•  

    Ce matin en prenant mon café comme à mon habitude je regarde les oiseaux du jardin par la fenêtre de la cuisine.

    Il fait déjà chaud, les merles et les pinsons recherchent de la nourriture dans la pelouse desséchée par la canicule des jours derniers (un avantage, pas besoin de tondre), quand tout à coup j’aperçois un oiseau aux couleurs inhabituelles pour la région : beaucoup de rouge, trop pour un bouvreuil ou une linotte. Surprise dans les jumelles, après m'être demandée si mon cerveau n'avait pas fondu avec la chaleur : c'est une perruche, d'une espèce que je ne connais pas.

    Elle doit s'être échappée de chez un particulier du village, car elle n'est pas très farouche, je peux l'approcher à quelques mètres et la prendre en photo :

    Perruche omnicolore

     

    Elle s'envole ensuite vers le tas de bois, quelques photos de plus et je la laisse tranquille :

    Perruche omnicolore

     

    Je ne l'ai pas revue depuis, elle a dû partir chez un voisin ou retourner chez son propriétaire.

    J'ai fait quelques recherches sur Internet pour trouver de quelle espèce il s'agit (le plus simple, faire une recherche d'image avec le mot clé "Perruche", et cliquer sur celles qui ressemblent).

    J'ai donc appris qu'il s'agit d'une Perruche omnicolore (Platycercus eximius), espèce originaire d'Australie, facile à élever, assez commune dans sa région d'origine. Elle se plaît dans les forêts peu dense et les zones de pâturage, se nourrissant souvent au sol, et n'a pas souffert de la déforestation en Australie contrairement à d'autres espèces.

    A bientôt pour d'autres découvertes.

     


    4 commentaires
  •  

    Je ne vous en ai pas encore parlé, mon mari et moi nous avons la chance d'être propriétaire d'un parc arboré situé à Grand-Rozoy dans l'Aisne (02). Comme nous adorons observer les animaux et en particulier les oiseaux, nous avons décidé d'en faire un refuge LPO, c'est à dire un lieu où la faune sauvage est protégée et où les aménagements permettent d'attirer celle-ci.

    Le parc comporte beaucoup d'arbres (nous ne les avons pas encore comptés), surtout des marronniers et des frênes (prochainement un reportage sur les arbres du refuge). Certains d'entre eux ont malheureusement souffert de tempêtes (celle de 1999 entre autre) et d'élagage hasardeux, et sont maintenant victimes de maladies (mineuses du marronnier, champignons qui apparaissent sur les troncs etc ...). Ceci nécessite d'y faire attention afin d'abattre ceux qui pourraient devenir dangereux, mais c'est aussi une opportunité pour la biodiversité, et en particulier pour les oiseaux qui nichent dans les arbres creux.

    Donc ce week-end mon mari avait décidé d'inspecter un de nos marronniers, dont une des branches principales est couvertes d'énormes champignons et n'a presque plus de feuilles. Et c'est là qu'il a senti que quelque chose l'observait. Première tentative de photo dimanche, il semblerait qu'il s'agisse d'une Chouette hulotte, et plus précisément d'un jeune encore au nid. Mais il a tendance à se cacher dès que l'on approche de l'arbre.

    Du coup on se dit pourquoi ne pas tester l'affût pliant qui dort dans un placard depuis qu'on l'a acheté il y a quelques années. C'était l'idée qu'il fallait avoir. Mise en oeuvre lundi matin, c'est assez confortable car un siège pliant est intégré dedans. 

    Après une bonne demi-heure d'attente voici que le bébé chouette sort de son trou :

    Les bébés Chouettes hulottes

    Il faut viser au mieux pour ne pas avoir trop de branches et de feuilles parasites devant la chouette !

     

    Surprise, au bout de quelques minutes voici qu'un frère ou une sœur sort également du trou :

    Les bébés Chouettes hulottes

    La Chouette hulotte pond en général 2 à 4 œufs. Pour l'instant on n'a vu que 2 jeunes simultanément, mais peut-être viennent ils prendre l'air chacun leur tour (il ne semble pas y avoir de place pour plus de 2 poussins à l'entrée du trou sans risque de chute de toute façon).

     

    Les bébés Chouettes hulottes

    La Chouette hulotte se reconnait à sa tête ronde (contrairement aux hiboux elle n'a pas d'aigrettes) et à ses grands yeux noirs. C'est probablement le plus commun de nos rapaces nocturnes.

     

    Les bébés Chouettes hulottes

    Les jeunes sont très curieux et observent leur environnement. Ils tournent la tête vers la route lorsqu'un camion passe, vers le haut quand les corbeaux font trop de bruit. Ils ne semblent pas inquiétés par l’affût.

     

    Les bébés Chouettes hulottes

     

    Les bébés Chouettes hulottes

    On se dresse pour mieux voir alentours.

     

    Les bébés Chouettes hulottes

     

    Les bébés Chouettes hulottes

    Vue de profil.

     

    Les bébés Chouettes hulottes

     

    Une chose est sûre, même si ce marronnier est malade, nous allons le garder, d'autant que s'il tombe ou perd ses branches, les débris atterriront sur notre pelouse, donc aucun risque. En espérant qu'il serve encore de nombreuses années de maison à nos Chouettes hulottes (on savait qu'on en avait dans le terrain pour les avoir entendues la nuit et parfois aperçu les adultes qui dormaient dans un arbre, mais c'est la première fois qu'on observe des jeunes, et dans de bonnes conditions en plus).

    Je vous dit à bientôt pour d'autres découvertes.


    4 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique