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    Ce matin de juillet, un juvénile de Quiscale de Brewer (Euphagus cyanocephalus) - et oui l'espèce de Blackbird que je vous ai déjà présentée à San Francisco - attendait sagement ses parents sur une palissade.

    Brewer's Blackbird - Little river

     

    Enfin pas si sagement que ça, c'est que j'ai faim moi ! Qu'est ce qu'ils fabriquent encore ces parents, ils en mettent du temps !

    Brewer's Blackbird - Little river

     

    Brewer's Blackbird - Little river

     

    Ah ça y est, voilà mon père, ce n'est pas trop tôt ! J'espère qu'il m'apporte du consistant. Bon de toutes les façons, même si c'est encore une minuscule araignée, il faudra que je m'en contente. Mes parents disent  toujours que si le menu ne me plaît pas je n'ai qu'à apprendre à chasser moi même les insectes ...

    Brewer's Blackbird - Little river

     

    Brewer's Blackbird - Little river

     

    Brewer's Blackbird - Little river

     

    Brewer's Blackbird - Little river

     

    Me voilà rassasié, allons nous promener un peu dans l'herbe ... Bon, finalement j'ai encore faim, dit papa tu ne pourrais pas m'attraper autre chose ?

    Brewer's Blackbird - Little river

    Vous avez eu ici un petit aperçu de la dure vie des parents oiseaux (enfin par rapport aux nôtres leurs jeunes prennent quand même plus tôt leur envol).

    Il nous a semblé aussi constater un petit décalage des saisons entre la France et l'Ouest des Etats-Unis : là bas à la mi-juillet les oisillons sont encore à peine volants, et les étals des marchands de fruits regorgent de cerises ...

    Les photos de cette article ont été prises dans le jardin du Little River Inn près de Mendocino, sur la côte nord de la Californie.


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    Je ne sais pas s'ils avaient fait autant de route que nous, mais ce soir là les Colibris du Little River Inn avaient envie de se reposer. Pas de vol impossible à saisir, juste de gentils oiseaux sagement posés sur les fleurs, qui butinaient le nectar en mode "flemme" sans quitter leur perchoirs. 

    Les Colibris d'Anna

     

    Les Colibris d'Anna

     

    Le Colibri présenté ici est un des colibris les plus commun en Californie (où il est résident à l'année), c'est ce que les Américains appelle un oiseau de "backyard" (arrière-cour) : il s'agit du Colibris d'Anna (Calypte anna). On l'avait déjà rencontré à San Francisco, mais sans pouvoir admirer la magnifique gorge irisée du mâle, dont la couleur rose foncée apparaît sous un bon éclairage.

    Les Colibris d'Anna

     

    Les Colibris d'Anna

     

    Les Colibris d'Anna

     

    Les Colibris d'Anna

     

    Les Colibris d'Anna

     

    Les Colibris d'Anna

     

    Les Colibris d'Anna

     

    Les photos parlent d'elles-mêmes, cependant si vous voulez en savoir plus sur ce petit oiseau atteignant à peine les 6 grammes, c'est ici : http://www.oiseaux.net/oiseaux/colibri.d.anna.html.

    La prochaine série de photos, toujours au Little River Inn près de Mendocino, sera consacrée à un autre oiseau que nous avons déjà observé à San Francisco, le Quiscale de Brewer. 


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    L'Urubu à tête rouge (Cathartes aura) fait partie avec les Condors et les autres espèces d'Urubus de la famille des Cathartidés ou Vautours du nouveau monde. Les scientifiques hésitent encore sur la place de cette famille dans la classification des oiseaux : la plupart des auteurs les considèrent actuellement comme des cousins des autres rapaces diurnes (aigles, buses ...) mais certains ont émis l'hypothèse d'une parenté avec les Cigognes ... C'est vrai qu'au niveau de l'allure, il a quelque chose de la cigogne vous ne trouvez pas ?


    L'Urubu à tête rouge

     

    L'Urubu à tête rouge est le seul vautour présent sur tout le territoire des Etats-Unis et dans la partie sud du Canada (au nord il fait trop froid pour les vautours). C'est un des rapaces les plus commun en Amérique du Nord. Lors de notre précédent séjour dans l'Ouest américain en 2010 nous l'avions déjà croisé du côté de Mesa Verde et de Monument Valley, mais nous ne l'avions pas observé dans d'aussi bonnes conditions qu'ici dans le Nord de la Californie. Perchés sur des fils, des poteaux ou des toitures, à l'entrée de petites bourgades côtières, ils n'attendaient que nous pour se montrer sous leur meilleur jour. Pourquoi étaient-ils si nombreux ici, je n'ai pas d'explication ... toujours est-il qu'à l'intérieur des terres on en verra aussi mais beaucoup moins, et seulement en vol.
     

    L'Urubu à tête rouge

     

    L'Urubu à tête rouge

     

    L'Urubu à tête rouge

     

    En anglais, ce vautour est appelé "Turkey vulture" parce qu'il fait penser à un dindon sauvage quand il est posé. C'est vrai qu'entre la taille, la couleur du plumage et la tête rouge dénudée, la ressemblance avec le dindon est peut être plus flagrante qu'avec la cigogne. Cependant je doute que l'Urubu à tête rouge soit au menu de Thanksgiving ...

    L'Urubu à tête rouge

     

    L'Urubu à tête rouge

     

    L'Urubu à tête rouge

     

    L'Urubu à tête rouge

     

    L'Urubu à tête rouge

     

    Lorsqu'on aperçoit un rapace en vol, la question de l'identification se pose toujours. Dans l'Ouest américain, les principaux rapaces que l'on est susceptible de rencontrer sont, outre l'Urubu à tête rouge, le Balbuzard pêcheur, le Pygargue à tête blanche, la Buse à queue rousse ... L'Urubu est assez facile à distinguer des autres car de loin il semble dépourvue de tête, tellement celle-ci est petite par rapport au corps. Assez grand, l'Urubu dépasse en envergure le Balbuzard, mais reste beaucoup plus petit que le Pygargue. Cependant en vol il est difficile d'estimer la taille d'un rapace surtout si l'on n'a pas de point de comparaison.

    L'Urubu à tête rouge

     

    L'Urubu à tête rouge

     

    Toutes les photos de cet article ont été prise entre San Francisco et Eureka en Californie, sauf la dernière, prise à Crater Lake dans l'Oregon.

    Dans les prochains articles, nous ferons connaissance avec les oiseaux du jardin du Little River Inn à Mendocino.


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    Plus de 600 km séparent San Francisco de Crescent City, la dernière ville de Californie avant d'arriver dans l'Oregon. Trajet que nous avons fait en 3 jours, finalement trop court pour découvrir cette région peu peuplée mais riche en curiosités naturelles.

    Après avoir traversé le pont du Golden Gate, nous avons opté pour la route n° 1, itinéraire pittoresque qui nous fait longer un bras de mer puis chemine en bordure d'une des plus belle côte d'Amérique du Nord. De temps à autre, la route quitte l'Océan pour un écart dans une campagne hors du temps, où une épicerie semblant sortie des années 1950 nous permet de nous ravitailler.

    Au sud de l'itinéraire, la Baie de Tomales s'étend tout en longueur, parallèle à la route. Une colonie de Phoques veau-marin (Phoca vitulina) - et oui les mêmes que chez nous en Baie de Somme - se repose en attendant la marée haute. Au fond, on aperçoit quelques Urubus à tête rouge, les vautours locaux, qui se régalent sur une carcasse de mammifère marin. D'autres oiseaux profitent des lieux, mais ils sont trop loin pour faire de belles photos : Héron, Aigrettes, Courlis, Cormorans et Goélands.

    Sur la route, en Californie du Nord

     

    Sur la route, en Californie du Nord

     

    Sur la route, en Californie du Nord

     

    La côte très découpée offre de magnifiques points du vue, que nous avons surtout admirés depuis la voiture. La beauté sauvage de cette partie de la Californie aurait certainement mérité plus de photos ...

    Sur la route, en Californie du Nord

     

    Le premier soir, nous nous arrêtons à Little River, petite bourgade au sud de Mendocino. Notre hôtel a vue sur la mer et possède un jardin fleuri peuplé de nombreux oiseaux (plusieurs articles à venir).

    Le lendemain, nous atteignons les premières forêts de Séquoias, un des objectifs de notre séjour. Ces arbres majestueux auront aussi le droit à leur article. Nous nous laissons tenter par une attraction touristique un peu kitsch, un séquoia dont on peut traverser le tronc en voiture. Un peu lassé par les groupes de touristes qui bloquaient le passage avec leurs scéances photo et selfie interminables, nous nous rabattons sur la sympathique boutique de souvenirs (où l'on peut acheter des bébés séquoias) et l'étang adjacent, où nous repérons une Grande Aigrette et un Grand Héron.
     

    Sur la route, en Californie du Nord

     

    Sur la route, en Californie du Nord

     

    Sur la route, en Californie du Nord

     

    Sur la route, en Californie du Nord

     

    Sur la route, en Californie du Nord

     

    Sur la route, en Californie du Nord

     

    Nous passons notre 2ème nuit à Eureka, une petite ville côtière. Le jour suivant nous consacrons la matinée au marais d'Arcata (plusieurs articles à venir), puis nous nous enfonçons à nouveau dans les forêts de Séquoias. Entre les zones boisées, des prairies où l'on peut facilement observer des Wapitis (Cervus canadensis), le cousin américain de notre Cerf élaphe ...

    Sur la route, en Californie du Nord

     

    Sur la route, en Californie du Nord

     

    Sur la route, en Californie du Nord

    Dans le prochain article, je vous présenterai un oiseau qui nous a accompagné tout au long de la côte californienne, celui que l'on a aperçu au début de ce billet, j'ai nommé l'Urubu à tête rouge. 


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    J'ai gardé pour la fin l'oiseau que j'ai probablement préféré au Golden Gate Park : un Grèbe à bec bigarré (Podilymbus podiceps) observé dans de très bonnes conditions en arrivant au bord de Stow Lake. L'occasion de se reposer les yeux après les Colibris, les Mésanges et les Hirondelles de Lily Pond.

    Le Grèbe à bec bigarré est un grèbe assez petit (mais tout de même plus grand que notre Grèbe castagneux), très rond, avec une grosse tête et un cou assez fort. En période de reproduction, le plumage gris brun est rehaussé de marques noires à la gorge et au front, tandis que le bec blanc est orné d'une bande centrale noire. C'est le Grèbe américain le plus largement répandu, on le trouve sur presque tout le continent sauf en Amazonie.

    Le Grèbe et l'écrevisse

     

    Le Grèbe et l'écrevisse

     

    Le Grèbe et l'écrevisse

     

    Lorsqu'on observe un Grèbe nageant tranquillement sur un plan d'eau, il faut toujours s'attendre à le voir disparaître sous l'eau ... et réapparaître plusieurs mètres plus loin avec une proie. Ici c'est une écrevisse de belle taille que notre Grèbe a capturé. Le crustacé nécessite d'être étourdi avant d'être avalé entier, sinon ça pince !

    Le Grèbe et l'écrevisse

     

    Le Grèbe et l'écrevisse

     

    Le Grèbe et l'écrevisse

     

    Le Grèbe et l'écrevisse

     

    Le Grèbe et l'écrevisse

     

    Le Grèbe et l'écrevisse

     

    Nous quittons le Grèbe repu et content de son repas en lui souhaitant une bonne digestion, et entamons le tour du lac que je vous ai relaté dans le billet précédent. Après les Foulques, Grands Hérons, Buse et Blackbirds, nous auront la chance d'apercevoir à nouveau quelques Grèbes à bec bigarré dont le juvénile ci-dessous, qui a déjà perdu les rayures caractéristiques des bébés grèbes.

    Le Grèbe et l'écrevisse

     

    Voilà, c'était les dernières photos des oiseaux de San Francisco. Rendez-vous dans quelques jours pour la suite du voyage, la côte nord de la Californie ...


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