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    Depuis quelques jours, les oiseaux chantent, la douceur et le soleil reviennent ... Avant de quitter complètement l'hiver, je vous propose quelques photos prises aux alentours du nouvel an dans notre refuge.

      

    Givre

     

    Quand l'hiver s'en va ... 

     

    Quand l'hiver s'en va ...

     

    Quand l'hiver s'en va ...

     

    Quand l'hiver s'en va ...

     

    Quand l'hiver s'en va ...

     

    Quand l'hiver s'en va ...

     

    Quand l'hiver s'en va ...

     

    Quand l'hiver s'en va ...

     

    Quand l'hiver s'en va ...

     

    Quand l'hiver s'en va ...

     

    Quand l'hiver s'en va ...

     

    Je vous souhaite à tous un très bon week-end et espère vous retrouver bientôt pour d'autres découvertes. 


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    Si vous mettez parfois le nez dehors, vous avez dû remarquer que notre pays traverse en ce mois de janvier 2017 une période de grand froid.

    Pour résister à ces températures, nos amis les oiseaux ont besoin de manger plus qu'à l’accoutumée. En effet, contrairement à de nombreux mammifères qui passent cette période délicate en hibernant au fond d'un terrier, les oiseaux restent actifs tous l'hiver. L'entretien du plumage, qui agit à cette saison comme une véritable doudoune, et le maintien de la température corporelle de l'oiseau requièrent beaucoup d’énergie. De plus l'agriculture intensive et la disparition des haies dans les campagnes ont eu pour résultat de diminuer les ressources alimentaires disponibles pour les oiseaux dans les zones rurales.

    Que vous habitiez en ville ou à la campagne, vous pouvez aider les petites boules de plumes qui peuplent nos jardins en leur fournissant de quoi manger, surtout s'il gèle ou que la neige recouvre le sol. En cas de gel, pensez aussi à fournir de l'eau propre régulièrement.

    On peut trouver des mangeoires toutes faites dans le commerce, ou les fabriquer soi-même. Celles avec un toit sont préférables, cela permet de maintenir la nourriture au sec et d'éviter qu'elle se gâte et rende malade les oiseaux. Il faut installer la mangeoire en hauteur de façon à la rendre inaccessible aux chats. Même s'ils ont croquettes et chauffage à la maison, ils seront tentés de profiter de l'aubaine. Les oiseaux doivent aussi avoir la possibilité de quitter rapidement la mangeoire en cas d'attaque d'Épervier. Lui aussi a faim l'hiver mais il n'y a pas de raison qu'il soit le seul à pouvoir terminer son repas et que la mangeoire des passereaux deviennent sa mangeoire privée ! Un buisson ou une haie à quelques mètres de la mangeoire pourra servir d'abri aux convives en cas de danger.

    Mangeoire fait maison

    Mangeoire fait maison, fixée sur un poteau. 
    Imaginée et construite par Pascal (je suis nulle en bricolage).
    Les graines sont stockées dans un tiroir et descendent sur le plateau 
    par des bouteilles en plastique que l'on a découpées spécialement.

     

    Mangeoire suspendue

    Mangeoire du commerce, suspendue dans un arbre. 
    Moins accessible aux rongeurs (rats, écureuils) que le modèle précédent.

    Quels aliments proposer ?

    Surtout des graines (tournesol, mélange de graines pour oiseaux, arachides), des boules ou pains de graisse agrémentés de graines ou d'insectes, que l'on trouvera dans le commerce ou que l'on fabriquera soit même. Pensez à enlever les filets autour des boules de graisses, des accidents peuvent se produirent. Les Merles, les Grives et les Étourneaux apprécieront les pommes disposées sur le sol. Le riz cuit (non salé) plaira aux Corvidés et aux Étourneaux (ne donner que la quantité mangée dans la journée pour éviter qu'il ne s’abîme). Fruits sec et noix compléteront le repas de ces derniers. A proscrire pour la bonne santé des oiseaux : le pain et les aliments salés.

    Qui sont les invités ?

    Il y a d'abord les habitués, qui sont là dès l'ouverture du restaurant, au mois de novembre, et que l'on voit tout l'hiver. En général se sont des oiseaux sédentaires, qui nichent sur place au printemps.

    Dans notre refuge, mais aussi dans notre précédent jardin, tous deux situés dans le sud de l'Aisne, nous observons surtout les espèces suivantes :

    • Tous les jours ou presque : Mésanges bleues et charbonnières, Verdier d'Europe, Pinson des arbres, Rougegorge familier, Merle noir, Moineau domestique, Tourterelle turque.

    • Régulièrement : Sittelle torchepot, Mésange nonnette.

    • Plus rarement : Accenteur mouchet, Étourneau sansonnet, Chardonneret élégant, Geai des chênes, Pic épeiche.

    Ci-dessous, quelques photos des convives de notre cantine hivernale :

    Mésange bleue

    Mésange bleue sur un panier pour pain de graisse.
    Le panier peut aussi s'utiliser pour y empiler des boules de graisse débarrassées de leur filet.

     

    Mésange charbonnière

    Mésange charbonnière tenant une graine de tournesol dans sa patte.

     

    Verdiers et Pinsons à la mangeoire

    Les piliers de mangeoires : Verdiers d'Europe et Pinsons des arbres mâle et femelle.
    Souvenir de notre première mangeoire faites maison, posée au sommet du portique des enfants.
    Photo prise en mars 2013 à Couvrelles.

     

    Rougegorge familier dans la neige

    Rougegorge familier dans la neige.
    Bon client de la mangeoire mais toujours vu à l'unité car il a du mal à supporter ses congénères.

     

    Merle noir

     Le Merle noir raffole des pommes, qu'il considère comme une propriété privée
    (mais il ne fait pas le poids contre une bande d’Étourneaux)

     

    Tourterelle turque

    La plupart des mangeoires sont étudiées pour empêcher l'accès aux oiseaux plus gros 
    comme les tourterelles et les pigeons.
    Qu'à cela ne tienne, la Tourterelle turque viendra picorer les restes sous la mangeoire.
    On peut mettre un récipient au sol pour les tourterelles, mais cela a l'inconvénient d'attirer les rats.

    Sittelle torchepot

    Sittelle torchepot et Mésange charbonnière.
    La sittelle vient chercher des graines de tournesol qu'elle cachera dans une fente d'un tronc d'arbre ou une fissure de mur.

     

    Mésange nonnette

    Comme ses cousines bleues et charbonnières, la Mésange nonnette apprécie les graines de tournesol.

     

    Accenteur mouchet

    L'accenteur mouchet, avec son bec fin d'insectivore, préfère les petites graines. Faute de mieux, il viendra picorer les débris de tournesol que les autres oiseaux font tomber sous la mangeoire. 

     

    Chardonneret élégant

    Chardonneret élégant visitant notre ancienne mangeoire, mars 2013.
    A l'époque, on laissait les boules de graisses dans leur filet.
    Nous n'avons jamais eu d'accident chez nous, mais par prudence on préfère maintenant les disposer dans un panier après avoir enlevé les filets (voir photo de la mangeoire tout en haut de l'article).  

     

    Etourneau sansonnet

    L'hiver, l'Étourneau sansonnet vit en groupe.
    Chez nous ils ne viennent pas très souvent à la mangeoire, mais s'ils le font, c'est à une quinzaine.
    Alors il vaut mieux ne pas être très loin pour renouveler le stock de graines (et de pommes) après leur passage.

     

    En plus des habitués, nous avons parfois la visite d'oiseaux moins communs qui ne se rapprochent des habitations et des mangeoires qu'en cas de grand froid, ou qui viennent des régions du Nord de l'Europe pour retrouver un peu de chaleur chez nous. Ainsi nous avons pu observer certaines années le Grosbec casse-noyaux, le Tarin des aulnes, la Grive litorne et les Pinsons du Nord. En cet hiver 2016-2017, nous n'avons vu que les Grives litornes pour l'instant ...

    Grosbec casse-noyaux

    Grosbec casse-noyaux,  janvier 2016.

     

    Pinson du Nord

     Pinson du Nord,  janvier 2011.

     

    Tarin des aulnes

     Tarin des aulnes, mars 2013.
    Sur la photo, boules de graisse dans leur filet : il vaut mieux les enlever pour éviter les accidents !

     

    Les invités de la mangeoire

    Tarins des aulnes et Mésange bleue, mars 2016.
    Nous avons depuis remplacé le filet à arachides par des paniers grillagés, voir ci-dessous.
     

    Mésange bleue et distributeur à arachides

    Mésange bleue sur un panier à arachides, janvier 2017.

     

    Et au printemps, faut-il continuer à nourrir les oiseaux ?

    Surtout pas, et cela pour plusieurs raisons : au printemps, c'est la saison de la reproduction, les oiseaux ont des besoins alimentaires différents. Les nourrir avec de la nourriture "hivernale" peut amener des carences chez les oisillons. La plupart des espèces de passereaux nourrissent leur petits avec des insectes, des larves et des vers, riches en protéines nécessaires à la croissance des jeunes. En plus ils débarrasseront votre jardin des parasites : les moineaux consomment de nombreux pucerons, les mésanges toutes sortes de petits insectes, araignées, chenilles, les merles et étourneaux nourrissent leur progéniture avec des vers, des larves et des limaces, les grives se sont spécialisées dans les escargots ... C'est aussi la saison de l'apprentissage pour les juvéniles sortis du nid : ils doivent devenir autonomes et capables de trouver leur nourriture par eux-mêmes. Leur mettre des mangeoires à cette période là en ferait des assistés incapables de se débrouiller tout seul ! Enfin lorsque les températures augmentent, la forte concentration de nourriture et d'oiseaux sur une mangeoire favorise l'apparition d'épidémie.

     

    En résumé, voici les 5 règles à respecter pour un nourrissage réussi :

    1. Ne pas donner de pain ni d'aliments salés

    2. Enlever les filets autour des boules de graisse

    3. Proposer de l'eau en cas de gel

    4. Rendre la mangeoire inaccessible aux chats

    5. Nourrir seulement en hiver

     

    N'hésitez pas à laisser des commentaires si vous avez d'autres conseils à donner, et si vous observez d'autres espèces sur vos mangeoires. 

    Je vous souhaite un bel hiver et de belles observations. 


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    Pour terminer l'année 2016, je vous propose quelques photos de nos animaux domestiques : Bernaches nénés (ou de Hawaï), Tadornes casarca, Cygnes noirs, Oies domestiques, Lapins domestiques ... 

    Bernache néné

     

    Cygnes noirs

     

    Tadorne casarca

     

    Oies domestiques

     

    Nos animaux domestiques

     

    Lapin domestique

     

    Bernache néné

     

    Cygnes noirs

     

    Lapin domestique

     

    Lapin domestique

     

    Nos animaux domestiques

     

    Oies domestiques

     

    Oie blanche

     

    Bernache néné

     

    Cygne noir

     

    Bernache néné

     

    Cygne noir

     

    Bernache néné

     

    Lapin domestique

     

    Tadorne casarca

     

    Bernache néné

     

    Cygnes noirs

     

    Oies domestiques

     

    Tadornes casarca

     

    Bernache néné

     

    Tadorne casarca

     

    Je vous souhaite à tous une bonne soirée de fête, une très belle année 2017 et espère vous retrouvez l'an prochain pour de nouvelles aventures.


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    Durant la deuxième quinzaine de ce mois de juillet notre refuge a accueilli un jeune Héron cendré (Ardea cinerea) qui y a passé presque toutes ses journées, occupé à chasser rongeurs, orvets et insectes aquatiques. Assez peu farouche, peut-être rassuré par la présence de nos oies, nous avons pu l'observer et le photographier à loisir.

     

    Héron cendré - Grand Rozoy

    A l’affût dans le sous-bois. 

    Le Héron de basse cour

     Avec nos Bernaches de Hawaï.

    Le Héron de basse-cour

     

    Le Héron de basse-cour

    Avec les Oies de Toulouse.

    Le Héron de basse-cour

    Le Héron juvénile a la calotte gris foncé et le cou gris clair, alors que chez l'adulte ces parties sont plus contrastées (noir sur fond blanc ou gris clair).

    Le Héron de basse-cour

     

    Le Héron de basse-cour

     

    Le Héron de basse-cour

     A la recherche d'insectes aquatiques ou de tritons ...

    Le Héron de basse-cour

     

    Le Héron de basse-cour

     

    Le Héron de basse-cour

    Une vieille souche sert de perchoir pour la sieste et la toilette. 
    Nos Bernaches n'avaient pas eu idée d'y monter avant, mais depuis elles s'en servent comme poste d'observation en cas d'incursion de chat.

    Le Héron de basse-cour

    Capture d'un micro-mammifère, rapidement avalé.
    Ce hors d'oeuvre sera suivi d'un orvet quelques minutes plus tard.

    Le Héron de basse-cour

    Dans la pâture du voisin.

     

    Je vous souhaite une belle fin d'été ensoleillée et vous dis à bientôt pour d'autres découvertes.


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    Après une semaine d'absence, nous voici de retour dans notre refuge. Les mangeoires avaient été bien garnies avant notre départ, aussi l'affluence est toujours importante.

    Ce matin du 29 février, il fait beau, ce qui ne gâche rien. Les petites boules de plumes s'affairent dans le frêne pleureur et sous la mangeoire devant la fenêtre de la cuisine. Le Soleil fait briller le jaune des ailes des Verdiers d'Europe ... mais certains d'entre eux sont bien petits aujourd'hui ! Vérification faite dans les jumelles : une troupe de Tarins des aulnes (Spinus spinus) a pris ses quartiers d'hiver chez nous. Dire qu'on a passé une semaine en Auvergne sans en voir un seul ...

    C'est une nouvelle espèce pour notre refuge, la 62ème espèce observée. Le Tarin des aulnes est un petit passereau de la famille des Fringillidés (granivores tels que les Pinsons, Verdiers, Linottes, Bouvreuils ...). C'est même le plus petit de la famille, parmi ceux que l'on observe en France, avec son cousin le Serin cini. Ces 2 espèces mesurent 11 cm environ, comme une Mésange bleue, alors que l'un des plus grands de la famille, le Grosbec casse-noyaux (dont je vous ai parlé ici : Des Grosbecs casse-noyaux à la mangeoire) peut atteindre 18 cm. 

    Le Tarin des aulnes vit essentiellement dans les forêts du nord de l'Europe (Taïga) où il niche. L'hiver, le froid pousse un grand nombre d'entre eux jusqu'à nos régions où ils trouvent la nourriture qui leur permettra de passer la mauvaise saison. On les observe généralement en groupe d'une dizaine d'individus ou plus, se nourrissant au sol ou dans les arbres. Voici notre groupe au pied de la mangeoire, occupé à chercher les restes que les autres oiseaux laissent tomber au sol :

    Les Tarins des aulnes

     

    Les Tarins des aulnes

     

    De près, le Tarin des aulnes est assez facile à identifier : le mâle est jaune vif sur le devant et la tête, sa calotte noire permet de le différencier sans aucun doute possible du Verdier et du Serin cini. Les ailes et le dos sont jaune et noir. Le bec est conique et pointu comme celui du Chardonneret.

    Les Tarins des aulnes

     

    La femelle est plus terne, le ventre est gris clair strié de sombre, la tête et le dos également gris strié comportent des nuances jaunes. Le bec conique caractéristique permet de la différencier de la femelle du Serin cini dont le bec est plus court :

    Les Tarins des aulnes

     

    Les Tarins des  aulnes sont peu farouches en général, peut-être parce qu'ils vivent dans des contrées reculées où notre espèce est rare, ils ne se méfient donc pas trop. Nous avons pu nous approcher à quelques mètres pour les photographier, rien à voir avec le Grosbec casse-noyaux. Les seules qui sont moins timides, ce sont les Mésanges bleues et charbonnières.

    Les Tarins des aulnes

     

    Le frêne pleureur n'est pas ce qu'il y a de plus esthétique comme fond, mais il plait bien aux oiseaux car ils peuvent s'y reposer près de la mangeoire et se réfugier à l'intérieur si l’Épervier fait une apparition.

    Les Tarins des aulnes

     

    Changement de temps ce matin 1er mars, mais les Tarins sont toujours là. Dans la nature, l'hiver, ils se nourrissent des fruits des bouleaux et des aulnes (d'où leur nom), et se révèlent aussi agiles que les mésanges pour atteindre leur nourriture. Chez nous ils goûtent à tout, avec une préférence pour les filets remplis de cacahuètes, mais également les graines de tournesol et les pains de graisse. Les Mésanges bleues n'ont qu'à bien se tenir :
     

    Les Tarins des aulnes

     

    La pluie n'empêche pas de réaliser quelques portraits, en se battant avec les lignes incorrigibles des branches du frêne pleureur (qu'on remplacerait bien par un cerisier, mais où iraient nos petits protégés en attendant qu'il ne pousse ? ) : 
     

    Les Tarins des aulnes

     

    Les Tarins des aulnes

     

    Les Tarins des aulnes

     

    Les Tarins des aulnes

     

    Les Tarins des aulnes

     

    Pour finir je vous propose quelques photos d'autres hôtes de la mangeoire, tout d'abord le Chardonneret élégant. On notera la similitude de forme du bec entre le Tarin et le Chardonneret (celui du Chardonneret est cependant un peu plus grand). Ces derniers jours, ils sont deux, probablement un de nos couples nicheurs.
     

    Chardonneret elegant

     

    Chardonneret elegant

     

    Puis les Tourterelles turques, ici perchées sur un de nos tilleuls récemment taillés en "tête de chat", mais jamais très loin des mangeoires. Peut-être le couple qui a niché sur l'antenne télé de notre voisin l'an dernier ?
     

    Tourterelles turques

    A bientôt pour de nouvelles découvertes.  


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