• Faucons crécerelles parisiens

     

    D'après Buffon, le Faucon crécerelle (Falco tinnunculus) nichait déjà sur les bâtiments parisiens au XVIIIe siècle. On peut lire dans l'Atlas des oiseaux nicheurs de Paris que l'espèce s'est ensuite raréfiée dans la capitale à partir de la fin du XIXe, pour réapparaître dans les années 1960 et devenir rapidement le rapace le plus commun à Paris (suivi depuis peu par l'Epervier d'Europe qui a franchi le périphérique dans les années 2000, alors que le Faucon pèlerin revient lui aussi, avec une première nidification en 2013 dans le 15ème arrondissement). 

    Revenons à notre petit Faucon crécerelle avec quelques photos. La première série a été prise à l'église Saint-Etienne-du-Mont près du Panthéon, en juin 2012. Un couple y nichait cette année là, et l'a fait au moins jusqu'en 2015.

    Faucon crécerelle - Eglise Saint-Etienne du Mont

     

    Faucon crécerelle - Eglise Saint-Etienne du Mont

     

    Faucon crécerelle - Eglise Saint-Etienne du Mont

     

    La 2ème série de photos a été prise au Jardin des Plantes lors de la sortie mensuelle du Corif en novembre 2017. Ce matin là nous avons eu la chance d'observer d'abord un mâle, qui s'est perché un moment dans le magnifique métasequoia du jardin alpin, paré de ses couleurs automnale. Et ensuite une femelle (ci-dessous), en montant vers le labyrinthe. Elle est restée un moment posée dans ce pin, puis, lassée d'être narguée par un Geai des chênes un peu insistant, elle s'en est allée. 

    Faucon crécerelle - Jardin des Plantes

     

    Faucon crécerelle - Jardin des Plantes

     

    Faucon crécerelle - Jardin des Plantes

     

    Faucon crécerelle - Jardin des Plantes

     

    A la campagne, le Faucon crécerelle se nourrit surtout de micro-mammifères, tandis qu'à Paris il s'est spécialisé dans les petits oiseaux et en particulier les moineaux. Mais rassurez-vous le faucon crécerelle n'est pas à l'origine de la diminution de nos populations de moineaux domestiques urbaines, ici encore c'est l'homme qui est à blâmer, la rénovation des bâtiments et l'aménagement des espaces verts supprimant les lieux de nidifications et de vie des moineaux (le moineau a besoin de cavités pour nicher et de buissons pour s'abriter).

    A bientôt pour de nouvelles découvertes, et en attendant profitez bien du soleil si vous en avez chez vous.


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  • Commentaires

    1
    Mercredi 17 Janvier à 17:04

    Paris compte encore de nombreux oiseaux, et c'est tant mieux, il faut les préserver.
    Superbe ta série Régine, un régal.
    Par ici, ils se nourrissent en effet plus facilement de petits rongeurs.
    Bises et bonne journée

    2
    Mercredi 17 Janvier à 18:13

    Bonsoir Régine. J'ignorais qu'il y avait aussi des faucons dans Paris... Tes jolies photos en apportent une preuve très esthétique.

    Mais les animaux s'adaptent et arrivent à survivre partout, malgré l'homme.

    C'est en somme une bonne nouvelle : malgré ses efforts constants, l'homme n'arrivera pas à éradiquer la vie sur terre. Et à Paris, au moins, pas de chasseurs (mais de la pollution, en revanche... )

    Bonne soirée.

    3
    Mercredi 17 Janvier à 23:01

    Bonsoir Régine,

    J'ignorais que le faucon crécerelle pouvait modifier son alimentation en fonction de son lieu de vie. Tes photos sont très belles et j'aime particulièrement celles ou il se trouve dans le pin.

    Bises et bonne fin de soirée. 

    4
    Jeudi 18 Janvier à 08:56

    bonjour Régine

    bon, ben je constate qu'on a tous nos faucons  LOL !!! j'aime beaucoup les clichés sur l"épicéa !!

    bonne journée, bises, maurice

    5
    Mardi 23 Janvier à 11:42
    Daniel

    Bonjour régine
    Je ne connaissais pas...merci de me l'avoir fait découvrir 
    Bonne semaine Amicalement, (Daniel)

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