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    L'été, c'est la période de naissance des bébés Phoques veaux-marins de la Baie de Somme, mais c'est aussi la pleine saison touristique sur la côte Picarde, qui accueille chaque année de plus en plus de visiteurs. Le risque est important pour les bébés phoques d'être séparé prématurément de leur mère suite à des dérangements, c'est pourquoi si vous visiter cette magnifique baie il est impératif de ne pas approcher les phoques à moins de 300 m de distance et de respecter leur repos lorsqu'ils se prélassent sur les bancs de sable à marée basse.

    Le Phoque veau-marin, autrefois abondamment chassé, avait presque disparu des côtes françaises depuis la fin du XIXème siècle. Depuis l'interdiction de sa chasse en 1972 en France, la population de Phoques veaux-marins en Baie de Somme se reconstitue tout doucement, avec les premières reproductions notées en 1992.

    Depuis 1986, l'association Picardie Nature oeuvre à la protection de ce mammifère emblématique, en surveillant les populations de phoques, en sensibilisant le public et en recueillant dans son centre de sauvegarde spécialisé les bébés phoques séparés de leur mère. Une fois qu'ils sont assez grands et autonomes, les jeunes phoques sont relâchés dans la baie.

    Vous pouvez aidez l'association Picardie Nature en parrainant un jeune phoque du centre de sauvegarde : https://ssl.picardie-nature.org/dons/?p=phoques_csfs ou en participant (jusqu'à demain 14 juillet 2016) à la campagne de financement participatif pour aider à la surveillance estivale des phoques : http://fr.ulule.com/surveillance-estivale/. Actuellement, 7 bébés phoques sont présents au centre de sauvegarde, ils se prénomment Darwin, Linné, Fabre, Belon, Cuvier, Harris et Owen.

    Je n'ai pas de photo de phoque à vous montrer pour illustrer cet article, mais la Baie de Somme regorge d'autres merveilles dont voici un aperçu (photos prises lors d'un séjour en août 2013). 

    Tout d'abord je vous conseille une petite balade à la pointe du Hourdel au sud de la baie. Des bénévoles de Picardie Nature s'y trouvent souvent, avec des longues vues, ils pourront vous aider à repérer les phoques sur les bancs de sable.

    A marée basse on pourra y observer facilement quelques espèces d'oiseaux qui n'ont pas l'air d'être dérangé plus que ça par les visiteurs, comme les Aigrettes garzettes (Egretta garzetta) 

    Aigrette garzette - Le Hourdel

     

    Aigrette garzette - Le Hourdel

     

    Aigrette garzette - Le Hourdel

     

    Deuxième espèce rencontrée au Hourdel, le Goéland cendré (Larus canus), un de nos plus petits goélands, de la taille d'une Mouette rieuse. On le différencie facilement des Goélands argenté et leucophée par sa taille mais aussi par son bec plus fin dépourvu de tâche rouge et son air gentil :

    Goéland cendré - Le Hourdel

     

    Goéland cendré - Le Hourdel

     

    Goéland cendré - Pointe du Hourdel

     

    Deuxième étape dans la région, Quend-Plage. On y va pour la baignade (qui a dit que l'eau était froide en Picardie ?), pour les châteaux de sable, le soleil (si, si, parfois il fait même très chaud). Mais si vous levez les yeux au dessus des vagues, vous verrez peut-être quelques oiseaux en déplacement local ou même en migration. En effet de nombreux oiseaux migrateurs suivent les côtes lors de leur voyages saisonniers.

    Ci-dessous quelques Sternes caugek (Thalasseus sandvicensis) qui survolent la mer à la recherche de proies (les sternes se nourrissent essentiellement de poissons) :

    Sterne caugek - Quend Plage

     

    Sterne caugek - Quend Plage

     

    Sterne caugek - Quend Plage

     

    Et un vol d'Huîtrier pie (Haematopus ostralegus) en direction du Sud. Il me faudra attendre un voyage en Islande pour en voir de près.

    Huitrier pie - Quend Plage

     

    Au sud de la Baie de Somme, en direction de Mers-les-Bains, on s'arrêtera à Ault pour admirer les premières falaises de craie que l'on rencontre à partir de là jusqu'à l'estuaire de la Seine en Normandie. Sur les rochers, des Goélands argentés (Larus argentatus) adultes et juvéniles prennent le soleil devant la mer turquoise.

    Goéland argenté - Ault

     

    Goéland argenté - Ault

     

    Goéland argenté - Ault

     

    Goéland argenté - Ault

     

    Encore un peu plus au Sud, toujours sur la commune d'Ault, se trouve le Bois de Cise, une sorte de faille dans la falaise, qui descend jusqu'à la mer. De chaque côté, de magnifiques villas datant pour la plupart de la Belle époque se nichent sous les arbres. Le Bois de Cise est aussi un site exceptionnel d'observation de la migration des oiseaux, particulièrement au printemps. En cet fin août j'ai pu y photographier un vol de Courlis cendrés (Numenius arquata) :

    Courlis cendré - Bois de Cise

     

    Pour finir ce petit tour en Baie de Somme, je vous conseille de visiter les Jardins et l'Abbaye de Valloires, à quelques kilomètres de la mer sur la commune d'Argoules. Pour les amoureux du patrimoine, ne manquez pas l'église de l'abbaye avec son orgue et sa grille de fer forgé, et les boiseries de la sacristie. Les jardins quant à eux présentent sur 8 hectares plus de 5000 variétés de plantes, dans un cadre enchanteur.

    Jardins de Valloires

     

    Abbaye de Valloires

     

    Abbaye de Valloires

     

    Abbaye de Valloires

     

    En guise de conclusion, je vous offre un coucher de soleil sur la Baie, vu depuis Le Crotoy

    Merveilles de la Baie de Somme

     

    Dans un prochain article, je vous présenterai quelques oiseaux observés au Parc du Marquenterre ... 


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    La plateforme Eklablog rencontre actuellement quelques soucis techniques qui empêchent l'accès aux images et autres fichiers sur les blogs hébergés par Eklablog.

    Leurs équipes travaillent d'arrache-pied pour rétablir la situation au plus vite.

    Plus d'informations ici :

    http://doc.eklablog.com/incident-technique-avec-les-images-documents-topic144624/1

    Je me joints à eux pour vous remercier de votre patience.

    A bientôt pour de nouveaux articles (un est en cours sur la Croix du Condor, toujours au Pérou).

    En attendant vous pouvez aller regarder mes nouvelles photos ici :

    http://www.oiseaux.net/photos/regine.le.courtois.nivart/

    PS. Il est 17h le 4 novembre 2015, tout est revenu dans l'ordre. Bravo au staff d'Eklablog !

     


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    En 2010 paraissait le premier atlas des oiseaux nicheurs de Paris : "Oiseaux nicheurs de Paris - Un atlas urbain", dont vous pourrez trouver la description en suivant le lien http://www.corif.net/site/atlas/. C'est d'ailleurs le premier ouvrage d'ornithologie que j'ai acheté, curieuse d'en savoir plus sur les Geais du jardin du Luxembourg et les Bergeronnettes des ruisseaux de l'Ile Saint Louis ... 

    Cet ouvrage était le résultat d'une étude menée de 2005 à 2008 par une équipe d'ornithologues bénévoles coordonnée par Frédéric Malher sous l'égide du Corif  (Centre Ornithologique d'Ile de France, site Internet : http://www.corif.net/site/).

    10 ans après le début de l'étude, donc en 2015, il a été décidé de remettre ça, et comme c'est d'actualité, d'étendre l'atlas aux communes de la métropole du Grand Paris et aux bois parisiens (Bois de Boulogne et Bois de Vincennes).

    Tout le monde peut participer, il n'est pas nécessaire d'être membre du Corif. Il faut seulement être observateur, capable de reconnaître les espèces communes d'oiseaux à la vue et si possible au chant (ne vous inquiétez pas ça s'apprend, il existe des sites très bien fait qui pourront vous aider, par exemple la sonothèque du Corif : http://www.corif.net/site/chantsidf/ ).

    Si vous souhaitez participer, il suffit d'envoyer un mail à grandparis@corif.net en précisant quelle commune de banlieue ou quel secteur de Paris vous souhaitez prospecter. Il reste en particulier de nombreux secteurs libres dans la partie nord-ouest de Paris intra-muros et dans les communes au nord ouest du Grand Paris (mais pas seulement).

    Venons en maintenant au concret : que peut-on bien découvrir de passionnant en cherchant des oiseaux nicheurs dans Paris ?

    Des pigeons bien-sûr, et des moineaux, mais aussi bien d'autres espèces plus ou moins inattendues. Je vais prendre l'exemple du carré K6 que je prospecte cette année. C'est un carré d'1 km sur 1 km compris en gros entre le Jardin des Plantes, la Bibliothèque de l'Arsenal, la rue des Bernardins et la place Monge (donc essentiellement 5ème arrondissement).

    Déjà pour les pigeons, on peut découvrir même en dehors des parcs 3 espèces nicheuses plus ou moins communes dans Paris.

    Bien sûr le Pigeon Biset domestique (ainsi appelé parce que toutes les populations de pigeons "communs" vivant dans les villes descendent d'individus autrefois élevés en captivité ), qui peut nicher dans tout ce qui ressemble de près ou de loin à une cavité à flanc de falaise (son habitat à l'état sauvage). C'est une des raisons de son adaptation à la vie en ville.

    L'Atlas des Oiseaux nicheurs du Grand-Paris : c'est parti !

    Pigeons bisets domestique, place Valhubert (près de la gare d'Austerlitz). Ils se reconnaissent facilement à leurs yeux rouges.

     

    Nous avons ensuite le Pigeon ramier (Columba palumbus), un gros pigeon campagnard, qui normalement construit un nid sommaire à la fourche d'un arbre, mais peut se contenter d'un pot de fleur sur un balcon (c'est ce que j'ai observé sur mon balcon l'été dernier, dommage je n'ai pas de photo, mais je ne voulais pas les effrayer). A la place je vous mets une photo d'un Pigeon ramier se nourrissant de fleurs dans un prunus, Jardin Tino Rossi sur les quais de la Seine.

    L'Atlas des Oiseaux nicheurs du Grand-Paris : c'est parti !

    Le Pigeon ramier se reconnaît à son œil clair et à la tâche blanche qui orne son cou.

     

    Le dernier et le plus discret, c'est le Pigeon colombin (Columba oenas), un petit pigeon forestier qui niche dans les cavités des vieux arbres. Mais en ville il peut aussi nicher dans les cheminées et autres cavités de bâtiment ! Un couple fréquente ma cour (quelques m² sans végétation entre des immeubles haussmanien de 7 étages), mais je n'ai pas encore réussi à déterminer où ils nichent.

    L'Atlas des Oiseaux nicheurs du Grand-Paris : c'est parti !

    Un Pigeon colombin dans une cavité de platane, aux Arènes de Lutèce. Il se reconnaît à son œil sombre.

     

    J'ai parlé plus haut des Pigeons bisets qui apprécient les villes à cause de la ressemblance de celles-ci avec les falaises de leur milieu naturel. C'est une caractéristique qu'ils partagent avec d'autres oiseaux que l'on retrouve aussi en ville et en particulier à Paris : on peut citer par exemple le Martinet noir (Apus apus) qui ne se posent pratiquement jamais sauf pour couver et nourrir ses jeunes, le Rougequeue noir (Phoenicurus ochruros) que l'on voit chanter sur les toits dès le mois d'avril (surtout le dimanche matin ou très tôt, sinon le chant est masqué par le bruit de la circulation, et vu la petitesse de l'oiseau il est difficile de le voir sans l'entendre), le Goéland argenté (Larus argentatus) qui niche sur les toitures (difficile à détecter car souvent invisible de la rue, excepté pour le pauvre étudiant qui habite au 7ème étage sous le nid, car les jeunes goélands sont très bruyants !). Il ne faut pas oublier le Faucon crécerelle (Falco tinnunculus), qui niche par exemple à Notre-Dame.

    L'Atlas des Oiseaux nicheurs du Grand-Paris : c'est parti !

    Un Rougequeue noir mâle dans ma cour, printemps 2014.

     

    L'Atlas des Oiseaux nicheurs du Grand-Paris : c'est parti !

    Faucon crécerelle, église St-Etienne du Mont, Paris 5ème, juin 2012. Une alternative aux gargouilles.

     

    Avant de quitter les bâtiments pour les endroits un peu plus végétalisé de la capitale, il ne faut pas oublier d'évoquer le Moineau domestique (Passer domesticus). Connu de tous, on le rencontre à la terrasse des cafés, dans la moindre petite haie de buis entourant un parterre au milieu d'une place, et bien sûr dans les squares et parcs. Le Moineau n'est pas très difficile quant à son site de nidification : on trouvera de petites colonies ou des couples isolés sous les tuiles d'un toit, sous les boîtes des bouquinistes, dans les lampadaires, les cavités de platanes, les nichoirs à mésanges et même en train de squatter des nids d'hirondelles. Cependant il semble se raréfier dans les quartiers ayant subit des rénovations trop importantes, peut-être parce que les parois des immeubles ne recèlent plus assez de petites cavités appréciées des moineaux.

    L'atlas des oiseaux nicheurs du grand Paris : c'est parti !

    Moineau domestique mâle, au jardin Tino Rossi.

     

    En arpentant les rues de Paris, on pourra également trouver plusieurs espèces d'oiseaux qui nichent dans la végétation présente. On peut les classer ces espèces en 2 catégories : ceux qui nichent dans les arbres d'alignement (platanes par exemple), et ceux qui utilisent les mini espaces vert que l'ont peut rencontrer le long des rues et dans les cours d'immeubles.

    Dans les arbres d'alignement, on trouvera tout d'abord les espèces qui nichent dans les cavités des troncs, principalement les Étourneaux sansonnets (Sturnus vulgaris), mais aussi les Mésanges bleues (Cyanistes caeruleus) et charbonnières (Parus major). D'autres choisissent de construire leur nid dans le feuillages, sur les branches, on citera le Pigeon ramier dont on a parlé plus haut, la Pie bavarde (Pica pica) et la Corneille noire (Corvus corone)

    L'atlas des oiseaux nicheurs du grand Paris : c'est parti !

    Un Étourneau sansonnet, au Jardin des Plantes.

     

    L'atlas des oiseaux nicheurs du grand Paris : c'est parti !

    Jeune Mésange bleue à peine volante, Jardin des Plantes.

     

    L'atlas des oiseaux nicheurs du grand Paris : c'est parti !

    Une Corneille noire, au jardin des Plantes.

     

    Dans les petits espaces verts, on pourra plutôt observer des oiseaux qui construisent leur nid dans des buissons ou des parois couvertes de lierre. Les plus communs sont le Merle noir (qui se perchent aussi sur les immeubles pour chanter), l'Accenteur mouchet (un passereau insectivore de la taille d'un Moineau, au plumage brun et gris comme ce dernier), le Troglodyte mignon (un de nos plus petit passereau, dont le chant puissant est inversement proportionnel à la taille).

    L'atlas des oiseaux nicheurs du grand Paris : c'est parti !

    Un Merle noir mâle, au Jardin des Plantes.

     

    L'atlas des oiseaux nicheurs du grand Paris : c'est parti !

    Un accenteur mouchet sur son poste de chant, au Jardin des Plantes. Cet oiseau très discret est difficile à observer en dehors de la périodes des chants (février-mars).

     

    Il ne faut pas négliger non plus les berges de la Seine. Dans Paris celles-ci sont complètement empierrées et bétonnées, cependant quelques espèces se sont acclimatées à cet environnement : par exemple la Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea), qui comme son nom l'indique, fréquente en général les berges des ruisseaux. A Paris, le ruisseau, c'est la Seine, et notre Bergeronnette élèvera ses jeunes par exemple dans un trou d'une pile de pont. Sur la Seine on croise aussi des familles de Canards colverts (Anas platyrhynchos), mais il est difficile de savoir si la cane a couvé à proximité ou plus loin, en effet dès que les canetons sont éclos la mère peut parcourir une distance assez importante pour les amener à l'eau. Lors de l'Atlas 2005-2008, le Martin-pêcheur a même été découvert nicheur sur la Seine !

    L'atlas des oiseaux nicheurs du grand Paris : c'est parti !

    Une Bergeronnette des ruisseaux sur les quais de l'île St Louis.

     

    L'atlas des oiseaux nicheurs du grand Paris : c'est parti !

    Famille de Canards colvert, sur la Seine, île St Louis.

     

    Pour terminer, je vais vous parler des parcs et jardins, qui sont les lieux où l'on trouvera la plus grande variété d'espèces nicheuses, que ce soit dans les cavités des troncs d'arbres, dans le feuillages, dans les buissons, les pièces d'eau etc.

    Je ne citerai que quelques espèces assez communes ou emblématiques, à vous de chercher les autres ! Bien sûr la plupart des espèces citées plus haut peuvent aussi se rencontrer dans les parcs.

    L'atlas des oiseaux nicheurs du grand Paris : c'est parti !

    Le Pic vert est un nicheur assez rare dans Paris. Il creuse une loge dans les troncs d'arbres

     

    L'atlas des oiseaux nicheurs du grand Paris : c'est parti !

    La Perruche à collier, espèce exotique originaire d'Inde, est de plus en plus répandue en Ile de France. A Paris, elle niche déjà au Parc Montsouris, au Jardin du Luxembourg et au Jardin des Plantes, et peut-être dans d'autres lieux à découvrir.
    Les cavités de platane sont appréciées par l'espèce.

     

    L'atlas des oiseaux nicheurs du grand Paris : c'est parti !

    L’Épervier d'Europe est un petit rapace qui niche depuis quelques années dans Paris. Le nombre de couples semble augmenter (probablement une dizaine actuellement) mais est certainement sous-évalué car l'espèce, qui construit son nid dans un arbre, peut se contenter d'espace vert très petit.

     

    L'atlas des oiseaux nicheurs du grand Paris : c'est parti !

    Le Rougegorge familier est en général très discret au moment de la nidification, par contre il peut chanter même en hiver et en dehors de son territoire de reproduction. J'ai eu la chance d'observer cette famille au printemps dernier au jardin des Plantes.

     

    L'atlas des oiseaux nicheurs du grand Paris : c'est parti !

     En plus des Mésanges bleues et charbonnières, dans les parcs vous aurez peut-être l'occasion d'observer la Mésange huppéePhoto prise au Jardin des Plantes.

     

    L'atlas des oiseaux nicheurs du grand Paris : c'est parti !

    Ou plus probablement la Mésange à longue queue, qui contrairement aux autres mésanges, ne niche pas dans une cavité mais construit un nid très sophistiqué au cœur d'un buisson impénétrable. 
    Photo prise au Jardin du Luxembourg.

     

    L'atlas des oiseaux nicheurs du grand Paris : c'est parti !

    Le Grimpereau des jardins parcourt inlassablement les troncs d'arbres à la recherche d'insectes cachés dans les creux de l'écorce. C'est aussi dans les fissures de l'écorce des arbres qu'il construit son nid.

     

    L'atlas des oiseaux nicheurs du grand Paris : c'est parti !

    La Gallinule poule d'eau se contente de pièces d'eau de taille réduite pour installer son nid. Ici un poussin, au Parc Montsouris.

     

    J'espère que cet article vous aura donné envie de participer à l'Atlas, si vous habitez Paris ou la proche banlieue, et qu'il vous fera regarder avec un œil neuf l'environnement urbain où nous sommes nombreux à vivre.

    N'hésitez pas à laisser un message sur ce blog pour partager vos découvertes d'oiseaux urbains nicheurs.

     


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    Ce matin en consultant le site FauneIdf (http://www.faune-iledefrance.org/ - site Internet qui sert à saisir les observations d'oiseaux et d'autres animaux en Ile de France), j'ai d'abord cru à un poisson d'avril : un observateur signale une Gorgebleue à miroir Boulevard Richard Lenoir dans le 11ème arrondissement, non loin de la place de la Bastille !

    Mais à midi, sur le site il y avait aussi des photos de l'oiseau, posé sur la branche d'un platane devant un balcon en fer forgé typiquement haussmannien : pas du tout le milieu habituel de l'espèce, qui fréquente en général les zones humides avec buissons. Plus de doute, il faut aller jeter un coup d’œil (et d'appareil photo). Surtout que je n'ai encore jamais observé cette espèce.

    Arrivée sur place vers 15h, je rencontre Yves, un autre ornithologue, qui n'a pas encore vu l'oiseau. Peut-être a-il repris sa migration vers son lieu de nidification ? En effet la Gorgebleue passe l'hiver en Afrique et revient en Europe pour nicher. Mais au bout de quelques minutes nous voyons un petit oiseau grisâtre qui traverse un espace libre entre les buissons qui bordent l'aire de jeu pour enfants,  j'aperçois un reflet bleu à la gorge de la bestiole, c'est bien elle. Il faut encore un peu de patience pour réussir à l'observer et la prendre en photo, en compagnie d'un troisième ornithologue, Olivier, arrivé entre temps.

    Voici quelques photos que j'ai réussies à prendre, l'oiseau est d'abord perché sur un platane, puis au sol :

    Une Gorgebleue à miroir Bd Richard Lenoir (Paris 11)

     

    Une Gorgebleue à miroir Bd Richard Lenoir (Paris 11ème)

     

    Une Gorgebleue à miroir Bd Richard Lenoir (Paris 11ème)

     

    La météo n'étant pas très favorable, peut-être restera-t-elle plusieurs jours à Paris en halte migratoire ? Vous pouvez toujours tenter votre chance, n'oubliez pas les jumelles !

    Enfin, je dis "elle" parce qu'on dit "une gorgebleue" mais après vérification dans le "Guide Ornitho" des oiseaux d'Europe, il s'avère que ça doit être un mâle - les femelles n'ont pas de bleu à la gorge en général, ou alors moins que les mâles.

    Bonnes observations à tous, et à bientôt pour d'autres découvertes.

     


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    Ce jeudi 19 mars 2015 en milieu d'après-midi un message reçu sur la liste de diffusion du CORIF (Centre Ornithologique Ile-de-France) annonce "Avocette à Paris !" et précise que celle-ci se trouve à la pointe amont de l'île Saint-Louis. L'un des découvreurs, Olivier Laporte, précise que l'avocette est visible depuis les quais Nord.

    Comme je n'habite pas loin et que j'ai la chance de travailler à la maison, je me saisis vite fait des jumelles et de l'appareil photo, direction le pont Sully. Côté rive gauche, on ne voit rien. Je traverse donc l'île et je m'arrête sur le pont Sully, puis je pointe les jumelles en direction des 3 oiseaux gris-blanc que l'on distingue vaguement au bout de l'île. Situation assez habituelle, car c'est un endroit où se posent régulièrement les goélands et les mouettes. Mais là dans les jumelles, apparaît un oiseau plus frêle, perché sur de longues pattes grises, blanc avec quelques motifs noirs caractéristique sur la tête et le dos : je n'en crois pas mes yeux, c'est bien une Avocette élégante (Recurvirostra avosetta).

    Une Avocette élégante à Paris !

    Vue depuis le pont Sully, les 2 Goélands argentés juvéniles et l'Avocette élégante.

     

    Je rejoins alors d'autres observateurs sur le quai rive droite, face à la pointe de l'île. On est alors un peu plus près de l'oiseau et cela permet de belles observations, même si le manque de lumière de cette journée froide et nuageuse, et la largeur du petit bras de la Seine, compliquent la photographie.

    Mais cette distance d'observation permet aussi à notre avocette de se reposer tranquillement ; elle doit en avoir bien besoin, probablement en migration vers son lieu de nidification, elle s'est accordée une pause à cause de la météo qui s'est subitement refroidie en cette fin de semaine. Le site est bien choisi car le square à la pointe de l'île est fermé pour travaux jusqu'à fin avril (dommage pour les oiseaux nicheurs locaux) et l'accès piéton aux quais où stationne l'avocette est impossible (par contre j'ignore si l'endroit est fréquenté par des visiteurs nocturnes, ou si les poubelles n'ont pas été vidées depuis le début des travaux).

    Une Avocette élégante à Paris !

    L'avocette et les poubelles de Paris.
    Belle photo d'un oiseau en environnement urbain.

     

    Une Avocette élégante à Paris !

    Petit clin d’œil ornithologique : Calimero et l'Avocette.

     

    De loin sans jumelles l'Avocette peut être confondue avec les mouettes rieuses en raison de sa blancheur et du noir de la tête, comme on peut le voir ci-dessous :

    Une Avocette élégante à Paris !

    La mouette du milieu a presque son plumage d'été (tête noire). Les oiseaux étant debout on voit bien que l'avocette a de plus longues pattes, mais couchés la tête dans les plumes ce ne serait pas si simple (Voir les illustrations dans l'indispensable "Guide ornitho" des oiseaux d'Europe).

     

    L'Avocette élégante fréquente essentiellement les milieux humides du littoral (par exemple la côte Picarde). Ses pattes palmées et son long bec retroussé sont particulièrement adapté à ce milieu, où elle se nourrit de petits animaux aquatiques en écumant l'eau à l'aide de son bec entrouvert. 

    Une Avocette élégante à Paris !

    Sur cette photo on distingue le bec recourbé et les pattes palmées de l'avocette.

     

    Les berges empierrées de l'île St Louis paraissent peu favorable à un stationnement prolongé de notre avocette qui aurait du mal à s'y nourrir, même si de nombreux invertébrés vivent dans la Seine. J'ai par exemple pu observer, toujours sur les berges de l'île Saint Louis, un Chevalier guignette qui se nourrissait d'une sorte de crustacé (voir photo ci-dessous).

    Une Avocette élégante à Paris !

    Chevalier guignette, île Saint Louis, mai 2010.

     

    L'avocette est aussi capable de nager, ici celle observée jeudi à Paris : un moment agacée par les goélands, elle a fait un petit tour en vol au dessus du site, s'est brièvement posée sur la Seine puis est revenue à son point de départ.

    Une Avocette élégante à Paris !

     

    Cette observation exceptionnelle (d'après les spécialistes, c'est la première fois qu'une observation d'Avocette élégante est enregistrée à Paris) n'aura durée qu'une journée. En effet vendredi matin elle n'était plus là. 

    Pour voir des photos d'avocettes dans leur milieu naturel, n'hésitez pas à suivre le lien : http://www.oiseaux.net/oiseaux/avocette.elegante.html.

    A bientôt pour d'autres découvertes.


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