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    L'enquête sur les oiseaux nicheurs de Paris permet de belles observations de la vie de famille des oiseaux (j'ai eu la chance d'observer hier matin au Jardin des Plantes une famille de Mésanges à longue queue et une autre de Mésanges huppées, avec des petits aussi craquants les uns que les autres), mais aussi d'être témoins d'autres comportements parfois très étonnants.

    Vendredi dernier (13 mai), après le déjeuner, nous sommes allés faire un petit tour à la Ménagerie du Jardin des Plantes. Pas beaucoup d'indices de nidification pour cette fois mais une observation très surprenante.

    Une Corneille noire (Corvus corone) se pose près de nous dans les herbes et commence à fouiller dans une fourmilière. Je me dis, c'est bizarre, je ne savais pas que les corneilles mangeaient des fourmis, quand tout à coup la corneille se vautre littéralement sur la fourmilière en écartant les ailes, et laisse les fourmis lui recouvrir le plumage, en ayant l'air contente d'elle même :

    Le bain de fourmis

     

    Voila ce que ça donne en gros plan, on en voit même qui passent sous les plumes :

    Le bain de fourmis

     

    La corneille s'applique à répartir les fourmis sur son plumage pendant 5 bonnes minutes. Le phénomène est assez peu documenté, sur Internet on trouve une mention d'un ouvrage datant de 1975 "Le guide des oiseaux (c'est le titre) sélection du reader's digest", et un article en anglais : https://en.wikipedia.org/wiki/Anting_(bird_activity). Il semblerait que de nombreuses espèces d'oiseaux pratiquent le bain de fourmis, l'hypothèse la plus probable étant que les fourmis dérangées émettent une grande quantité d'acide formique qui agirait comme un insecticide, un fongicide et un bactéricide afin d'aider l'oiseau à se débarrasser de ses parasites. Certains pensent qu'en plus l'acide formique renforce les plumes, en particulier celles des ailes.

    Le bain de fourmis

     

    Le bain de fourmis

     

    Certains oiseaux en profite pour manger les fourmis qui deviennent comestibles une fois débarrassées de leur acide formique, mais cela ne semble pas être le cas de la corneille.

    Le bain de fourmis

     

    Une dernière photo, avant de laisser la corneille à ses occupations, avec un petit air de "ça vous pose un problème que je prenne un bain de fourmis ?" :

    Le bain de fourmis

     

    Et pour finir cet article, allons faire un petit tour de l'autre côté de l'Atlantique : parmi les oiseaux prenant régulièrement des bains de fourmis, on trouve aussi le Geai bleu (Cyanocitta cristata - Blue Jay), un geai très commun à l'ouest de l'Amérique du Nord. Un comportement similaire à celui de notre corneille est documenté ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Geai_bleu. Photo ci-dessous prise à Central Park, New York, mai 2013 :

    Le bain de fourmis - Geai bleu

     

    Je vous dis à bientôt pour d'autres découvertes. En attendant, ce week-end c'est la fête de la Nature, profitez-en pour l’observer même au pied de chez vous, il y a toujours de merveilleuses choses à voir.


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    Ce mercredi 16 mars, lors de la sortie mensuelle du CORIF (Centre ornithologique Île-de-France) au Jardin des Plantes, nous avons eu la chance d'observer longuement un Pic épeichette (Dendrocopos minor).

    Je vous ai déjà parlé du plus grand des pics observables en France, le Pic noir, qui peut atteindre 55 cm (voir ici : Visite d'un Pic noir au refuge), et du plus étrange de nos pics, le Torcol fourmilier (Un Torcol fourmilier au jardin des Grands Moulins). Cette fois, il s'agit du plus petit de nos pics. En effet il ne mesure que 16 cm, soit légèrement moins qu'un moineau. Assez commun dans les bois de feuillus et dans les parcs, il est cependant difficile à observer car il se plait dans les hautes branches des arbres, qu'il explore inlassablement à la recherche d'insectes. Le meilleur moyen de le repérer est son tambourinage et son chant, qui ressemble à celui d'un rapace.

    Celui observé mercredi est une femelle, elle est entièrement noire et blanche, alors que le mâle a la calotte rouge. Contrairement à son grand cousin le Pic épeiche, ni le mâle ni la femelle n'ont de rouge au bas ventre.

    Voici les photos de ce bel oiseau qui a bien voulu se tenir tranquille pendant de longues minutes à quelques mètres de notre groupe, et à hauteur d'appareil photo (c'est assez rare,  en général c’est une espèce qui ne tient pas en place) :

    Un pic épeichette au Jardin des Plantes

     

    Un pic épeichette au Jardin des Plantes

     

    Un pic épeichette au Jardin des Plantes

     

    Un pic épeichette au Jardin des Plantes

     

    Un pic épeichette au Jardin des Plantes

     

    Un Pic épeichette au Jardin des Plantes

     

    Pour la comparaison, voici un mâle, photographié en  2012 au Jardin du Luxembourg, on remarque bien la calotte rouge :

    Un pic épeichette au Jardin des Plantes

     

    Des mâles de l'espèce ont aussi été observés en cette fin d'hiver sur le site du Jardin des Plantes, affaire à suivre, peut-être prouvera-t-on sa nidification en 2016, dans le cadre de la 2ème année de l'Atlas des Oiseaux nicheurs du Grand-Paris (voir ici : L'atlas des oiseaux nicheurs du grand Paris : c'est parti !).

    Pour ceux que ça intéresse, la sortie du Corif au Jardin des Plantes a lieu chaque 3ème mercredi du mois, à 8h (durée environ 1h30). Rendez-vous près de la statue de Lamarck, face à l'entrée place Valhubert, à côté de la gare d'Austerlitz. La sortie est ouverte à tous.

    A bientôt pour de nouvelles découvertes.

     


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    L’île Saint-Louis, 2ème île parisienne après celle de la Cité, est un lieu totalement urbanisé, et pourtant si on prend la peine de bien regarder, la nature n'est pas si loin. C'est sur ses berges artificialisées et revêtues de blocs de calcaire que j'ai observé pour la première fois la Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea). Comme son nom l'indique l'espèce s'observe en général au bord des ruisseaux et torrents, en plaine ou en montagne. Ici vous l'aurez deviné, le ruisseau c'est la Seine. Elles s'y plaisent tellement que plusieurs couples nichent sur ses berges dans Paris intra-muros, et y restent tout au long de l'année. Leur implantation dans Paris ne date pourtant que des années 2000, pour plus d'infos voir ici :
    http://lesoiseauxenville.skynetblogs.be/archive/2008/05/05/bergeronnette-des-ruisseaux-dites-vous.html

    Sur l’île Saint-Louis, si on est attentif et que l'on parcourt toute la longueur des quais, on est quasi assuré d'en observer au moins une. Pour cela, ne pas oublier les jumelles, et scruter attentivement le quai jusqu'au bord de l'eau. Si au passage d'un piéton ou d'un chien un passereau s'envole pour se reposer un peu plus loin sur le quai en poussant de petit cris aigus, c'est probablement une bergeronnette des ruisseaux. En s'approchant tout doucement, on pourra l'observer arpenter la végétation rase qui pousse entre les pierre, pour y trouver sa nourriture, essentiellement composées d'insectes et de crustacés.

    Ci-dessous quelques unes de mes dernières photos de l'espèce, prises en ce début 2016. 

    Pour commencer, un portrait au soleil, le 21 janvier (pas si facile, la Bergeronnette est un oiseau perpétuellement en mouvement) :
     

    Les Bergeronnettes de l’île Saint-Louis

     

    Puis une série faites hier 8 février entre 2 coups de vent, un joli petit couple qui m'a donné l'impression d'être un peu moins farouche que d'habitude, peut être occupé à lutter contre les rafales. 

    Les Bergeronnettes de l’île Saint-Louis

    La femelle cherche son goûter dans la mousse.

     

    Les Bergeronnettes de l’île Saint-Louis

     Une crevette bien dodue fera l'affaire
    (a-t-elle été projetée sur le quai par une vague ?) 

      

    Les Bergeronnettes de l’île Saint-Louis

    Le mâle, aux motifs de la tête plus marqués,
    mais qui n'a pas encore la bavette noire du plumage nuptial.

     

    Les Bergeronnettes de l’île Saint-Louis

     Les couleurs de la Bergeronnette sont bien assorties avec celles des mousses...

     

    Les Bergeronnettes de l’île Saint-Louis

     La Bergeronnette des ruisseaux est la seule bergeronnette observable
    en France dont les pattes sont roses.

     

    Les Bergeronnettes de l’île Saint-Louis

    Un coup de vent, et on remonte en haut du quai.

     

    Enfin, une photo plus inhabituelle, prise en mai 2012, toujours sur l'île Saint-Louis, la Bergeronnette des ruisseaux perchée dans un arbre :

    Les Bergeronnettes de l’île Saint-Louis

     

    Parfois, mais c'est plus rare, on rencontre sur les mêmes rivages des Bergeronnettes grises (Motacilla alba). Photos prises le 15 janvier dernier :

    Les Bergeronnettes de l’île Saint-Louis

     

    Les Bergeronnettes de l’île Saint-Louis

     

    Et pour finir cette article sur une note printanière, une touffe de fleurs accrochée au quai, également immortalisée ce 15 janvier, côté nord de l'île, près du Pont Marie (la végétation est ici plus vivace que sur la rive sud) :

    Les Bergeronnettes de l’île Saint-Louis

     

    A bientôt pour d'autres découvertes.

     


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    On a du mal à y croire avec la météo actuelle, mais aujourd'hui c'est le dernier jour de l'automne. Pour marquer l'arrivée du solstice d'hiver, je vous propose quelques photos d'oiseaux prises à Paris durant la saison qui s'achève.

    Que des espèces communes ou très communes pour cette fois.

    Première étape dans les jardins de l'hôtel Sully, entre la place des Vosges et la rue Saint-Antoine, avec des Pigeons bisets et des Moineaux domestiques :

    Demain c'est l'hiver

      

    Pigeon biset - Paris

     

    Demain c'est l'hiver

     

    Demain c'est l'hiver

     

    Puis un petit tour du côté de l’Île Saint-Louis, avec des Canards colverts, encore des Pigeons, une famille de Cygnes tuberculés et une Bergeronnette des ruisseaux (la Seine, c'est un peu grand comme ruisseau, mais elles s'y plaisent) :

    Canard colvert - Paris

     

    Canard colvert

     

    Pigeon biset domestique - Paris

     

    Cygne tuberculé - Paris

     

    Cygne tuberculé - Paris

     

    Cygne tuberculé - Paris

     

    Bergeronnette des ruisseaux - Paris

     

    Pigeon biset domestique - Paris

     

    En continuant la ballade sur les bords de Seine, on remarque un Grand Cormoran qui profite du soleil d'automne au Pont d'Austerlitz :

    Grand Cormoran, Pont d'Austerlitz

      

    Au Jardin des Plantes, les Perruches à collier se délectent des kakis bien mûrs :

    Perruche à collier

     

    Pour terminer, un petit tour à la ménagerie, toujours au Jardin des Plantes, où les Pigeons ramiers se régalent de baies :

    Pigeon ramier - Jardin des Plantes

     

    Je vous souhaite un bel hiver plein de découvertes passionnantes.


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    Dans cet article je vais vous donner quelques nouvelles des oiseaux nicheurs dans le carré "K6" que je suis dans le cadre de l'enquête "Atlas des oiseaux nicheurs du Grand Paris".

    Nous sommes le 28 mai, au jardin des Plantes. Les jeunes Étourneaux sansonnets ont quittés le nid et recherchent de la nourriture sur les pelouses, seuls ou en compagnie d'adultes. Pendant ce temps, leur parents peuvent envisager une seconde couvée.

    Des nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris avant les vacances

    Le jeune Étourneau se distingue de l'adulte à son plumage gris moyen et son bec sombre. On ne peut pas le confondre avec le jeune merle qui lui a un plumage brun-roux moucheté (on en verra à la fin de l'article).

     

    A cette période les Pigeons ramiers sont en général bien occupé à construire leur nid (quelques branchettes à la fourche d'un arbre en général) et à commencer à couver. Ici le long du tronc d'un if au Jardin des Plantes :

    Des nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris avant les vacances

    Attention, pas de photo au nid sauf espèce très commune et peu farouche !

     

    Les nichées de mésanges prennent leur autonomie, même si une fois envolés les jeunes continuent de se faire nourrir par les parents. Ci-dessous un bébé Mésange bleue.

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris avant de partir en vacances

     Les jeunes mésanges bleues ont les joues jaunes au lieu de blanches, et la calotte plus grise que bleue. Cependant le motif de la tête est identique à celui de l'adulte.

     

    Dans le même secteur du jardin des Plantes, on rencontre aussi de jeunes Mésanges charbonnières :

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris avant de partir en vacances

    Comme chez les Mésanges bleues, le plumage des jeunes est plus terne que celui des adultes, et les joues sont jaunâtres au lieu de blanc pur. 

     

    Le jardin des Plantes permet un peu de fantaisie dans les décors, ici une jeune Mésange charbonnière sur un palmier :

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris avant de partir en vacances

     

    Mi-juin, les jeunes Accenteurs mouchets sont de sortie et prennent la pose. Une rencontre qui illumine toute ma matinée. Pour ceux qui ne connaissent pas, l'Accenteur mouchet est un passereau commun, de la taille d'un moineau et de couleur gris et brun. On le reconnaît à son bec fin d'insectivore, et à son comportement : très souvent au sol, il disparaît à la moindre alerte dans le premier buisson venu. La meilleure saison pour l'observer est le mois de mars, lorsqu'il chante à découvert sans se soucier de ce qui l'entoure.

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris avant de partir en vacances

     

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris avant de partir en vacances

    Photos prises au jardin botanique du Jardin des Plantes. 

     

    Quelques jours plus tard je trouve enfin mes premiers Rougequeues noirs parisiens de la saison. En 2014 un couple avait niché dans ma cour, c'était plus simple ; et les autres années on entendait les mâles chanter dès le mois d'avril dans les rues du quartier ... Pour en revenir aux individus observés cette année, au square Paul Langevin (au pied de l'ancienne école Polytechnique, le long de la rue Monge), ce 19 juin, une femelle nourrit un jeune sur l'escalier qui vient d'être dépouillé de son lierre par les services de la mairie - pas forcément une bonne idée à cette saison, sachant que ce lierre servait d'abri à plusieurs espèces (moineaux, troglodytes, accenteurs ...). Heureusement que nos amis les oiseaux sont plein de ressources, ce même jour je repère un Troglodyte mignon qui construit un nid (énorme par rapport à la taille de l'oiseau) dans un arbuste non loin dudit escalier.

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris avant de partir en vacances

     Le jeune Rougequeue noir dont j'ai parlé plus haut.

     

    C'est aussi à cette  période que je découvre pas moins de 4 colonies de Martinets noirs dans le carré K6 : rue Saint Médard dans des trous d'aération sur la façade d'un immeuble moderne, rue Nicolas Houel près du square d'Austerlitz, sous la toiture de lucarnes en ardoise, rue Buffon sous la toiture d'un bâtiment du Muséum d'Histoire Naturelle, et enfin rue Linné dans les trous d'un pignon en pierre au dessus de la maison des associations.  Je n'ai pas de jolie photo de martinet à vous montrer pour l'instant, dans un prochain article je l'espère.

    Parfois, il n'est pas nécessaire de sortir de chez soi pour faire des observations intéressantes. Depuis début juin, un couple de Pigeons ramiers a décidé de nicher dans une jardinière sur mon balcon, au 4ème étage. Les 2 jeunes sont nés le 23 juin (les pigeons pondent toujours 2 œufs). Plus haut j'ai indiqué qu'il ne faut pas faire de photo au nid, à cela plusieurs raisons : dérangement des parents, repérage du nid non surveillé par des prédateurs, risque d'abandon des œufs ou des jeunes. Sauf qu'il y a des exceptions, dans le cas présent le nid se trouve à moins de 2 mètres de la table de notre salle à manger ! Et les photos ont été prises sans ouvrir la fenêtre, à travers les carreaux, pour ne pas les effrayer.

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris

     Un des parents et les bébés pigeons âgés de 1 jour. On distingue la ferronnerie du balcon et les plantes desséchées de la jardinière (il a fallu choisir entre les pigeons et les fleurs).

     

    Dans le carré K6, il y a aussi la fac de Jussieu. Je n'y vais pas très souvent car c'est bien moins intéressant que le Jardin des Plantes par exemple. Cependant on peut aussi y trouver des oiseaux nicheurs, qui s'adaptent à ce milieu très artificialisé.  C'est ainsi que le 25 juin je repère des Pigeons bisets domestiques à l'entrée de cavités de forme ronde dans la structure du bâtiment. Nichent-il dans ces trous ? Difficile de le savoir. Les ouvriers présents sur les lieux (le chantier de désamiantage et de rénovation de la fac dure depuis près de 20 ans ...) m'indiquent que parfois ils font leur nid dans les labos en travaux du bâtiment. Pour éviter cela ils ont comme instruction de ne pas laisser de fenêtre ouverte.

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris

    Un Pigeon à Jussieu.

     

    Fin juin, c'est l'événement tant attendu au Jardin des Plantes : la sortie du nid des bébés éperviers. Depuis 2014, un couple d’Éperviers d'Europe a choisi ce parc pour nicher. Cette année ils ont choisit de construire leur nid dans un grand cèdre près des serres. Ce 25 juin on peut enfin voir les jeunes qui s’entraînent à se déplacer autour du nid. Ils ont encore un peu de duvet, les yeux sombres et sont bien moins adroits que leur parents, qui continueront à les nourrir encore un moment :

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris

     

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris

     

    Nouvelles photos prises le 30 juin, certains des jeunes n'ont plus de duvets sur la tête. Une chance de pouvoir observer ainsi ces jeunes rapaces, et leurs parents ; à la campagne ils sont bien plus farouches. 

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris

     

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris

     

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris

     

    Pendant ce temps, les bébés Pigeons ramiers de mon balcon grandissent et résistent à l'épisode caniculaire qui s'est abattus sur Paris en ce début juillet : 

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris

     Photo prise le 30 juin, les jeunes ont une semaine.

     

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris

     Nouvelle photo le 6 juillet, leurs plumes commencent à bien pousser surtout aux ailes. Les parents ne restent plus au nid en permanence mais ne reviennent que pour nourrir les jeunes.

     

    Ce même 6 juillet, je fais un tour dans la partie Sud-Ouest de mon carré, en commençant par le square Paul Langevin. Petite surprise, une Bergeronnette des Ruisseaux juvénile se nourrit sur les sentiers et les pelouses. Elle est déjà autonome, pas de parents à l'horizon : est-elle née en bord de Seine ou ailleurs ? Impossible de le deviner.

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris

     

    Après avoir observé les jeunes merles qui harcèlent leur parents dans le square,  je découvre un nouveau couple de Rougequeue noir rue du Cardinal Lemoine, puis je me dirige vers la rue Saint Médard pour observer la colonie de Martinets noirs.

    Et là, surprise, sur une antenne de télé, je reconnais une Tourterelle turque, espèce très commune dans nos village de campagne mais rare dans Paris. Ce qui est spécial au sujet de cette Tourterelle, c'est que j'en ai observé une au même endroit en mars. Je décide alors d'attendre un moment, pour voir si elles ne seraient pas 2, ou s'il n'y aurait pas des jeunes. Mais mon attente ne sera pas récompensée. La Tourterelle change de place, se pose sur un mur, revient sur l'antenne ... mais elle reste seule.

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris

    La tourterelle de la rue Saint-Médard.

     

    Heureusement de l'autre côté de la rue un jeune merle tout juste sorti du nid apporte de l'animation et me permet de faire de jolies photos. Caché dans le feuillage d'un peuplier il attend que son père vienne le nourrir.

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris

     

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris

     

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris

     

    Pour finir la ballade, un petit tour au square face à la Mosquée de Paris. C'est le royaume des Pigeons bisets domestiques, et l'on peut voir dans les arbres des juvéniles qui s'abritent de la chaleur : 

    Quelques nouvelles des oiseaux nicheurs de Paris

    A bientôt pour d'autres découvertes, à Paris ou ailleurs ...


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