•  

    Après une matinée à faire la queue à l'aéroport de Lima et un vol d'un peu plus d'une heure nous voici à Arequipa, la capitale du Sud du Pérou et la 2ème ville du pays. Nous n'avons qu'une journée à passer ici, aussi après le déjeuner nous décidons d'aller visiter directement le célèbre couvent de Santa Catalina, l'endroit qu'il faut avoir vu à Arequipa.

    La ville est surnommée "Arequipa la blanche" car la plupart des bâtiments du centre historique sont construit en pierre volcanique de couleur claire, appelée "sillar". Mais ce qui frappe surtout en arrivant de "Lima la grise" c'est le ciel bleu et la lumière exceptionnelle. Ici nous ne sommes plus au niveau de la mer mais à 2300 m d'altitude, ce qui peut expliquer la pureté du ciel. Et dès l'entrée dans le couvent de Santa Catalina, nous sommes enchantés par les couleurs des murs et des fleurs qui ornent les différentes ruelles.

    Santa Catalina est un véritable village dans la ville. Je conseille la visite guidée (possible en français), c'est très instructif. Et l'on peut rester ensuite se promener librement dans le couvent.

     Il y a plusieurs cloîtres dans le couvent, ici celui en version "bleue" : 

    Santa Catalina - Arequipa

     

    En marchant autour du cloître on peut admirer les décors fleuris peints au dessus des colonnes :

    7 août 2015 : Arequipa

     

    Fondé en 1540, le couvent abritait à son apogée 400 carmélites, généralement les filles cadettes des familles aisées de la région. Elles ne sortaient jamais du couvent mais leur proches finançaient en général la construction d'un logement individuel pour chacune d'entre elle. Certains de ces logements étaient très confortables. 

    C'est ainsi que les différentes ruelles du couvent ont vu le jour, au fur et à mesure des constructions. Ci-dessous une vue de la rue de Tolède :

    Santa Catalina - Arequipa

     

    Ces logements ne sont plus habités de nos jours, les 40 religieuses encore au couvent vivent dans un bâtiment moderne construit à côté.

    7 août 2015 : Arequipa

     

    L'église du couvent domine les places et les rues. Elle possède une terrasse d'où l'on peut observer toute la ville. Les sœurs se rendent à l'église chaque matin pour assister à la messe avant l'ouverture du couvent aux touristes.

    7 août 2015 : Arequipa

     

    Les acanthes se marient bien avec le bleu des murs ; dans les ruelles aux couleurs rouges, on trouve plutôt des géraniums.

    7 août 2015 : Arequipa

     

    Depuis la terrasse de l'église, vue sur le volcan Misti, situé à une quinzaine de kilomètres de la ville :

    Volcan Misti - Arequipa

     

    Arequipa est entourée de montagnes, quelque soit la direction où le regard se porte :

    7 août 2015 : Arequipa

     

    Après la visite guidée, nous nous attardons à l'extrémité du couvent, où quelques oiseaux profitent de la tranquillité des lieux. On observe facilement les Bruants chingolos (Zonotrichia capensis), des passereaux peu farouches et communs (on en verra à plusieurs endroits pendant notre périple, c'est en quelque sorte le "moineau" local, répandu dans toute l'Amérique Latine ). 

    7 août 2015 : Arequipa

     

    7 août 2015 : Arequipa

     

    Les minuscules Colombes à bec jaunes (Columbina cruziana) sont beaucoup plus difficiles à détecter. Elles sont aussi petites qu'un moineau, et ont un cri ressemblant à celui d'un crapaud, ce que nous ignorions lors de notre visite. C'est ainsi qu'on a passé un peu de temps à rechercher des batraciens dans les parterres de fleurs, en vain. 

    7 août 2015 : Arequipa

     

    Mais la star de l'endroit est incontestablement le Colibri Cora (Thaumastura cora). Très difficile à prendre en photo, il ne tient pas en place. Ci-dessous nos meilleures prises de vue de l'oiseau, un mâle reconnaissable à la longue traîne qui prolonge sa queue.

    7 août 2015 : Arequipa

    A contre-jour il n'est pas mal non plus :

    7 août 2015 : Arequipa

     

    Bien plus tranquille, voici deux portraits de Tourterelle oreillarde (Zenaida auriculata), espèce très commune que l'on verra un peu partout :

    7 août 2015 : Arequipa

     

    7 août 2015 : Arequipa

     

    Et pour terminer le merle local , appelé Merle chiguanco (Turdus chiguanco), aussi facile à observer que le Merle noir de nos parcs et jardin. 

    7 août 2015 : Arequipa

     

    7 août 2015 : Arequipa

     

    7 août 2015 : Arequipa

     

    Au retour, on retraverse les ruelles colorées avant de quitter le couvent pour nous rendre à la Place d'Armes, passage obligé dans toute les villes du Pérou.

    7 août 2015 : Arequipa

     

    La place est dominée par la cathédrale, entièrement construite en pierre de "sillar" : 

    7 août 2015 : Arequipa

     

    Les détails architecturaux sont magnifiés par la lumière du soleil couchant (il fait nuit tôt, nous sommes près de l'équateur et ici c'est l'hiver) : 

    7 août 2015 : Arequipa

     

    7 août 2015 : Arequipa

     

    Sur le chemin du retour vers notre hôtel, on longe le couvent de Santa Catalina, au fond on aperçoit les montagnes.

    7 août 2015 : Arequipa

    Ici s'arrête le récit de cette journée. La prochaine étape sera le Canyon de Colca.

    Pour plus d'information sur les espèces d'oiseaux rencontrés à Santa Catalina, rendez-vous sur Oiseaux.net, en particulier :

     

    A bientôt pour la suite du voyage. 


    8 commentaires
  •  

    Cela fait un moment que je n'ai rien écrit sur ce blog, mais il y avait une bonne raison : du 5 au 22 août j'étais au Pérou en famille, avec mon mari et mes 3 filles. Un voyage essentiellement touristique mais qui nous a permis également d'observer des oiseaux inconnus dans nos contrées.

    En effet, le pays des Incas, du Machu Picchu et des Cités d'Or de notre enfance, est aussi un des pays du monde abritant le plus d'espèces d'oiseaux, plus de 1700 espèces répertoriées à ce jour. Je vous en présenterai quelques unes au fur et à mesure du récit de nos aventures.

    Nous avons donc atterri à Lima le 5 août dans la soirée après un vol de 12 h.

    Le 6 août au matin, après une bonne nuit de sommeil, nous allons explorer la ville. Ne restant qu'une journée à Lima, nous optons pour la Plaza de Armas au cœur du centre historique, puis à deux pas de là le couvent de San Francisco (les édifices religieux datant de l'époque coloniale ne manquent pas à Lima, il a fallu faire un choix). Dans l'après-midi nous visitons le musée national d'archéologie, pour un premier contact avec les civilisations précolombiennes.

    Voici quelques photos prises durant cette journée.

    Plusieurs bâtiments du centre historique sont bien restaurés, ici le détail de la façade d'un musée jouxtant la cathédrale :

    Lima - Plaza de Armas

     

    Nous nous sommes un peu attardés sur la Cathédrale, car bien que son architecture ne soit pas gothique on peut y observer des gargouilles un peu particulières.

    Ci-dessous une des tours de la façade. Si vous regardez bien, vous apercevrez des oiseaux noirs perchés sur les corniches : 

    Lima - Cathedrale

     

    Non, ce ne sont pas des pigeons, mais de petits vautours tout noir, qui tiennent compagnie aux évêques, à Saint Jean et aux autres personnages de pierre qui ornent la cathédrale et les bâtiment alentours :

    Le vautour et l'évèque

     

    Le vautour et Saint Jean

     

    Lima - Urubu noir

     

    Lima - Urubu noir

     

    Lima - Urubu noir

    L'Urubu noir (Coragyps atratus), puisque c'est ainsi que se nomme ce vautour, fait partie de la famille des Vautours du nouveau monde, avec quelques autres Urubus et bien sûr les Condors. Sa forte présence en ville s'explique peut-être par les difficultés que rencontre le Pérou dans la gestion de ses déchets (mais ceci n'est qu'une hypothèse personnelle). Ou alors ils sont là pour perpétuer la réputation de Lima, "la ville la plus triste du monde" comme l'écrivait déjà Herman Melville dans Moby Dick au 19ème siècle ? Rien que sur la cathédrale il y en a plusieurs dizaines. Le ciel brumeux ne fait rien pour rendre l’atmosphère plus gaie, mais ça c'est de la faute du courant de Humboldt semble-t-il. Vous trouverez plus d'information sur le climat de Lima et le courant de Humbolt ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Lima.

    C'est en tout cas plaisant de pouvoir observer ces urubus aussi facilement.

     

    La visite du couvent San Francisco s'est avérée très intéressante, mais j'ai peu de photos car celle-ci ne sont pas autorisée à l'intérieur. Ne manquez pas la visite des catacombes, le plus ancien cimetière de la ville. Ci-dessous un des cloîtres du couvent :

    Couvent San Francisco

     

    Comme dans toutes les villes du monde, à Lima on rencontre aussi beaucoup de pigeons, issus d'individus autrefois domestiqués, de l'espèce Pigeon biset.

    Mais celui-ci est un peu différent, regardez bien son œil entouré de bleu vif, sa couleur "tourterelle" et ses pattes roses vifs :

    Tourterelle mélodieuse

    Il s'agit d'une Tourterelle mélodieuse (Zenaida meloda), plutôt commune à Lima mais qu'on ne rencontre que de l'Equateur au Chili.

    Plus d'information sur cette espèce ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/tourterelle.melodieuse.html.

     

    Pour finir sur cette journée à Lima, au musée archéologique, après avoir appris des tas de choses sur les Nazcas, les Incas etc. dans une des cours nous apercevons des Moucherolles vermillon (Pyrocephalus rubinus), un petit passereau au couleur éclatante. D'abord le mâle, puis probablement une femelle (ou un jeune) :

    6 août 2015 : Les Vautours de Lima

     

    Moucherolle vermillon

    Il est ensuite l'heure de rejoindre l’hôtel, car le lendemain matin nous prenons un vol pour Arequipa. 

    Je vous dis à bientôt pour la suite du voyage.


    5 commentaires
  •  

    Dans cet article je vais vous donner quelques nouvelles des oiseaux nicheurs dans le carré "K6" que je suis dans le cadre de l'enquête "Atlas des oiseaux nicheurs du Grand Paris".

    Nous sommes le 28 mai, au jardin des Plantes. Les jeunes Étourneaux sansonnets ont quittés le nid et recherchent de la nourriture sur les pelouses, seuls ou en compagnie d'adultes. Pendant ce temps, leur parents peuvent envisager une seconde couvée.

    Des nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris avant les vacances

    Le jeune Étourneau se distingue de l'adulte à son plumage gris moyen et son bec sombre. On ne peut pas le confondre avec le jeune merle qui lui a un plumage brun-roux moucheté (on en verra à la fin de l'article).

     

    A cette période les Pigeons ramiers sont en général bien occupé à construire leur nid (quelques branchettes à la fourche d'un arbre en général) et à commencer à couver. Ici le long du tronc d'un if au Jardin des Plantes :

    Des nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris avant les vacances

    Attention, pas de photo au nid sauf espèce très commune et peu farouche !

     

    Les nichées de mésanges prennent leur autonomie, même si une fois envolés les jeunes continuent de se faire nourrir par les parents. Ci-dessous un bébé Mésange bleue.

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris avant de partir en vacances

     Les jeunes mésanges bleues ont les joues jaunes au lieu de blanches, et la calotte plus grise que bleue. Cependant le motif de la tête est identique à celui de l'adulte.

     

    Dans le même secteur du jardin des Plantes, on rencontre aussi de jeunes Mésanges charbonnières :

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris avant de partir en vacances

    Comme chez les Mésanges bleues, le plumage des jeunes est plus terne que celui des adultes, et les joues sont jaunâtres au lieu de blanc pur. 

     

    Le jardin des Plantes permet un peu de fantaisie dans les décors, ici une jeune Mésange charbonnière sur un palmier :

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris avant de partir en vacances

     

    Mi-juin, les jeunes Accenteurs mouchets sont de sortie et prennent la pose. Une rencontre qui illumine toute ma matinée. Pour ceux qui ne connaissent pas, l'Accenteur mouchet est un passereau commun, de la taille d'un moineau et de couleur gris et brun. On le reconnaît à son bec fin d'insectivore, et à son comportement : très souvent au sol, il disparaît à la moindre alerte dans le premier buisson venu. La meilleure saison pour l'observer est le mois de mars, lorsqu'il chante à découvert sans se soucier de ce qui l'entoure.

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris avant de partir en vacances

     

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris avant de partir en vacances

    Photos prises au jardin botanique du Jardin des Plantes. 

     

    Quelques jours plus tard je trouve enfin mes premiers Rougequeues noirs parisiens de la saison. En 2014 un couple avait niché dans ma cour, c'était plus simple ; et les autres années on entendait les mâles chanter dès le mois d'avril dans les rues du quartier ... Pour en revenir aux individus observés cette année, au square Paul Langevin (au pied de l'ancienne école Polytechnique, le long de la rue Monge), ce 19 juin, une femelle nourrit un jeune sur l'escalier qui vient d'être dépouillé de son lierre par les services de la mairie - pas forcément une bonne idée à cette saison, sachant que ce lierre servait d'abri à plusieurs espèces (moineaux, troglodytes, accenteurs ...). Heureusement que nos amis les oiseaux sont plein de ressources, ce même jour je repère un Troglodyte mignon qui construit un nid (énorme par rapport à la taille de l'oiseau) dans un arbuste non loin dudit escalier.

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris avant de partir en vacances

     Le jeune Rougequeue noir dont j'ai parlé plus haut.

     

    C'est aussi à cette  période que je découvre pas moins de 4 colonies de Martinets noirs dans le carré K6 : rue Saint Médard dans des trous d'aération sur la façade d'un immeuble moderne, rue Nicolas Houel près du square d'Austerlitz, sous la toiture de lucarnes en ardoise, rue Buffon sous la toiture d'un bâtiment du Muséum d'Histoire Naturelle, et enfin rue Linné dans les trous d'un pignon en pierre au dessus de la maison des associations.  Je n'ai pas de jolie photo de martinet à vous montrer pour l'instant, dans un prochain article je l'espère.

    Parfois, il n'est pas nécessaire de sortir de chez soi pour faire des observations intéressantes. Depuis début juin, un couple de Pigeons ramiers a décidé de nicher dans une jardinière sur mon balcon, au 4ème étage. Les 2 jeunes sont nés le 23 juin (les pigeons pondent toujours 2 œufs). Plus haut j'ai indiqué qu'il ne faut pas faire de photo au nid, à cela plusieurs raisons : dérangement des parents, repérage du nid non surveillé par des prédateurs, risque d'abandon des œufs ou des jeunes. Sauf qu'il y a des exceptions, dans le cas présent le nid se trouve à moins de 2 mètres de la table de notre salle à manger ! Et les photos ont été prises sans ouvrir la fenêtre, à travers les carreaux, pour ne pas les effrayer.

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris

     Un des parents et les bébés pigeons âgés de 1 jour. On distingue la ferronnerie du balcon et les plantes desséchées de la jardinière (il a fallu choisir entre les pigeons et les fleurs).

     

    Dans le carré K6, il y a aussi la fac de Jussieu. Je n'y vais pas très souvent car c'est bien moins intéressant que le Jardin des Plantes par exemple. Cependant on peut aussi y trouver des oiseaux nicheurs, qui s'adaptent à ce milieu très artificialisé.  C'est ainsi que le 25 juin je repère des Pigeons bisets domestiques à l'entrée de cavités de forme ronde dans la structure du bâtiment. Nichent-il dans ces trous ? Difficile de le savoir. Les ouvriers présents sur les lieux (le chantier de désamiantage et de rénovation de la fac dure depuis près de 20 ans ...) m'indiquent que parfois ils font leur nid dans les labos en travaux du bâtiment. Pour éviter cela ils ont comme instruction de ne pas laisser de fenêtre ouverte.

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris

    Un Pigeon à Jussieu.

     

    Fin juin, c'est l'événement tant attendu au Jardin des Plantes : la sortie du nid des bébés éperviers. Depuis 2014, un couple d’Éperviers d'Europe a choisi ce parc pour nicher. Cette année ils ont choisit de construire leur nid dans un grand cèdre près des serres. Ce 25 juin on peut enfin voir les jeunes qui s’entraînent à se déplacer autour du nid. Ils ont encore un peu de duvet, les yeux sombres et sont bien moins adroits que leur parents, qui continueront à les nourrir encore un moment :

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris

     

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris

     

    Nouvelles photos prises le 30 juin, certains des jeunes n'ont plus de duvets sur la tête. Une chance de pouvoir observer ainsi ces jeunes rapaces, et leurs parents ; à la campagne ils sont bien plus farouches. 

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris

     

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris

     

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris

     

    Pendant ce temps, les bébés Pigeons ramiers de mon balcon grandissent et résistent à l'épisode caniculaire qui s'est abattus sur Paris en ce début juillet : 

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris

     Photo prise le 30 juin, les jeunes ont une semaine.

     

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris

     Nouvelle photo le 6 juillet, leurs plumes commencent à bien pousser surtout aux ailes. Les parents ne restent plus au nid en permanence mais ne reviennent que pour nourrir les jeunes.

     

    Ce même 6 juillet, je fais un tour dans la partie Sud-Ouest de mon carré, en commençant par le square Paul Langevin. Petite surprise, une Bergeronnette des Ruisseaux juvénile se nourrit sur les sentiers et les pelouses. Elle est déjà autonome, pas de parents à l'horizon : est-elle née en bord de Seine ou ailleurs ? Impossible de le deviner.

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris

     

    Après avoir observé les jeunes merles qui harcèlent leur parents dans le square,  je découvre un nouveau couple de Rougequeue noir rue du Cardinal Lemoine, puis je me dirige vers la rue Saint Médard pour observer la colonie de Martinets noirs.

    Et là, surprise, sur une antenne de télé, je reconnais une Tourterelle turque, espèce très commune dans nos village de campagne mais rare dans Paris. Ce qui est spécial au sujet de cette Tourterelle, c'est que j'en ai observé une au même endroit en mars. Je décide alors d'attendre un moment, pour voir si elles ne seraient pas 2, ou s'il n'y aurait pas des jeunes. Mais mon attente ne sera pas récompensée. La Tourterelle change de place, se pose sur un mur, revient sur l'antenne ... mais elle reste seule.

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris

    La tourterelle de la rue Saint-Médard.

     

    Heureusement de l'autre côté de la rue un jeune merle tout juste sorti du nid apporte de l'animation et me permet de faire de jolies photos. Caché dans le feuillage d'un peuplier il attend que son père vienne le nourrir.

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris

     

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris

     

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris

     

    Pour finir la ballade, un petit tour au square face à la Mosquée de Paris. C'est le royaume des Pigeons bisets domestiques, et l'on peut voir dans les arbres des juvéniles qui s'abritent de la chaleur : 

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris

    A bientôt pour d'autres découvertes, à Paris ou ailleurs ...


    2 commentaires
  •  

    Aujourd'hui j'inaugure une nouvelle rubrique de ce blog, qui contiendra des mini-reportages sur les grandes villes d'Europe que j'ai visitées, mêlant un volet touristique et un volet ornithologique.

    Je vais commencer par Istanbul, en Turquie, où j'ai passé quelques jours en février dernier avec une de mes filles.

    Nous sommes restées surtout dans le centre historique, ayant à peine 4 jours devant nous. Istanbul c'est d'abord le quartier de Sultanhamet, avec la Basilique Sainte-Sophie (en turc  Ayasofya), la Mosquée Bleue et une vue magnifique sur le Bosphore et la mer de Marmara.

    Istanbul

    Vue depuis la terrasse de l'hôtel. Au loin, c'est l'Asie.

     

    Istanbul

    A l'opposé, la Basilique Sainte-Sophie.

     

    Istanbul

    Et sur les toits mon premier oiseau local : une Tourterelle maillée.

     

    A vrai dire je pensais trouver plutôt des Tourterelles turques à Istanbul, mais je n'en ai rencontré aucune. Les Tourterelles maillées par contre sont omniprésentes, et peu farouches. Les seuls autres colombidés présents sont les Pigeons bisets domestiques (il doit y avoir peu de villes au monde où ils n'y en a pas).

    La Tourterelle turque est également quasiment absente de Paris, alors qu'elle est très commune dans nos campagnes françaises. La seule grande ville où j'en ai vu beaucoup c'est Athènes, en Grèce.

    La Tourterelle maillée est plus petite que la Tourterelle turque, et également plus colorée, comme on peut le voir sur la photo. On peut l'observer sur les toits et les bâtiments, mais aussi sur les pelouses où elle se nourrit.

    Non loin de là se dresse la Mosquée Bleue, une des seules au monde à posséder 6 minarets. Enfin lors de notre visite elle n'en avait que 5, le sixième ayant été endommagé suite à un séisme, il a été décidé de le démonter puis de le reconstruire.

    Istanbul

    Entre Sainte-Sophie et la Mosquée bleue, une grande esplanade avec banc, pelouse etc ...

     

    Istanbul

    Vue de la Mosquée bleue à la tombée de la nuit.

     

    Istanbul

    Dans le style "Carte postale" (non les couleurs n'ont pas été retouchées !).

     

    La nuit dans les ruelles alentours, c'est une autre faune que l'on rencontre. Les chats squattent les poubelles, se déplacent en bande de 3 ou 4 à la recherche d'une âme sœur ... Un point commun avec Athènes, où comme ici il y a également de nombreux chiens errants (à cette heure là ils dorment par contre). La ville d'Istanbul semble avoir la volonté de gérer sa population de chiens, ils sont tous équipés d'une boucle d'oreille avec un numéro. Le matin des gens leur apportent de la nourriture (déchets de boucherie) que leur disputent les corneilles. C'est vrai qu'en tant que visiteurs on ne voit que le bon côté des choses, la réalité est peut-être bien différente.

    Istanbul

    Cette poubelle a beaucoup de succès.

     

    Istanbul

    Ils ne seraient pas un peu lourds ces matous ?

     

    Le lendemain matin nous retrouvons les Tourterelles maillées au petit déjeuner, sous le soleil :

    Istanbul

     

    Sur les pelouses près de Sainte-Sophie, à côté des marchands de pains ambulant, quelques oiseaux picorent. En compagnie des Tourterelles maillées, des Moineaux domestiques, mais aussi des oiseaux plus exotiques : par exemple le Martin triste (photo ci-dessous), oiseau originaire de l'Inde mais introduit en de nombreux endroits comme les Seychelles, et visiblement à Istanbul. Non loin de là dans les cours du palais de Topkapi, ce sont des Perruches à collier que l'on pourra observer, comme dans de nombreuses villes d'Europe (Paris, Athènes, Barcelone, Bruxelles, Amsterdam pour ne citer que celles que j'ai visitées).

    Istanbul

    Un Martin triste. Cet oiseau est apparenté à nos étourneaux.

     

    Puis nous partons en direction du palais de Topkapi, résidence du Sultan de 1465 à 1853. Ce palais comprend plusieurs vastes cours et des dizaines de bâtiments dont beaucoup sont ouvert à la visite. L'accès à la première cour est libre, il faut ensuite acheter un billet. 

    Dans cette première cour, on peut admirer l'église Sainte-Irène, une des plus anciennes de la ville, dont la première version fut construite dès le IVème siècle par l'empereur Constantin 1er. A la conquête turque elle ne fut pas convertie en mosquée, mais en arsenal.  Les bâtisseurs de la Basilique Saint-Sophie s'inspirèrent de son architecture.

    Istanbul

    L'église Sainte-Irène, qui sert maintenant de salle de concert, grâce à son acoustique exceptionnelle.

     

    Sur les pelouses alentours, les plants de tulipes pointent leur nez, au milieu des restes  de neige (la tulipe est l'emblème de la ville d'Istanbul, elle orne également de nombreuses céramiques traditionnelles).

    Les Corneilles mantelées grappillent des restes de boucheries destinés aux chiens. Cet oiseau est le corvidé le plus commun à Istanbul. On y trouve aussi des Choucas des tours, moins nombreux et plus farouches. La Corneille mantelée est très proche de notre Corneille noire, dont elle diffère par son plumage bicolore. On la rencontre dans tout l'Est de l'Europe, où elle remplace sa cousine la Corneille noire : Berlin, Rome, Moscou etc ...

    Istanbul

    Une Corneille mantelée.

     

    Pour accéder à la deuxième cour, on passe une porte flanquée de 2 tours ; voici l'une d'entre elle :

    Istanbul

     

    A l'extrémité du Palais, après avoir visité des salles exposant les trésors des sultans, on pourra admirer le panorama sur le Bosphore, sur la Corne d'Or (estuaire qui se jette dans le Bosphore et qui sert de port depuis l'époque byzantine) et au-delà sur le quartier de Galata surplombé par la tour du même nom, reconstruite par les Génois en 1348, suite à sa destruction lors de la 4ème croisade.

    Istanbul

    Au fond, le détroit du Bosphore ; à gauche l'Europe, à droite l'Asie.

     

    Istanbul

    Le quartier de Galata. La tour se visite, mais je le déconseille aux personnes qui ont le vertige. 

     

    Istanbul

     Vue sur la Corne d'Or.

     

    Istanbul

    Les Corneilles profitent des nombreuses fontaines du palais pour se laver.

     

    Istanbul

     On peut également admirer des oiseaux sur les céramiques qui ornent certains bâtiments.

     

    Ne ratez pas la visite du Harem, même s'il faut acheter un billet supplémentaire. Un dédale de couloirs et de salles diverses conduit aux salons de réception de la mère du Sultan, qui dirigeait le Harem :

    Istanbul

     

    On termine la visite par la cour du pavillon double, où l'on peut se reposer sur des bancs et admirer le panorama sut la Corne d'Or.

    Istanbul

    Détail du Pavillon double, ou appartements des princes de la Couronne.

     

    Indifférents à la cohue des visiteurs, qui en milieu de journée deviennent nombreux, des Goélands recherchent des restes sur les pelouses de la première cour. Les pattes jaunes vifs des adultes permettent de déterminer qu'il s'agit de Goélands leucophées (proche de nos Goélands argentés, qui eux ont les pattes rosâtres ; des études scientifiques ont prouvés récemment que ce sont 2 espèces différentes). 

    Istanbul

    Un juvénile dans sa troisième année. Il a presque le plumage des adultes : la tête est déjà toute blanche, le bec presque entièrement jaune, le dos et les ailes commencent à devenir gris argenté uni. Les grands goélands comme le leucophée et l'argenté deviennent adultes à l'âge de 4 ans. Les jeunes goélands sont entièrement bruns mouchetés.

     

    Istanbul

    Un goéland adulte a repéré un reste d'épis de maïs. Ils les disputent souvent aux corneilles mais celles-ci sont bien plus petites et ne font pas le poids. 

     

    Pour nous reposer de ces quelques heures de visite du Palais de Topkapi, nous envisageons de faire un tour en bateau sur le Bosphore, mais à cette saison en semaine il y a peu de possibilité (c'est pourtant une saison bien agréable pour visiter les lieux touristiques, il n'y a pas encore trop de monde et il fait doux, s'il faut faire un peu la queue on ne risque pas l'insolation). Finalement on le fera le dernier jour, avec la compagnie qui distribue des prospectus à l'entrée du palais de Topkapi. On termine la journée par un petit tour du côté de la tour de Galata, de l'autre côté de la Corne d'Or. 

     

    Le lendemain, nous décidons de faire une journée "Mosquées et Basiliques". Pour commencer, nous grimpons jusqu'à la Mosquée de Soliman le Magnifique à travers les ruelles commerçantes (vêtements, vaisselles etc.) plus destinées à la population locale qu'aux touristes. Intéressant pour se plonger dans l'ambiance de la ville. Arrivées près de notre but, nous nous offrons un grand verre de jus de grenade pressé sur place (2 fois plus grand et 2 fois moins cher qu'à côté de Sainte-Sophie). Délicieux et rafraîchissant.

    La Mosquée, appelée en turc mosquée Süleymaniye, fut construite par l'architecte Sinan à la demande du Sultan Soliman le Magnifique entre  1550 et 1557. Dixième sultan de la dynastie ottomane, Soliman fut un des plus puissants monarque du XVIème siècle. Par ses nombreuses conquêtes militaires l'Empire Ottoman atteignit son apogée sous son règne. Soliman n'était pas qu'un chef militaire, il réorganisa l'empire et le dota d'une législation écrite. Plus d'informations ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Soliman_le_Magnifique

    La mosquée est entourée d'un jardin paisible. L'un des côtés du terrain est occupé par un cimetière où reposent dans des mausolées le sultan et sa première épouse Roxelane (voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Roxelane). Après avoir profité du jardin, nous tentons de visiter l'intérieur de la Mosquée, mais c'est l'heure de la prière du midi. De plus on nous indique qu'il faut avoir la tête couverte pour entrer, on aurait dû acheter des foulards au marché ! Nous préférons repartir vers le centre touristique, après avoir aperçu l'intérieur par la porte réservée aux touristes.

    Istanbul

     Une tourterelle maillée profite du jardin de la mosquée.

     

    Istanbul

     Vue des jardins.

     

    Istanbul

    La Mosquée de Soliman vue d'une des portes de l'enceinte. A droite le mur du cimetière.

     

    Un autre endroit à ne pas manquer, c'est la Citerne-Basilique. Construite par les byzantins, du temps de l'empereur Justinien, pour constituer des réserves d'eau en prévision de la saison estivale, elle était alimentée par des aqueducs,  la ville étant pauvre en sources. Elle fut ensuite oubliée pendant près d'un siècle du temps de l'empire ottoman (sauf par les habitants du quartier qui y puisaient de l'eau et y pêchaient des poissons par des trous situés dans leur cave). Plus de 300 colonnes de marbre se reflètent dans l'eau. A l'extrémité opposée à l'entrée, on peut observer deux colonnes supportées par des têtes de Méduse. Le dénouement du roman Inferno de Dan Brown se déroule ici.

    Istanbul

    Vue sur les colonnades de la Citerne. 

     

    La visite de la Basilique Sainte-Sophie, dont je vous ai déjà montré des photos plus haut, est également incontournable. Sainte-Sophie résume à elle seule l'histoire de la ville. Inaugurée en 537 par l'empereur Justinien, elle succède à 2 autres basiliques et probablement à un temple consacré à Apollon. En 1204, lors du sac de Constantinople, elle est pillée par les croisés de la 4ème croisade, dirigée entre autre par le doge de Venise Enrico Dandolo. En 1453, Constantinople est conquise par les Ottomans et devient une mosquée. Endommagée plusieurs fois par des séismes, elle subit de nombreuses restaurations. En 1934 le président de la république de Turquie, Mustafa Kemal Atatürk, décide de convertir Sainte-Sophie en musée, ce qu'elle est encore de nos jours.

    Istanbul

     

    L'intérieur de la Basilique est impressionnant, même si certains décors sont abîmés et mériteraient une restauration : 

    Istanbul

     

    A l'extérieur, un dépôt lapidaire présente des vestiges des basiliques précédentes : 

    Istanbul

     

    Nous terminons notre marathon de visite par la Mosquée bleue, dont j'ai déjà présenté plusieurs photos de l'extérieur plus haut. Les touristes sont nombreux, et c'est très bien organisé : on vous prête même un foulard et un sac plastique pour vos chaussures. Cependant la foule et les individus plus occupés à prendre des selfies plutôt qu'à admirer l'architecture du lieu brisent un peu l’atmosphère de recueillement voulue par les concepteurs. C'est cependant très beau et vaut le détour :

    Istanbul

     

    A la sortie on ne se lasse pas d'admirer Sainte-Sophie, sous différents éclairages :
     

    Istanbul

    Sous le ciel couvert de la fin d'après-midi.

     

    Istanbul

    Une dernière photo de nuit.

     

    Dernier jour à Istanbul, et petite croisière sur le Bosphore (à cette saison prévoir d'être bien couvert, il peut faire très frais surtout si le ciel est gris).

    Près de l'embarcadère (en contrebas de Sainte-Sophie et de l'entrée du Palais de Topkapi), un Cormoran huppé juvénile : 

    Istanbul

     

    Rapidement après le départ, nous contournons le Palais de Topkapi et rentrons dans la Corne d'Or d'où l'on peut admirer entre autre le quartier de Galata :

    Istanbul

     

    Puis nous faisons demi-tour et partons pour le Bosphore, détroit qui sépare la Mer de Marmara de la Mer Noire. Sur une bouée, des Cormorans huppés se reposent. Ici ce sont des adultes, reconnaissables à leur couleur noire et leur huppe. On rencontrera également des Grands Cormorans, qui sont plus massif que leurs cousins huppés. A noter que le Cormoran huppé vit exclusivement en bord de mer (on le rencontre par exemple sur les côtes bretonnes), alors que le Grand Cormoran fréquente aussi l'intérieur des terres (on en voit par exemple en bord de Seine à Paris, surtout l'hiver).

    Istanbul

     

    Derrière les cormorans, on distinguait déjà les grilles du Palais de Dolmabahçe, résidence des sultans à partir de 1853. Il a remplacé le Palais de Topkapi au confort plus rustique. Voici la façade donnant sur le Bosphore :

    Istanbul

     

    Tout au long de la balade en bateau, on peut également admirer des mosquées à l'architecture diverse. Celle-ci, dans le style maison de pêcheur, avec une sorte de phare en guise de minaret, a attiré mon attention :

    Istanbul

     

    Nous atteignons bientôt le but de l'expédition, la forteresse de Roumélie, construite par le Sultan  sultan ottoman Mehmed II entre 1451 et 1452, en vu de conquérir Constantinople, l'idée étant de bloquer l'arrivée de renfort Byzantins via la Mer Noire. Cette forteresse est construite à l'un des endroits les plus étroits du Bosphore, et fait face à la forteresse d'Anatolie, construite sur la rive asiatique.

    Istanbul

     

    Juste après la forteresse de Roumélie, on arrive au 2ème pont sur le Bosphore, où nous faisons demi-tour :  

    Istanbul

     

    Sur le trajet du retour, qui nous permet d'admirer la rive asiatique, je suis intriguée par des troupes d'oiseaux volant au ras de l'eau, dans un sens puis dans l'autre. Après quelques recherches à mon retour, il s'avère que ce sont des Puffins yelkouan, oiseaux marins apparentés aux Fulmars dont je vous ai parlé dans mes articles sur l'Islande.  Dans l'indispensable Guide ornitho des Oiseaux d'Europe on peut lire "localement nombreux ; de grande bandes passent régulièrement le Bosphore".

    Istanbul

     

    Ici se termine ce reportage sur Istanbul, ses monuments, ses oiseaux, ses chats ... Une bien belle ville à visiter, 4 jours c'est finalement très peu.

    A bientôt pour d'autres découvertes ...


    3 commentaires
  •  

    Ce matin en prenant mon café comme à mon habitude je regarde les oiseaux du jardin par la fenêtre de la cuisine.

    Il fait déjà chaud, les merles et les pinsons recherchent de la nourriture dans la pelouse desséchée par la canicule des jours derniers (un avantage, pas besoin de tondre), quand tout à coup j’aperçois un oiseau aux couleurs inhabituelles pour la région : beaucoup de rouge, trop pour un bouvreuil ou une linotte. Surprise dans les jumelles, après m'être demandée si mon cerveau n'avait pas fondu avec la chaleur : c'est une perruche, d'une espèce que je ne connais pas.

    Elle doit s'être échappée de chez un particulier du village, car elle n'est pas très farouche, je peux l'approcher à quelques mètres et la prendre en photo :

    Perruche omnicolore

     

    Elle s'envole ensuite vers le tas de bois, quelques photos de plus et je la laisse tranquille :

    Perruche omnicolore

     

    Je ne l'ai pas revue depuis, elle a dû partir chez un voisin ou retourner chez son propriétaire.

    J'ai fait quelques recherches sur Internet pour trouver de quelle espèce il s'agit (le plus simple, faire une recherche d'image avec le mot clé "Perruche", et cliquer sur celles qui ressemblent).

    J'ai donc appris qu'il s'agit d'une Perruche omnicolore (Platycercus eximius), espèce originaire d'Australie, facile à élever, assez commune dans sa région d'origine. Elle se plaît dans les forêts peu dense et les zones de pâturage, se nourrissant souvent au sol, et n'a pas souffert de la déforestation en Australie contrairement à d'autres espèces.

    A bientôt pour d'autres découvertes.

     


    4 commentaires