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    L’île Saint-Louis, 2ème île parisienne après celle de la Cité, est un lieu totalement urbanisé, et pourtant si on prend la peine de bien regarder, la nature n'est pas si loin. C'est sur ses berges artificialisées et revêtues de blocs de calcaire que j'ai observé pour la première fois la Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea). Comme son nom l'indique l'espèce s'observe en général au bord des ruisseaux et torrents, en plaine ou en montagne. Ici vous l'aurez deviné, le ruisseau c'est la Seine. Elles s'y plaisent tellement que plusieurs couples nichent sur ses berges dans Paris intra-muros, et y restent tout au long de l'année. Leur implantation dans Paris ne date pourtant que des années 2000, pour plus d'infos voir ici :
    http://lesoiseauxenville.skynetblogs.be/archive/2008/05/05/bergeronnette-des-ruisseaux-dites-vous.html

    Sur l’île Saint-Louis, si on est attentif et que l'on parcourt toute la longueur des quais, on est quasi assuré d'en observer au moins une. Pour cela, ne pas oublier les jumelles, et scruter attentivement le quai jusqu'au bord de l'eau. Si au passage d'un piéton ou d'un chien un passereau s'envole pour se reposer un peu plus loin sur le quai en poussant de petit cris aigus, c'est probablement une bergeronnette des ruisseaux. En s'approchant tout doucement, on pourra l'observer arpenter la végétation rase qui pousse entre les pierre, pour y trouver sa nourriture, essentiellement composées d'insectes et de crustacés.

    Ci-dessous quelques unes de mes dernières photos de l'espèce, prises en ce début 2016. 

    Pour commencer, un portrait au soleil, le 21 janvier (pas si facile, la Bergeronnette est un oiseau perpétuellement en mouvement) :
     

    Les Bergeronnettes de l’île Saint-Louis

     

    Puis une série faites hier 8 février entre 2 coups de vent, un joli petit couple qui m'a donné l'impression d'être un peu moins farouche que d'habitude, peut être occupé à lutter contre les rafales. 

    Les Bergeronnettes de l’île Saint-Louis

    La femelle cherche son goûter dans la mousse.

     

    Les Bergeronnettes de l’île Saint-Louis

     Une crevette bien dodue fera l'affaire
    (a-t-elle été projetée sur le quai par une vague ?) 

      

    Les Bergeronnettes de l’île Saint-Louis

    Le mâle, aux motifs de la tête plus marqués,
    mais qui n'a pas encore la bavette noire du plumage nuptial.

     

    Les Bergeronnettes de l’île Saint-Louis

     Les couleurs de la Bergeronnette sont bien assorties avec celles des mousses...

     

    Les Bergeronnettes de l’île Saint-Louis

     La Bergeronnette des ruisseaux est la seule bergeronnette observable
    en France dont les pattes sont roses.

     

    Les Bergeronnettes de l’île Saint-Louis

    Un coup de vent, et on remonte en haut du quai.

     

    Enfin, une photo plus inhabituelle, prise en mai 2012, toujours sur l'île Saint-Louis, la Bergeronnette des ruisseaux perchée dans un arbre :

    Les Bergeronnettes de l’île Saint-Louis

     

    Parfois, mais c'est plus rare, on rencontre sur les mêmes rivages des Bergeronnettes grises (Motacilla alba). Photos prises le 15 janvier dernier :

    Les Bergeronnettes de l’île Saint-Louis

     

    Les Bergeronnettes de l’île Saint-Louis

     

    Et pour finir cette article sur une note printanière, une touffe de fleurs accrochée au quai, également immortalisée ce 15 janvier, côté nord de l'île, près du Pont Marie (la végétation est ici plus vivace que sur la rive sud) :

    Les Bergeronnettes de l’île Saint-Louis

     

    A bientôt pour d'autres découvertes.

     


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    J'ai intitulé cet article "La route du Soleil", et pourtant on ne le verra pas de la journée. En effet c'est ainsi que l'on nomme dans la région la route de Puno à Cusco. 

    De bon matin, nous prenons place dans un bus de la compagnie Turismo Mer (que je vous recommande, voir ici : http://www.turismomer.com/the-sun-s-route.html). Nous sommes accueillis par notre guide Marita, qui nous donnera de nombreuses explications fort intéressantes sur le peuple de ses ancêtres, les Incas, tant pendant le trajet que lors des haltes prévues au programme. Qui plus est c'est un cours de langues vivantes intensifs, Marita répétant les mêmes explications en Anglais puis en Espagnol.

    Il ne neige plus, mais le temps reste très gris et humide.

    Au bout d'une centaine de kilomètres, nous nous arrêtons à Pukara, un petit village des Andes, où l'on visite le musée archéologique local.

    Au centre du village se dresse une charmante église :

    Pukara

     

    Pukara

     

    On ne tarde pas à remarquer plusieurs taureaux en terre cuite qui décorent les piliers devant l'église mais aussi de nombreuses toitures. Ces taureaux sont la spécialité de Pukara, et sont commercialisés dans toute la région, jusqu'à Cusco.  En poser une paire sur sa toiture apporte protection à la famille.

    Pukara

     

    Les taureaux ne sont pas les seuls animaux à Pukara, des Pigeons tigrés (Patagioenas maculosa) cherchent leur nourriture sur les pelouses de la place :

    Pigeon tigré - Pukara

     

    Pigeon tigré - Pukara

     

    Ils ont trouvé un autre usage aux taureaux de terre cuite, en se perchant dessus, ce qui me permet de faire quelques images amusantes : 

    Pigeon tigré - Pukara

     

    Pigeon tigré - Pukara

     

    Nous reprenons la route, et une autre centaine de kilomètre plus loin, nous nous arrêtons au point culminant du trajet, le col de la Raya, à 4 360 m d'altitude. Les paysages sont grandioses mais nous avons hâte de redescendre un peu plus près du plancher des vaches : 

    La Raya

     

    La Raya

     

    La Raya

     

    Vient ensuite le moment de la pause déjeuner, dans un "Restaurant touristique" appartenant à la compagnie de bus, à Sicuani, une trentaine de kilomètre après le col. Ce type de restaurant spécialement destiné aux touristes sert un buffet varié de spécialités locales, plutôt bon par rapport à ce que l'on trouve de similaire dans certains pays.

    Près du restaurant, il y a une prairie traversée par un cours d'eau, où l'on peut observer quelques spécimens de l'avifaune locale. Ci-dessous des Ibis de Ridgway (Plegadis ridgwayi), un Ibis commun dans la région des Andes, que l'on voit parfois en groupe de plusieurs dizaines, occupés à chercher leur nourriture dans les champs et les zones humides. Plus d'infos sur l'espèce ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/ibis.de.ridgway.html

    Ibis de Ridgway - Sicuani

     

    Ibis de Ridgway - Sicuani

     

    Parmi la troupe d'Ibis, on remarque un petit héron blanc, et oui c'est bien un Héron garde-boeufs (Bubulcus ibis), le même que chez nous en France. Il faut dire que l'on trouve ce héron partout dans le monde.

    Héron garde-boeufs - Sicuani

     

    Après le repas nous remontons dans le bus pour une vingtaine de kilomètres, jusqu'au petit village de Raqchi. Sur la place, une église en pierre volcanique et quelques étals de souvenirs et d'artisanat local, mais nous ne sommes pas là pour passer l'après-midi à marchander.

    Raqchi

     

    Rapidement, Marita nous conduit vers le site du temple Inca de Wiracocha. En chemin, nous passons près d'un plan d'eau où pour une fois on peut observer de près une Sarcelle tachetée (Anas flavirostris), une espèce de canard déjà observée à Yanque et à Lagunillas :

    Sarcelle tachetée - Raqchi

     

    Arrivés près des ruines du temple, alors que Marita commence à nous expliquer son architecture et son histoire, notre œil est attiré par un petit faucon qui chasse dans le secteur. Il s'agit d'une Crécerelle d'Amérique (Falco sparverius), le cousin de notre Faucon crécerelle. Plus petit que son parent européen, on le reconnaît au 3 marques verticales noires qui ornent sa tête.
     

    Crécerelle d'Amérique - Raqchi

     

    Celui-ci doit être une femelle ou un immature, car son dos brun-roux est fortement strié de noir. Nous en observerons d'autres à Chinchero dans la vallée sacrée, et au Machu-Pichu.

    Crécerelle d'Amérique - Raqchi

     

    Crécerelle d'Amérique - Raqchi

     

    Crécerelle d'Amérique - Raqchi

     

    Revenons maintenant au temple de Wiracocha, le Dieu créateur des Incas. Raqchi est un temple bien conservé, le seul qui à l'époque de sa construction reposait sur des colonnes. Il n'en reste cependant que le mur central et les fondations de certaines colonnes. Un des plus beaux site Incas parmi ceux que nous avons visités :

    Raqchi - Ruines

     

    Raqchi - Ruines

     Au premier plan, les restes d'une colonne. Derrière, le bas des murs est constitué de pierres parfaitement ajustées.

     

    Raqchi - Ruines

     Les chapeaux de tuiles ont été rajoutés à la demande de l'UNESCO pour protéger les murs en adobe des infiltrations. A l'époque des Incas, les toits étaient majoritairement en chaumes.

     

    Raqchi - Ruines

    Après le temple, on visite le quartier d'habitation, où vivaient probablement les prêtres au service de Wiracocha. 

     

    Raqchi - Ruines

     Raqchi, c'était aussi un site de stockage de nourriture : on peut y observer une multitude de silo de pierre circulaire, qui malheureusement on perdu leur toiture.

     

    En fin d'après midi, nous atteignons la dernière étape du voyage avant Cuzco : le village d'Andahuaylillas et son église Saint-Pierre-Apôtre. Vue de l'extérieur, l'église a une apparence toute simple, mais à l'intérieur, la décoration baroque mêlée d'influences andines est tellement riche que cette église est surnommée la chapelle Sixtine des Andes. Construite par les Jésuites à la fin du XVIe siècle, la décoration était destinée à enseigner la foi catholique aux habitants de la région nouvellement convertis, mais aussi à faciliter leur adhésion en les émerveillant. Les photographies à l'intérieur étant interdites, le billet d'entrée inclut un CD souvenir. Ci-dessous quelques photos de détail du porche (très sobre par rapport à l'intérieur de l'église) :

    Andahuaylillas

     

    Andahuaylillas

     

    Andahuaylillas

     

    A Andahuaylillas, tout est baroque, même les arbres : ne manquez pas d'admirer les magnifiques lichens et les fleurs rouges vifs des Pisonay (arbre de la famille des haricots) qui ornent la place :

    Andahuaylillas

     

    Andahuaylillas

      

    A la fin de cette longue et riche journée, nous arrivons à Cuzco où nous allons nous poser quelques jours avant de partir à l'assaut du Machu-Pichu.

    A bientôt pour la suite du voyage.


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    Après une bonne nuit de sommeil sous de multiples épaisseurs de couvertures de laine qui remplacent avantageusement le chauffage, nous nous réveillons à l'aube et avons le temps d'observer les oiseaux qui vaquent à leurs occupations matinales autour de la maison. 

    Il a plu toute la nuit et il fait encore gris, aussi la lumière n'est pas très bonne et seul un Troglodyte familier (Troglodytes aedon) aura le droit à un joli portrait :

    Troglodyte familier - Amantani

     Répandu sur tout le continent américain,
    le Troglodyte familier ressemble à notre Troglodyte mignon mais est un peu plus grand. 

     

    Les autres espèces observées ce matin là sont les suivantes :

    • Le Bruant chingolo (déjà vu à Arequipa et Yanque).
    • La Tourterelle oreillarde, que l'on retrouvera à Puno en fin d'après-midi.
    • Le Pigeon tigré, une sorte de gros pigeon assez proche de notre Pigeon ramier, que je réussirai à prendre en photo le jour suivant.

     

    Nous rejoignons ensuite notre guide dans la cuisine où Gladys nous attends pour le petit déjeuner. Comme il fait bien froid nous lui achetons quelques bonnets fait maison, avant de descendre jusqu'au port pour prendre le bateau qui doit nous amener jusqu'à l’île de Taquile. En chemin nous apercevons quelques Vanneaux des Andes (Vanellus resplendens) bien bruyants (on en reverra à Cusco).

    Nous avons à peine quitté le port que la météo se gâte sérieusement : il a déjà plus toute la nuit, mais là c'est de la neige qui commence à tomber. D'après les guides, c'est plutôt inhabituel à cette saison. On apprendra plus tard qu'un épisode particulièrement intense du phénomène "El Niño" a débuté en 2015. Il y a peut-être un lien.

    Toujours est-il que le lac est démonté et la visibilité quasi-nulle à cause de la neige et du brouillard. Le bateau n'a pas d'essuie-glace, c'est un des guides qui se dévoue pour aller essuyer les vitres à l'extérieur, en équilibre au dessus des vagues glaciales. Notre embarcation est également dépourvue de système de navigation, seules les communications par téléphone portable entre bateaux semblent leur permettre de savoir où nous sommes. Rapidement, les guides et l'équipage du bateau nous annoncent que l'escale à Taquile est annulée et que nous allons rentrer à Puno, le risque de rester coincé sur Taquile pour passer la nuit étant trop important. Puis on les entends envisager la possibilité de faire demi-tour pour retourner à Amantani (ce qui compromettrait notre départ pour Cusco le lendemain matin, mais il vaut mieux être en sécurité sur la terre ferme et éviter le naufrage de notre frêle esquif sur des rochers...). En fin de compte nous ne changeons pas de cap, et c'est avec soulagement qu'au bout de 3h de navigation chaotique nous apercevons la presqu’île qui ferme la baie de Puno, puis les étendues de totora et les îles Uros.

    Après une pause café bien méritée sur une des îles Uros, nous repartons vers Puno. La tempête s'est calmée, ce qui nous permet de sortir un peu à l'extérieur de la cabine pour photographier les hôtes de la totora.   

    Nous croisons d'abord des Foulques ardoisées (Fulica ardesiaca), espèce que l'on ne rencontre que sur les lacs d'altitude de la Cordillère des Andes. Chez cette espèce, le bec et le caroncule peuvent être de couleur variée (bec blanc avec caroncule blanc ou jaune, bec jaune avec caroncule rouge) :

    Foulque ardoisée - Titicaca

    Une Foulque ardoisée à bec jaune et caroncule rouge (coloris le plus courant sur les lacs comportant une végétation dense)

     

    Foulque ardoisée - Titicaca

    Une Foulque ardoisée adulte et ses 2 poussins.

     

    Puis c'est le tour des Grèbes de Rolland (Rollandia rolland), un petit grèbe ressemblant à notre Grèbe à cou noir :

    Grèbe de Rolland - Titicaca

     

    Grèbe de Rolland - Titicaca

     

    Grèbe de Rolland - Titicaca

     

    Dans la totora, de petits passereaux multicolores s'agitent, ce sont des Tyranneaux omnicolores (Tachuris rubrigastra) :

    Tyranneau omnicolore

     

    Dernière photo avant de quitter les îles Uros : 

    Ile Uros - Titicaca

     

    En vue du port de Puno, nous apercevons des Erismatures des Andes (Oxyura ferruginea) :
     

    Erismature des Andes - Titicaca

    Une femelle d'Erismature des Andes.

     

    Erismature des Andes - Titicaca

     Un mâle d'Erismature des Andes, reconnaissable à son bec bleu vif.

     

    Sur le port, nous sommes accueillis par des Mouettes des Andes (Chroicocephalus serranus) :

    Mouette des Andes - Puno

     Une mouette adulte, en plumage de transition vers ou depuis le plumage nuptial (comme notre Mouette rieuse, la Mouette des Andes a la tête sombre en période de reproduction).

     

    Mouette des Andes - Puno

     Au premier plan, une mouette immature.

     

    Mouette des Andes - Puno

    Plus d'infos sur l'espèce ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/mouette.des.andes.html

     

    Après avoir déposé nos affaires à l'hôtel et pris possession de nos chambres, nous allons déjeuner au restaurant "La Casona" sur la rue principale. On nous sert une bonne cuisine péruvienne, dans une salle décorée de tableaux du style de l'école de Cusco. Puis pendant que le reste de la famille se repose  à l'hôtel, je retourne explorer le centre ville à la recherche d'une pharmacie, accompagnée d'une de mes filles.

    Sur la place d'Armes, face à la cathédrale, une Tourterelle oreillarde profite du soleil qui est revenu après la tempête :

    Tourterelle oreillarde - Puno

     

    La cathédrale de Puno, qui date du 18ème siècle, est de style baroque métis, un mélange d'influences catholiques et de symboles empruntés aux Incas. Les détails sont très intéressants et représentatifs de ce style :

    Catedral - Puno

     

    Catedral - Puno

     

    Catedral - Puno

     

    Catedral - Puno

     

    Catedral - Puno

     

    Catedral - Puno

     

    A l'autre extrémité de la rue piétonne, le Parque Pino est bordé de bâtiments aux couleurs lumineuses, d'un côté le Collège National de Puno, et de l'autre la petite église San Juan, autrefois réservée aux Indiens :

    Colegio Nacional - Puno

     

    Iglesia San Juan - Puno

     

    Ici s'achève le récit de cette journée mouvementée au lac Titicaca. L'épisode suivant nous mènera à Cusco avec en route quelques étapes sympathiques.

    A bientôt pour d'autres découvertes.


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    Hier midi, dernier jour de 2015, un Épervier d'Europe  (Accipiter nisus) est resté un bon moment dans un de nos frênes, ce qui nous a permis de faire une dernière série de jolies photos avant le réveillon :

    Epervier d'Europe

    La boule de plumes, dans les branches du frêne. Ce n'est pas un pigeon, ni un geai. Régulier chez nous à la saison des mangeoires (l'épervier se nourrit surtout de passereaux), pour une fois il ne bouge pas ...

     

    L'épervier du 31 décembre

    C'est une femelle : plus grosse que le mâle, son plumage est brun-gris et un sourcil blanc est en général bien visible au dessus de l’œil jaune (le mâle est plus coloré : son dos est bleu-gris, et son ventre rayé de roux et de blanc)

     

    L'épervier du 31 décembre

    L'épervier à l’affût regarde alternativement à droite, à gauche, en haut, en bas,
    afin de repérer le passereau imprudent dont elle fera son déjeuner. 

     

    L'épervier du 31 décembre

    L'affût cette fois ci sera un échec, notre rapace était sans doute trop visible en plein soleil dans les branches dénudées. Avant de quitter les lieux, un toilettage du plumage s'impose.

     

    L'épervier du 31 décembre

     

    L'épervier du 31 décembre

     

    L'épervier du 31 décembre

    Dernière pose avant le départ.

     

    Plus de photos d'épervier ici : 

    http://www.oiseaux.net/photos/regine.le.courtois.nivart/epervier.d.europe.html

    Je vous souhaite à tous une belle année 2016, pleine de bonheur et de découvertes passionnantes.

     


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    Deux espèces de pic assez communes fréquentent notre refuge et y nichent chaque année, même si nous n'avons pas encore repéré la localisation de leur loge. En été il n'est pas rare de les observer en famille, parents et jeunes fraîchement envolés.

    La première espèce est le Pic vert (Picus viridis), que l'on observe souvent se nourrir au sol sur les pelouses (le Pic vert raffole des fourmis).

    Pic vert

     Un jeune Pic vert, reconnaissable à son plumage moucheté, photographié en juillet 2014.

     

    Pic vert

     A droite, la femelle adulte (sa moustache est noire contrairement à celle du mâle qui est rouge), et à gauche un jeune, toujours en juillet 2014.

     

    La deuxième espèce qui fréquente le parc en toute saison est le Pic épeiche (Dendrocopos major), le plus commun des pics bigarrés (blanc, noir et rouge) observables en France. Les Pics épeiche aiment chercher leur nourriture à la cime des arbres, ils sont ainsi moins faciles à observer que les Pics verts, mais on les repère assez aisément à leur cri. Lorsqu'il fait très froid, le Pic épeiche vient volontiers se nourrir à la mangeoire.

    Pic épeiche

     Jeune Pic épeiche tout juste envolé : le ventre duveteux n'est pas encore blanc pur, et la calotte est toute rouge (la femelle adulte a une calotte entièrement noire alors que chez le mâle adulte elle est noire avec une marque rouge à l'arrière de la tête). Photo prise en juin 2012.

     

    Pic épeiche

     Une partie de la famille Pic épeiche, août 2015.

     

    Cependant, depuis une dizaine de jour, nous avons un visiteur d'une espèce de pic plus rare, que l'on rencontre généralement en forêt : un Pic noir (Dryocopus martius). Le Pic noir comme son nom l'indique est tout noir, à l'exception de la calotte, toute rouge chez le mâle, et réduite à une tâche rouge à l'arrière de la tête chez la femelle. Le Pic noir est le plus grand des pics présents en France : 55 cm contre 33 cm pour le Pic vert et 24 cm pour le Pic épeiche.

    Notre hôte est une femelle. Nous l'observons presque tous les jours depuis le 19 décembre. Elle semble se plaire sur notre terrain ; en effet celui-ci comporte un certain nombre de marronniers morts ou malades, dont elle épluche l'écorce en la frappant de son bec, afin de déloger les insectes cachés derrière. Le Pic noir est essentiellement insectivore, et apprécie les boisements comportant des arbres morts ou affaiblis. 

    Sur certaines des photos ci-dessous, on voit bien le travail du Pic noir. Lorsqu'on l'observe dans les jumelles, on peut voir les copeaux de bois voler. Ses mets préférés sont les grosses fourmis et les coléoptères qui se nourrissent du bois mort.

    Pic noir

     

    Pic noir

     

    Pic noir

     

    Pic noir

     

    Pic noir

     

    Pic noir

     

    Pic noir

     

    Réussira-t-elle à attirer un mâle chez nous pour fonder une famille en 2016 ? Nul ne le sait, mais nous allons suivre l'affaire de près.

    A bientôt pour d'autres découvertes.  


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