de patience pour réussir à l'observer et la prendre en photo, en compagnie d'un troisième ornithologue, Olivier, arrivé entre temps.

    Voici quelques photos que j'ai réussies à prendre, l'oiseau est d'abord perché sur un platane, puis au sol :

    Une Gorgebleue à miroir Bd Richard Lenoir (Paris 11)

     

    Une Gorgebleue à miroir Bd Richard Lenoir (Paris 11ème)

     

    Une Gorgebleue à miroir Bd Richard Lenoir (Paris 11ème)

     

    La météo n'étant pas très favorable, peut-être restera-t-elle plusieurs jours à Paris en halte migratoire ? Vous pouvez toujours tenter votre chance, n'oubliez pas les jumelles !

    Enfin, je dis "elle" parce qu'on dit "une gorgebleue" mais après vérification dans le "Guide Ornitho" des oiseaux d'Europe, il s'avère que ça doit être un mâle - les femelles n'ont pas de bleu à la gorge en général, ou alors moins que les mâles.

    Bonnes observations à tous, et à bientôt pour d'autres découvertes.

     


    votre commentaire
  •  

    Ce jeudi 19 mars 2015 en milieu d'après-midi un message reçu sur la liste de diffusion du CORIF (Centre Ornithologique Ile-de-France) annonce "Avocette à Paris !" et précise que celle-ci se trouve à la pointe amont de l'île Saint-Louis. L'un des découvreurs, Olivier Laporte, précise que l'avocette est visible depuis les quais Nord.

    Comme je n'habite pas loin et que j'ai la chance de travailler à la maison, je me saisis vite fait des jumelles et de l'appareil photo, direction le pont Sully. Côté rive gauche, on ne voit rien. Je traverse donc l'île et je m'arrête sur le pont Sully, puis je pointe les jumelles en direction des 3 oiseaux gris-blanc que l'on distingue vaguement au bout de l'île. Situation assez habituelle, car c'est un endroit où se posent régulièrement les goélands et les mouettes. Mais là dans les jumelles, apparaît un oiseau plus frêle, perché sur de longues pattes grises, blanc avec quelques motifs noirs caractéristique sur la tête et le dos : je n'en crois pas mes yeux, c'est bien une Avocette élégante (Recurvirostra avosetta).

    Une Avocette élégante à Paris !

    Vue depuis le pont Sully, les 2 Goélands argentés juvéniles et l'Avocette élégante.

     

    Je rejoins alors d'autres observateurs sur le quai rive droite, face à la pointe de l'île. On est alors un peu plus près de l'oiseau et cela permet de belles observations, même si le manque de lumière de cette journée froide et nuageuse, et la largeur du petit bras de la Seine, compliquent la photographie.

    Mais cette distance d'observation permet aussi à notre avocette de se reposer tranquillement ; elle doit en avoir bien besoin, probablement en migration vers son lieu de nidification, elle s'est accordée une pause à cause de la météo qui s'est subitement refroidie en cette fin de semaine. Le site est bien choisi car le square à la pointe de l'île est fermé pour travaux jusqu'à fin avril (dommage pour les oiseaux nicheurs locaux) et l'accès piéton aux quais où stationne l'avocette est impossible (par contre j'ignore si l'endroit est fréquenté par des visiteurs nocturnes, ou si les poubelles n'ont pas été vidées depuis le début des travaux).

    Une Avocette élégante à Paris !

    L'avocette et les poubelles de Paris.
    Belle photo d'un oiseau en environnement urbain.

     

    Une Avocette élégante à Paris !

    Petit clin d’œil ornithologique : Calimero et l'Avocette.

     

    De loin sans jumelles l'Avocette peut être confondue avec les mouettes rieuses en raison de sa blancheur et du noir de la tête, comme on peut le voir ci-dessous :

    Une Avocette élégante à Paris !

    La mouette du milieu a presque son plumage d'été (tête noire). Les oiseaux étant debout on voit bien que l'avocette a de plus longues pattes, mais couchés la tête dans les plumes ce ne serait pas si simple (Voir les illustrations dans l'indispensable "Guide ornitho" des oiseaux d'Europe).

     

    L'Avocette élégante fréquente essentiellement les milieux humides du littoral (par exemple la côte Picarde). Ses pattes palmées et son long bec retroussé sont particulièrement adapté à ce milieu, où elle se nourrit de petits animaux aquatiques en écumant l'eau à l'aide de son bec entrouvert. 

    Une Avocette élégante à Paris !

    Sur cette photo on distingue le bec recourbé et les pattes palmées de l'avocette.

     

    Les berges empierrées de l'île St Louis paraissent peu favorable à un stationnement prolongé de notre avocette qui aurait du mal à s'y nourrir, même si de nombreux invertébrés vivent dans la Seine. J'ai par exemple pu observer, toujours sur les berges de l'île Saint Louis, un Chevalier guignette qui se nourrissait d'une sorte de crustacé (voir photo ci-dessous).

    Une Avocette élégante à Paris !

    Chevalier guignette, île Saint Louis, mai 2010.

     

    L'avocette est aussi capable de nager, ici celle observée jeudi à Paris : un moment agacée par les goélands, elle a fait un petit tour en vol au dessus du site, s'est brièvement posée sur la Seine puis est revenue à son point de départ.

    Une Avocette élégante à Paris !

     

    Cette observation exceptionnelle (d'après les spécialistes, c'est la première fois qu'une observation d'Avocette élégante est enregistrée à Paris) n'aura durée qu'une journée. En effet vendredi matin elle n'était plus là. 

    Pour voir des photos d'avocettes dans leur milieu naturel, n'hésitez pas à suivre le lien : http://www.oiseaux.net/oiseaux/avocette.elegante.html.

    A bientôt pour d'autres découvertes.


    1 commentaire
  •  

    Pour finir cette série d’article sur l’Islande, je vous propose aujourd’hui un reportage coloré sur Reykjavik et l’île de Viðey, où nous avons passé une partie de la journée du 17 août, avant de redécoller pour Paris vers minuit (le vol de nuit Reykjavik-Paris n’est pas de tout repos, car il ne dure moins de 4h mais avec le décalage horaire vous arrivez à Paris à 6h, autant dire que c’est une nuit blanche. Le seul intérêt de ce vol est qu’il est moins cher que les autres, et que l’on profite d’une dernière journée complète sur place).

    Vous constaterez sur les photos ci-dessous que l’Islande ce n’est pas que gris et vert, surtout lorsque le soleil s’y met. Les habitants de Reykjavik ont beaucoup d’imagination pour choisir les couleurs de leur maison (et encore je vous épargne la maison vert pomme que je n’ai pas photographiée), en particulier dans le quartier situé entre l’église Hallgrimskirkja et le lac Tjörnin, à tel point que l’on appelle cet endroit les « Rues colorées ». Comme quoi il est possible de rendre attrayant un matériau aussi basique que la tôle ondulée.

     

    17 août 2014 : Escapade à Viðey

    Une charmante maisonnette dans les tons bleus.

     

    17 août 2014 : Escapade à Viðey

    Les couleurs des fenêtres et balcons sont assorties à celles de la toiture.

     

    Non loin de là, sur le port, l’on peut admirer la nouvelle attraction de Reykjavik, Harpa, un complexe regroupant salles de concerts et de conférence, qui se veut l’équivalent de notre Tour Eiffel ou de l’Opéra de Sydney, en quelque sorte le symbole de la capitale islandaise aux yeux du monde. Construite dans les années 2000, Harpa devait être entourée de tout un ensemble de nouveaux bâtiments, mais la crise de 2008 en a décidé autrement. Seul Harpa a vu le jour et a finalement été inaugurée en 2011. La première fois que je l’ai aperçue, lors de notre arrivée à Reykjavik, je n’ai pas été très impressionnée par cette sorte de cube trapézoïdal en verre. Mais c’est un bâtiment qui demande du temps pour s’apprécier, et qui change suivant la lumière. Ci-dessous 2 photos de détail des façades :

     

    17 août 2014 : Escapade à Viðey

     

    17 août 2014 : Escapade à Viðey

     

    Comme il fait beau pour notre dernier jour en Islande, nous décidons de rejoindre l’île de Viðey, à quelques centaines de mètres de la côte. Un conseil : si vous tentez l’aventure, prenez le bateau à l’embarcadère situé derrière Harpa, ça vous évitera 4 kilomètres de marche jusqu’à celui situé près du camping et de l’auberge de jeunesse (Skarfabakki). La petite île a même son site Internet http://videy.com/en/ où vous trouverez les horaires des ferries et de nombreux renseignements. Viðey n’est plus habitée depuis 1943, mais l’été il est possible de se restaurer à Viðey House, la grande bâtisse située sur la colline en face du port, et d’y louer des vélos. C'est une des plus anciennes maisons en pierre encore visibles en Islande. Juste à côté, et peinte en coloris assortis, se trouve la petite église de Viðey, qui date du 18ème siècle et a conservé son mobilier et sa décoration d’origine.

     

    17 août 2014 : Escapade à Viðey

    La petite église de Viðey

     

    Le reste de l’île est avant tout sauvage, on peut s’y promener librement sur les sentiers qui surplombent la mer, y croiser des sculptures contemporaines, des ruines, et je suis sûre que vous l’aurez deviné, des oiseaux !

    En contrebas du sentier, sur la côte nord de l’île, une plage de galets garnie d’algues regroupe quelques spécimens de l’avifaune locale :

    Tout d’abord, les omniprésents Eiders à duvet (Somateria mollissima), qui fournissaient autrefois une ressource importante aux habitants de l’île. Une famille cherche de la nourriture sur la plage, tandis qu’un mâle qui faisait la sieste sur un tas d’algues gagne la mer. Bien sûr nous sommes toujours en période d’éclipse aussi les couleurs de son plumage ne sont pas très impressionnantes mais on le différencie quand même assez facilement des femelles et des juvéniles. Pour voir l’Eider à duvet en plumage nuptial, suivre le lien http://www.oiseaux.net/oiseaux/eider.a.duvet.html.

     

    17 août 2014 : Escapade à Viðey

    La famille Eider à duvet recherche mollusques et crustacés qui composent la plus grande part de son régime alimentaire.

     

    17 août 2014 : Escapade à Viðey

    Le mâle en plumage d’éclipse, reconnaissable au motif noir de la tête.

     

    Sur la même plage quelques limicoles se nourrissent d’invertébrés en fouillant dans la couche d’algues. On reconnait facilement 2 Huitriers pie (Haematopus ostralegus), mais ils ne sont pas seuls : 3 limicoles bien plus petit leur tiennent compagnie. Je reconnais des Tournepierres à collier (Arenaria interpres) mais je vous épargne les photos prises ici car la distance et la taille des oiseaux n’a pas permis d’obtenir un résultat convenable. En suivant le lien http://www.oiseaux.net/photos/regine.le.courtois.nivart/photos.T.2.html vous pourrez voir quelques photos de Tournepierre que j’ai prises dans d’autres régions du monde (Bretagne, Seychelles …). L’Huitrier pie par contre ne rend pas trop mal, on peut même voir sur la photo qu’il est bagué :

     

    17 août 2014 : Escapade à Viðey

     

    Le sentier s’élève encore par rapport au niveau de la mer, et nous arrivons en haut d’une falaise. Les habituels Fulmars boréaux (Fulmarus glacialis) volent au-dessus des vagues ; je prends quelques photos et c’est au retour que je me rends compte qu’il n’y avait pas que des Fulmars : c’est la magie de la découverte d’une observation inédite sur photo ! En effet quelques Mouettes tridactyles (Rissa tridactyla) se sont glissées dans le lot. En coloris elles ressemblent au Fulmar, mais on distingue bien les pointes noires des ailes et la silhouette typique de mouette. Ci-dessous les 2 photos surprises de Mouette tridactyle.

     

    17 août 2014 : Escapade à Viðey

     

    17 août 2014 : Escapade à Viðey

     

    Puis nous arrivons à la Grande mare, où niche une colonie de Sternes arctiques (Sterna paradisaea) - elles ne sont donc pas encore toutes reparties pour l’hémisphère sud, et où picorent quelques limicoles : j’identifierai sur les photos après coup un Bécasseau violet (Calidris maritima), un Bécasseau maubèche (Calidris canutus) et un Bécasseau variable (Calidris alpina).

     

    17 août 2014 : Escapade à Viðey

    Bécasseau maubèche juvénile, reconnaissable au motif de son plumage ; il est également bien plus gros et trapu que le Bécasseau variable (mais là il faut en avoir un à côté pour pouvoir comparer).

     

    17 août 2014 : Escapade à Viðey

    Sterne arctique adulte, de retour de la pêche.

     

    Puis vient l’heure du retour, cette fois nous prenons le bateau à destination d'Harpa, ce qui permet de prendre de jolies photos du bâtiment dans son environnement :

     

    17 août 2014 : Escapade à Viðey

     

    L’intérieur révèle aussi quelques surprises : tout d’abord une librairie-magasin de souvenir qui propose autre chose que les envahissants macareux en peluche « Made in China ». Au détour d’un couloir on trouve une sculpture faite de bouteilles en plastique (je ne sais pas si elle reste là en permanence ou si c’était une exposition temporaire). La vue sur le port à travers les vitres polygonales est également intéressante à photographier.

     

    17 août 2014 : Escapade à Viðey

     

    17 août 2014 : Escapade à Viðey

     

    Un peu déçue de ne pas avoir fait d’assez belles photos de Sternes arctiques, je retourne sur le port à tout hasard, et là je dois dire que j’ai beaucoup de chance, puisqu'une Sterne a décidé de passer la fin de l’après-midi à expérimenter une nouvelle méthode de pêche. Au lieu de voler sur place pour repérer un poisson, elle s’est dit qu’il était moins fatiguant de guetter les proies depuis le bord du quai, ce qui me permet de faire quelques photos du volatile immobile (et oui normalement une Sterne ça ne tiens pas en place).

     

    17 août 2014 : Escapade à Viðey

    On remarque les pattes minuscules de la Sterne posée sur le quai.

     

    17 août 2014 : Escapade à Viðey

    En vol au-dessus du port.

     

    Après dîner, nous repassons près du lac Tjörnin en allant chercher nos valises à l’hôtel. Enfin je peux photographier les Cygnes chanteurs en gros plan car ce soir-là ils ont décidé de venir au pain.

     

    17 août 2014 : Escapade à Viðey

     

    Ce sera ma dernière photo de l’Islande pour cette fois, une belle façon de terminer un voyage.

    J’espère que cette série vous a plu et vous a permis de découvrir l’Islande, ses paysages et curiosités géologiques et ses oiseaux. N’hésitez pas à laisser vos commentaires.


    1 commentaire
  •  

    C’est sous une pluie glaciale, par une température de 6°C que nous prenons la route pour Akureyri, la principale ville du Nord de l’Islande, où nous devons rendre notre voiture de location et prendre un vol intérieur pour rejoindre Reykjavík en début d’après-midi.

    En chemin, alors que nous longeons le fjord Eyjafjördur, mon attention est attirée par de curieux volatiles qui semblent picorer dans un champ, aux abords d’un hôtel situé en pleine nature. Cela fait un peu penser à nos élevages de volailles en plein air. Je me souviens en avoir aperçu de similaires le long de la route n° 1 sur la côte sud, sans avoir pu les identifier. Comme nous avons encore le temps avant midi, nous faisons une petite pause photo. En fin de compte, il s’agit de Barges à queue noire (Limosa limosa), un grand limicole que l’on rencontre surtout dans les zones humides en France (exemple au Parc du Marquenterre près de la Baie de Somme). Mais en fin de compte, les prairies islandaises sont aussi de véritables zones humides, vu la pluviométrie locale. Dans ce type de milieu, les Barges à queue noire se nourrissent essentiellement de vers de terre, alors que dans les zones humides plus classiques elles fouillent la vase à la recherche de petits crustacés et de larves diverses. Quelques Mouettes rieuses et un probable Bécasseau maubèche tiennent compagnie aux Barges à queue noire. Voici quelques photos.

     

    16 août 2014 : L’hiver à Akureyri – l’été à Reykjavik

     

    16 août 2014 : L’hiver à Akureyri – l’été à Reykjavik

     

    16 août 2014 : L’hiver à Akureyri – l’été à Reykjavik

     

    16 août 2014 : L’hiver à Akureyri – l’été à Reykjavik

     

    Après cette petite pause et un peu d’attente à l’aéroport, nous nous envolons pour Reykjavík où nous retrouvons l’été et la pension où nous avons dormis au début du voyage. Avant d’aller acheter quelques cadeaux dans la rue principale, je retourne faire quelques photos au lac Tjörnin. J’y retrouve à peu près les mêmes espèces et spécimen que la semaine précédente, parfois moins farouches car comme on a dépassé le 15 août, la distribution de pain est à nouveau autorisée. Seules les Sternes arctiques ont disparues, sont-elles déjà reparties pour le grand voyage vers la Terre de feu et l’Antarctique à plus de 10 000 km d’ici ?

     

    16 août 2014 : L’hiver à Akureyri – l’été à Reykjavik

    Un beau spécimen de Goéland brun adulte. On devine ses pattes jaunes sous l’eau.

     

    16 août 2014 : L’hiver à Akureyri – l’été à Reykjavik

    Le bébé Eider à duvet s’est bien emplumé depuis la semaine précédente.

     

    16 août 2014 : L’hiver à Akureyri – l’été à Reykjavik

    Un groupe d’Oies cendrées dans la partie la plus sauvage du parc (du côté de l’aéroport de Reykjavík, réservé aux vols intérieurs)

     

    16 août 2014 : L’hiver à Akureyri – l’été à Reykjavik

    Une femelle de Fuligule morillon. Son plumage est plus sombre que celui de la femelle de Fuligule milouinan, elle est plus petite et a l’air plus « gentil ».

     

    16 août 2014 : L’hiver à Akureyri – l’été à Reykjavik

    Et voici le mâle de Fuligule morillon (ici en plumage d’éclipse, ce qui explique la huppe un peu défraîchie et les flancs grisâtres au lieu de blanc pur).

     

    16 août 2014 : L’hiver à Akureyri – l’été à Reykjavik

    Enfin un Canard siffleur, décidément présent un peu partout sur l’île.

     

    Le 16 août étant un samedi soir, il est un peu difficile de trouver une place quelque part pour dîner. Après avoir essayé en vain quelques restaurants traditionnels bondés, nous allons finalement au «Cafe Paris », une sorte de brasserie à la déco parisienne, avec de très bons plats copieux et pas trop chers. Je vous recommande les pâtes aux langoustines. De plus il est situé au cœur de l’ancien Reykjavik, non loin de l’endroit où les premiers Vikings ont fondé la ville. 

    Je vous dis à bientôt pour la dernière journée du voyage : Escapade à Viðey.

     


    votre commentaire
  •  

    Pour ceux qui n’ont pas suivi, cet article est la suite d’une série consacrée au voyage en Islande que j’ai eu le plaisir de partager avec ma fille aînée l’été dernier. Ce voyage avait 2 thèmes principaux : la découverte des sites géologiques et volcaniques de l’île, et celle de la faune, en particulier des oiseaux. Voici donc les points forts de cette deuxième journée autour du lac Myvatn, paradis des ornithologues.

    En arrivant aux abords du site, nous faisons d’abord une pose près du pont qui enjambe la rivière Laxá. Le jour précédent, j’y avais aperçu différentes sortes de canards, mais le manque de lumière, le fait que tous les canards ou presque soient de couleur brune à cette saison (plumage d’éclipse) et aussi mon ignorance en la matière, m’ont obligé à réviser mon guide ornithologique avant de revenir. Et l’avantage des photos, c’est que l’on peut aussi chercher après coup à identifier les espèces.

    Revenons à la Laxá : c’est une rivière avec beaucoup de courant et de remous, surtout fréquenté par les canards plongeurs. On appelle ainsi les canards qui disparaissent entièrement sous la surface de l’eau pour trouver leur nourriture, contrairement aux canards dit « de surface » (Canard colvert ou siffleurs par exemple) qui basculent à la surface de l’eau en laissant dépasser l’arrière de leur corps hors de l’eau, et pour certains préfèrent même s’alimenter à terre.

    Voici en premier un Garrot d’Islande (Bucephala islandica) juvénile (ceux-ci ont l’œil brun alors que les adultes ont l’œil jaune brillant). Le Garrot d’Islande ressemble beaucoup à son cousin le Garrot à œil d’Or (que l’on trouve dans le nord de l’Europe, et parfois en petit nombre en France, et même à Paris : un individu a séjourné sur le Canal de l’Ourq fin novembre 2011 pendant plusieurs jours). Les différences entre les 2 espèces de Garrot sont assez subtiles, le plus courant en Islande est le Garrot d’Islande (étonnant non ?), pour connaître les détails je vous invite à consulter la fiche de cette dernière espèce sur le site Oiseaux.net : http://www.oiseaux.net/oiseaux/garrot.d.islande.html. Comme elle manquait, je l’ai rédigée à mon retour après avoir étudié le sujet. Vous pourrez aussi voir sur cette fiche à quoi ressemble le Garrot d’Islande mâle en plumage nuptial.

     

    15 août 2014 : Myvatn épisode 2 – Canards et volcans

    Garrot d’Islande juvénile – Rivière Laxá

     

    Un peu plus loin, il y a aussi des garrots d’Islande adultes, reconnaissables à leur œil jaune :

    15 août 2014 : Myvatn épisode 2 – Canards et volcans

    Possible que ce soit un couple, celui de gauche semble avoir quelques marques blanches à l’épaule, caractéristique du mâle même en plumage d’éclipse.

     

    Autre canard typique des régions arctiques, la Harelde boréale (Clangula hyemalis). A cet endroit il n’y en avait qu’un individu, juvénile également, qui plongeait dans les remous en compagnie de quelques Garrots d’Islande et Fuligules morillons.

    Pour voir les différents plumages de la Harelde boréale, suivre le lien
    http://www.oiseaux.net/oiseaux/harelde.boreale.html.

     

    15 août 2014 : Myvatn épisode 2 – Canards et volcans

    Harelde boréale juvénile – Rivière Laxá

     

    3ème espèce de canard identifiée ce matin-là : une femelle de Fuligule milouinan (Aythya marila). Cette espèce ressemble beaucoup au Fuligule morillon, mais s’en distingue une plus grande taille, une tête arrondie sans huppe et un dos plus clair même pour la femelle. Cette dernière a le bec entourée d’une tâche claire d’assez grande taille, et personnellement je lui trouve un air un peu prétentieux. Le Fuligule milouinan est un canard plongeur des régions arctiques (Europe, Asie, Amérique) qui était jusqu’au 19ème siècle l’espèce de canard la plus commune à Myvatn. Le Fuligule morillon arrivé justement en Islande à la fin du 19ème l’a maintenant supplantée. D’ailleurs à cette endroit de la rivière Laxa il y en avait plusieurs individus, des femelles et des juvéniles.

     

    15 août 2014 : Myvatn épisode 2 – Canards et volcans

    Fuligule milouinan femelle – Rivière Laxá

     

    Voici enfin la star des canards de Myvatn, l’Arlequin plongeur (Histrionicus histrionicus), un canard au plumage multicolore vivant dans les zones arctiques, dont la distribution européenne se limite à l’Islande. Niveau multicolore, la photo ci-dessous est un peu décevante, pourquoi me direz-vous ? et bien parce qu’en août Monsieur Arlequin est en plumage d’éclipse, comme tous les canards ! Pour le voir en habits de carnaval, rendez-vous sur oiseaux.net : http://www.oiseaux.net/oiseaux/arlequin.plongeur.html

     

    15 août 2014 : Myvatn épisode 2 – Canards et volcans

    Arlequin plongeur mâle – Rivière Laxá

     

    Après ce festival de canards, nous faisons route vers le site de Kalfastrond, au sud du lac Myvatn. Un sentier permet de voir de près d’étranges blocs de laves semi-immergés dans les eaux claires et peu profondes du lac. Le soleil s’est enfin décidé à se montrer, il fait presque chaud, ce qui ne gâche rien et permet de faire de jolies photos :

     

    15 août 2014 : Myvatn épisode 2 – Canards et volcans

     

    15 août 2014 : Myvatn épisode 2 – Canards et volcans

     

    15 août 2014 : Myvatn épisode 2 – Canards et volcans

     

    Petit effet secondaire de l’apparition du soleil, les moucherons de Myvatn se sont réveillés ; du coup nous décidons de déjeuner dans la voiture, malgré la richesse en protéine desdits moucherons.

    Nous partons ensuite pour le site proche de Dimmuborgir (à l’est du lac), qui présente également de nombreuses et étranges formations de lave, nommée les « Châteaux noirs », mais cette fois sur la terre ferme (vous noterez sur les photos que la courte apparition du soleil est terminée) :

     

    15 août 2014 : Myvatn épisode 2 – Canards et volcans

     

    En continuant le sentier, on arrive tout à coup dans une zone de dunes de sable colonisées par de robustes graminées. Un panneau explicatif nous apprend que les graminées ont été semées sur les dunes afin de les stabiliser et d’éviter que les « châteaux noirs » ne soient ensevelis sous le sable. Bel exemple de conservation d’un site !

     

    15 août 2014 : Myvatn épisode 2 – Canards et volcans

     

    Nous terminons la boucle dans Dimmurborgir sous la pluie, l’été dans le nord de l’Islande semble déjà fini. L’après-midi est déjà bien avancée, mais j’aimerais profiter du reste de la journée pour observer d’autres volatiles. Deux belles surprises m’attendent.

    La première, au bord de la rivière Laxa (même site que le matin) : la famille d’Arlequins plongeurs que je pensais avoir aperçue le matin sur la rive opposée se trouve maintenant près de la « plage » située près du parking.

     

    15 août 2014 : Myvatn épisode 2 – Canards et volcans

    Femelle d’Arlequin plongeur et ses 3 canetons.

     

    15 août 2014 : Myvatn épisode 2 – Canards et volcans

    Arlequin plongeur mâle (en plumage d’éclipse se distingue de la femelle par les plumes blanches sur le dos, et en imaginant (beaucoup) par les nuances colorées de son plumage brun).

     

    La deuxième surprise, c’est un Courlis corlieu (Numenius phaeopus) perché sur un poteau au bord de la route conduisant à notre hébergement. Les courlis sont des limicoles assez gros reconnaissables à leur bec recourbé. Celui-ci surveillait probablement ses jeunes cachés dans les hautes herbes, en tout cas il n’était pas commode et plutôt bruyant.

     

    15 août 2014 : Myvatn épisode 2 – Canards et volcans

    En vol d’un poteau à l’autre (tentative de diversion ?).

     

    15 août 2014 : Myvatn épisode 2 – Canards et volcans

    Après l’atterrissage.

     

    15 août 2014 : Myvatn épisode 2 – Canards et volcans

    Comme je reste près de la voiture, il se décide à revenir au poteau de départ, non sans manifester bruyamment sa désapprobation.

     

    Il est temps maintenant de rentrer se reposer à la ferme de Fossholl, près de la chute de Goðafoss.

    Je vous dis à bientôt pour la suite du voyage : L’hiver à Akureyri – l’été à Reykjavik


    1 commentaire