•  

    Je ne sais pas s'ils avaient fait autant de route que nous, mais ce soir là les Colibris du Little River Inn avaient envie de se reposer. Pas de vol impossible à saisir, juste de gentils oiseaux sagement posés sur les fleurs, qui butinaient le nectar en mode "flemme" sans quitter leur perchoirs. 

    Les Colibris d'Anna

     

    Les Colibris d'Anna

     

    Le Colibri présenté ici est un des colibris les plus commun en Californie (où il est résident à l'année), c'est ce que les Américains appelle un oiseau de "backyard" (arrière-cour) : il s'agit du Colibris d'Anna (Calypte anna). On l'avait déjà rencontré à San Francisco, mais sans pouvoir admirer la magnifique gorge irisée du mâle, dont la couleur rose foncée apparaît sous un bon éclairage.

    Les Colibris d'Anna

     

    Les Colibris d'Anna

     

    Les Colibris d'Anna

     

    Les Colibris d'Anna

     

    Les Colibris d'Anna

     

    Les Colibris d'Anna

     

    Les Colibris d'Anna

     

    Les photos parlent d'elles-mêmes, cependant si vous voulez en savoir plus sur ce petit oiseau atteignant à peine les 6 grammes, c'est ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/colibri.d.anna.html.

    La prochaine série de photos, toujours au Little River Inn près de Mendocino, sera consacrée à un autre oiseau que nous avons déjà observé à San Francisco, le Quiscale de Brewer. 


    4 commentaires
  •  

    L'Urubu à tête rouge (Cathartes aura) fait partie avec les Condors et les autres espèces d'Urubus de la famille des Cathartidés ou Vautours du nouveau monde. Les scientifiques hésitent encore sur la place de cette famille dans la classification des oiseaux : la plupart des auteurs les considèrent actuellement comme des cousins des autres rapaces diurnes (aigles, buses ...) mais certains ont émis l'hypothèse d'une parenté avec les Cigognes ... C'est vrai qu'au niveau de l'allure, il a quelque chose de la cigogne vous ne trouvez pas ?


    L'Urubu à tête rouge

     

    L'Urubu à tête rouge est le seul vautour présent sur tout le territoire des Etats-Unis et dans la partie sud du Canada (au nord il fait trop froid pour les vautours). C'est un des rapaces les plus commun en Amérique du Nord. Lors de notre précédent séjour dans l'Ouest américain en 2010 nous l'avions déjà croisé du côté de Mesa Verde et de Monument Valley, mais nous ne l'avions pas observé dans d'aussi bonnes conditions qu'ici dans le Nord de la Californie. Perchés sur des fils, des poteaux ou des toitures, à l'entrée de petites bourgades côtières, ils n'attendaient que nous pour se montrer sous leur meilleur jour. Pourquoi étaient-ils si nombreux ici, je n'ai pas d'explication ... toujours est-il qu'à l'intérieur des terres on en verra aussi mais beaucoup moins, et seulement en vol.
     

    L'Urubu à tête rouge

     

    L'Urubu à tête rouge

     

    L'Urubu à tête rouge

     

    En anglais, ce vautour est appelé "Turkey vulture" parce qu'il fait penser à un dindon sauvage quand il est posé. C'est vrai qu'entre la taille, la couleur du plumage et la tête rouge dénudée, la ressemblance avec le dindon est peut être plus flagrante qu'avec la cigogne. Cependant je doute que l'Urubu à tête rouge soit au menu de Thanksgiving ...

    L'Urubu à tête rouge

     

    L'Urubu à tête rouge

     

    L'Urubu à tête rouge

     

    L'Urubu à tête rouge

     

    L'Urubu à tête rouge

     

    Lorsqu'on aperçoit un rapace en vol, la question de l'identification se pose toujours. Dans l'Ouest américain, les principaux rapaces que l'on est susceptible de rencontrer sont, outre l'Urubu à tête rouge, le Balbuzard pêcheur, le Pygargue à tête blanche, la Buse à queue rousse ... L'Urubu est assez facile à distinguer des autres car de loin il semble dépourvue de tête, tellement celle-ci est petite par rapport au corps. Assez grand, l'Urubu dépasse en envergure le Balbuzard, mais reste beaucoup plus petit que le Pygargue. Cependant en vol il est difficile d'estimer la taille d'un rapace surtout si l'on n'a pas de point de comparaison.

    L'Urubu à tête rouge

     

    L'Urubu à tête rouge

     

    Toutes les photos de cet article ont été prise entre San Francisco et Eureka en Californie, sauf la dernière, prise à Crater Lake dans l'Oregon.

    Dans les prochains articles, nous ferons connaissance avec les oiseaux du jardin du Little River Inn à Mendocino.


    5 commentaires
  •  

    Plus de 600 km séparent San Francisco de Crescent City, la dernière ville de Californie avant d'arriver dans l'Oregon. Trajet que nous avons fait en 3 jours, finalement trop court pour découvrir cette région peu peuplée mais riche en curiosités naturelles.

    Après avoir traversé le pont du Golden Gate, nous avons opté pour la route n° 1, itinéraire pittoresque qui nous fait longer un bras de mer puis chemine en bordure d'une des plus belle côte d'Amérique du Nord. De temps à autre, la route quitte l'Océan pour un écart dans une campagne hors du temps, où une épicerie semblant sortie des années 1950 nous permet de nous ravitailler.

    Au sud de l'itinéraire, la Baie de Tomales s'étend tout en longueur, parallèle à la route. Une colonie de Phoques veau-marin (Phoca vitulina) - et oui les mêmes que chez nous en Baie de Somme - se repose en attendant la marée haute. Au fond, on aperçoit quelques Urubus à tête rouge, les vautours locaux, qui se régalent sur une carcasse de mammifère marin. D'autres oiseaux profitent des lieux, mais ils sont trop loin pour faire de belles photos : Héron, Aigrettes, Courlis, Cormorans et Goélands.

    Sur la route, en Californie du Nord

     

    Sur la route, en Californie du Nord

     

    Sur la route, en Californie du Nord

     

    La côte très découpée offre de magnifiques points du vue, que nous avons surtout admirés depuis la voiture. La beauté sauvage de cette partie de la Californie aurait certainement mérité plus de photos ...

    Sur la route, en Californie du Nord

     

    Le premier soir, nous nous arrêtons à Little River, petite bourgade au sud de Mendocino. Notre hôtel a vue sur la mer et possède un jardin fleuri peuplé de nombreux oiseaux (plusieurs articles à venir).

    Le lendemain, nous atteignons les premières forêts de Séquoias, un des objectifs de notre séjour. Ces arbres majestueux auront aussi le droit à leur article. Nous nous laissons tenter par une attraction touristique un peu kitsch, un séquoia dont on peut traverser le tronc en voiture. Un peu lassé par les groupes de touristes qui bloquaient le passage avec leurs scéances photo et selfie interminables, nous nous rabattons sur la sympathique boutique de souvenirs (où l'on peut acheter des bébés séquoias) et l'étang adjacent, où nous repérons une Grande Aigrette et un Grand Héron.
     

    Sur la route, en Californie du Nord

     

    Sur la route, en Californie du Nord

     

    Sur la route, en Californie du Nord

     

    Sur la route, en Californie du Nord

     

    Sur la route, en Californie du Nord

     

    Sur la route, en Californie du Nord

     

    Nous passons notre 2ème nuit à Eureka, une petite ville côtière. Le jour suivant nous consacrons la matinée au marais d'Arcata (plusieurs articles à venir), puis nous nous enfonçons à nouveau dans les forêts de Séquoias. Entre les zones boisées, des prairies où l'on peut facilement observer des Wapitis (Cervus canadensis), le cousin américain de notre Cerf élaphe ...

    Sur la route, en Californie du Nord

     

    Sur la route, en Californie du Nord

     

    Sur la route, en Californie du Nord

    Dans le prochain article, je vous présenterai un oiseau qui nous a accompagné tout au long de la côte californienne, celui que l'on a aperçu au début de ce billet, j'ai nommé l'Urubu à tête rouge. 


    8 commentaires
  •  

    Le Parc départemental du Sausset est le 2ème plus grand espace vert de Seine-Saint-Denis. Facilement accessible par le RER B (station Villepinte), j'ai eu l'occasion d'y passer une matinée en mai dernier, en attendant ma fille qui passait un concours au Parc des Expositions. Le parc comprend différents types de milieu : bois, prairies, pelouses, massifs et zones humides. Pour ma part j'ai surtout exploré la partie sud du parc, vers l'étang de Savigny et le marais, dans l'espoir peut-être d'apercevoir un Blongios nain (Ixobrychus minutus), espèce peu commune de Héron qui niche depuis plusieurs années ici. Ce ne sera pas pour cette fois, mais j'ai tout de même fait de belles observations.

    Sur les pelouses fleuries de pâquerettes, de nombreuses Pies bavardes (Pica pica) sautillent et se chamaillent, tandis qu'une Gallinule poule-d'eau (Gallinula chloropus) montre à ses poussins comment trouver de la nourriture, sous l’œil indifférent des Bernaches du Canada - que l'on verra plus loin sur l'eau. La taille disproportionnée des pattes et surtout des doigts des bébés poules d'eau est toujours quelque chose d'amusant à observer.

    Pie bavarde - Parc du Sausset

     

    Galinulle poule d'eau - Parc du Sausset

     

    Gallinule poule-d'eau - Parc du Sausset

     

    Galinule poule-d'eau - Parc du Sausset

     

    On reste dans la famille des rallidés avec les Foulques macroules (Fulica atra), que l'on peut approcher ici de très près sans les perturber (l'avantage des oiseaux urbains). Pour eux aussi c'est la pleine saison de la reproduction, en faisant le tour du lac j'en ai trouvé au moins 3 familles.

    Foulque macroule - Parc du Sausset

     

    Foulque macroule - Parc du Sausset

     

    Foulque macroule - Parc du Sausset

     

    Foulque macroule - Parc du Sausset

     

    Foulque macroule - Parc du Sausset

     

    Dans les arbustes, de jeunes Mésanges bleues (Cyanistes caeruleus) font leurs premiers apprentissages en dehors du nid. Déjà aussi grande que les adultes, on les reconnaît à leur plumage plus terne (pas de calotte bleue vif ni de joues blanches) et à leur "sourire jaune" caractéristique des oisillons encore nourris par leurs parents.

    Mésange bleue - Parc du Sausset

     

    Avec le soleil et les beaux reflets, les Bernaches du Canada (Branta canadensis) sont ici très photogéniques. Vous comprendrez qu'après cela je n'ai pas éprouvé le besoin de m'attarder sur cette espèce lors de notre voyage aux Etats-Unis.

    Bernache du Canada - Parc du Sausset

     

    Bernache du Canada - Parc du Sausset

     

    Bernache du Canada - Parc du Sausset

     

    Pour photographier les Bernaches, la chance et la patience ne sont pas vraiment nécessaires, elles sont nombreuses, grosses et peu farouches. C'est une autre histoire pour le petit Grèbe castagneux (Tachybaptus ruficollis), beaucoup plus timide et prompt à plonger à tout moment pour réapparaître plusieurs mètres plus loin.

    Grèbe castagneux - Parc du Sausset

     

    A l'extrémité du lac, une zone plus sauvage avec des roseaux abrite des passereaux de la famille des fauvettes, pas évidents à identifier quand on n'a pas l'habitude, surtout qu'ils ont tendance à ne pas tenir en place. Heureusement au printemps ils chantent, et pour de nombreuses espèces cette activité se fait sur des perchoirs bien en vue. Au sommet d'un saule, voici une Hypolaïs polyglotte (Hippolais polyglotta).

    Hypolais polyglotte - Parc du Sausset

     

    Hypolais polyglotte - Parc du Sausset

     

    Dans les roseaux, une Rousserole effarvate (Acrocephalus scirpaceus), espèce que je retrouve un peu plus loin dans le marais, avec de meilleures conditions d'observation. Belle découverte car c'est la première fois que j'identifie et photographie cette espèce pourtant commune.

    Rousserole effarvatte - Parc du Sausset

     

    Rousserole effarvatte - Parc du Sausset

     

    Rousserole effarvatte - Parc du Sausset

     

    Dans le marais, faute de Blongios nain, je détecte ce Héron cendré (Ardea cinerea) immobile, à l'affût et bien camouflé dans la végétation.

    Héron cendré - Parc du Sausset

     

    Sur le chemin du retour vers la gare du RER, deux espèces bien connues, souvent repérée d'abord grâce à leur cri caractéristique : tout d'abord une Perruche à collier (Psittacula krameri), que l'on rencontre maintenant dans la plupart des parcs et jardins d'Ile-de-France, puis une Tourterelle turque (Streptopelia decaocto), espèce rare dans Paris intra-muros mais plutôt commune dès que l'on passe le périphérique.

    Perruche à collier - Parc du Sausset

     

    Tourterelle turque - Parc du Sausset

    Parmi les autres espèces vues mais non photographiées, des lapins de garenne, des corneilles noires, des sternes pierregarin avec leurs poussins sur une plateforme au milieu du lac, des canards colverts (pas tous d'origine sauvage),  un accenteur mouchet, un étourneau sansonnet juvénile, un grèbe huppé, des grands cormorans, un cygne tuberculé ...

    J'espère vous avoir apporté un peu de soleil en cette journée grise et froide, et vous avoir donné envie de visiter ce parc à la faune sauvage variée et facilement accessible surtout si vous vivez en Ile-de-France.


    7 commentaires
  •  

    J'ai gardé pour la fin l'oiseau que j'ai probablement préféré au Golden Gate Park : un Grèbe à bec bigarré (Podilymbus podiceps) observé dans de très bonnes conditions en arrivant au bord de Stow Lake. L'occasion de se reposer les yeux après les Colibris, les Mésanges et les Hirondelles de Lily Pond.

    Le Grèbe à bec bigarré est un grèbe assez petit (mais tout de même plus grand que notre Grèbe castagneux), très rond, avec une grosse tête et un cou assez fort. En période de reproduction, le plumage gris brun est rehaussé de marques noires à la gorge et au front, tandis que le bec blanc est orné d'une bande centrale noire. C'est le Grèbe américain le plus largement répandu, on le trouve sur presque tout le continent sauf en Amazonie.

    Le Grèbe et l'écrevisse

     

    Le Grèbe et l'écrevisse

     

    Le Grèbe et l'écrevisse

     

    Lorsqu'on observe un Grèbe nageant tranquillement sur un plan d'eau, il faut toujours s'attendre à le voir disparaître sous l'eau ... et réapparaître plusieurs mètres plus loin avec une proie. Ici c'est une écrevisse de belle taille que notre Grèbe a capturé. Le crustacé nécessite d'être étourdi avant d'être avalé entier, sinon ça pince !

    Le Grèbe et l'écrevisse

     

    Le Grèbe et l'écrevisse

     

    Le Grèbe et l'écrevisse

     

    Le Grèbe et l'écrevisse

     

    Le Grèbe et l'écrevisse

     

    Le Grèbe et l'écrevisse

     

    Nous quittons le Grèbe repu et content de son repas en lui souhaitant une bonne digestion, et entamons le tour du lac que je vous ai relaté dans le billet précédent. Après les Foulques, Grands Hérons, Buse et Blackbirds, nous auront la chance d'apercevoir à nouveau quelques Grèbes à bec bigarré dont le juvénile ci-dessous, qui a déjà perdu les rayures caractéristiques des bébés grèbes.

    Le Grèbe et l'écrevisse

     

    Voilà, c'était les dernières photos des oiseaux de San Francisco. Rendez-vous dans quelques jours pour la suite du voyage, la côte nord de la Californie ...


    8 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires