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    Un petit article en écho à la campagne actuelle de la LPO "Mobilisez-vous pour le Vautour fauve !" (suivre le lien : https://www.lpo.fr/actualite/avec-la-lpo-mobilisez-vous-pour-le-vautour-fauve).

    Les Vautours fauves sont des oiseaux fascinants, dont la mauvaise réputation est totalement infondée. En effet leur rôle d’équarrisseur naturel permet de débarrasser les alpages des cadavres d'animaux morts et d'éviter ainsi la propagation des maladies dans les troupeaux et la pollution des cours d'eau. Le Vautour fauve est incapable de tuer un animal en bonne santé, sa physionomie ne le permet pas. 

    J'ai eu l'occasion d'observer ces oiseaux impressionnants lors de quelques un de mes séjours en famille dans les Alpes du Sud.

    Mobilisez-vous pour le Vautour fauve !

     

    Le Vautour fauve (Gyps fulvus) a été ré-introduit avec succès dans les Baronnies provençales (Drome) en particulier sur la commune de Rémuzat. C'est l'espèce de Vautour la plus commune parmi les 4 espèces présentes en France.

    Pour les observer deux possibilités :

    - Soit participer à une sortie organisée par l'association "Vautours en Baronnies" (site Web http://www.vautoursenbaronnies.com/), conseillé pour une première visite car les ornithologues qui animent la sortie vous donneront des tas d'informations passionnantes sur les Vautours, et vous amèneront au site d'observation. La voiture est nécessaire, mais jumelles et longues-vues sont fournies.

    - Soit vous rendre par vos propres moyens sur le site d'observation du Rocher du Caire, en passant par le village de Saint-May (suivre les panneaux fléchés "Vautour"). Pour assister à l'envol des vautours, prévoir d'arriver vers 9h le matin les mois d'été.

    Si les conditions météo le permettent, le spectacle est alors saisissant : les vautours quittent la falaise et passent à quelques mètres des spectateurs. N'hésitez pas à amener vos enfants ils en garderont un souvenir inoubliable. Et n'oubliez pas les jumelles ça vous permettra de scruter les falaises si les vautours ont décidé de faire la grasse matinée.

    Voici maintenant quelques photos :

    Mobilisez-vous pour le Vautour fauve !

     

    Mobilisez-vous pour le Vautour fauve !

    On vérifie que les touristes sont bien vivants, au cas où on pourrait s'éviter de faire 100 km pour trouver à manger ...

     

    Mobilisez-vous pour le Vautour fauve !

     

    Mobilisez-vous pour le Vautour fauve !

     

    Mobilisez-vous pour le Vautour fauve !

    J'ai des démangeaisons, j'ai encore dû manger un truc pas frais !

     

    Mobilisez-vous pour le Vautour fauve !

     

     Et en repartant, vous pourrez profiter des champs de lavandes :

    Mobilisez-vous pour le Vautour fauve !

     

    Et observer des plantes grasses :

    Mobilisez-vous pour le Vautour fauve !

    Bonne visite !


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    L’objectif de la journée est de traverser la partie Est de l’île du sud au nord afin de rejoindre la petite ville d’Egilsstaðir.

    Alors que nous quittons la ferme de Nypugardar où nous avons passé la nuit, une femelle de Traquet motteux (Oenanthe oenanthe) posée au bord du chemin nous souhaite bonne route.

    13 août 2014 : Perdues au milieu de rien

    Les Traquets motteux se nourrissent essentiellement d’insectes et d’invertébrés. La population islandaise hiverne en Afrique équatoriale, en transitant par l’Europe de l’Ouest.

     

    Nous traversons pendant une partie de la matinée une zone de prairies marécageuses où des familles de Cygnes chanteur (Cygnus cygnus) observent les rares voitures qui se sont aventurées si loin dans l’Est.

    Petite frayeur pour traverser un pont à voie unique de belle longueur : alors que je m’engage un autre véhicule apparaît à l’extrémité … Il faut reculer pour laisser le passage.

    Rapidement nous passons près de la ville de Höfn (1600 habitants environ), dernier point de ravitaillement avant Djupivogur et les fjords de l’Est. Le paysage change alors, les montagnes se rapproche de la route qui se retrouve coincée entre celles-ci et la mer. Après la traversée du tunnel d’Almannaskarð, long d’environ 1300 m et ouvert en 2005, certaines portions de route sont même suspendues à flanc de falaise, surplombant la mer de plusieurs dizaines de mètres.

    Bientôt nous approchons de Djupivogur, porte d’entrée des fjords de l’Est. A partir de là, la route n° 1 contourne le premier de ces fjords, le Berufjörður. Tout au fond du fjörd, une portion de route non asphaltée sur quelques kilomètres nous donne un avant-goût de ce qui nous attends dans l’après-midi. Ce premier fjörd ne nous ayant pas enthousiasmées plus que ça nous décidons de faire une pause ravitaillement-déjeuner à la station service de Breiðdalsvík, petite mais bien achalandée (café, fruits, yaourts, charcuterie …) puis de continuer la route n° 1 vers l’intérieur des terres.

    Avant de reprendre notre périple, nous pique-niquons dans le petit parc aménagé en contrebas de la station service. Malgré le vent et le froid je m’y attarde pour essayer de photographier les Grives mauvis (Turdus iliacus) qui le fréquentent. Pas facile car elles sont plutôt farouches … mais ne s’éloignent guère. J’apprends à les repérer à leurs cris.

    13 août 2014 : Perdues au milieu de rien

    La Grive mauvis est la seule grive présente en Islande. La plupart hiverne en Europe de l’Ouest, cependant certaines restent en Islande et passent l’hiver dans les villes et villages. 

     

    Après cette partie de cache-cache avec les Grives mauvis (assez décevante, il va falloir que j’en trouve en France cet hiver pour faire de meilleures photos), nous reprenons la route n° 1. Au bout d’une vingtaine de  kilomètres, la route est de nouveau non revêtue (et cela va durer sur 40 km), ce qui a l’air de plaire particulièrement à nos amis laineux : les graviers remplacent avantageusement les pierres à lécher que nos agriculteurs mettent à disposition de leurs bêtes.

    13 août 2014 : Perdues au milieu de rien

     

    Nous quittons les moutons pour traverser une région très peu peuplée où la principale animation se résume aux cascades qui descendent des montagnes. Des troupeaux de rennes (introduits pour l’élevage et depuis retournés à l’état sauvage) peuvent être aperçus dans cette partie de l’Islande mais nous n’avons pas eu cette chance. Bientôt la route monte en lacets assez raides jusqu’à un col qui nous dévoile un paysage sauvage et désertique, agrémenté d’un petit lac. Endroit fortement conseillé si vous n’aimez pas la foule – mais apportez vos provisions et votre doudoune !

    13 août 2014 : Perdues au milieu de rien

    Le vert de la mousse éclaire le paysage par cette journée bien grise.

     

    13 août 2014 : Perdues au milieu de rien

     

    La route descend ensuite une vallée où nous retrouverons bientôt un revêtement normal et la civilisation (c’est-à-dire une ferme tous les quelques kilomètres).

    Egilsstaðir est une « ville nouvelle » d’un peu plus de 2000 habitants, créée en 1947 pour fournir un centre de services aux habitants de l’Est de l’île et aux voyageurs perdus dans cette contrée. Bâtie au bord du Lagarfljot, célèbre pour son monstre aquatique (genre de monstre du Loch Ness local), la bourgade a peu d’intérêt si ce n’est la « forêt » de bouleaux où l’on peut faire de petites balades. Et bien sûr des possibilités de ravitaillement et d’hébergement.

    13 août 2014 : Perdues au milieu de rien

    Des gentianes trouvées dans la forêt. Espèce non déterminée, peut-être des gentianes champêtres car elles ont 4 pétales. Pas mal de champignons également, et des cris de Grives mauvis.

     

    Ce soir-là nous avons dormi à la guest-house Eyvindara, de confort standard mais que nous avons trouvé assez impersonnelle. Du coup nous sommes allées dîner au Café Valny près de l’office de tourisme, endroit que nous avions repéré avant la ballade dans la forêt. Les plats sont copieux et pas trop cher (exemple poulet tandoori avec riz ou hamburger frites).

    Je vous dis à bientôt pour la suite du voyage : En route vers Myvatn - volcans et canards


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    Depuis l'été 2003 nous avons régulièrement passé nos vacances d'été en famille à l'Aiglière, le chalet d'hôtes du Val de Glaise (à Veynes dans les Hautes-Alpes), toujours bien accueillis par Hermine et Christian qui nous ont fait découvrir leur belles montagnes.

    Malheureusement, ils ont été contraints de cesser leur activité en cette fin d'été 2014, victimes de l'instabilité fiscale de notre pays. 

    L'Aiglière, c'était là :

     

    L'Aiglière : la fin d'une aventure (2003-2014) 

    Le long de la route, le hameau de Glaise. Au fond, la tête de Charajaille.

     

    Parfois, le soir, un invité surprise nous rendait visite devant le chalet :

     

    L'Aiglière : la fin d'une aventure (2003-2014)

     

    Tout autour du hameau, les sentiers de randonnées nous menaient de découverte en rencontre (et on ne se perdait jamais, grâce aux topos rédigés par Hermine) :

     

    L'Aiglière : la fin d'une aventure (2003-2014)

    Graminées à contre-jour.

     

    L'Aiglière : la fin d'une aventure (2003-2014)

    Papillon sur la lavande sauvage.

     

    L'Aiglière : la fin d'une aventure (2003-2014)

    Pie-grièche écorcheur, dans son buisson épineux.

     

    L'Aiglière : la fin d'une aventure (2003-2014)

    Jeune renard, sur le chemin du col de Berthaud.

     

    Bientôt sur ce blog d'autres articles sur nos découvertes à Glaise et dans les Hautes-Alpes.

    En attendant toute la famille remercie Hermine et Christian pour toutes ces belles vacances que nous avons passés à l'Aiglière.


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    La journée du 12 août fut bien remplie, j’espère que vous ne m’en voudrez pas pour la longueur de l’article et la quantité de photos !

    Avant de quitter l’auberge de Hvoll, petit coup d’œil à l’étang, on ne sait jamais les Plongeons sont peut-être encore là. Ce n’est pas le cas, mais un Huîtrier pie admire la perfection de son reflet dans l’eau immobile.
     

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

     

    La première étape de la journée est le parc national de Skaftafell, un oasis de verdure entre les langues glaciaires du Vatnajökull. Créé en 1967, récemment intégré au nouveau parc national du Vatnajökull, le parc est facile d’accès par la route n° 1 et présente une multitude de milieu y compris des forêts de bouleaux. Ne vous attendez cependant pas à des arbres majestueux, ici même les plus vénérables ne dépassent guère les 2 à 3 m de haut. Des sentiers de difficulté et longueur variée sont facilement accessibles. Nous choisissons un peu au hasard un sentier qui nous mène rapidement à la cascade de Svartifoss et ses orgues basaltiques (très touristique, la plupart des groupes ne vont pas plus loin) puis nous nous éloignons de la foule et prenons un peu de hauteur.

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    Premier aperçu, quelque part au-dessus de Svartifoss

     

    Skaftafell est un de ces endroits magiques, encore plus beau en photo qu’en vrai, où chaque partie du paysage semble appartenir à un monde différent. Chaque point de vue exploite la palette des couleurs de manière presque infinie.

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    La porte d’un monde inhospitalier.

     

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    A l’ouest, les nuages font chatoyer les montagnes.

     

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    Vue sur le Kristinartindar, au nord.

     

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    Au loin, le glacier de Skeidararjökull.

     

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    Détail des montagnes à l’ouest.

     

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    Bleu, rose et vert.

     

    En traversant un petit bois de bouleau, on rencontre une joyeuse troupe de sizerins flammés :

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    Cet adulte reconnaissable à la flamme rouge sur son front se montre coopératif.

     

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    Vue sur le Morsardalur.

     

    Au détour du sentier, sur les bords d’un torrent, on peut admirer quelques touffes de fleurs mauves. Il s’agit d’Epilobe à feuille large, une espèce nord-américaine que l’on trouve également en Islande et au Groenland.

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    Épilobe à feuilles larges

     

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón 

    Au premier plan, des Angéliques en fleur.

     

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    Avant de quitter Skaftafell, vue sur les langues glaciaires

     

    Il est maintenant temps de se remettre en route pour le 2ème point fort de la journée : Jökulsárlón. Alors que nous avons presque parcouru la distance qui nous en sépare, une piste assez mauvaise sur notre gauche attire notre attention car plusieurs véhicules s’y engouffrent sans hésitation. Nous décidons de les suivre. Quelques kilomètres au ralenti sur les graviers et nous arrivons sur un parking surplombant un lagon proglaciaire (résultant de la fonte d’un glacier) sur lequel flotte des icebergs. Il s’agit de la Fjallsárlón, moins grand et moins connu que la Jökulsárlón mais tout aussi beau.

    Un vent à décrocher les portières de la voiture, et des Labbes parasites (Stercorarius parasiticus) assez agressifs nous accueillent à la sortie du véhicule, mais cela n’arrête pas notre enthousiasme. Détour fortement conseillé si vous passez à côté ! Le dépaysement est garanti.

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    Un magnifique « glaçon » turquoise.

     

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    Le vent omniprésent crée des vagues sur le lac.

     

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    Au fond, une des langues glaciaires qui aboutit dans le Fjallsarlon.

     

    Comme je le disais plus haut des Labbes parasites hantent le parking. Ces oiseaux de mer bruns, un peu plus gros qu’une mouette, attaquent tout intrus qui pénètre sur leur territoire, pendant la période de la nidification. Il est spécialisé dans l’attaque des autres oiseaux (Sternes …) afin de leur faire régurgiter leur repas. Ce sont de grands migrateurs qui suivent les Sternes arctiques jusque dans l’Atlantique sud. Du fait de leur agressivité ils sont peu craintifs et donc assez faciles à photographier (quoique très rapides).

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    Un spécimen en vol.

     

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    Au sol sur la toundra. Possible que le parking fournisse un complément de nourriture à ses sympathiques gardiens (morceaux de sandwiches etc.).

     

    Nous repartons ensuite, avec notre voiture qui a réussi à conserver toutes ses portières, vers notre destination initiale, la Jökulsárlón. L’endroit est plus fréquenté, équipé de toilettes, cafés, et il est possible de faire une balade en bateau entre les icebergs. Le lagon est également bien plus grand. Et bizarrement il y a aussi beaucoup moins de vent. Les icebergs présentent toutes les nuances du blanc, du bleu et du noir (à cause de la cendre volcanique).

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    Vue générale depuis le parking.

     

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    Iceberg « gruyère »

     

    Non loin du parking, niche une colonie de Grands Labbes (Stercorarius skua), des cousins plus costauds des Labbes parasites dont j’ai parlé plus haut. Je les repère grâce à un jeune touriste mal informé qui s’approche trop près de leur territoire : le pauvre court en tous sens les mains sur la tête pour éviter les piqués des labbes ! Pendant ce temps j’en profite pour les photographier.

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    C’est dans ce milieu que les Grands Labbes nichent, après avoir sommairement aménagé un creux à même le sol.

     

    Le Grand Labbe est plus trapus que le Labbe parasite ; il est reconnaissable en vol aux marques blanches sur ses ailes et à sa queue en forme de coin, ainsi qu’à sa grande envergure :

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón 

     

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

     

    Sur le parking, on peut également observer des passereaux assez peu farouches et de fréquentation plus agréable que les labbes : des Bruants des neiges (Plectrophenax nivalis). Ils se promènent entre les voitures probablement attirés par les miettes laissées par les touristes. Les Bruants des neiges islandais sont en général sédentaires.

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

      

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

      

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

     

    Des Eiders à duvet nagent sur le lagon entre les icebergs, la température de l’eau n’a pas l’air de les gêner :

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

     

    L’après-midi est bien avancée, il est temps de partir à la recherche de notre hébergement : la ferme Nypugardar, située un peu avant la ville de Hofn. Un endroit que je recommande, l’hôtesse est très accueillante, le dîner et le petit déjeuner délicieux.

    Je vous dis à bientôt pour la suite du voyage : de Hofn à Egilsstadir


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    Après un bon petit déjeuner à la ferme-auberge Vellir où nous avons passé la nuit, nous repartons pour le glacier de Solheimajökull.

    La ferme Vellir est située en pleine nature à 20 km environ à l’ouest de Vik (nous sommes donc revenues sur nos pas). Très beaux paysages, gaufres maison avec chantilly au petit déjeuner, mais dîner cher et peu copieux que je ne recommande pas (il est certainement plus avantageux de manger à la station-service de Vik qui sert des plats chauds (burger, frites, poissons …)).

    La piste pour Solheimajökull n’est finalement pas si terrible que ça, et le résultat vaut le détour :

    11 août 2014 : le Sud, autour de Vik.

    Front du glacier. Le sentier est fermé à partir de là car la glace est instable. 

     

    11 août 2014 : le Sud, autour de Vik.

    Un petit lagon glaciaire s’est formé en avant du glacier.

     

    11 août 2014 : le Sud, autour de Vik.

    Détail du front glaciaire.

     

    11 août 2014 : le Sud, autour de Vik.

    Le lagon s’écoule ensuite dans une rivière jusqu’à la mer.

     

    11 août 2014 : le Sud, autour de Vik.

    Vue du glacier depuis la piste en repartant.

     

    Comme il fait beau et que c’est sur notre chemin nous décidons de retourner aux falaises de Dyrholaey voir les macareux :

    11 août 2014 : le Sud, autour de Vik.

     

    Du haut de la falaise, superbe vue sur les aiguilles de lave de Reynisdrangar, selon la légende il s’agit de trolls pétrifiés :

    11 août 2014 : le Sud, autour de Vik.

     

    Une fois sur place, le soleil jouant à cache-cache avec les nuages, il est difficile de photographier des oiseaux en vol ; nous décidons donc d’aller voir de l’autre côté de la lagune si le temps est plus clément. Bonne idée car le soleil ne nous quittera plus de la journée. De la plage de Reynisdrangar, on a une vue magnifique sur les falaises de Dyrholaey et leurs arches.

    11 août 2014 : le Sud, autour de Vik.

     

    En arrivant sur la plage on peut également contempler les colonnes de basaltes qui orne la falaise :

    11 août 2014 : le Sud, autour de Vik.

     

    Et le soleil me permet de photographier quelques oiseaux en vol. L’opération est facilitée par notre position en bas de la falaise (celle-ci aussi grouille de Macareux, et de Fulmars).

    11 août 2014 : le Sud, autour de Vik.

    Pour commencer un macareux.

     

    11 août 2014 : le Sud, autour de Vik.

    Puis un fulmar.

     

    Après cette matinée bien remplie, nous allons nous renseigner à l’office du tourisme de Vik pour voir ce qui mérite le détour sur le chemin jusqu’à l’auberge de jeunesse de Hvoll où nous devons passer la nuit. Nous nous décidons pour le site de Hjörleifshöði, une sorte d’île plantée sur une mer de gravillons noirs. En effet passé Vik, le paysage jusque-là plutôt verdoyant devient vraiment désertique : nous traversons le Myrdalssandur, 700 km² de matériaux volcaniques acheminés ici par les crues.

    11 août 2014 : le Sud, autour de Vik.

    Le Myrdalssandur, avec au fond la calotte glaciaire du Myrdalsjökull, sous laquelle se tapit le volcan Kalta.

     

    Le Hjörleifshöði contraste avec ce décor par son relief et sa couleur verte. Le nom du site provient de Hjörleifur, l’un des premiers colons de l’Islande. Un sentier mène au sommet, où se trouvent les ruines d’une ferme et quelques tombes. Comme nous nous apprêtons à redescendre, après avoir admiré le désert sur 360°, un couple d’Islandais me demande de les prendre en photos, et l’homme m’apprend que l’une des tombes est celle de son grand père.

    11 août 2014 : le Sud, autour de Vik.

    Le Hjörleifshöði vu du parking. Rando très agréable sous le soleil et la chaleur (on a dépassé les 20°C ce jour-là !), et peu de monde.

     

    Il faut ensuite reprendre la route à travers le désert. Le noir laisse bientôt la place au vert pâle du désert de mousses, seule végétation à pouvoir survivre sur des blocs de lave.

    Une halte à la station-service et au petit supermarché de la bourgade de Kirkjubæjarklaustur s’impose avant de rejoindre l’auberge de jeunesse de Hvoll, où il ne sera pas possible de dîner.

    L’auberge est confortable, il est possible d’y réserver une chambre pour 2 avec les lits faits. Une grande salle à manger permet de prendre ses repas. Il y a aussi des tables de pique-nique dehors mais il fait finalement bien frais le soir en Islande.

    Petite surprise sur l’étang devant l’auberge (celle-ci se situe en bordure d’un genre de marécage) : deux Plongeons catmarins (Gavia stellata) en plumage nuptial ont décidé d’y passer la soirée (dommage qu’ils soient à contre-jour, j’ai bien essayé de faire le tour de l’étang mais ils sont alors trop loin).

    11 août 2014 : le Sud, autour de Vik.

    De la taille d'un canard, les Plongeons se reconnaissent à leur allure typique sur l’eau et à leur bec pointu et généralement un peu relevé. Très bon plongeurs, ils se nourrissent de poissons.

    11 août 2014 : le Sud, autour de Vik.

    Petit exercice pour se dégourdir les ailes.

    11 août 2014 : le Sud, autour de Vik.

    Vue de dessous.

    Dans une partie plus intime de l’étang, on peut observer une petite troupe de Canards siffleurs (Anas penelope) :

    11 août 2014 : le Sud, autour de Vik.

     

    Dans la végétation autour de l’étang je repère également une Bécassine des marais (Gallinago gallinago), mais impossible à prendre en photo : invisible dans la végétation, elle s’envole lorsqu’on se trouve à quelques mètres pour aller se cacher aussitôt à une distance suffisante pour qu’elle se sente en sécurité.

    Nous avons aussi une belle vue sur l’immense calotte glaciaire du Vatnajökull qui nous a accompagné sur de nombreux kilomètres en cette fin d’après-midi. Ce jour-là il semble flotter sur une mer de nuage.

    11 août 2014 : le Sud, autour de Vik.

    Le Vatnajökull va nous accompagner durant toute la journée du lendemain.

    Je vous dis à bientôt pour la suite du voyage : Skaftafell et Jökulsárlón


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