• 21 août 2015 : Le nid du Cassique

     

    C'est déjà la fin du voyage. Nous avons bien essayé de négocier une heure ou 2 de plus avec le responsable du lodge Eco Amazonia mais il est intraitable : un seul bateau part pour Puerto Maldonado et c'est à 7h. Dommage car notre avion pour Lima ne décolle qu'à 14h ... 

    Heureusement que les Cassiques nous réveillent dès le lever du soleil, on pourra en profiter pour faire quelques observations intéressantes avant de partir. 

    Les photos ci-dessous montrent un Cassique roussâtre (Psarocolius angustifrons) en plein aménagement de son nid, qui est loin d'être fini. La construction des nids des Cassiques demande beaucoup d'adresse et de travail : il faut 3 à 5 semaines pour achever l'ouvrage, réalisé par la femelle seule. En effet, chez les différentes espèces de Cassique, c'est la femelle qui construit le nid, couve les œufs et nourrit les petits. Le mâle, généralement polygame, défend la colonie, mais passe aussi beaucoup de temps à chanter et à parader.

    Cassique roussâtre

     

    Cassique roussâtre

     

    Cassique roussâtre

     

    L'Amazonie péruvienne, c'est aussi un refuge pour plusieurs espèces de passereaux migrateurs qui se reproduisent plus au sud pendant l'été Austral. Voici une petite troupe de Sporophiles à col double (Sporophila caerulescens), granivores de la taille de nos Serins, que l'on peut observer au Pérou de mai à novembre. Les coloris du mâle font penser à notre Moineau domestique. On le reconnaît à son bec jaune et à son double collier blanc et noir. La femelle est gris-brun clair, sans motif particulier, et de ce fait difficile voir impossible à différencier d'autres espèces de Sporophiles présentes au Pérou. 

     Sporophile à col double - Madre de Dios

     

    Sporophile à col double

     

    Sporophile à col double

     

    Sporophile à col double

     

    Avant de prendre notre bateau, un dernière photo : un Tangara à bec d'argent (Ramphocelus carbo), espèce déjà observée le jour précédent à l'île aux Singes. C'est un oiseau commun et répandu dans toute l'Amazonie.

    Tangara à bec d'argent

     

    Puis c'est le moment du départ. Les deux heures de navigation jusqu'à Puerto Maldonado nous permettent de profiter jusqu'à la fin du Rio Madre de Dios et de savourer l'immensité du fleuve et de la forêt. 

    Au loin, sur un banc de sable, nous apercevons 2 Spatules rosées (Platalea ajaja) et un Héron cocoi (Ardea cocoi). Dommage le bateau ne s'approchera pas.

    Madre de Dios

     

    Cachée dans la végétation du rivage, une Buse à gros bec (Rupornis magnirostris) observe les alentours en quête de proie pour son petit déjeuner.

    Buse à gros bec

     

    Ici le fleuve est la seule voie de communication, hommes et marchandises l'empruntent sur diverses embarcations.

    Madre de Dios

     

    Perché au dessus de l'eau, un Tyran licteur (Philohydor lictor) attend patiemment qu'un insecte apparaissent dans son champ de vision.

    Tiran licteur

     

    Les rives du fleuve défilent sous nos yeux, la végétation toujours luxuriante change suivant les secteurs, se colorant de toutes les nuances de vert, mais aussi de vermillon. 

    Madre de Dios

     

    Madre de Dios

     

    Puis c'est l'arrivée à Puerto Maldonado. Le tout nouveau pont suspendu, inauguré en 2011, est une pièce maîtresse de la route interocéanique qui relie désormais l'Océan Pacifique à l'Océan Atlantique en passant par le Pérou, le Chili, la Bolivie et le Brésil. Cette route est un facteur de développement pour ces régions auparavant difficiles d'accès, un atout économique notamment pour la Bolivie qui a perdu son accès à la mer à la fin du XIXème siècle suite à une guerre contre le Chili. Cependant c'est aussi un risque pour l'environnement, l'activité des narcotrafiquants et des mines d'or illégales étant facilitée par la proximité de cet axe.

    Puerto Maldonado

     

    C'est la tête pleine d'images de ce pays magnifique que nous rejoignons les salles climatisées de l'aéroport de Puerto Maldonado, avec un seul regret, celui de ne pas être resté plus longtemps à chaque endroit.

    S'il fallait établir un classement des sites que j'ai préféré, j'y mettrais certainement Arequipa, le Canyon de Colca, Chinchero, le Machu Pichu et bien sûr l'Amazonie péruvienne, qui mériterait bien plus que 2 nuits sur place.

    L'aventure continue sur Oiseaux.net avec la rédaction de fiches d'oiseaux péruviens observés au cours de notre voyage ... 

    A bientôt pour d'autres découvertes.


  • Commentaires

    1
    Lundi 14 Novembre 2016 à 10:08
    Bonjour chère Régine.
    Vous en avez profité jusqu'à la fin et avez eu bien raison.
    Ces petits sporophiles sont bien mignons. Ah cette frustration d'avoir des espèces lointaines qu'on ne peut pas approcher... La montée des eaux des lacs de la Rift Valley nous a bien bloqués par endroits.
    Mais nous en prenons encore plein les yeux.
    À bientôt.
    Je t'envoie de grosses bises de l'équateur.
    2
    Mardi 22 Novembre 2016 à 15:09

    Bon jour Régine,
    Et oui, les horaires sont parfois frustrant...
    En tous cas, je me régale de tes séries, de ces magnifiques photos qui me font rêver.
    Merci à toi pour ces jolis cadeaux et cette évasion virtuelle.
    Bises et bonne journée

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