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    En début de matinée nous récupérons notre voiture de location. Quelques mots sur le réseau routier Islandais me paraissent utiles : il est composé essentiellement de la route n° 1 qui fait le tour de l’île, et qui est asphaltée sur pratiquement toute sa longueur, de quelques routes secondaires dans les zones agricoles et côtières habitées (celles-ci sont numérotées, stabilisées mais pas toujours goudronnées) et de pistes en terre accessibles seulement aux véhicules 4x4 et aux conducteurs expérimentés sur terrain difficile (présence de gués entre autre). Ces dernières sont également numérotées mais précédées de la lettre « F » comme "fjallvegur" : route de montagne en Islandais.

    Le loueur de voiture nous remet une carte précisant les zones autorisées avec notre véhicule de tourisme : une grande partie du centre de l’île nous est inaccessible. Ce n’est pas grave, en 10 jours nous n’aurions de toute façon pas eu le temps de tout faire. Il nous met également en garde contre les principaux dangers des routes Islandaises : les moutons en liberté, les ponts à une seule voie et les sommets de côte sans visibilité. Nous voilà prêtes pour l’aventure.

    Le programme du jour est « le Cercle d’Or », une région proche de Reykjavik, qui concentre quelques-uns des sites les plus intéressants du pays. Comme c’est très touristique et facile d’accès, c’est aussi très fréquenté. Il va falloir attendre un peu pour avoir l’impression d’être seules au monde.

    En quittant Reykjavik, sur le bord de mer, on aperçoit entre autre quelques Goélands marins (Larus marinus), qui ressemblent beaucoup aux Goélands bruns dont on a parlé précédemment, à part les pattes qui sont rose pâle au lieu de jaune, ainsi que des Grands corbeaux (Corvus corax), le seul corvidé d’Islande. A noter que contrairement à la France où il est plutôt rare (des populations subsistent seulement en montagne : Alpes, Pyrénées … et sur les côtes bretonnes), ici le Grand corbeau est assez commun et encore régulièrement chassé car il concurrence les Islandais pour la consommation des œufs et poussins d’oiseaux de mer et de canards. Pas aussi farouche qu’en Europe continentale, il n’est cependant pas aussi familier que ceux de Yellowstone ou de Bryce canyon dans l’Ouest des Etats-Unis.

    Nous laissons rapidement derrière nous le bord de mer et la route n° 1 pour s’enfoncer dans les terres par la route n° 36. Nous croisons rapidement nos premiers moutons, éparpillés dans un paysage de collines sans arbres.

    Notre première halte est le site de Þingvellir, où l’on peut admirer une des failles qui séparent les plaques Eurasienne et Nord-Américaine, exceptionnellement située en Islande au-dessus du niveau de la mer. Le paysage forme ici une sorte d’amphithéâtre naturel, qui a constitué dès le début de la colonisation par les Viking, le lieu de réunion annuel de leur parlement (l’Althing). Pour ces raisons historiques, le site est classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

    En nous promenant sur les sentiers du site, nous rencontrons une petite troupe d’Oies cendrées (Anser anser).

    9 août 2014 : le Cercle d'Or

    Celle-ci doit être une juvénile, son bec est encore pâle.

     

    Puis direction le site de Geysir, qui se situe à environ 30 km vers l’est. On peut y trouver le geyser qui a donné son nom ses congénères du monde entier. Cependant son activité est devenue très irrégulière et il est rare de pouvoir l’observer, ce qui n’est pas le cas de son voisin le Strokkur, qui jaillit très régulièrement à intervalle de quelques minutes. La bulle bleue qui se forme avant l’éruption du geyser est très impressionnante. Malheureusement je n’ai pas de photo à vous montrer.

    Le dernier des 3 sites majeurs du Cercle d’or et à mon avis le plus impressionnant est la chute de Gullfoss (la chute d’or en islandais), située à quelques km de Geysir. L’imperméable est recommandé même par beau temps, la puissance de la chute étant telle que l’air est constellé de gouttelettes. S’il y a du soleil (ce qui était notre cas au début de la visite) on peut y apercevoir un arc en ciel.

    9 août 2014 : le Cercle d'Or

    Premier point de vue sur Gullfoss, au premier plan un arc en ciel. 

     

    9 août 2014 : le Cercle d'Or

    L’étage supérieur de la chute.

     

    9 août 2014 : le Cercle d'Or

     La chute tombe ensuite dans un défilé et devient la rivière Hvita.

     

    Du parking de Gullfoss, situé sur le plateau au-dessus des cataractes, on aperçoit au loin le glacier de Langjökull. C’est également de là que part la célèbre piste de Kjölur, qui travers les hautes terres entre le Langjökull et un autre glacier, le Hofsjökull. Nous ne l’emprunterons pas, n’ayant pas loué un véhicule approprié.

    9 août 2014 : le Cercle d'Or

    Les hautes terres et le glacier, vus depuis le parking de Gullfoss.

     

    La suite de la journée est consacrée à la localisation de notre hébergement du soir qui est sensé se trouver près de la bourgade de Selfoss dans le sud mais est plutôt perdu dans la nature en direction de l’est. Après Gullfoss nous bifurquons rapidement sur la route n° 30, première portion de route non goudronnée pour nous. En théorie la vitesse y est limité à 80 km/h mais il est conseillé de s’adapter aux nids de poule, virages et gravillons … Après 5 km on retrouve une route un peu plus civilisée, à partir du pont sur la rivière Hvita. Les paysages de la vallée sont très verdoyant, paradis des chevaux Islandais. Ci-dessous un aperçu en photos de cette jolie région qui accueille de nombreux citadins en week-end :

    9 août 2014 : le Cercle d'Or

    Le tracteur montre l’échelle du paysage. Au premier plan un « arbre ».

     

    9 août 2014 : le Cercle d'Or

    Au loin, un groupe de chevaux Islandais.

     

    9 août 2014 : le Cercle d'Or

    Le vert de l’herbe semble inversement proportionnel à la rigueur du climat. 

     

    Après avoir bifurqué sur la route n° 32 nous finissons par trouver la ferme auberge de Steinsholt où nous passerons la soirée et la nuit. Nous avons la chance d’avoir une chambre avec salle de bain privative. Je recommande fortement cette endroit : accueil sympathique, diner excellent, copieux et peu cher – pour l’Islande bien sûr (nous avons eu le droit à une soupe de viande d’agneau, suivi d’un buffet avec rôti, différentes salades et légumes dont un délicieux gratin de potiron, et en dessert un clafoutis à la rhubarbe). Pour ceux qui le souhaite possibilité de faire de l’équitation.

    Je profite de la fin de l’après-midi pour explorer les alentours de la ferme et trouver quelques spécimens de l’avifaune local. A l’arrière de la maison, une pelouse avec quelques arbres et une pâture pour chevaux constituent l’habitat de passereaux locaux : les Sizerins flammés (Acanthis flammea) facilement observés par la fenêtre de la salle à manger en prenant un café, s’avèrent beaucoup plus difficile à approcher une fois dehors avec l’appareil photo. Impossible d’immortaliser un adulte avec sa flamme rouge sur l’avant de la calotte. Ce sera pour un autre jour. Les juvéniles sont un peu moins farouches (voir photos ci-dessous). Quelques Grives mauvis (Turdus iliacus), des Bergeronnettes grises juvéniles (Motacilla alba) et de plus nombreux Etourneaux sansonnets (Sturnus vulgaris) se nourrissent dans la pâture mais ne sont pas non plus très coopératif pour prendre la pose.

    9 août 2014 : le Cercle d'Or

    Jeune sizerin flammé.

     

    9 août 2014 : le Cercle d'Or

    Sizerin flammé se nourrissant de graines de fleurs sauvages.

     

    Les moutons sont bien moins farouches (et aussi plus gros) :

    9 août 2014 : le Cercle d'Or

    On se pousse un peu pour laisser passer les voitures …

     

    9 août 2014 : le Cercle d'Or

    Les moutons Islandais descendent directement de ceux apportés par les Vikings il y a plus de dix siècles. Mâles et femelles possèdent des cornes, et une laine très douce et très longue qui leur permet de résister au climat. 

     

    Je vous dis à bientôt pour la suite du voyage : les Macareux de Dyrholaey.


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    Cet article est le premier d’une série consacrée au récit de mon voyage ornitho-géologique en Islande, du 8 au 18 août 2014. J’y suis allée accompagnée de ma fille, et en effet on n’a pas choisi cette destination pour la plage et le soleil, mais plutôt pour les paysages volcaniques et la nature. Quoique cette été niveau météo on était aussi bien en Islande que dans la moitié Nord de la France : nous avons eu des journées ensoleillées où le thermomètre a culminé à 22°C, pour un minimum de 6,5°C un matin en fin de séjour …

    Les volcans Islandais sont célèbres à travers le monde, en particulier depuis l’éruption de l'Eyjafjöll en 2010. On connait moins l’Islande comme destination ornithologique, pourtant les chiffres parlent d’aux même : environ 320 000 habitants, plus de 3 millions de Macareux moine (Fratercula arctica) !

    Nous avons donc décollé de Roissy Charles-de-Gaulle le 8 août en début d’après-midi, pour atteindre notre destination l’aéroport de Keflavik environ 3h30 plus tard. Très peu de formalités car l’Islande fait partie de l’espace Schengen, nous partons rapidement en bus pour notre hôtel à Reykjavik (plutôt une guesthouse, les vrais hôtels étant rares et hors de prix en Islande).

    Nous atteignons la capitale de l’Islande (qui regroupe les 2 tiers des habitants du pays) après avoir traversé les champs de lave de la péninsule de Reykjanes. Un premier aperçu des paysages que nous rencontrerons pendant notre périple autour de l’Islande : pas un arbre à l’horizon, la végétation qui tente de coloniser tant bien que mal les sombres roches volcaniques se résume à des sortes de mousses.

    La guesthouse Sunna est simple mais fonctionnelle, située en plein centre de Reykjavik près de l’église Hallgrímskirkja qui surplombe la ville. Nous repérons rapidement la rue principale (Laugavegur), le supermarché (pour les provisions en prévision du lendemain), les magasins de souvenirs regorgeant de Macareux (en peluche, fabriqués en Chine) et un restaurant sympathique et délicieux pour dîner (le Solon Bistro, je recommande en particulier le steak d’agneau).

    Puis direction le lac Tjörnin afin de faire connaissance avec l’avifaune urbaine d’Islande. Le lac est situé tout près du centre historique (là où les premiers Vikings s’installèrent au IXème siècle).

    Les premières espèces rencontrées sont des classiques de l’ornithologie urbaine : une colonie bruyante d’Etourneaux sansonnets (Sturnus vulgaris) a élu domicile sur les corniches d’une façade, deux Pigeons bisets domestiques (Columba livia) se promènent sur les bord du lac. A noter que ce sont les seuls pigeons « de ville » qu’on verra durant tout notre séjour, et que leur densité semble bien faible par rapport à ce qu’on rencontre habituellement dans pratiquement toutes les agglomérations du monde.

    D’énormes Goélands bruns (Larus fuscus) sont perchés sur des lampadaires ou sur les berges, les adultes sont assez faciles à reconnaître : bec et pattes jaunes, dessus des ailes bruns foncés (en comparaison, le Goéland argenté de nos plages a les pattes rosâtres et le dessus gris clair). Pour identifier formellement les jeunes c’est une autre paire de manches …

    8 août 2014 : Arrivée à Reykjavik

    Beau spécimen de Goéland brun qui pose pour la photo.

     

    Sur le lac, il y a bien sûr des canards : tout d’abord les plus nombreux, des Canards colverts (Anas platyrhynchos), que je ne me suis pas attardée à prendre en photo, pour 2 raisons : on en trouve facilement de beaux spécimens sur la Seine à Paris et dans bien d’autres endroits, et de plus le mois d’août n’est pas la meilleure saison pour photographier les canards et en particulier le plumage coloré des mâles. En effet c’est à cette période de l’année qu’a lieu la mue complète de leur plumage, et étant incapable de voler la nature les a doté de couleurs ternes assez semblables à celles des femelles, ce qui leur permet d’échapper plus facilement aux prédateurs. On dit qu’ils sont en plumage d’éclipse. Je vous montrerai quand même des photos des autres espèces de canards rencontrées, surtout ceux que l’on ne voit que rarement en France.

    Revenons donc aux canards du lac Tjörnin : parmi les colverts, des canards sombres et bien plus petits, après vérification il s’agit de Fuligules morillons (Aythya fuligula) – je mets les noms latins entre parenthèse car c’est pratique pour s’y retrouver par exemple si on achète sur place un guide ornithologique en anglais. Voici une femelle : 

    8 août 2014 : Arrivée à Reykjavik

     

    Puis on aperçoit un Eider à duvet (Somateria mollissima) femelle accompagné de son jeune, qui se dirigent vers nous (on doit se trouver à un endroit stratégique de distribution de pain). Que sont devenus les frères et sœurs du petit (les canes pondent en général une douzaine d’œufs ) ? Probablement dans les premiers jours de leur vie ils ont servis de petit déjeuner à quelques goélands. C’est pour cela qu’au bord du lac un panneau stipule qu’il est interdit de distribuer du pain aux oiseaux entre le 15 mai et le 15 août, afin d’éviter d’attirer les goélands qui représentent un grand danger pour les canetons.

    Nos 2 eiders sont peu farouches, on peut les photographier facilement. Cela tombe bien, jusqu’à présent je n’en avait observé qu’une fois, un individu qui s’était égaré au lac de Créteil pendant la vague de froid de février 2012, mais qui s’obstinait à rester au milieu du lac. Donc voici les photos :

    8 août 2014 : Arrivée à Reykjavik

    Madame Eider à duvet

     

    8 août 2014 : Arrivée à Reykjavik

    et son petit.

     

    En faisant le tour du lac (du moins sa partie la plus urbaine) on peut également observer quelques autres espèces :

    Un couple de Cygnes chanteurs (Cygnus cygnus) reste trop éloigné des berges pour faire des photos correctes (en fin de séjour par contre ils viendront « au pain » ce qui me permettra d’en tirer quelques portraits).

    Quelques Mouettes rieuses (Chroicocephalus ridibundus) juvéniles nagent, des Sternes arctiques (Sterna paradisaea) très bruyantes volent sur place au-dessus de l’eau avant de plonger pour attraper un petit poisson, un petit groupe d’Oies cendrées (Anser anser) broutent sur une pelouse. Parmi les nombreux canards présents on peut également identifier 2 ou 3 Fuligules milouinans (Aythya marila) et un groupe d’une dizaine d’Eiders à duvet qui nagent au milieu du lac. 

    8 août 2014 : Arrivée à Reykjavik

    Une Oie cendrée, ancêtre de nos Oies domestiques.

     

    8 août 2014 : Arrivée à Reykjavik

     Un Fuligule milouinan mâle. Cette espèce ressemble au Fuligule morillon, mais est un peu plus grande. Le dos du mâle est gris clair au lieu de noir, et il ne possède pas de huppe.

     

     Je vous dis à bientôt pour la suite du voyage : le Cercle d’Or.


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    Ce blog a pour objet de faire partager ma passion pour l'ornithologie au travers de récit de voyages (lointain ou très proche, il m'est arrivé d'observer des oiseaux extraordinaires dans ma cour à Paris) et de belles photos.

    J'ai commencé à observer sérieusement les oiseaux en 2010 après avoir croisé un Grand cormoran en vol au dessus de la Seine en plein Paris. Ci-dessous un de ces cormorans parisiens, en fin de compte faciles à observer si on sait où et quand les chercher. Prochainement un article leur sera consacré.

     

    Présentation du blog

     

    J'essaierai donc de vous donner des conseils pour observer les oiseaux dans les différents endroits que j'ai eu la chance d'explorer, des informations sur leur comportement et sur tout ce qui est beau et intéressant dans la nature en général.

    Il y aura aussi des articles d'actualités et des conseils de lectures sur le thème du blog.

    N'hésitez pas à laisser des commentaires et à poser des questions.

    Les photos publiées sur ce blog ne sont pas libres de droit.

    Si certaines d'entre elles vous intéressent, vous êtes prié de contacter l'auteur du blog, Régine Le Courtois-Nivart, en utilisant le formulaire de contact.

    Vous pouvez retrouver le Pigeon Migrateur sur Facebook : https://www.facebook.com/LePigeonmigrateur/.

     


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    Le 1er septembre 1914, il y a de cela exactement un siècle, Martha, le dernier Pigeon migrateur, mourrait au zoo de Cincinnati (USA), alors qu'au début du XIXème siècle cette espèce d'oiseaux était l'une des plus abondantes au monde.

    Les Pigeons migrateurs, endémiques d'Amérique du Nord (Canada/Etats-Unis) vivaient en immenses colonies et leurs vols de millions d'individus obscurcissaient le ciel, comme l'ont rapporté des observateurs de l'époque, tel John James Audubon qui écrivit en 1830 dans Les Oiseaux d'Amérique :

    « Le ciel était littéralement rempli de pigeons, la lumière de midi était obscurcie comme par une éclipse ; les fientes pleuvaient comme des flocons de neige fondante. Les pigeons continuèrent à passer en nombres toujours aussi importants durant trois jours consécutifs. »

    Cependant la déforestation et la chasse intensive ont eu raison de l'espèce en moins d'une génération d'humains. Accusé de détruire les cultures, des concours d'abattage de Pigeons migrateurs ont été régulièrement organisés. Jusqu'à 30000 oiseaux furent détruit par un participant lors d'un de ces concours. Les colonies furent également incendiées (le Pigeon migrateur nichaient dans les arbres comme notre pigeon ramier).

    L'extinction du pigeon migrateur est l'une des plus spectaculaire de l'histoire de l'humanité. Trop tard, des tentatives de sauvegarde de l'espèce ont eu lieu, mais le Pigeon migrateur supportait mal la captivité et son mode de vie nécessitait l'existence d'immenses colonies, condition difficile à respecter avec la baisse des effectifs. En effet les pigeons repéraient les zones propices à leur alimentation (à base de glands et de faines) lors de leurs vols erratiques en groupe de plusieurs milliers d'individus, utilisant toutes les paires d'yeux du groupe pour trouver la nourriture.

    Pour en savoir plus, quelques liens :

    Un article du Guardian ce 1er septembre 2014 :

    http://www.theguardian.com/environment/2014/sep/01/clock-stops-to-mark-last-passenger-pigeons-death-100-years-ago

    Une description de l'espèce sur Wikipédia :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Tourte_voyageuse

    Un livre pour petits et grands, où vous découvrirez l'histoire du Pigeon migrateur mais aussi celles du Grand pingouin, du Dodo et de bien d'autres animaux disparus, avec des cartes, de grandes illustrations, des BD pleines de découvertes passionnantes :

    http://www.babelio.com/livres/Laverdunt-Petites-et-grandes-histoires-des-animaux-disparus/208098


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