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    Cette journée est la première des deux que nous passerons autour du lac Myvatn, un paradis pour les géologues autant que pour les ornithologues.

    Départ donc d’Egilsstaðir en début de matinée. Les paysages verdoyant où l’on peut apercevoir quelques Pluviers dorés (Pluvialis apricaria) laissent bientôt la place au désert.

     

    14 août 2014 : En route vers Myvatn - volcans et canards

    Un Pluvier doré en plumage nuptial. On retrouve nombre de ses congénères en France en hiver, rassemblé par milliers en compagnie de Vanneaux huppés.

     

    14 août 2014 : En route vers Myvatn - volcans et canards

    Pas tout à fait un désert car il y a des lacs et un peu de végétation (mais même pas de moutons !)

     

    14 août 2014 : En route vers Myvatn - volcans et canards

     

    Après quelques heures de route, nous arrivons sur le site du volcan Krafla. C’est une zone très active située sur le rift médio-atlantique, siège d’éruptions de 1724 à 1729, puis récemment entre 1975 et 1984. La première chose qui frappe en arrivant sur le site, ce sont les bâtiments futuristes et les tuyaux de l’usine géothermique que les Islandais ont installé en 1975, juste avant la dernière éruption du Krafla (certains disent que les sondages réalisés seraient la cause de l’éruption, et il semble que du fait de celle-ci la production de la centrale soit moindre qu’espéré).

    Nous allons d’abord admirer le cratère Viti rempli d’une eau turquoise, avant de rejoindre le parking de Leirhnjukur où nous sommes accueillies par un Bruant des neiges. Ces passereaux, également observés à Jokulsarlon quelques jours auparavant, doivent décidément trouver un intérêt à fréquenter les parkings des sites touristiques.

     

    14 août 2014 : En route vers Myvatn - volcans et canards

     

    Un sentier de randonnée serpente au milieu de champs de lave datant de l’éruption la plus récente, alors que les coulées et blocs de lave de l’éruption de 1724 sont recouverts de mousse. Le paysage est irréel, je vous laisse admirer par vous-même sur les photos ci-dessous.

     

    14 août 2014 : En route vers Myvatn - volcans et canards

    Quelques plaques de neige se détachent sur le noir de la lave.

     

    14 août 2014 : En route vers Myvatn - volcans et canards

     

    14 août 2014 : En route vers Myvatn - volcans et canards

     

    14 août 2014 : En route vers Myvatn - volcans et canards

     

    14 août 2014 : En route vers Myvatn - volcans et canards

    La coulée de lave de 1975-1984 s’étend sur près de 19 km …

     

    14 août 2014 : En route vers Myvatn - volcans et canards

     

    14 août 2014 : En route vers Myvatn - volcans et canards

     

    Cependant quelques touffes de petites fleurs arrivent à survivre sur ces terres inhospitalières, ici des Silènes acaules :

     

    14 août 2014 : En route vers Myvatn - volcans et canards

     

    Après cette randonnée autour de Leirhnjukur, nous déjeunons au bord du parking en compagnie de quelques moutons. Eh oui on en trouve même dans les endroits les plus improbables !

    A quelques kilomètres de là, en allant vers le lac Myvatn, se trouve de site de Namafjall, 2ème visite de la journée. Au pied de la colline de couleur ocre-rose, se trouve le champ de solfatares de Hverir, avec ses marmites de boue, ses fumerolles et ses dépôts de souffre caractéristiques. Le centre de la terre n’est pas loin …

     

    14 août 2014 : En route vers Myvatn - volcans et canards

     

    14 août 2014 : En route vers Myvatn - volcans et canards

     

    Nous partons ensuite pour le lac Myvatn, qui signifie en Islandais « Lac aux moucherons ». Le mois d’août est particulièrement propice à l’éclosion de ces minuscules insectes que de nombreux oiseaux mettent au menu. Leur nombre les rend certes un peu agaçant, mais comparé aux taons des Alpes ces moucherons sont plutôt inoffensifs.

    Le lac est le paradis des oiseaux et en particulier des canards, dont 13 espèces nichent régulièrement sur le lac. Nous faisons une petite étape à la presqu’île de Neslandatangi, où l’on peut observer quelques spécimens de canard, surtout des Canards siffleurs (Anas penelope) et des Fuligules morillons (Aythya fuligula). Un couple de Grèbes esclavons (Podiceps auritus) a choisi de nicher sur une mare dans le marécage qui borde la route, tandis que deux Oies cendrées (Anser anser) passent en vol.

     

    14 août 2014 : En route vers Myvatn - volcans et canards

    Un Canard siffleur, l’une des espèces les plus communes à Myvatn. On le voit souvent à terre car il se nourrit essentiellement d’herbe.

     

    14 août 2014 : En route vers Myvatn - volcans et canards

    Deux oies cendrées en vol se détachent sur le paysage. Au fond on devine l’usine géothermique de Bjarnarflag, la plus ancienne d’Islande.

     

    Suite des prospections des sites intéressants autour du lac : les pseudo-cratères de Skutustadir, des collines herbeuses en forme de mini-cratères volcaniques, qui se sont en réalité formés lors du contact de la lave avec l’eau, grâce à des explosions de vapeur. La promenade au bord de ces pseudo-cratères longe un  petit lac qui jouxte le lac principal, et regorge d’oiseaux. Ce soir il y avait par ordre d’apparition : des Grèbes esclavons, des Fuligules morillons, des Canards siffleurs, des Cygnes chanteurs (Cygnus cygnus), un Plongeon imbrin (Gavia immer), et sur le parking une Bergeronnette grise (Motacilla alba).

     

    14 août 2014 : En route vers Myvatn - volcans et canards

    Une femelle de Fuligule morillon avec ses jeunes.

     

    14 août 2014 : En route vers Myvatn - volcans et canards

    Une nichée de Canards siffleur se nourrissait sur le bord du sentier sous l’œil attentif de la mère. Ici un des canetons, déjà bien emplumés. Au passage des promeneurs, tout ce petit monde se précipite à l’eau, pour revenir brouter dès que le danger est passé.

     

    14 août 2014 : En route vers Myvatn - volcans et canards

    Une des stars de la journée, le Plongeon imbrin. Cette espèce de plongeon niche principalement en Amérique du Nord et accessoirement en Islande (environ 300 couples).

     

    14 août 2014 : En route vers Myvatn - volcans et canards

    Et pour finir, la famille Grèbe esclavon : ici un des parents avec une proie (les grèbes se nourrissent essentiellement de poisson).

     

    14 août 2014 : En route vers Myvatn - volcans et canards

    L’autre parent avec le poussin sur son dos (les grèbes pondent de 3 à 6 œufs en général, mais ici il ne reste qu’un petit).

     

    14 août 2014 : En route vers Myvatn - volcans et canards

    La famille au complet.

     

    14 août 2014 : En route vers Myvatn - volcans et canards

    On se jette à l’eau.

     

    Après cette journée bien remplie, nous rejoignons notre hébergement, la ferme de Fossholl, située dans un hameau près de la chute de Goðafoss. L’endroit est sympathique, nous avons le droit à une chambre avec salle de bain privée, et il est possible de dîner sur place. Le repas comprend un buffet d’entrées et soupe à volonté puis un plat principal, le tout pour un prix tout à fait correct (dans l’échelle islandaise des prix bien sûr). Le hameau comprend également un terrain de camping et une station-service avec épicerie et souvenirs. Pour ne rien gâcher, la vue sur la chute de Goðafoss est superbe :

     

    14 août 2014 : En route vers Myvatn - volcans et canards

     

    Je vous dis à bientôt pour la suite du voyage : Myvatn épisode 2 – Canards et volcans.


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    Un petit article en écho à la campagne actuelle de la LPO "Mobilisez-vous pour le Vautour fauve !" (suivre le lien : https://www.lpo.fr/actualite/avec-la-lpo-mobilisez-vous-pour-le-vautour-fauve).

    Les Vautours fauves sont des oiseaux fascinants, dont la mauvaise réputation est totalement infondée. En effet leur rôle d’équarrisseur naturel permet de débarrasser les alpages des cadavres d'animaux morts et d'éviter ainsi la propagation des maladies dans les troupeaux et la pollution des cours d'eau. Le Vautour fauve est incapable de tuer un animal en bonne santé, sa physionomie ne le permet pas. 

    J'ai eu l'occasion d'observer ces oiseaux impressionnants lors de quelques un de mes séjours en famille dans les Alpes du Sud.

    Mobilisez-vous pour le Vautour fauve !

     

    Le Vautour fauve (Gyps fulvus) a été ré-introduit avec succès dans les Baronnies provençales (Drome) en particulier sur la commune de Rémuzat. C'est l'espèce de Vautour la plus commune parmi les 4 espèces présentes en France.

    Pour les observer deux possibilités :

    - Soit participer à une sortie organisée par l'association "Vautours en Baronnies" (site Web http://www.vautoursenbaronnies.com/), conseillé pour une première visite car les ornithologues qui animent la sortie vous donneront des tas d'informations passionnantes sur les Vautours, et vous amèneront au site d'observation. La voiture est nécessaire, mais jumelles et longues-vues sont fournies.

    - Soit vous rendre par vos propres moyens sur le site d'observation du Rocher du Caire, en passant par le village de Saint-May (suivre les panneaux fléchés "Vautour"). Pour assister à l'envol des vautours, prévoir d'arriver vers 9h le matin les mois d'été.

    Si les conditions météo le permettent, le spectacle est alors saisissant : les vautours quittent la falaise et passent à quelques mètres des spectateurs. N'hésitez pas à amener vos enfants ils en garderont un souvenir inoubliable. Et n'oubliez pas les jumelles ça vous permettra de scruter les falaises si les vautours ont décidé de faire la grasse matinée.

    Voici maintenant quelques photos :

    Mobilisez-vous pour le Vautour fauve !

     

    Mobilisez-vous pour le Vautour fauve !

    On vérifie que les touristes sont bien vivants, au cas où on pourrait s'éviter de faire 100 km pour trouver à manger ...

     

    Mobilisez-vous pour le Vautour fauve !

     

    Mobilisez-vous pour le Vautour fauve !

     

    Mobilisez-vous pour le Vautour fauve !

    J'ai des démangeaisons, j'ai encore dû manger un truc pas frais !

     

    Mobilisez-vous pour le Vautour fauve !

     

     Et en repartant, vous pourrez profiter des champs de lavandes, et observer des plantes grasses :

    Mobilisez-vous pour le Vautour fauve !

     

    Mobilisez-vous pour le Vautour fauve !

    Bonne visite !


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    L’objectif de la journée est de traverser la partie Est de l’île du sud au nord afin de rejoindre la petite ville d’Egilsstaðir.

    Alors que nous quittons la ferme de Nypugardar où nous avons passé la nuit, une femelle de Traquet motteux (Oenanthe oenanthe) posée au bord du chemin nous souhaite bonne route.

    13 août 2014 : Perdues au milieu de rien

    Les Traquets motteux se nourrissent essentiellement d’insectes et d’invertébrés. La population islandaise hiverne en Afrique équatoriale, en transitant par l’Europe de l’Ouest.

     

    Nous traversons pendant une partie de la matinée une zone de prairies marécageuses où des familles de Cygnes chanteur (Cygnus cygnus) observent les rares voitures qui se sont aventurées si loin dans l’Est.

    Petite frayeur pour traverser un pont à voie unique de belle longueur : alors que je m’engage un autre véhicule apparaît à l’extrémité … Il faut reculer pour laisser le passage.

    Rapidement nous passons près de la ville de Höfn (1600 habitants environ), dernier point de ravitaillement avant Djupivogur et les fjords de l’Est. Le paysage change alors, les montagnes se rapproche de la route qui se retrouve coincée entre celles-ci et la mer. Après la traversée du tunnel d’Almannaskarð, long d’environ 1300 m et ouvert en 2005, certaines portions de route sont même suspendues à flanc de falaise, surplombant la mer de plusieurs dizaines de mètres.

    Bientôt nous approchons de Djupivogur, porte d’entrée des fjords de l’Est. A partir de là, la route n° 1 contourne le premier de ces fjords, le Berufjörður. Tout au fond du fjörd, une portion de route non asphaltée sur quelques kilomètres nous donne un avant-goût de ce qui nous attends dans l’après-midi. Ce premier fjörd ne nous ayant pas enthousiasmées plus que ça nous décidons de faire une pause ravitaillement-déjeuner à la station service de Breiðdalsvík, petite mais bien achalandée (café, fruits, yaourts, charcuterie …) puis de continuer la route n° 1 vers l’intérieur des terres.

    Avant de reprendre notre périple, nous pique-niquons dans le petit parc aménagé en contrebas de la station service. Malgré le vent et le froid je m’y attarde pour essayer de photographier les Grives mauvis (Turdus iliacus) qui le fréquentent. Pas facile car elles sont plutôt farouches … mais ne s’éloignent guère. J’apprends à les repérer à leurs cris.

    13 août 2014 : Perdues au milieu de rien

    La Grive mauvis est la seule grive présente en Islande. La plupart hiverne en Europe de l’Ouest, cependant certaines restent en Islande et passent l’hiver dans les villes et villages. 

     

    Après cette partie de cache-cache avec les Grives mauvis (assez décevante, il va falloir que j’en trouve en France cet hiver pour faire de meilleures photos), nous reprenons la route n° 1. Au bout d’une vingtaine de  kilomètres, la route est de nouveau non revêtue (et cela va durer sur 40 km), ce qui a l’air de plaire particulièrement à nos amis laineux : les graviers remplacent avantageusement les pierres à lécher que nos agriculteurs mettent à disposition de leurs bêtes.

    13 août 2014 : Perdues au milieu de rien

     

    Nous quittons les moutons pour traverser une région très peu peuplée où la principale animation se résume aux cascades qui descendent des montagnes. Des troupeaux de rennes (introduits pour l’élevage et depuis retournés à l’état sauvage) peuvent être aperçus dans cette partie de l’Islande mais nous n’avons pas eu cette chance. Bientôt la route monte en lacets assez raides jusqu’à un col qui nous dévoile un paysage sauvage et désertique, agrémenté d’un petit lac. Endroit fortement conseillé si vous n’aimez pas la foule – mais apportez vos provisions et votre doudoune !

    13 août 2014 : Perdues au milieu de rien

    Le vert de la mousse éclaire le paysage par cette journée bien grise.

     

    13 août 2014 : Perdues au milieu de rien

     

    La route descend ensuite une vallée où nous retrouverons bientôt un revêtement normal et la civilisation (c’est-à-dire une ferme tous les quelques kilomètres).

    Egilsstaðir est une « ville nouvelle » d’un peu plus de 2000 habitants, créée en 1947 pour fournir un centre de services aux habitants de l’Est de l’île et aux voyageurs perdus dans cette contrée. Bâtie au bord du Lagarfljot, célèbre pour son monstre aquatique (genre de monstre du Loch Ness local), la bourgade a peu d’intérêt si ce n’est la « forêt » de bouleaux où l’on peut faire de petites balades. Et bien sûr des possibilités de ravitaillement et d’hébergement.

    13 août 2014 : Perdues au milieu de rien

    Des gentianes trouvées dans la forêt. Espèce non déterminée, peut-être des gentianes champêtres car elles ont 4 pétales. Pas mal de champignons également, et des cris de Grives mauvis.

     

    Ce soir-là nous avons dormi à la guest-house Eyvindara, de confort standard mais que nous avons trouvé assez impersonnelle. Du coup nous sommes allées dîner au Café Valny près de l’office de tourisme, endroit que nous avions repéré avant la ballade dans la forêt. Les plats sont copieux et pas trop cher (exemple poulet tandoori avec riz ou hamburger frites).

    Je vous dis à bientôt pour la suite du voyage : En route vers Myvatn - volcans et canards


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    Depuis l'été 2003 nous avons régulièrement passé nos vacances d'été en famille à l'Aiglière, le chalet d'hôtes du Val de Glaise (à Veynes dans les Hautes-Alpes), toujours bien accueillis par Hermine et Christian qui nous ont fait découvrir leur belles montagnes.

    Malheureusement, ils ont été contraints de cesser leur activité en cette fin d'été 2014, victimes de l'instabilité fiscale de notre pays. 

    L'Aiglière, c'était là :

    L'Aiglière : la fin d'une aventure (2003-2014) 

    Le long de la route, le hameau de Glaise. Au fond, la tête de Charajaille.

     

    Parfois, le soir, un invité surprise nous rendait visite devant le chalet :

    L'Aiglière : la fin d'une aventure (2003-2014)

     

    Tout autour du hameau, les sentiers de randonnées nous menaient de découverte en rencontre (et on ne se perdait jamais, grâce aux topos rédigés par Hermine) :

    L'Aiglière : la fin d'une aventure (2003-2014)

    Graminées à contre-jour.

     

    L'Aiglière : la fin d'une aventure (2003-2014)

    Papillon sur la lavande sauvage.

     

    L'Aiglière : la fin d'une aventure (2003-2014)

    Pie-grièche écorcheur, dans son buisson épineux.

     

    L'Aiglière : la fin d'une aventure (2003-2014)

    Jeune renard, sur le chemin du col de Berthaud.

     

    Bientôt sur ce blog d'autres articles sur nos découvertes à Glaise et dans les Hautes-Alpes.

    En attendant toute la famille remercie Hermine et Christian pour toutes ces belles vacances que nous avons passés à l'Aiglière.


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    La journée du 12 août fut bien remplie, j’espère que vous ne m’en voudrez pas pour la longueur de l’article et la quantité de photos !

    Avant de quitter l’auberge de Hvoll, petit coup d’œil à l’étang, on ne sait jamais les Plongeons sont peut-être encore là. Ce n’est pas le cas, mais un Huîtrier pie admire la perfection de son reflet dans l’eau immobile.
     

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

     

    La première étape de la journée est le parc national de Skaftafell, un oasis de verdure entre les langues glaciaires du Vatnajökull. Créé en 1967, récemment intégré au nouveau parc national du Vatnajökull, le parc est facile d’accès par la route n° 1 et présente une multitude de milieu y compris des forêts de bouleaux. Ne vous attendez cependant pas à des arbres majestueux, ici même les plus vénérables ne dépassent guère les 2 à 3 m de haut. Des sentiers de difficulté et longueur variée sont facilement accessibles. Nous choisissons un peu au hasard un sentier qui nous mène rapidement à la cascade de Svartifoss et ses orgues basaltiques (très touristique, la plupart des groupes ne vont pas plus loin) puis nous nous éloignons de la foule et prenons un peu de hauteur.

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    Premier aperçu, quelque part au-dessus de Svartifoss

     

    Skaftafell est un de ces endroits magiques, encore plus beau en photo qu’en vrai, où chaque partie du paysage semble appartenir à un monde différent. Chaque point de vue exploite la palette des couleurs de manière presque infinie.

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    La porte d’un monde inhospitalier.

     

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    A l’ouest, les nuages font chatoyer les montagnes.

     

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    Vue sur le Kristinartindar, au nord.

     

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    Au loin, le glacier de Skeidararjökull.

     

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    Détail des montagnes à l’ouest.

     

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    Bleu, rose et vert.

     

    En traversant un petit bois de bouleau, on rencontre une joyeuse troupe de sizerins flammés :

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    Cet adulte reconnaissable à la flamme rouge sur son front se montre coopératif.

     

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    Vue sur le Morsardalur.

     

    Au détour du sentier, sur les bords d’un torrent, on peut admirer quelques touffes de fleurs mauves. Il s’agit d’Epilobe à feuille large, une espèce nord-américaine que l’on trouve également en Islande et au Groenland.

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    Épilobe à feuilles larges

     

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón 

    Au premier plan, des Angéliques en fleur.

     

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    Avant de quitter Skaftafell, vue sur les langues glaciaires

     

    Il est maintenant temps de se remettre en route pour le 2ème point fort de la journée : Jökulsárlón. Alors que nous avons presque parcouru la distance qui nous en sépare, une piste assez mauvaise sur notre gauche attire notre attention car plusieurs véhicules s’y engouffrent sans hésitation. Nous décidons de les suivre. Quelques kilomètres au ralenti sur les graviers et nous arrivons sur un parking surplombant un lagon proglaciaire (résultant de la fonte d’un glacier) sur lequel flotte des icebergs. Il s’agit de la Fjallsárlón, moins grand et moins connu que la Jökulsárlón mais tout aussi beau.

    Un vent à décrocher les portières de la voiture, et des Labbes parasites (Stercorarius parasiticus) assez agressifs nous accueillent à la sortie du véhicule, mais cela n’arrête pas notre enthousiasme. Détour fortement conseillé si vous passez à côté ! Le dépaysement est garanti.

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    Un magnifique « glaçon » turquoise.

     

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    Le vent omniprésent crée des vagues sur le lac.

     

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    Au fond, une des langues glaciaires qui aboutit dans le Fjallsarlon.

     

    Comme je le disais plus haut des Labbes parasites hantent le parking. Ces oiseaux de mer bruns, un peu plus gros qu’une mouette, attaquent tout intrus qui pénètre sur leur territoire, pendant la période de la nidification. Il est spécialisé dans l’attaque des autres oiseaux (Sternes …) afin de leur faire régurgiter leur repas. Ce sont de grands migrateurs qui suivent les Sternes arctiques jusque dans l’Atlantique sud. Du fait de leur agressivité ils sont peu craintifs et donc assez faciles à photographier (quoique très rapides).

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    Un spécimen en vol.

     

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    Au sol sur la toundra. Possible que le parking fournisse un complément de nourriture à ses sympathiques gardiens (morceaux de sandwiches etc.).

     

    Nous repartons ensuite, avec notre voiture qui a réussi à conserver toutes ses portières, vers notre destination initiale, la Jökulsárlón. L’endroit est plus fréquenté, équipé de toilettes, cafés, et il est possible de faire une balade en bateau entre les icebergs. Le lagon est également bien plus grand. Et bizarrement il y a aussi beaucoup moins de vent. Les icebergs présentent toutes les nuances du blanc, du bleu et du noir (à cause de la cendre volcanique).

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    Vue générale depuis le parking.

     

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    Iceberg « gruyère »

     

    Non loin du parking, niche une colonie de Grands Labbes (Stercorarius skua), des cousins plus costauds des Labbes parasites dont j’ai parlé plus haut. Je les repère grâce à un jeune touriste mal informé qui s’approche trop près de leur territoire : le pauvre court en tous sens les mains sur la tête pour éviter les piqués des labbes ! Pendant ce temps j’en profite pour les photographier.

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

    C’est dans ce milieu que les Grands Labbes nichent, après avoir sommairement aménagé un creux à même le sol.

     

    Le Grand Labbe est plus trapus que le Labbe parasite ; il est reconnaissable en vol aux marques blanches sur ses ailes et à sa queue en forme de coin, ainsi qu’à sa grande envergure :

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón 

     

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

     

    Sur le parking, on peut également observer des passereaux assez peu farouches et de fréquentation plus agréable que les labbes : des Bruants des neiges (Plectrophenax nivalis). Ils se promènent entre les voitures probablement attirés par les miettes laissées par les touristes. Les Bruants des neiges islandais sont en général sédentaires.

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

      

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

      

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

     

    Des Eiders à duvet nagent sur le lagon entre les icebergs, la température de l’eau n’a pas l’air de les gêner :

    12 août 2014 : Skaftafell et Jökulsárlón

     

    L’après-midi est bien avancée, il est temps de partir à la recherche de notre hébergement : la ferme Nypugardar, située un peu avant la ville de Hofn. Un endroit que je recommande, l’hôtesse est très accueillante, le dîner et le petit déjeuner délicieux.

    Je vous dis à bientôt pour la suite du voyage : de Hofn à Egilsstadir


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