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    La Cave aux Coquillages est un site unique en son genre, situé à Fleury-la-Rivière dans la Marne, à 50 km de chez nous dans l'Aisne, à 11 km d’Épernay et à 30 km de Reims. Ici les caves font partie du quotidien, nous sommes au cœur de l'appellation Champagne, cependant celle que je vous propose de visiter aujourd'hui ne contient pas que des bouteilles du plus célèbre des vins effervescents.

    L'histoire du site commence il y a 45 millions d'années. La Champagne est alors occupée par une mer peu profonde, sous un climat tropical. De nombreux invertébrés y vivent, dont les plus spectaculaires sont des escargots géants, mesurant plus de 40 cm de long, nommés Campaniles giganteum. Ce sont probablement les gastéropodes les plus gros ayant jamais existé. A Fleury-la-Rivière, les spécimens sont extrêmement nombreux et remarquablement bien conservés.

    La visite guidée commence par quelques explications sur les différentes périodes géologiques, et la faune correspondante, puis on parcourt des galeries présentant les Campaniles giganteum dans leur couche géologique d'origine.

    La cave aux coquillages

     

    La cave aux coquillages

     

    La cave aux coquillages

     

    La cave aux coquillages

     

    La cave aux coquillages a été créée par un passionné de paléontologie, qui est par ailleurs aussi producteur de Champagne (maison Legrand-Latour). La seconde partie du parcours nous emmène dans les galeries où est conservé le vin. On y rencontre aussi quelques gastéropodes.

    La cave aux coquillages

     

    La cave aux coquillages

     

    La cave aux coquillages

     

    La Cave aux coquillages attire également les scientifiques, qui viennent y faire des recherches sur la faune de cette période que l'on appelle le Lutétien. Une faune extrêmement riche, renfermant bien plus d'espèces de coquillages que ce que l'ont peut trouver sur nos plages actuellement. En temps normal, en plus de la visite guidée, on peut aussi s'inscrire à des ateliers de fouille ou d'étude du sable extrait de la carrière - le nombre de micro-coquillages, de mini-oursins et autres fossiles que l'on peut y trouver est tout simplement incroyable. Actuellement, en raison de la situation sanitaire, seule la visite guidée est possible, en réservant impérativement à l'avance par téléphone.

    La cave aux coquillages

     

    La cave aux coquillages

     

    La Cave aux Coquillages se situe au centre du village de Fleury-la-Rivière, dans une propriété viticole qui fait aussi chambres d'hôtes. La visite se termine par une dégustation du champagne de la propriété.

    La cave aux coquillages

     

    La cave aux coquillages

     

    La cave aux coquillages

     

    En regagnant notre véhicule, je photographie quelques bâtisses typiques de la région. Le village est construit à flan de coteaux, il offre de beau panorama sur les vignes et la vallée de la Marne. 

    La cave aux coquillages

     

    La cave aux coquillages

     

    On pourra profiter de la visite pour aller jusqu'au village de Hautvillers, situé à quelques kilomètres de là. Hautvillers a gagné en notoriété depuis l'inscription des Coteaux, Maisons et Caves de Champagne au patrimoine mondial de l’UNESCO. Hautvillers est considéré comme étant le berceau du champagne. C'est ici, dans l'abbaye bénédictine Saint-Pierre, fondée en 650 par Saint Nivart (tiens donc, ce nom me dit quelque chose), évêque de Reims, que vécu Dom Pérignon, qui dit-on inventa le vin de champagne.

    La cave aux coquillages

     

    La cave aux coquillages

     

    Cette région de la Marne, située dans le Parc Naturel Régional de la Montagne de Reims, recèle bien d'autres lieux intéressants à visiter, comme les Faux de Verzy que je vous ai déjà présentés sur ce blog. 


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    En quittant Noyon, ce dimanche de mai post-confinement, un panneau indiquant l'abbaye d'Ourscamp, classée monument historique, nous a amené à faire un petit détour. L'abbaye Notre-Dame d'Ourscamp est située dans le département de l'Oise, à 7 km au sud de Noyon, 25 km au nord-est de Compiègne et 39 km au nord-ouest de Soissons. 

    Cette abbaye cistercienne fondée au XIIe siècle est aujourd'hui occupée par la congrégation des Serviteurs de Jésus et de Marie. Il est possible de visiter le parc, les ruines de l'ancienne église abbatiale et de se recueillir dans l'actuelle chapelle, qui était autrefois une infirmerie. Les visites ont lieu 9h à 12h et de 14h à 18h, tous les jours sauf le lundi.

    En arrivant, on se trouve face aux bâtiments conventuels, remanié dans le style classique au début du XVIIIe siècle. Les Hirondelles de fenêtres nichent ici en nombre, dans la quiétude.

    L'abbaye d'Ourscamp

     

    L'abbaye d'Ourscamp

     

    A l'arrière se trouve les ruines de l'église abbatiale, une pure merveille d'architecture gothique, édifiée au XIIe et XIIIe siècle. A la Révolution, les derniers moines cisterciens quittèrent l'abbaye, celle-ci devint propriété de l'Etat pour être vendue comme bien national (et finir en carrière de pierres comme beaucoup d'autres bâtiments) mais elle ne trouva pas acquéreur et servit d'hôpital militaire pendant quelques années. La légende raconte que rachetée par un ancien surintendant des finances, ce dernier accéléra la transformation de la nef de l'église en ruine romantique... L'abbaye servit ensuite de filature de coton, subit des dommages important pendant la première guerre mondiale, avant de retrouver sa vocation religieuse en 1940 grâce à un mécène.

    Si vous passez dans la région, je vous conseille vraiment la visite de ce lieu paisible et ressourçant, ce fut pour nous une belle découverte guidée par le hasard.

    L'abbaye d'Ourscamp

     

    L'abbaye d'Ourscamp

     

    L'abbaye d'Ourscamp

     

    L'abbaye d'Ourscamp

     

    L'abbaye d'Ourscamp

     

    L'abbaye d'Ourscamp

     

    Pour le retour, vu que nous étions descendue vers le sud par rapport à notre itinéraire initial Noyon-Soissons, nous sommes passé par Vic-sur-Aisne. Nous voici donc arrivé dans notre département de l'Aisne, avec là encore une belle surprise au centre ville, le château de Vic-sur-Aisne, dont je ne connaissais pas l'existence. L’agglomération de Vic-sur-Aisne se trouve sur l'axe routier Soissons-Compiègne, mais en général on ne traverse pas le bourg, car la route nationale longe la rivière et la zone agro-industrielle (où l'on trouve en particulier les établissements Vico et leur célèbre chips...).

    Vic-sur-Aisne

     

    Vic-sur-Aisne

     

    Vic-sur-Aisne

    Dans le prochain épisode de cette série "à moins de 100 km de chez nous", je vous emmènerai dans le département de la Marne pour la visite d'un site assez insolite.


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    L'architecture gothique est apparu au XIIe siècle en Île-de-France et en Picardie. Comptant 6 cathédrales gothique sur son territoire, notre ancienne région de Picardie est aussi appelée la Terre des Cathédrales. Toutes les six méritent une visite : les cathédrales de Noyon, Senlis et Laon sont les plus anciennes, de style gothique primitif, celle de Soissons, contemporaine de Notre-Dame de Paris, est de style gothique classique, tandis que celles d'Amiens et de Beauvais se disputent les records de l'architecture gothique (Notre-Dame d'Amiens est la plus vaste cathédrale de France, tandis que Saint-Pierre de Beauvais possède le cœur gothique le plus haut du monde).

    Je vous emmène aujourd'hui à Noyon, petite ville de l'Oise, située non loin de la limite départementale avec l'Aisne. Noyon se trouve à 25 km au nord de Compiègne et à 40 km à l'ouest de Soissons. La cathédrale Notre-Dame de Noyon est la deuxième plus ancienne cathédrale gothique de France après celle de Sens. Sa construction commence en 1145, suite à l'incendie de la précédente cathédrale. L'évêché de Noyon est très ancien, on dit qu'il fut fondé par Saint Médard vers 531. Saint Eloi, ministre du roi Dagobert 1er, fut un de ses successeur comme évêque de Noyon. Charlemagne puis Hugues Capet furent couronnés roi des Francs en la cathédrale de Noyon, qui à l'époque était de style roman.

    Il est intéressant de faire le tour de l'édifice avant d'aller en admirer l'intérieur, non seulement pour observer les détails de son architecture, mais aussi pour tous les bâtiments annexes du quartier épiscopal qui ont subsisté jusqu'à nos jours. Le palais épiscopal abrite aujourd'hui le musée du Noyonnais, consacré à l'archéologie, l'art et l'histoire de Noyon et des alentours. Le musée a réouvert le 26 mai 2020, deux jours après notre visite...

    La cathédrale de Noyon

     

    La cathédrale de Noyon

     

    Derrière le palais épiscopal, près du chevet de la cathédrale, se trouvent les ruines de la chapelle de l'évêque, datant du XIIe siècle.

    La cathédrale de Noyon

     

    La cathédrale de Noyon

     

    De l'autre coté du chevet, un des bâtiments que j'ai préféré à Noyon : la bibliothèque du chapitre, construite au XVIe siècle. De nombreux ouvrages anciens y sont encore conservés. La visite, par contre, est rarement possible à cause de la fragilité de l'édifice.

    La cathédrale de Noyon

     

    La cathédrale de Noyon

     

    Ce petit passage entre les bâtiments nous amène sur le parvis de la cathédrale, d'où l'on peut admirer la sobriété de la façade de Notre-Dame de Noyon, bel exemple des premiers pas du gothique. Le parvis est entouré des anciens logements des chanoines, cachés derrière des murs de pierre et des portes cochères peintes en bleu.

    La cathédrale de Noyon 

     

    La cathédrale de Noyon

     

    La cathédrale de Noyon

     

    La cathédrale de Noyon

     

    Nous voici maintenant à l'intérieur de la cathédrale. La nef est construite selon une élévation à 4 niveaux, avec une alternance de piliers forts et de piliers faibles. Sur le côté droit de la nef, une des chapelles attire l'attention par son plafond richement décoré.

    La cathédrale de Noyon

     

    La cathédrale de Noyon

     

    La cathédrale de Noyon

     

    Depuis l'intérieur de la cathédrale, on peut accéder à la salle capitulaire (ancien réfectoire des chanoines) et à un cloître dont certains côtés ont disparu.

    La cathédrale de Noyon

     

    Tout près du parvis de la cathédrale, se trouve les restes d'une église paroissiale qui servait aux habitants du quartier. C'est maintenant la cathédrale qui sert aux fidèles de la paroisse locale de Saint-Eloi, en effet le diocèse de Noyon a été incorporé à celui de Beauvais à la Révolution. 

    Noyon et sa cathédrale

     

    Terre catholique depuis les rois mérovingiens, Noyon est aussi la ville natale de Jean Calvin, fondateur de la doctrine protestante qui porte son nom, le calvinisme. Jean Calvin est né le 10 juillet 1509 dans une maison située à l'endroit où se trouve actuellement le musée qui porte son nom. Complètement détruite lors de la guerre 1914-1918, elle a été reconstruite, puis un étage y a été rajouté afin d'en faire un musée consacré au grand réformateur français et à l'histoire du protestantisme. Comme le musée du Noyonnais il a rouvert le 26 mai dernier. 

    Noyon et sa cathédrale

     

    Noyon possède également un bel hôtel de ville. Le bâtiment a connu une histoire mouvementé, faite de destruction, de reconstruction, d'ajout et de suppression. Le bâtiment actuel est un mélange de gothique flamboyant et de néo-classique.

    La cathédrale de Noyon

     

    Noyon et sa cathédrale

     

    Ici s'achève notre visite du centre ville de Noyon. En repartant en direction de Soissons pour rentrer à la maison, un panneau indiquant la proximité d'une abbaye classée monument historique nous fera faire un petit détour, ce sera l'objet d'un prochain article.


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    Le dimanche 17 mai, pour notre première sortie post-confinement, à moins de 100 km de la maison, nous sommes allées visiter La Ferté-Milon, petite ville située dans le sud du département de l'Aisne, dans l'ancien Pays du Valois. Nous sommes ici à moins de 70 km de Paris à vol d'oiseau, à 10 km de Villers-Cotterêts et à 30 km de Château-Thierry. La Ferté-Milon s'est fait connaître des téléspectateurs en représentant la région des Hauts-de-France pour l'émission "Le Village préféré des Français" en 2019. 

    Nous laissons notre véhicule dans la partie haute de la ville et partons à la découverte de son histoire. En arrivant on note les vestiges des remparts érigés par Philippe Auguste au XIIIe siècle, peu de temps après qu'il eut annexé le Valois au domaine royal. Il reste encore 14 tours et 2 portes, dans un état de conservation variable.

    La Ferté-Milon, patrie de Jean Racine

     

    La construction de l'église Notre-Dame commença au XIIe siècle. Elle fut agrandit par Catherine de Médicis, alors reine-mère et duchesse de Valois. Le clocher entouré de 4 tourelles date de 1563.

    La Ferté-Milon, patrie de Jean Racine

     

    Le château de la Ferté-Milon, qui attire maintenant de nombreux visiteurs, n'est en fait constitué que d'une grandiose façade. Ce beau projet ne fut jamais achevé. C'est Louis d'Orléans, frère du roi Charles VI, duc d'Orléans et de Valois, qui entreprit sa construction vers 1395. En 1407, Louis d'Orléans est assassiné sur ordre de son cousin Jean sans Peur, duc de Bourgogne. Ce décès brutal mit fin au projet de château à La Ferté-Milon.

    De nos jours le site est en accès libre. En plus de l'aspect architectural et historique, les passionnés d'ornithologie pourront y observer Choucas des tours, Pigeons domestique, Faucons crécerelle, Martinets noirs etc. Nous sommes restées un moment à les regarder, assises dans l'herbe au soleil.
     

    La Ferté-Milon, patrie de Jean Racine

     

    La Ferté-Milon, patrie de Jean Racine

     

    La Ferté-Milon, patrie de Jean Racine

      

    La Ferté-Milon, patrie de Jean Racine

     

    En descendant vers le bas de la ville et les bords de l'Ourcq, on passe près du petit musée consacré à Jean Racine, aménagé dans la maison de la grand-mère du célèbre dramaturge. Très tôt orphelin, c'est ici qu'il passa son enfance. Lorsque nous y sommes passées, le musée était fermé, il a dû rouvrir depuis. Un peu plus loin, nos pas croisent à nouveau Jean Racine, sous la forme d'une statue.

    La Ferté-Milon, patrie de Jean Racine

     

    Nous voici maintenant au bord de l'Ourcq, qui n'est pas qu'un canal parisien : la rivière Ourcq prend sa source près de Fère-en-Tardenois dans l'Aisne, et s'écoule doucement vers la Marne qu'elle rejoint à Mareuil-sur-Ourcq. Une grande partie de son eau est détournée vers Paris via le Canal de l'Ourcq, peu avant son confluent avec la Marne. A La Ferté-Milon, il s'agit encore de la rivière proprement dite, bien qu'elle soit déjà canalisée. On admire ici une grande roue à aube, vestige d'un moulin, et un peu plus loin une petite tour bien conservée, dominée par les ruines du château.

    La Ferté-Milon, patrie de Jean Racine

     

    La Ferté-Milon, patrie de Jean Racine

     

    La Ferté-Milon, patrie de Jean Racine

     

    La Ferté-Milon, patrie de Jean Racine

     

    La promenade au bord de l'eau est très agréable. On y croise des Canards colverts, des Gallinules poule-d'eau et même un Grèbe castagneux. Un peu plus loin, une passerelle métallique récemment restaurée mérite le détours : en effet, elle a été conçue et construite par Gustave Eiffel, celui-là même qui quelques années plus tard construisit à Paris la Tour qui le rendit célèbre dans le monde entier.

    La Ferté-Milon, patrie de Jean Racine

     

    La Ferté-Milon, patrie de Jean Racine

     

    La Ferté-Milon, patrie de Jean Racine

     

    La Ferté-Milon, patrie de Jean Racine

     

    La Ferté-Milon, patrie de Jean Racine

     

    La balade au bord de la rivière touche à sa fin, les cafés et les terrasses n'ont pas encore ré-ouvert, nous décidons donc de rentrer et rejoignons notre véhicule après avoir retraversé l'écluse et la passerelle Eiffel. Un banc attend le promeneur fatigué. Le bourg dans son ensemble est très bien entretenu et fort agréable.

    La Ferté-Milon, patrie de Jean Racine

     

    La Ferté-Milon, patrie de Jean Racine

     

    La Ferté-Milon, patrie de Jean Racine

     

    Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons à Passy en Valois pour admirer la petite église reconstruite après la Grande Guerre dans un style art déco. 

    La Ferté-Milon, patrie de Jean Racine

     

    A bientôt pour d'autres idées de balades non loin de chez nous, profitons-en puisque cette année il n'est pas question d'aller bien loin.


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    Pendant le confinement, nous avons eu le bonheur d’observer le retour des hirondelles dans notre village de Grand-Rozoy dans le sud de l'Aisne, elles au moins n’avaient pas à respecter les restrictions de circulations ! Dans la moitié nord de la France, on peut compter 3 espèces d’hirondelles.

    L’Hirondelle de fenêtre (Delichon urbicum) est une des 2 espèces d’hirondelles qui utilisent les bâtiments de nos villages comme support pour construire leur nid. Ce sont les angles de fenêtres et de portes qui ont sa préférence. En 2019, on pouvait compter 9 nids sur la mairie de Grand-Rozoy. Plusieurs maisons du village possèdent aussi leurs nids. Lorsque les conditions sont favorables, les colonies d’hirondelles de fenêtres peuvent s’agrandir très rapidement : en 2015, un couple d’hirondelles a construit un premier nid au refuge du château. Un deuxième couple s'est installé en juin 2018. Puis tout est allé très vite : en 2019 il y avait 4 nid, cette année de nouveaux couples ont commencé à construire dès le mois de mai. Le huitième nid est actuellement en construction. A la fenêtre de mon bureau il y a maintenant trois nids, je ne vous dit pas le bavardage (et les crottes) !

    L’hirondelle de fenêtre est la championne de la vie en collectivité et de l’entraide : les colonies peuvent compter plusieurs dizaines de nids (exemple 46 nids observés sous un toit à Limé dans l'Aisne, une trentaine de nids sur un bâtiment près de l'abbaye d'Ourscamp dans l'Oise), les couples s’entraident pour construire les nids, quitte à ce que certains ne se reproduisent pas. Une fois que les jeunes savent voler, tous les soirs la famille au complet s’entasse dans le nid pour passer la nuit au chaud.

    Les Hirondelles sont de retour à Grand-Rozoy

    A l'entrée du nid, Limé, juin 2013

     

    Les Hirondelles sont de retour à Grand-Rozoy

    Le premier nid du refuge, Grand-Rozoy, juillet 2015

     

    Les Hirondelles sont de retour à Grand-Rozoy

    Fin de la construction d'un nid, chez nous à Grand-Rozoy, mai 2020

     

    L’Hirondelle rustique (Hirundo rustica) se distingue de l’Hirondelle de fenêtre par sa gorge rousse et sa queue prolongée par de longs filets. Elle niche en général dans les bâtiments (grange, garage, écurie etc.). Le nid est souvent construit contre une poutre et est plus ouvert que celui de l’hirondelle de fenêtre (on peut voir facilement les petits au nid).

    L’Hirondelle rustique, comme sa cousine l’Hirondelle de fenêtre, se nourrit exclusivement d’insectes volants (mouches, fourmis ailées, moustiques, libellules etc.). En échange de quelques salissures, les hirondelles vous assurent des soirées d’été paisibles et agissent comme un véritable insecticide gratuit et naturel. Pour les aider, ne détruisez pas leur nid même après leur départ pour l’Afrique (c’est interdit).

    Les 3 photos ci-dessous ont été prise dans la grange de notre ancienne maison, à Couvrelles, toujours dans l'Aisne. Nous en avons aussi à Grand-Rozoy dans notre garage, cette année une nichée de 4 bébés s'est envolée à la fin mai (je suis arrivée un jour trop tard pour les prendre en photo).

    Les Hirondelles sont de retour à Grand-Rozoy

     

    Les Hirondelles sont de retour à Grand-Rozoy

     

    Les Hirondelles sont de retour à Grand-Rozoy

     

    La troisième espèce d’hirondelle est plus discrète et plus rare : il s’agit de l’Hirondelle de rivage (Riparia riparia). Contrairement à ses cousines « fenêtre » et « rustique » elle n’utilise pas les bâtiments pour nicher, mais creuse un terrier dans le sable, en principe aux bords des rivières. Elle peut aussi utiliser les carrières de sables (nombreuses dans notre région) ou les affleurements sableux. En fin de compte cette hirondelle niche à peu près dans les mêmes milieux que les Guêpiers d'Europe.

    Il y a quelques années, des Hirondelles de rivages nichaient à Courdoux, le hameau de Grand-Rozoy, sur la droite de la route quand on va vers Beugneux, dans une petite zone sableuse. Il devait y avoir 2 ou 3 terriers. La colonie existe-t-elle encore ? Il faudrait aller vérifier. Les photos ci-dessous ont justement été faites à Courdoux, en 2012 et 2013.

    Les Hirondelles sont de retour à Grand-Rozoy

     

    Les Hirondelles sont de retour à Grand-Rozoy

     

    Les Hirondelles sont de retour à Grand-Rozoy

     

    Cet article est une adaptation de celui que j'ai écrit pour le journal du village, à partir des panneaux que j'avais réalisés pour la Fête de la Nature 2017.


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