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    Près de 400 km sépare Crater Lake de Portland, la ville la plus peuplée de l'état de l'Oregon. En quittant Crater Lake par sa sortie nord (seulement ouverte en été), on traverse d'abord une zone semi-désertique, le Pumice Desert, puis on s'enfonce dans la forêt. De temps à autre, la monotonie est rompue par quelques bourgades tout droit sorties d'un film de Far-West. La route s'élève, toujours dans la forêt de conifères, longe le lac Odell, passe le col de Willamette qui franchit la chaîne des Cascades. Finalement, on rejoint l'interstate n°5 près de Eugene, pour filer vers notre destination du jour. 
     

    Une soirée à Portland

     

    Pascal était déjà venu à Portland à plusieurs reprises dans un cadre professionnel, et l'ambiance de la ville lui avait bien plus. C'est donc sur ses conseils que je l'ai incluse dans notre itinéraire. Portland fait partie des quelques villes américaines où il est agréable de se promener à pied ou à vélo (quoique je préfère quand même San Francisco et New-York). La ville a une politique environnementale très volontariste, qui se remarque même dans les statistiques : les automobilistes y sont 20% moins nombreux que dans les autres villes américaines de taille similaire. Construite au confluent de la Columbia River et de la Willamette River, c'est au bord de cette dernière que se trouve le centre ville. Avant l'arrivée du chemin de fer, la ville s'est développée grâce à son activité portuaire, le fleuve Columbia lui donnant un accès à l'Océan Pacifique. Les ponts sur la Willamette sont ainsi une des curiosités de Portland. On les admire depuis la rive, transformée en espace vert dans les années 1960 (en remplacement d'une autoroute urbaine, ça vous rappellera peut-être quelque chose).

    Une soirée à Portland

     

    Une soirée à Portland

     

    Une soirée à Portland

     

    Une soirée à Portland

     

    La promenade piétonne est cependant coupée par une voie ferrée. Quand un train passe, il faut être patient : ici les trains de marchandise comportent couramment jusqu'à une centaine de wagons.

    Une soirée à Portland

     

    Avant d'aller dîner, petite pause dans un square du centre ville. Un Ecureuil gris (Sciurus carolinensis) nous tient compagnie. Ce rongeur originaire de l'est des Etats-Unis a été introduit dans de nombreuses villes de l'Ouest. Très opportuniste il a aussi malheureusement envahit le Royaume-Unis, où il a pratiquement supplanté l'Ecureuil roux. Qu'on l'aime ou qu'on le déteste (et oui dans son pays d'origine cet animal est loin de faire l'unanimité, un peu comme les Rats chez nous) l'Ecureuil gris ne laisse pas indifférent. Personnellement je le trouve très amusant à observer, comme tous les rongeurs.

    Écureuil gris - Portland

     

    Ecureuil gris - Portland

     

    Écureuil gris - Portland

     

    Ecureuil gris - Portland

     

    Ecureuil gris - Portland

     

    Ecureuil gris - Portland

     

    Ecureuil gris - Portland

     

    Dans le prochain article, je vous présenterai quelques oiseaux observés à Portland, du côté du Jardin des Roses, des espèces déjà vues et d'autres toutes nouvelles.


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    L'avifaune du continent américain recèle quelques spécificités que l'on ne retrouve nulle part ailleurs, comme les Colibris. Parmi les passereaux, on peut citer entre autres familles strictement américaines, les Parulines et les Tyrannidés.

    La famille des Parulines, aussi appelées "Fauvettes du Nouveau-Monde" à cause de leur allure rappelant nos fauvettes, comprend plus d'une centaine d'espèces, réparties du nord au sud de l'Amérique. Rien que dans l'ouest de l'Amérique du Nord (c'est à dire à l'Ouest des Montagnes Rocheuses) on peut rencontrer jusqu'à une quarantaine d'espèces de Paruline. Il faut s'armer de patience pour les observer et les photographier, car comme les Fauvettes et Pouillots européens elles ne tiennent pas en place. Vient ensuite le moment de l'identification, et ce n'est pas plus simple : le plumage de la plupart des Parulines mélange les couleurs jaune, grise, verdâtre, avec parfois du blanc et du noir. Pour les mâles on s'en sort relativement facilement avec un bon guide de terrain, mais l'affaire se corse lorsque l'on rencontre des juvéniles ou des femelles.

    Lorsque l'on se trouve dans un Parc National comme ici à Crater Lake, on peut aussi se procurer la checklist des oiseaux du Parc (ça marche aussi pour les mammifères et d'autres familles d'êtres vivants). Ceci permet de limiter la liste des espèces à examiner en priorité. Pour Crater Lake, la Checklist mentionne 8 espèces de Paruline.

    La plus abondante se nomme "Yellow-rumped Warbler" en anglais, nous l'avons effectivement observée (et nous la reverrons plus tard dans le Washington). Je retrouve facilement l'espèce illustrée dans mon guide, Field Guide to the Birds of Western North America, où 2 sous-espèces sont présentées, la première "Audubon's Warbler" reconnaissable à sa gorge jaune, et la 2ème "Myrtle Warbler", qui elle a la gorge blanche. Là où ça se corse, c'est que depuis les ornithologues ont séparé l'espèce en deux espèces distinctes ! En gardant les noms des sous-espèces en anglais, mais pas en français, ça serait trop simple. Bref, pour celle qui nous occupe, il s'agit, vous l'aurez vu sur les photos grâce à sa gorge jaune, de la première espèce, la Paruline d'Audubon (Setophaga auduboni). Le mâle est assez facile à identifier.

    Paruline d'Audubon - Crater Lake

     

    Paruline d'Audubon - Crater Lake

     

    Pour les juvéniles par contre, j'ai lamentablement séché avant de demander de l'aide à Jean du site Oiseaux.net. En effet leur premier plumage ne présente pas encore les marques jaunes caractéristique des adultes (à la gorge, sous les ailes, au croupion et sur la calotte), ils sont juste gris !

    Paruline d'Audubon - Crater Lake

     

    Paruline d'Audubon - Crater Lake

     

    Voici maintenant la 2ème espèce de Paruline que nous avons observée à Crater Lake. D'après mon guide, il s'agit d'une femelle immature pouvant appartenir à 3 espèces possibles. La checklist de Crater Lake permet de  restreindre les possibilités à 2 espèces. Je conclus finalement pour une Paruline à tête jaune (Setophaga occidentalis), ce qui est confirmé par l'expert d'Oiseaux.net. Dommage que l'on n'ait pas vu les adultes, ils sont vraiment très jolis !

    Paruline à tête jaune - Crater Lake

     

    Paruline à tête jaune - Crater Lake

     

    Paruline à tête jaune - Crater Lake

     

    La 3ème et dernière espèce de Paruline observée ici fait vraiment penser à un Pouillot véloce. Elle a pourtant une caractéristique qui l'en distingue : une coloration orange sur la calotte, qui lui a donné son nom en anglais (Orange-crowned Warbler). Vous ne le voyez pas sur les photos ? Ne vous inquiétez pas, cette spécificité n'est visible que chez le mâle adulte et chez certaines femelles, et encore les guides précisent que c'est "difficilement discernable sur le terrain". En français, cet oiseau se nomme Paruline verdâtre (Leiothlypis celata), ce qui est finalement plus en accord avec la réalité.

    Paruline verdâtre - Crater Lake

     

    Paruline verdâtre - Crater Lake

     

    Paruline verdâtre - Crater Lake

     

    Cependant ce ne sont pas les Parulines qui obtiennent la palme de la difficulté au niveau identification. Voici un tout petit oiseau, rencontré lors de notre randonnée à Cleetwood Cove, en descendant jusqu'au rivage de Crater Lake. Pour la famille c'est relativement facile, il s'agit d'une Moucherolle (parmi les plus petits membre de la grande famille des Tyrannidés ou Gobemouches du Nouveau-Monde). D'après la checklist du Parc, il s'agirait d'une Moucherolle des ravins. Sauf que les observations récentes sur e-bird ne mentionnent que le Moucherolle côtier à Crater Lake. Les 2 espèces sont impossibles à différencier (sauf par le chant, et encore). D'ailleurs jusqu'en 1989 il y avait une seule espèce (en anglais "Western flycatcher") ... J'ai donc à nouveau fait appel à Jean sur le forum du site Oiseaux.net, qui a demandé conseil à son correspondant outre-atlantique. Ce dernier a confirmé l'option Moucherolle côtier (Empidonax difficilis), avec l'hypothèse que la checklist du Parc se baserait sur de l'information périmée. Comme quoi, dans les cas difficile, l'avis d'un expert est toujours appréciable !

    Moucherolle côtier - Crater Lake

     

    Moucherolle côtier - Crater Lake

     

    Moucherolle côtier - Crater Lake

     

    Moucherolle côtier - Crater Lake

     

    C'est avec ce petit Moucherolle que nous allons dire au-revoir au site enchanteur de Crater Lake, pour poursuivre nos aventures un peu plus au nord.


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    L'après-midi tire à sa fin aux abords du Crater Lake Lodge. Pendant que les randonneurs retournent à leur camping ou prennent un verre sur la terrasse face à la caldeira, une marmotte fait le guet sur son rocher. Des marmottes plutôt farouches ici, nous en reverrons en mode "pot de colle" un peu plus au nord, dans l'état de Washington.

    Coucher de soleil à Crater Lake

     

    Le coucher du soleil est un moment à ne pas manquer à Crater Lake, même pour les visiteurs qui logent à Mazama Village à l'entrée du parc national (il faudra rouler de nuit pour rentrer mais le trajet se fait en moins de 20 minutes, sur une route bien entretenue). 

    Au fur et à mesure que le soleil descend sur l'horizon, les parois du cratère et les forêts de conifères se parent de couleurs irréelles. Quelques arbres morts rajoutent une touche fantastique au spectacle. On ne s'en lasse pas, même au bout de trois jours. Et cela change un peu du bleu !

    Coucher de soleil à Crater Lake

     

    Coucher de soleil à Crater Lake

     

    Coucher de soleil à Crater Lake

     

    Coucher de soleil à Crater Lake

     

    Coucher de soleil à Crater Lake

     

    Coucher de soleil à Crater Lake

     

    Coucher de soleil à Crater Lake

     

    A suivre, avant de partir plus au nord, les derniers oiseaux observés à Crater Lake. En attendant je vous souhaite un bon début de printemps, avec le soleil. N'oubliez pas de changer l'heure de votre montre ce soir ...


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    Je vous avais promis qu'on ne quitterait pas Crater Lake sans voir d'autres oiseaux, et bien en voici quelques uns. Ci-dessous 4 espèces à tendances granivores, toutes relativement communes et faciles à observer sur les bords de la caldeira.

    Le premier d'entre eux est le Junco ardoisé (Junco hyemalis), que l'on a déjà rencontré à San Francisco. Les Juncos sont apparenté aux Bruants mais s'en distinguent par leur plumage plus uni et en général non strié (du moins chez les adultes). Chez le Junco ardoisé, la difficulté réside dans l'existence de 15 sous-espèces réparties à travers toute l'Amérique du Nord, présentant un plumage dont les couleurs varient de façon importante. Ici comme à San Francisco la tête est d'un gris anthracite presque noir mais ailleurs elle sera gris-bleu. Le dos est gris, le dessous presque blanc (à San Francisco le corps avait des nuances plus brunes). Trois caractères restent quand même constants quelque soit la région : le chant, interprété à toute heure de la journée depuis un perchoir bien en vue, le bec conique et rose pâle, et les yeux très sombres.

    Junco ardoisé - Crater Lake

     

    Junco ardoisé - Crater Lake

     

    Junco ardoisé - Crater Lake

     

    Junco ardoisé - Crater Lake

     

    Les juvéniles de Junco ardoisé sont plus difficiles à identifier, ils sont gris-brun avec le dessous plus ou moins strié. Les yeux presque noir, le bec conique rose pâle et les pattes de la même couleur sont de bons indices.
     

    Junco ardoisé - Crater Lake

     

    Avec l'oiseau suivant, on reste dans la famille des Bruants. Celui-ci est un vrai Bruant américain, il s'agit du Bruant familier (Spizella passerina). Familier certes, mais très remuant et toujours dans les herbes à chercher sa nourriture. La calotte rousse qui se détache bien au dessus du large sourcil blanc, souligné par un fin trait noir au niveau de l’œil, permet d'identifier l'espèce. Le Bruant familier est un Bruant assez petit et menu, par rapport à la plupart des espèces de sa famille.

    Bruant familier - Crater Lake

     

    Juncos, Bruants, Roselins et Tarins

     

    En juillet on a la chance d'observer des juvéniles de nombreuses espèces (et aussi celle de s'arracher les cheveux à les identifier). Les jeunes Bruants familiers ont, contrairement à leurs parents, la calotte striée. Cependant le motif général de la tête reste le même que chez l'adulte, avec le sourcil clair souligné d'un léger trait foncé partant de l’œil. Le fait de les avoir observés avec un adulte aide aussi à les placer dans la bonne espèce (dernière photo, un peu fouillis mais c'est une sorte de preuve).

    Bruant familier - Crater Lake

     

    Bruant familier - Crater Lake

     

    Bruant familier - Crater Lake

     

    Dès le début de notre séjour à Crater Lake, nous avions aperçu furtivement de beaux oiseaux au plumage teinté de rouge, sans pouvoir les photographier correctement. C'est finalement lors de notre tour du lac en voiture, lors d'une pause pour photographier Wizard Island, que nous avons pu faire la connaissance du Roselin de Cassin (Haemorhous cassinii). Dans cette partie des Etats-Unis, on peut rencontrer 3 espèces de Roselins, il faut donc être prudent pour les identifications, en particulier pour les femelles et les jeunes. Pour devenir incollable sur le Roselin de Cassin et ses cousins, c'est ici : Cassin's Finch Identification, All About Birds.

    Petite note au sujet du tour de Crater Lake : nous l'avons fait dans le sens inverse des aiguilles d'une montre contrairement à ce que préconisent les guides (je n'ai toujours pas compris pourquoi, c'était très bien ainsi, on n'avait jamais le soleil de face lors des arrêts pour admirer le paysage et prendre des photos).

    Roselin de Cassin - Crater Lake

     

    Roselin de Cassin - Crater Lake

     

    Roselin de Cassin - Crater Lake

     

    Roselin de Cassin - Crater Lake

     

    Roselin de Cassin - Crater Lake

     

    L'absence de rouge chez les femelles et les juvéniles rend l'identification moins simple, évidemment, mais en comparant avec illustrations des guides ornithologiques, on y arrive. Et d'un autre côté les seuls Roselins mâles que l'on ait vus par ici étaient des Roselins de Cassin ...

    Roselin de Cassin - Crater Lake

     

    Roselin de Cassin - Crater Lake

     

    Roselin de Cassin - Crater Lake

     

    Le dernier passereau granivore de la série appartient comme les Roselins à la famille des Fringilles. Il vous rappellera peut-être un petit passereau fréquentant nos mangeoires certains hivers : le Tarin des Aulnes. Voici donc son cousin américain, au plumage plus discret, le Tarin des Pins (Spinus pinus). Contrairement à son homologue européen, mâle et femelle sont identiques. Leur signe distinctif, en plus de leur petite taille, et de leur bec conique et pointu, est le jaune présent à la base de la queue, et sur les ailes (visible surtout en vol).

    Roselin de Cassin - Crater Lake

     

    Tarin des pins

     

    Tarin des pins

     

    J'ai gardé pour la fin les oiseaux les plus difficiles à identifier et les plus discrets parmi ce que l'on a observés lors de nos 3 jours à Crater Lake. Ceux qui connaissent un peu l'avifaune américaine auront peut être deviné. Un indice : cette famille de passereaux du Nouveau Monde comprend plus d'une centaine d'espèces. A découvrir dans un prochain article.


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    Aujourd'hui je vous emmène visiter deux sites très différents, à quelques kilomètres de Crater Lake, toujours dans le Parc National du même nom. Les 2 visites sont accessibles à tous les publics, sans difficultés particulières. Pour s'y rendre, il faut partir en voiture de Rim Village, sur la route qui fait le tour du lac, en direction du sud-est (East Rim Drive, fermée en hiver). Au bout de quelques kilomètres, on arrive à une intersection, où l'on tournera à droite, sur Pinnacles Road. On continue en voiture jusqu'à un petit parking au bout de la route, d'où l'on visitera le site des Pinnacles.

    Les Pinnacles sont des structures géologiques assez étonnantes, probablement des fumerolles fossilisées mises au jour par l'érosion. Nous y sommes allés en fin d'après-midi, le vent s'était levé, d'où le manque de visibilité dû au sable en suspension dans l'air. D'un autre côté cela donnait une ambiance assez mystérieuse au site. Depuis le parking, un sentier d'environ 1 km aller-retour permet de voir de près les différentes formations géologiques, dont certaines mesurent plusieurs dizaines de mètres de haut.

    Des Pinnacles à la cascade de Plaikni

     

    Des Pinnacles à la cascade de Plaikni

     

    Des Pinnacles à la cascade de Plaikni

     

    Des Pinnacles à la cascade de Plaikni

     

    Des Pinnacles à la cascade de Plaikni

     

    Des Pinnacles à la cascade de Plaikni

     

    Des Pinnacles à la cascade de Plaikni

     

    Des Pinnacles à la cascade de Plaikni

     

    Des Pinnacles à la cascade de Plaikni

     

    Des Pinnacles à la cascade de Plaikni

     

    Du parking, on reprend ensuite la route en sens inverse, jusqu'au sentier menant à la cascade de Plaikni. Ici on change complètement de décors, on chemine dans la forêt à l'abri du soleil, jusqu'à une jolie petite cascade environnée à la belle saison de fleurs sauvages multicolores. Un parcours facile et rafraîchissant d'environ 3 km aller-retour.

    Des Pinnacles à la cascade de Plaikni

     

    Des Pinnacles à la cascade de Plaikni

     

    Des Pinnacles à la cascade de Plaikni

     

    Deux promenades fort agréables, mais la journée n'était pas finie ! En revenant vers notre véhicule, alors que mon appareil photo était déjà rangé dans le sac à dos, j'aperçois devant moi un magnifique oiseau jaune vif perché sur un morceau de bois mort. Pas d’hésitation, je prends le risque de ressortir l'appareil photo, juste le temps de déclencher et le voilà qui s'envole. Vu les conditions, la photo quoique un peu floue n'est pas si mal. L'oiseau en question se nomme en français le Tangara à tête rouge (Piranga ludoviciana), un passereau emblématique de l'Ouest de l'Amérique du Nord, que je connaissais déjà en image puisqu'il figure en bonne place sur la couverture de mon guide ornithologique, le Field Guide to the Birds of Western North America.

    Des Pinnacles à la cascade de Plaikni

     

    Ce petit Tangara me permet une transition facile vers le prochain article, où nous découvrirons d'autres oiseaux habitués des pentes de Crater Lake.


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