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    Il y a quelques jours, l'exposition "Espèces en voie d'illumination" du Jardin des Plantes de Paris s'est achevée. Une promenade féérique, un énorme succès auprès du public, qui semble-t-il sera renouvelé fin 2019. Nous y avons fait un tour la semaine dernière, peut-être un peu trop tôt en soirée pour en profiter pleinement (avant 21h il y avait vraiment beaucoup de monde, à retenir pour la prochaine édition). Voici quelques photos prises au cours du parcours, dans le Jardin des Plantes puis dans la Ménagerie.

    Espèces en voie d'illumination

     

    Espèces en voie d'illumination

     

    Espèces en voie d'illumination

     

    Espèces en voie d'illumination

     

    Espèces en voie d'illumination

     

    Espèces en voie d'illumination

     

    Espèces en voie d'illumination

     

    Espèces en voie d'illumination

     

    Espèces en voie d'illumination

     

    Espèces en voie d'illumination

     

    Espèces en voie d'illumination


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    Le Marais d'Arcata, en anglais Arcata Marsh and Wildlife Sanctuary, est un des hauts lieux de l'ornithologie de Californie du Nord. La ville d'Arcata a su joindre l'utile à l'agréable, puisque le marais d'Arcata fait partie intégrante du système de traitement des eaux usées de la ville. Le site possède un "Visitor center" où l'on peut se procurer un plan des sentiers et s'informer sur les espèces observées récemment sur le marais.

    Cette matinée au marais a été un vrai régal, surtout du point de vue des limicoles, mais aussi de toutes les autres espèces observées.

    Les premiers oiseaux que nous rencontrons sont des Chevaliers criards (Tringa melanoleuca), un chevalier au plumage moucheté de noir et de blanc, au bec noir et droit, qui se distingue surtout par ses grandes pattes jaunes vifs (bon d'accord on ne les voit pas sur cette photo là, mais on les verra plus tard). Le Chevalier criard n'est pas évident à différencier de son cousin le Chevalier à pattes jaunes, il faut bien potasser les critères dans le guide ornithologique !

    Le marais d'Arcata - Greater Yellowlegs

     

    Au même endroit, de l'autre côté de l'eau, quelques Canards colvert et de tout petits - mais vraiment petit - limicoles, pas plus gros que des moineaux. Après vérification, il s'agit de Bécasseaux minuscules (Calidris minutilla), qui pour le coup portent bien leur nom.

    Le marais d'Arcata - Least Sandpiper

     

    En quittant ce premier point d'observation, nous sommes survolés par un groupe de Bernaches du Canada (Branta canadensis). Ce matin là, on ne les verra pas au sol.

    Le marais d'Arcata - Canada goose

     

    Les canaux et les plans d'eau sont bordés d'une végétation dense, buissons, fleurs sauvages et plantes semi-aquatiques. Un papillon occupé à butiner des fleurs de ronces annonce par ses couleurs noire et jaune notre rencontre à plume suivante : un Chardonneret jaune (Spinus tristis). Il s'agit ici d'un mâle reconnaissable à sa couleur jaune vif. On le nomme chardonneret mais en définitive il est plus proche génétiquement des Tarins que de notre Chardonneret élégant. Le Chardonneret jaune est un passereau assez commun dans toute l'Amérique du Nord.

    Le marais d'Arcata

     

    Le marais d'Arcata - American Goldfinch

     

    Le marais d'Arcata - American Goldfinch

     

    Un peu plus loin, nous retrouvons un important groupe de Chevaliers Criards, puis, sur un plan d'eau plus vaste, quelques individus isolés de la même espèce. Cette fois nos photos montrent bien les pattes jaune-orangé caractéristiques de l'espèce. La base du bec plus grise que noire est un des critères le différenciant du Chevalier à pattes jaunes (toutes deux des espèces américaines que l'on est susceptible de croiser ici).

    Le marais d'Arcata - Greater Yellowlegs

     

    Le marais d'Arcata - Greater Yellowlegs

     

    Le marais d'Arcata - Greater Yellowlegs

     

    Le marais d'Arcata - Greater Yellowlegs

     

    Dans le même secteur, également en groupe, une nouvelle espèce de Bécasseau, sur laquelle j'ai hésité un moment - on visite, on photographie, on fait le point sur ce qu'on a vu : des grands limicoles, des moyens limicoles, des petits limicoles, mais encore ? Finalement ce sont des Bécasseaux d'Alaska (Calidris mauri). Vous l'aurez deviné, cette espèce se reproduit en Alaska, mais passe le reste de l'année sur les côtes plus clémentes des Etats-Unis et du Mexique.

    Le marais d'Arcata - Western Sandpiper

     

    J'aurai pu appeler cette article "La marche des Courlis", tellement il y en avait, se déplaçant dans la vase à la recherche de quelques pitances. Ce sont des Courlis corlieu (Numenius phaeopus), que l'on rencontre aussi en Europe. Par contre nous avons raté le régional de l'étape, le Courlis à long bec, qui lui ne vit qu'en Amérique du Nord.

    Le marais d'Arcata - Whimbrel

     

    Le marais d'Arcata - Whimbrel

     

    Le marais d'Arcata - Whimbrel

     

    Le marais d'Arcata - Whimbrel

     

    Perché sur un arbuste mort, un gros passereau, qui ne nous est pas inconnu puisque nous l'avons déjà rencontré à Little River (et ce ne sera pas la dernière fois qu'on le verra) : c'est un Jaseur d'Amérique (Bombycilla cedrorum), facile à identifier lorsque l'on a assimilé les différences avec son cousin du Grand Nord, le Jaseur boréal.

    Le marais d'Arcata - Cedar waxwings

     

    Le marais d'Arcata - Cedar waxwings

     

    Le marais d'Arcata - Cedar waxwings

     

    A la fin de notre visite, nous tombons sur une incroyable concentration de limicoles, qui sera le sujet d'un prochain article. Indifférent à l'agitation ambiante, un Grand Héron (Ardea herodias) fait sa toilette sur la digue.

    Le marais d'Arcata - Great blue Heron

     

    Les passereaux, nombreux dans le marais, nous ont bien donné du fil à retordre. Ne connaissant pas les chants des espèces locales, nous en avons certainement ratés quelques uns, bien cachés dans les roseaux. Au moins celui-ci n'a pas réussi à nous échapper. Il s'agit d'un Bruant chanteur (Melospiza melodia), espèce commune dans toute l'Amérique du Nord. Ses 24 sous-espèces, qui diffèrent les unes des autres par les coloris plus ou moins foncés du plumage, sèment parfois le doute dans l'esprit de l'observateur quand il s'agit de l'identifier.

    Le marais d'Arcata

     

    Comme indiqué plus haut, dans le prochain article nous découvriront d'autres espèces de limicoles vues au Marais, dont la plupart sont spécifiques du Nouveau Monde.


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    En ce premier jour de 2019, je vous propose une petite rétrospective de l'année qui vient de s'écouler, en une trentaine de photos. Certaines déjà publiées ici, d'autres pas encore. Les Etats-Unis bien sûr, mais aussi la France, de la Camargue à la Bretagne ...

     

    Flamant rose - Pont de Gau

    Flamant rose - Parc Ornithologique du Pont de Gau (janvier 2018)

     

    Héron cendré - Pont de Gau

     Héron cendré - Parc Ornithologique du Pont de Gau (janvier 2018)

     

    Sarcelles d'hiver - Pont de Gau

     Sarcelles d'hiver - Parc Ornithologique du Pont de Gau (janvier 2018)

     

    Corneille noire - Paris

    Corneille noire - Paris (février 2018)

     

    Brest

    Brest (février 2018)

     

    Grosbec casse-noyaux - Grand-Rozoy

    Grosbec casse-noyaux - Grand-Rozoy (février 2018)

     

    Mésange huppée - Jardin des Plantes

    Mésange huppée - Jardin des Plantes - Paris (mars 2018) 

     

    2018 en photos

    Gorgebleue à miroir - Jardin des Grands-Moulins - Paris (mars 2018) 

     

    People tree

    People tree, par Subodh Gupta - Monnaie de Paris (mai 2018)

     

    Goulien

    Réserve ornithologique de Goulien (mai 2018) 

     

    Pipit farlouse - Goulien

    Pipit farlouse - Goulien (mai 2018) 

     

    2018 en 12 photos

     Trévarez (mai 2018)

     

    2018 en 12 photos

    Huitriers pies - Roscoff (mai 2018)

     

    Angoulême

    La fille des remparts - Angoulême (juillet 2018) 

     

    2018 en 12 photos

    Le pont du Golden Gate - San Francisco (juillet 2018)

     

    Sea Lion - San Francisco

    Lion de mer - San Francisco (juillet 2018)

      

    Le marais d'Arcata

    Limicoles - Marais d'Arcata (juillet 2018)

     

    Crater Lake

    Crater Lake (juillet 2018) 

     

    Ecureuil terrestre - Crater Lake

    Écureuil à manteau doré - Crater Lake (juillet 2018) 

     

    Geai de Steller - Paradise

     Geai de Steller - Mont Rainier (juillet 2018) 

     

    2018 en 12 photos

    Marmottes - Mont Rainier (juillet 2018) 

     

    2018 en 12 photos

    Parc National du Mont Rainier (juillet 2018) 

     

    Glacier

    Parc National de Glacier (juillet 2018)  

     

    2018 en 12 photos

     Carouge à tête jaune - Réserve indienne des Blackfeet (juillet 2018)

     

    National Bison Range

     National Bison Range - Montana (juillet 2018)

     

    Cigogne blanche - Serches

     Cigognes blanches - Serches (août 2018)

     

    La Roche-Guyon

     Château de la Roche-Guyon (décembre 2018)

     

    Wendy notre nouveau lapin

     Wendy, notre nouveau lapin (décembre 2018)

     

    Je vous souhaite à tous une très belle année 2019, qu'elle vous apporte bonheur, santé et réussite dans vos projets. N'oubliez pas de regarder notre monde avec des yeux d'enfants, et n'écoutez pas trop les infos !


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    La Californie est le seul endroit sur terre à abriter des forêts de Séquoia. Ces arbres gigantesques appartiennent à 2 espèces distinctes : le Séquoia géant (Sequoiadendron giganteum), endémique des montagnes de la Sierra Nevada, et le Séquoia à feuilles d'if (Sequoia sempervirens), qui peuple les forêt côtières du Nord de la Californie, jusqu'au confins de l'Oregon.

    C'est cette dernière espèce que nous avons pu admirer lors de notre périple en Californie du Nord. Le Séquoia à feuilles d'if est l'arbre le plus haut du monde, certains spécimens atteignant 115 m de hauteur. Contrairement au Séquoia géant qui a besoin de lumière, le Séquoia à feuille d'if forme des futaies très denses. En plus de la taille gigantesque des arbres, c'est le peu d'espace entre chaque arbre qui est impressionnant.

    Si vous venez du sud par la Highway 101, je vous conseille de faire le détour par l'Avenue of the Giants, une route parallèle à l’autoroute, qui serpente pendant une cinquantaine de km dans les forêts de Sequoia du Humbolt Redwoods State Park. Des parking sont aménagés pour faire une pause et s’immerger dans ce monde si particulier. En été, on est surpris par la chaleur humide qui règne sous les arbres, surtout lorsque l'on vient du bord de mer où il fait nettement plus frais. Au pied de ces géants du règne végétal, on est peu de chose ...

    L'avenue des géants

     

    L'avenue des géants

     

    L'avenue des géants

     

    L'avenue des géants

     

    L'avenue des géants

     

    L'avenue des géants

     

    L'avenue des géants

     

    L'avenue des géants

     

    Plus au nord, les Séquoias sont toujours présents, mais on découvre aussi une végétation plus luxuriante, constituée de feuillus, de mousses et de fougères. De nos jours, les forêts de Séquoias sont presque entièrement comprises dans des parcs naturels permettant leur protection intégrale. Heureusement, car au XIXe siècle, les chercheurs d'or, déçus par les faibles quantités de métal précieux de la région, se reconvertirent dans le bucheronnage et le commerce de bois, la construction de la ville de San Francisco battant alors son plein. Ceci eut des conséquences désastreuses pour les forêts de Séquoias, qui n'occupaient plus que 10% de leur surface initiale lorsqu'on se décida à les protéger. C'est vers 1920 que furent créé les premiers parcs d’État, suivit par un parc national en 1968, et finalement un classement au Patrimoine Mondial de l'Unesco en 1980. La survie des Séquoias semble maintenant assurée.

    L'avenue des géants

     

    L'avenue des géants

     

    L'avenue des géants

     

    L'avenue des géants


    Je vous donne rendez-vous très bientôt pour une plongée dans un univers totalement différent bien que très proche géographiquement de la forêt, le marais d'Arcata ...


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    C'est fin novembre, après avoir admiré les photos de cet oiseau mythique sur le blog Ailes et Vies de Nathalie et Jean-Claude, que j'ai eu l'idée de repartir à la recherche du Tichodrome échelette (Tichodroma muraria) en Île-de-France. L'oiseau-papillon, comme on l'appelle parfois, est un passereau de la taille d'un moineau, très difficile à observer en été car il vit sur les parois rocheuses en haute montagne (entre 1000 et 3000 m d'altitude). La chance des ornithologues non adeptes de l'escalade, c'est qu'il descend souvent en plaine pour passer l'hiver, parfois assez loin de ses montagnes natales (Alpes et Pyrénées). C'est ainsi que presque chaque année un individu est repéré en Île-de-France, le plus souvent sur des châteaux, églises ou autres édifices en pierre qui lui rappellent ses falaises d'origine. Un Tichodrome fit par exemple un passage remarqué sur le Panthéon en 2004, un autre séjourna deux hivers de suite sur le château de Dourdan dans l'Essonne, autour de 2011.

    Donc fin novembre, je jette un œil sur le site www.faune-iledefrance.org, et je m'aperçois avec joie qu'un Tichodrome est observé régulièrement depuis une quinzaine de jours à la Roche Guyon dans le Val d'Oise.

    Première expédition, le 27 novembre. Quelques ornithologues et photographes sont déjà là. Belles observations aux jumelles, sur les façades du château, mais l'oiseau reste loin et les photos sont assez décevantes ... 

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Le 4 décembre, la météo prévoie beau temps, je décide donc d'une nouvelle expédition (La Roche Guyon est certes dans le 95 mais inaccessible en transport en commun, avec la circulation c'est presque 2 heures en voiture).

    A mon arrivée, le découvreur de l'oiseau, qui passe régulièrement voir son protégé, m'indique qu'il ne l'a pas vu de la matinée. Le château étant fermé au public pour l'hiver, il est maintenant plus difficile de voir l'oiseau, sauf s'il décide de venir explorer les façades visibles de l'extérieur, ou qu'il fait une halte sur l'église - où il est souvent observé l'après-midi. C'est vers 13 h que notre petit montagnard se montre sur le château, plus près que la dernière fois. L'oiseau parcourt les murs à la recherche d'insectes et d'araignées cachées dans les anfractuosités ... puis il disparaît à nouveau.

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Une heure plus tard, après un café bien mérité, voilà qu'on retrouve le Tichodrome, cette fois sur l'église, à quelques dizaines de mètres du château. Comme à son habitude, il préfère chasser les insectes côté ombre (ce qui ne facilite pas les photos). Restera-t-il tout l'hiver à la Roche Guyon ? Nul ne le sait, mais il a déjà acquit la célébrité, il a même eu le droit à un article dans le journal Le Parisien : La Roche-Guyon : un oiseau rare s’est installé au château.

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Cette expédition ornithologique bien sympathique m'a aussi permis de découvrir un fort joli village et une très belle région. Aux confins de l'Ile de France et de la Normandie, la Roche Guyon est bâtie au bord d'une boucle de la Seine, au pied des falaises de craie qui bordent toute la vallée. La commune fait partie du Parc Naturel Régional du Vexin Français

    Le château de la Roche Guyon vaut à lui seul la visite. Fermé au public pour la période hivernale, il faudra y retourner au beau jour. Les ruines d'un donjon et d'une ancienne forteresse dominent le site. Au pied de la falaise se trouve le château proprement dit, maintes fois remanié depuis les premières constructions semi-troglodytes du moyen-âge jusqu'au château que l'on voit de nos jours, datant principalement du XVIIIe siècle. Le château appartient à la famille de La Rochefoucauld depuis plusieurs siècles, mais il est depuis les années 1990 géré par le département du Val d'Oise en collaboration avec la commune de la Roche Guyon et le Parc Naturel Régional du Vexin Français. Ceci permet son ouverture au public une grande partie de l'année, l'organisation d'expositions et la sauvegarde de ce magnifique monument historique.

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    L'église paroissiale de la Roche-Guyon, située non loin du château, est elle aussi classée aux Monuments Historiques. Sa construction débute au XVe siècle mais elle est rapidement interrompue par la Guerre de Cent Ans. Finalement achevée au XVIe siècle elle mêle le gothique flamboyant avec des éléments Renaissance.

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    La Roche Guyon n'est pas le seul village du Vexin Français qui mérite une halte. En m'y rendant depuis Paris, j'ai par exemple eu l'occasion de traverser le village de Vétheuil, et d'admirer son église Notre-Dame, située en haut d'un grand escalier prolongeant la rue principale du village. Nous sommes ici au pays des impressionnistes, Claude Monet en particulier séjourna plusieurs années à Vétheuil et y peignit de nombreuses toiles.

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Le Tichodrome de La Roche Guyon

     

    Aux portes de Paris, le Vexin Français renferme certainement bien d'autres jolis villages et sites naturels intéressants à explorer, si vous en connaissez n'hésitez pas à les indiquer en commentaire !


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