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    La parade nuptiale des Flamants roses (Phoenicopterus roseus) dure de décembre à mars, c'est une des périodes les plus spectaculaires pour les observer. La parade est collective et basée sur la danse. Un couple de flamants s'unit seulement pour une saison, le temps de la ponte et de l'élevage des jeunes, contrairement à d'autres espèces qui s'unissent pour la vie, comme les Cygnes ou les Pigeons. C'est pour cela que la parade nuptiale revêt une telle importance chez le flamant : chaque année il faut trouver le partenaire idéal pour assurer le succès de la reproduction. La couleur du plumage et la complexité des mouvements de danse semblent jouer un rôle important dans la constitution des couples. La parade est aussi l'occasion pour nous d'admirer les magnifiques couleurs vives des ailes des flamants.

    Maintenant, place au spectacle (je vous laisse imaginer l'ambiance sonore, qui n'a rien à voir avec un ballet de l'Opéra) :

    La parade des Flamants

     

    La parade des Flamants

     

    La parade des Flamants

     

    La parade des Flamants

     

    La parade des Flamants

     

    La parade des Flamants

     

    La parade des Flamants

     

    La parade des Flamants

     

    La parade des Flamants

     

    La parade des Flamants

     

    Lorsque viendra le temps de la construction du nid (une coupe de terre construite sur un îlot vaseux) et la ponte de leur unique œuf, les couples partiront vers des lieux plus retirés où ils élèveront leur progéniture, toujours en groupe mais à l'abri des regards.

    Toutes les photos de cet article ont été prise au Parc Ornithologique du Pont de Gau, à la mi janvier.


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    Il y a quelques jours nous avons eu de la neige à Paris, et elle a tenu (à moins de vivre dans une grotte ça n'a pas dû vous échapper). Neige dit jolies photos en perspective, avec des oiseaux rendus moins farouches par le froid et la difficulté à trouver de la nourriture. Jeudi matin je me suis donc dirigée vers le Jardin des Plantes et me suis cassée les dents sur les grilles : fermé jusqu'à nouvel ordre pour cause d'intempéries ! Idem aux Arènes de Lutèce, où je croise un agent de la mairie de Paris qui me dit qu'ils ne peuvent pas prendre de risque. Les quais de la Seine sont eux fermés pour cause de crue. Après avoir observé un moment les Corneilles et les Étourneaux qui traînent autour de la fac de Jussieu, je décide d'abandonner ... Et c'est en fin d'après-midi en revenant de chez le dentiste que j'ai fait quelques photos, avec le téléphone ! La première à la Pyramide du Louvre, les suivantes dans le square près de Notre-Dame, où un petit garçon partageait son goûter avec les Canards colverts (Anas platyrhynchos).

    Canard colvert - Musée du Louvre

     

    Canard colvert - Notre-Dame de Paris

     

    Canard colvert - Notre-Dame de Paris

     

    Canard colvert - Notre-Dame de Paris

     

    Canard colvert - Notre-Dame de Paris

     

    Canard colvert - Notre-Dame de Paris

     

    Bonhomme de neige et mouette rieuse

     

    Le lendemain je retourne faire un petit tour à Notre-Dame, avec l'appareil photo cette fois. Les Colverts et les Mouettes profitent de la crue, un Grand Cormoran juvénile se repose à l'extrémité de l'Île de la Cité, quelques Pigeons ramiers (Columba palumbus) et Corneilles noires (Corvus corone) recherchent de la nourriture dans ce monde devenu subitement hostile, alors que la neige se remet à tomber.

    Pigeon ramier - Notre-Dame de Paris

     

    Corneille noire - Notre-Dame de Paris

     

    Un peu déçu par l'ingéniosité déployée par les responsables d'espaces verts pour nous empêcher de profiter des parcs et jardins de la capitale lors de ce petit épisode neigeux, j'ai décidé de ressortir quelques photos prises autour de Paris pendant une véritable vague de froid, celle de février 2012, qui a duré toute la première quinzaine du mois, et pendant laquelle même à Paris on a frôlé les -20°C. Les vagues de froid sont l'occasion de rencontrer des espèces inhabituelles, en particulier sur les plans d'eau. 

    Première série au lac de Saint-Mandé dans le Bois de Vincennes : un couple de Canards pilets (Anas acuta) y avait élu domicile pendant plus d'un mois.

    Canard pilet - Bois de Vincennes

     

    Canard pilet - Bois de Vincennes

     

    Canard pilet - Bois de Vincennes

     

    Canard pilet - Bois de Vincennes

     

    Toujours au lac de Saint-Mandé, partiellement gelé, on retrouvait les habituels Tadornes casarca (Tadorna ferruginea), probablement issus d'oiseaux échappés de captivité, les Mouettes rieuses et les Foulques macroules (Fulica atra)

    Tadorne casarca - Bois de Vincennes

     

    Tadorne casarca - Bois de Vincennes

     

    Tadorne casarca - Bois de Vincennes

     

    Foulque macroule - Bois de Vincennes

     

    L'un des Hérons cendrés (Ardea cinerea) les moins farouches de Paris, celui du Parc de Bercy (distance de fuite par beau temps : environ 2 m) marchait sur l'eau. Son congénère du Jardin des Plantes venait au pain distribué aux corneilles par une habituée.

    Héron cendré - Parc de Bercy

     

    Toujours début février 2012, des Harles bièvres (Mergus merganser) sont signalées sur la Seine, près du Port à l'Anglais (communes de Vitry-sur-Seine et Alfortville), une rareté pour le 94 ! Ils sont accompagnés de Canards chipeaux (Mareca strepera), l'occasion de photographier mâles et femelles des 2 espèces.

    Les Harles bièvres sont des canards carnivores, dont le bec est particulièrement adapté à la capture des poissons. La femelle a la tête rousse alors que le mâle a la tête noire à reflets vert foncé.

    Harle bièvre - Vitry-sur-Seine

     

    Harle bièvre - Vitry-sur-Seine

     

    Le Canard chipeau possède une silhouette assez proche du Colvert, en moins coloré. Le mâle est gris avec un miroir blanc à l'aile. La femelle ressemble beaucoup à celle du colvert, elle s'en différencie par le miroir blanc à l'aile.

    Canard chipeau - Vitry-sur-Seine

     

    Canard chipeau - Vitry-sur-Seine

     

    Ici se termine ce petit voyage dans le froid. A bientôt pour d'autres aventures, profitez bien de l'hiver (vivement le soleil quand même). 


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    A la mi-janvier, avec ma sœur Agnès et ma fille Héloïse nous sommes parties en Camargue pour une escapade de quelques jours. L'observation des Flamants roses (Phoenicopterus roseus) était bien sûr un de mes objectifs (et un rêve de petite fille enfin réalisé). Pour une première expérience de la Camargue et des flamants, nous avons opté pour la facilité : le Parc Ornithologique du Pont de Gau. Agnès connaissait le lieu, mais seulement par des images de cinéma amateur tournée à l'époque où le parc n’était qu'un zoo, images conservées par l'association marseillaise Cinémémoire.

    Pour ceux qui n'y sont jamais allés, le Parc du Pont de Gau se trouve entre Arles et les Saintes-Marie-de-la-Mer. Janvier est une période idéale pour le visiter : l'affluence est modérée en dehors des périodes de vacances scolaires, et les flamants sont au début de leur parade nuptiale.

    Le parc de par son aménagement offre une grande proximité avec les oiseaux : il n'est pas nécessaire d'être équipé de jumelles, longue-vue ou téléobjectif pour commencer à en profiter. La photo ci-dessous a été faite avec un smartphone.

    Les Flamants roses du Pont de Gau

     

    Ce qui frappe en premier lorsque l'on arrive, ce sont les cris des flamants, que l'on entend bien avant de les voir. C'est une sorte de cancanement  disgracieux qui contraste avec la couleur rose pâle et l'élégance des oiseaux. La multitude des flamants sur ce site est telle qu'on ne sait où donner de la tête et de l'appareil photo. Pour ce premier article, j'ai choisi une série de clichés présentant les flamants en groupe, tel qu'on les voit lorsqu'on arrive. Les flamants sont des oiseaux très sociables, qui interagissent beaucoup les uns avec les autres comme on peut le voir.

    Les Flamants roses du Pont de Gau

     

    Les Flamants roses du Pont de Gau

     

    Les Flamants roses du Pont de Gau

     

    Les Flamants roses du Pont de Gau

     

    Les Flamants roses du Pont de Gau

     

    Il y a quelques jours, c'était mon anniversaire. Voici le magnifique dessin qu'Héloïse m'a offert pour l'occasion, en souvenir de notre séjour :
     

    Les Flamants roses par Héloïse 

     

    Un conseil, si en plein hiver vous manquez de soleil, de lumière et de couleurs gaies, pensez aux flamants de Camargue ! Dépaysant et lumineux tout en n'étant pas si loin même quand on habite le nord de la France.


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    Avant de quitter la Guadeloupe pour d'autres cieux, voici quelques oiseaux rencontrés aux abords du Jardin des Colibris et un peu plus loin.

    Une petite friche borde le chemin d'accès au jardin, c'est le terrain de jeu favori du Tyran gris (Tyrannus dominicensis) : les buissons servent de perchoir et lui permettent de repérer les insectes qui vivent dans les herbes hautes. On peut aussi apercevoir des Tyrans gris en bordure d'un champ, sur les fils électriques ...

    La fiche espèce récemment rédigée vous donnera plus d'informations sur cet oiseau omniprésent en Guadeloupe : http://www.oiseaux.net/oiseaux/tyran.gris.html.

     

    Tyran gris - Deshaies

     

    Tyran gris - Deshaies

     

    Tyran gris - Deshaies

     

    Tyran gris - Deshaies

     

    La plupart des espèces de tourterelles et de pigeons aiment picorer de petits cailloux sur les chemins. C'est le cas de cette Tourterelle à queue carrée (Zenaida aurita), l'espèce de tourterelle la plus commune en Guadeloupe, que nous avons déjà rencontrée en bord de mer du côté de Pointe Noire et au Jardin botanique de Deshaies.

    Tourterelle à queue carrée - Deshaies

     

    Face à la friche, de l'autre côté du chemin, il y a une sorte de pépinière, avec plante en pots, serres, et plantations, peut-être une annexe du jardin botanique. C'est à cet endroit que nous avons pu observer un autre colombidés, la Colombe à queue noire (Columbina passerina), également commune mais beaucoup plus difficile à repérer. C'est probablement la plus petite colombe du monde : comme son nom latin l'indique, elle est de la taille d'un moineau domestique. Généralement observée en couple, elle passe son temps au sol, où sa petite taille et son plumage écailleux la font passer inaperçue. 

    Colombe à queue noire - Deshaies

     

    Colombe à queue noire - Deshaies

     

    Colombe à queue noire - Deshaies

     

    Dans les herbes non loin de là, des Sporophiles cici (Tiaris bicolor). Ce petit passereau granivore se reconnait à la teinte vert olive de son dos et à ses pattes roses. Bien que très commun comme son cousin le Sporophile rougegorge, le Sporophile cici s'observe moins facilement : plus farouche, il apprécie les zones herbeuses pourvues de buissons permettant de se cacher en cas de danger, tandis que le Sporophile rougegorge squattera votre cuisine à la recherche de miettes.

    Sporophile cici - Deshaies

     

    Pour terminer cette petite série, voici un Moqueur corossol (Margarops fuscatus) rencontré lors d'une halte sur le chemin de l'aéroport (on avait du temps, on a fait quelques détours) : visiblement préposé à l'accueil sur le parking de la Cascade aux écrevisses (route de la Traversée), il prenait la pause pour les photographes ...

    Autour du Jardin des Colibris

     

    Autour du Jardin des Colibris

     

    Ici se termine (pour l'instant) cette série d'articles sur la Guadeloupe, destination que je recommande vivement à cette saison si vous êtes en manque de soleil et de chaleur. Sinon, moins loin, il y a la Camargue, on en reparlera ... 


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    Les Colibris, les Sucriers et les Sporophiles nous ont bien tenu compagnie durant notre semaine au Jardin des colibris, mais nous avons aussi profité de la joyeuse compagnie de quelques poules, coqs, poulets et poussins. En Guadeloupe, ces gallinacées sont très appréciés car elles raffolent des scolopendres (les seules bestioles vraiment désagréables de l'île avec les moustiques). Poules et coqs vivent en liberté, n'ont pas vraiment de propriétaire même si les habitants prélèvent parfois des poussins pour les engraisser.

    Ici le chant du coq succède à la symphonie nocturne des grenouilles, et les jeunes poulets viennent dès le matin faire le ménage sur votre terrasse. Grâce à eux, nous n'avons pas croisé de scolopendres et nous avons passé d'agréables instants à les observer. Ces poulets non sélectionnés ont un plumage relativement proche de l'espèce sauvage dont sont issues toutes nos poules et coqs : le Coq bankiva (Gallus gallus), originaire d'Asie du Sud-Est, dont vous pourrez lire la fiche ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/coq.bankiva.html.

    Poules et coqs au Jardin des Colibris

     

    Poules et coqs au Jardin des Colibris

     

    Poules et coqs au Jardin des Colibris

     

    Poules et coqs au Jardin des Colibris

     

    Poules et coqs au Jardin des Colibris

     

    On se retrouve bientôt pour un dernier article sous le soleil de Guadeloupe, avec à nouveau quelques oiseaux sauvages.


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